30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 13:13
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LE SCORPION. TAMOSE L’EGYPTIEN.

 

 

C'est de qui ? Desberg & Critone

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, mais pas ensemble.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Qui l’eût cru ? Voilà que notre aventurier à la généalogie compliquée (c’est un euphémisme), bourreau des cœurs et vendeur d’art à ses heures, se découvre l’âme d’un père et ne désire plus qu’à retrouver la vénéneuse Méjaï, génitrice de l’enfant en question.

 

C’est à Istanbul que l’emmène la piste de la gitane, qui, à la solde d’un bandit local, est devenue tueuse à gage. Le Scorpion est approché par une énigmatique jeune femme qui a besoin de sa science archéologique et est prête à l’aider en retour.

 

Les femmes sont définitivement le talon d’Achille Armando, et sa fille (oui, c’est une fille !) risque d’être son pire point faible !

 

Treizième tome déjà pour la série Le Scorpion, exit Enrico Marini, parti pour Gotham (entre autre !), remplacé au pied levé par Luigi Critone qui assure bien sa partie, avec des paysages aux couleurs directes très réussis et quelques beaux cadrages,  même si sur  certains plans larges les visages sont parfois un peu flous à mon goût. J’avoue  avoir préféré son trait sur Je, François Villon ou le récent Aldobrando  mais il est à envisager  que les conditions de travail ne sont pas les même sur une franchise telle que celle-ci et, surtout, que la suite confirmera que l’artiste italien a tout à fait la carrure pour poursuivre la série.

 

Moins emballé par le scénario, assez bavard par moments et  qui, s’il tranche avec les précédents coté ambiances et background,  fait un peu transition.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE LONG MARCH

 

 

C'est de qui ? Le Trio Joubran

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si le combo des trois frangins Nazaréens (oui comme …bon passons, c’est de saison remarquez) a opté pour un discours plus engagé sur ce sixième opus, on peut, tout en comprenant la démarche de prise de position envers les peuples oppressés quel qu’ils soient, appréciez leur musique simplement comme telle, langage universel remarquablement transcris dans le mariage des influences et  l’alliance des ouds, jamais redondante.

 

C’est cet aspect très illustratif et envoutant de leurs compositions qui frappe l’auditeur, qu’il soit ou non familier de la musique orientale, et qui m’a semblé pertinent pour ce nouveau départ du Scorpion sous le Tropique du Cancer apportant à l’album une atmosphère de mystère et de tension bienvenue.

 

Sur l’une des pistes Roger « j’ai arrêté Pink Floyd parce que j’avais le melon » Waters, lui aussi engagé politiquement (et c’est un euphémisme) vient pousser la chansonnette, c’est dire la reconnaissance que le trio Joubran commence à obtenir, à juste titre.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 10:03
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  DON VEGA

 

 

C'est de qui ? P. Alary

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà lu chez nous? Une bonne partie de sa production oui.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Dans une Californie à l’aube de son existence, malmenée par la ruée vers l’or et l’avidité de quelques puissants, un jeune héritier spolié de son domaine par un cruel général en retraite, va rendre la justice à sa façon en se dissimulant derrière un masque, perpétuant la révolte des paysans locaux.

La légende de Zorro est née !

 

Comme probablement toute une frange du lectorat de B.O BD j’ai grandi avec les rediffusions de la série Disney du vengeur masqué, pleine d’allant et de bonne humeur, qui, comme pour pas mal d’autres figures de la culture populaire, a défini une vision de l’oeuvre.

 

Pierre Alary, seul aux commandes de ce généreux one-shot (qui n'en sera peut être pas un, à voir si le succès est au rendez-vous), donne sa version de la naissance de Zorro, replacée dans un contexte géopolitique bien exploité, dans une aventure menée tambour battant où les scènes marquantes s’enchaînent entre suspense et duels, avec quelques clins d’oeils de ci de là et, surtout, une identité graphique des plus originale.

 

 

De Belladone à Silas Corey, je suis amateur du style de l’artiste, néanmoins, comme récemment sur son très bon Conan, certains esprits chagrins pourront le trouver  un peu trop cartoony ou coloré, surtout vu la noirceur du ton qu’il a choisi de donner à son scénario, ce qui est indéniable cependant c’est la réussite d’Alary à s’approprier l’icône, sa science de la narration et du cadrage et, surtout,  la maîtrise de son trait, que ce soit dans les visages anguleux et expressifs de ses protagonistes ou la beauté des décors de la Californie du XIX°.

 

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :HELL OR HIGH WATER

 

 

C'est de qui ? Cave & Ellis

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une poignée de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Fidèles à une certaine ligne de conduite, les deux compères des Bad Seeds, poètes musicaux et légendes du milieu, composent pour ce western contemporain très sombre, une B.O aux thèmes épurés, où les cordes jouent dans des registres bas, avec des boucles répétées parfois jusqu’à l’hypnose.

