30 mars 2026 1 30 /03 /mars /2026 09:37




 

LA BD:

 


C'est quoi : LA DERNIERE DANSE



 

C'est de qui? Y. Daoudi



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Glénat





 

Déjà croisé sur le site? Oui.





 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ?   J’ai un très bon ami de jeunesse qui, outre le fait qu’il soit amateur de BD (il m’a entre autre fait découvrir Akira, Trondheim et quelques autres choses), est quelqu’un qui s'intéresse à des sujets forts variés et qui, quand il en parle, est toujours très renseigné sur la question. Bon, par contre, bien souvent, les sujets étant pointus, pour ne pas dire de niche, l'intérêt d’un non initié s’émousse au fur et à mesure des détails donnés dans les conversations.

 

La lecture de cette Dernière Danse m’a un peu fait l’impression de discuter avec l’ami en question. L’album évoque les courses automobiles  - sujet cher à l’auteur qui a déjà pondu quelques BD sur le sujet - à la toute la fin des années 30, dans une catégorie particulière (les Flèches d’Argent) et plus précisément le  Grand Prix de Belgrade pour lequel l’auteur livre force détails techniques , avec des annotations de courbes, de vitesse, des classements …

 

Le contexte politique - l’Allemagne nazie vient d’envahir la Pologne précipitant les autres nations alliées dans la Seconde Guerre Mondiale- ajoute un peu de suspense surtout que les champions de l’époque courent sur des modèles teutons (Mercedes et Auto Union) et que les dirigeants nazis utilisent leurs succès comme outil de propagande, mais reste clairement au second plan d’un récit certes nerveux -sujet oblige- mais au final un peu anecdotique surtout au regard de la Grande Histoire.

 


 

Coté graphismes le style de Daoudi est original, avec de belles compositions graphiques très évocatives - les parallèles entre le sport automobile, les troupes allemandes, l’ombre qui s’abat sur le monde et sur la vie des pilotes…- dans un trait semi réaliste qui fonctionnait déjà bien sur la bio d’Orson Welles que l’auteur a proposé chez Delcourt il y a une paire d’années.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : MEDAL OF HONOR: ALLIED ASSAULT



 

 

C'est de qui? M. Giacchino



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.




 

On peut écouter ?

 

 

 

 

 

 

Ça donne Quoi ?  3° volet de la série vidéo ludique qui, bien avant Call of Duty (qui la fera pourtant tomber dans l’oubli par la suite pour connaître le succès planétaire que l’on sait, non démenti depuis des lustres d’ailleurs), envoyait déjà les gamers casser du nazi, Medal Of Honor Allied Assault, voit sa B.O de nouveau composée par Michael Giacchino.

 

En fait l’américain, qui vient de faire son entrée dans la cour des grands l’année précédente avec la musique des Indestructibles, n’écrit pour le jeu que 5 nouvelles pistes -il faut dire qu’il écrit aussi 3 scores pour le grand écran en cette année 2005- le reste étant des reprises des épisodes précédents.

 

Le suspense le dispute à l'héroïque à grand renforts de cuivres et percussions martiales en diable et Giacchino se permet même quelques clins d’oeil à ses illustres pairs dans la discipline.

 

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4 mars 2026 3 04 /03 /mars /2026 10:02





 

LA BD:

 


C'est quoi : MEA CULPA



 

C'est de qui? Brisard & Malatini



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Glénat





 

Déjà croisés sur le site? Non





 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ?  On le sait, l’église, et son premier représentant de l’époque, Pie XII, ont été particulièrement complaisants (et c’est un euphémisme!) avec le régime Nazi durant une grande partie de la seconde guerre mondiale.

 

Mais tous les prêtres et hommes d’église n’étaient pas favorables à Hitler et ses sbires et certains auraient même pris part à  des complots contre le führer, à commencer par l’opération Walkyrie, attentat manqué contre Hitler.

 

Dans Mea Culpa, Jean Christophe Brisard, réal de documentaires pour la télé et journaliste, se penche sur les liens sulfureux et compliqués qu'entretiennent le Vatican et les nazis.

 

S'inspirant de faits réels, présentant son récit  comme un thriller d'espionnage historique, il livre un premier tome bourré d’action et de suspense aux protagonistes nombreux mais bien campés.

 

De son coté Michael Malatini rend plutôt bien les décors du Berlin et du Vatican du début des années 40, dans un style semi réaliste nerveux auquel on pourra cependant reprocher quelques “fonds de case” parfois vides.

 

La suite et fin de Mea Culpa (dont les 2 fort belles couv n’ont rien à envier à la belle composition graphique de l’affiche du film Amen, sur le même thème) sortira dans l’année.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : ALLIÉS



 

 

C'est de qui?  A. Silvestri



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 

 

 


 

Ça donne Quoi ? Après 3 décennies d’une étroite collaboration, parsemée de longs métrages marquants dans des genres divers et variés (citons au hasard Indiana Jones, Roger Rabbit, Forrest Gump ou encore Retour vers le Futur )  Robert Zemeckis et Alan Silvestri se connaissent par coeur.



 

Pourtant sur ce film de guerre plutôt lambda (qui compte parmi son casting nos Marion Cottilard et Camille Cottin nationales!), le compositeur semble moins inspiré qu’à l'accoutumée et écrit un mélange plutôt improbable entre une poignée de romances quelque peu dégoulinantes,  tous violons dehors, et un suspense attendu mais bien troussé pour lequel, assez bizarrement, il opte pour des percussions en force et -hélas- pas mal d’électronique.

 

 

 

L’ensemble est donc un brin attendu voire un peu inégal mais reste tout de même de circonstance avec ce premier volet de Mea Culpa.


 

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19 janvier 2026 1 19 /01 /janvier /2026 08:39




 

LA BD:

 


C'est quoi : L’ESCADRON BLEU, 1945

 


C'est de qui? Ollagnier & Le Pon



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Dupuis





 

Déjà croisés sur le site? Non.






 

Une planche: 


 


 

Ca donne Quoi ? Si les femmes durant la Seconde Guerre Mondiale ont eu un rôle prépondérant à l’arrière, certaines se sont illustrées au sein de la Résistance.

Nous avons chroniqué la très belle série Madeleine, Résistante et c’est également d’une Madeleine qu’il s’agit ici.

 

Madeleine Pauliac, ancienne pédiatre qui va devenir officier et risquer sa vie pour ramener de l’Est, à la toute fin de la guerre, les prisonniers français retenus par les troupes soviétiques dans une Pologne exsangue que les américains abandonnent à Staline sans états d’âmes malgré les exactions que la population ne va pas manquer de subir.

Elle viendra également en aide aux victimes des viols des soldats allemands et russes en avortant celles tombées enceintes qui ne désirent pas garder les enfants, parmi lesquelles pas mal de religieuses.

 

Si Pauliac gère la partie “diplomatie” au départ, de leur côté toute une troupe de courageuses ambulancières,  surnommée l’Escadron Bleu, opère également un salutaire rapatriement sanitaire derrière le futur rideau de fer, parfois au péril de leurs vies.

 

Madeleine Pauliac et l’Escadron étaient destinées à se rencontrer et à tenter de remplir ensemble leur mission de sauvetage.

 


 

Adapté du roman Madeleine Pauliac, l'insoumise de Philippe Maynial, son neveu, cet album de plus de 150 pages lève le voile sur une page peu connue de la fin de la guerre et le comportement héroïque de ce groupe de femmes qui n’ont pas hésité à mettre leurs existence en danger pour remplir la mission que le Général De Gaulle en personne leur avait confié.

 

Ce sont des milliers de soldats qui seront sauvés par l’Escadron Bleu en quelques mois.

 

Virginie Ollagnier livre un scénario riche en détails et faits historiques, aux nombreuses scènes de bravoure mais qui sait aussi mettre en lumière les personnalités à part de ses héroïnes. 



 

De son côté Yan Le Pon qui a porté pas mal de casquettes dans le monde de l’animation et du storyboard, rend une copie intéressante à plus d’un titre, avec un souci du détail qui donne corps au récit.

Le design de ses personnages m’a peut être un peu moins convaincu mais l’originalité de son trait emporte néanmoins l’adhésion.








 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LA CROIX DE LORRAINE




 

 

C'est de qui? B. Kaper



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 

 

 


 

Ça donne Quoi ?  Gene Kelly, sorti de ses comédies musicales à succès, joue, dans ce film de 43 un prisonnier français qui, avec Jean Pierre Aumont, vont s’évader d’un camp de travail allemand. 

 

Le toujours excellent Peter Lorre joue le nazi de service et le film est un monument de patriotisme propagandiste, alors qu’au départ il est inspiré de l’autobio d’un légionnaire allemand dans la légion Française qui doit combattre l’Allemagne et sera capturé puis s’évadera. 

 

Le film, de plus le film bénéficie d’une musique écrite par Kaper, qui n’en n’est pas à son coup d’essai dans le film de guerre et est passé maître dans l’art d’écrire des thèmes de suspense dramatique prenants. Un bien bel accompagnement old school pour une lecture originale et édifiante.



 

 

 

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14 novembre 2025 5 14 /11 /novembre /2025 10:11




 

LA BD:

 


C'est quoi :MADELEINE RÉSISTANTE. L’ANGE EXTERMINATEUR. 

 


C'est de qui? Riffaud, Morvan & Bertail.



 

La Couv':


 



 

Déjà croisés sur le site? Oui.



 

C’est édité chez qui? Dupuis.



 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Paris, été 44, la capitale est livrée aux affrontements entre résistants de tous bords et les derniers soldats de l’armée allemande.

Madeleine Riffaud, sous son nom de code Rainier, est sur tous les fronts, à faire le coup de main à la tête de ses hommes ou à remplir des missions aussi salvatrices que dangereuses.

 

Après le soldat SS qu’elle a éliminé quelques mois auparavant, elle va de nouveau être amenée à tuer, que ce soit pour éviter un malheur quand  la foule veut lyncher en pleine rue un milicien collabo ou pour exécuter de sang froid un traître au sein même de la Résistance.

 

Des actes qui, si nécessaires, la marqueront tout au long de sa vie.



 

Dernier acte de la période Résistance de cette série qui, nous l’avons déjà dit dans les chroniques des tomes précédents, a tous les atouts pour devenir un incontournable de la BD historique (voire de la BD tout-court) et, surtout, fait un devoir de mémoire salvateur en ces périodes où le vol noir des corbeaux sur nos plaines est toujours omniprésent.



 

La regrettée Madeleine Riffaud, disparue il y a tout juste un an, aura eu un vie plus grande que nature, à l’image du siècle qu’elle a traversé en prenant part à certains de ses grands bouleversements, qu’avec Jean David Morvan ils ont su magnifiquement transcrire en BD. Ils ont réussi à rendre l'atmosphère tendue de ces semaines de libération de Paris avec brio et ont transformé une page d'Histoire en véritable film de suspense.

 

Il faut dire qu'ils ont été bien aidés par l’excellent trait de Dominique Bertail qui livre ici des décors parisiens saisissants de réalisme et des personnages expressifs, le tout toujours dans ces tons de bleus aussi inattendus que payants et avec un travail sur le rendu des ombres rarement égalé!

 

Le prochain cycle se penchera sur la vie de Madeleine dans l'immédiate après-Guerre.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LA BATAILLE D’ALGER

 

 

 

C'est de qui ?  E. Morricone 




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.




 

On peut écouter ?

 


 

Ca donne Quoi ? Année chargée que cette 1965 pour le maestro italien (mais y a t-il eu dans les décennies 60 et 70 des années qui ne l’ont pas été!?) lors de laquelle il écrit rien moins que 18 scores dans des genres divers et variés -dont le second volet de la Trilogie des Dollars de Léone- qui vont du film d’espionnage au western spaghetti en passant par le giallo.

 

Pourtant c’est sur un film de guerre que nous le trouvons ici, genre finalement peu abordé en regard de certains autres par Morricone. Et c’est plutôt dommage quand on écoute la partition qui se défend fort bien.

 

Il y propose notamment un thème principal basé sur un riche motif de douze notes aux accents tragiques et une marche qui n’a rien à envier aux travaux de ses pairs américains sur de grands films de guerre de l’époque.

 

Mais, fait assez rare chez lui, le compositeur transalpin joue la carte de l’underscoring pour évoquer la tension.



 

C’est cet aspect, particulièrement oppressant, qui m’ a décidé à utiliser cette B.O afin que ma lecture n’en soit pas trop parasitée et il a été plus que satisfaisant!  

 

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4 novembre 2025 2 04 /11 /novembre /2025 08:04




 

LA BD:

 


C'est quoi : UN FLIC SOUS L’OCCUPATION.

 


C'est de qui? Richelle et Beuriot.



 

La Couv':


 



 

Déjà croisés sur le site? Non



 

C’est édité chez qui? Glénat



 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Alors que la Capitale a été mise en coupe rangée par l’occupant allemand, la police française a bien du mal à faire son travail correctement quand les nazis n’hésitent pas à faire sortir de prison des malfrats qu’ils utilisent ensuite pour leurs petites affaires.

 

Les fonctionnaires qui décident de rester en poste n’ont alors que le choix de la frustration ou celui d’opérer en marge de la loi.

C’est cette seconde -et dangereuse- voie que va emprunter Mercadier, flic désabusé, qui va se retrouver à bosser avec ceux qu’hier encore il arrêtait. 



 

Des BD (romans, séries tv et films) sur la sombre période de l’Occupation il y en a pléthore et c’est devenu difficile de proposer quelque chose de neuf sur le sujet.

En choisissant de traiter du travail de la police, des agissements de la pègre, des magouilles de certains pour profiter de la situation ou tout du moins pour tirer son épingle du jeu, Richelle mise sur une certaine originalité.

Cependant on pourra tiquer sur les ramifications des deux intrigues qui semblent un peu se télescoper. 



 

Graphiquement le travail de Beuriot est réussi dans une assez nette filiation avec Tardi.

Si les décors et le casting sont convaincants, l’ensemble pourra paraître un brin suranné par rapport à certains canons d’aujourd’hui mais convient bien au sujet traité.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LUCIE AUBRAC

 

 

C'est de qui ?  P. Sarde




 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Quand Phillipe Sarde compose le score de Lucie Aubrac pour Berri, il a déjà une solide carrière derrière lui. 

Touche à tout, à l’aise dans quasiment tous les domaines, écrire une partition pour un film historique sur la résistance ne lui pose guère de problèmes (il livre 4 B.O la même année). Pourtant, si sa musique est exempte de tout reproches, très mélodique, lyrique et originale, elle manque peut-être un brin de noirceur. 



 

En effet, au vu du sujet du film et du destin de son héroïne on aurait pu espérer une autre approche. Néanmoins, le film de Berri est avant tout une histoire d’amour avant d’être un énième film sur les résistants et Sarde s’est mis au diapason semble t-il. 

 

Un score néanmoins de circonstance pour ce premier volet d’ Un flic sous l’Occupation.

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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