 

Atmosphérique est le maître mot ici, on est clairement plus dans l’illustration musicale voire sonore que dans la mélodie à proprement parler, même si une poignée de pistes plus mélancoliques, où un violon et quelques chœurs éparses s’invitent, viennent contrebalancer l’ambiance générale.

 

Comme souvent dans les scores d’Ellis et Cave, les séquences d’action sont rares et ne prônent pas l’énergie comme on peut l’entendre ailleurs, et il est vrai que quelques morceaux un peu plus vigoureux auraient été bienvenus pour accompagner les nombreuses scènes animées de l’album d’Alary ; mais ce petit bémol mis à part le duo musique et BD fonctionne très bien.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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29 septembre 2020 2 29 /09 /septembre /2020 14:32

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LA CHANSON DE RENART

 

 

C'est de qui ? Sfar

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Gallimard

 

 

Déjà lu sur B.O BD? Fort souvent oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Sfar qui adapte le Roman de Renart c’était tellement une évidence que je me demande même pourquoi il ne l’avais pas fait plus tôt. Remarquez y avait bien des prémisses dans son Chat du Rabbin mais tout de même.

Donc voilà, le pas est franchi mais attention nous ne sommes pas la en présence d’une énième relecture du texte fondateur, on connaît Sfar, le bonhomme n’a pas son pareil pour lier le fond et la forme et faire passer ses réflexions (et exorciser ses démons par la même occasion) dans ses bd.

 

Donc si l’on croise bien Isengrin dans cette Chanson (et pas Roman), on a aussi Merlin (l'enchanteur) qui, en présence de son épouse Marie de France, subit les repas de famille relou avec le Diable et la Mort, ses parents, on a une armée de morts vivants à combattre, un jeune élève de magie pas doué amoureux transi, le tout mené par un Renart moins roublard qu’a l’accoutumée (quoique) et en quête d’une réhabilitation tardive.

 

Je mentirais si je disais que j’ai été conquis ; je vais plutôt faire le vieux con en affirmant que Sfar c’était mieux avant (genre au début, il y a fort longtemps), mais je reconnais que ces deux-là, Renart et Sfar, étaient faits pour s’entendre.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :CAPTAIN BLOOD

 

 

C'est de qui ? E. Korngold

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une poignée de fois je dirais.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si c’est Les aventures de Robin des Bois qui a réellement propulsé sa carrière hollywoodienne, Korngold avait déjà colaboré avec Michael Curtiz et Eroll Flynn sur leur précédent film, Captain Blood.

Pour ce récite de piraterie bon enfant et grand spectacle, premier grand rôle de Flynn, le compositeur d’origine autrichienne naturalisé américain (qui fuira l’Europe à l’arrivée des nazis au pouvoir) met les petits plats dans les grands avec une partition tirant pleinement partie de l’orchestre symphonique, pleine d’allant et d’éclats héroïques où cuivres et percussions cherchent à se voler constamment la vedette.

 

Certes tout ceci est fort daté et pourtant on décèle sans peine l’influence manifeste qu’a pu avoir Korngold sur les générations à venir de compositeur, John Williams en tête.

Si au premier abord on peut trouver la B.O de Captain Blood trop grand spectacle pour cette Chanson de Renart, c’est un choix délibéré. Entre les protagonistes hauts en couleur –la Mort et le Diable en t^te !), les armées de cadavre et l’audace du Renart version Sfar ce premier tome méritait rien moins que d

 

 

 

 

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28 septembre 2020 1 28 /09 /septembre /2020 15:33

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  TRACNAR ET FARIBOL

 

 

C'est de qui ? Du Peloux

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lu sur B.O BD? Non.

 

 

C’est édité chez qui ? Bamboo

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Les BD Animalières (et fantasy!) ont décidément la côte en cette rentrée 2020 et, ne nous plaignons pas, si la quantité est là, la qualité est également au rendez-vous ! Ce premier tome de Tracnar et Faribol, Vagabondage en contrées légendaires, en est un fort bon exemple.

 

Voilà une aventure qui fleure bon les contes classiques (Blanche Neige ou encore La Belle au Bois Dormant) avec un roi pas bien malin, une méchante marâtre sorcière à ses heures perdues et une gentille princesse qui va se retrouver victime. 

Du Peloux, qui revendique ses influences et les utilise fort bien, ajoute à son scénario deux brigands à la petite semaine, lointains cousins de Renart et Isengrin, qui apportent une touche d'humour, finissant de faire de ce premier tome une réussite.

 

Réussite portée également par un dessin superbe qui fourmille de détails, aux personnages très expressifs (même les chevaux ont des mimiques faciales travaillées !) dans un style à l'ancienne tout à la peinture qui n' a rien à envier aux classiques du genre.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :RICHARD AU PAYS DES LIVRES MAGIQUES

 

 

C'est de qui ? J. Horner

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisé par ici? Très souvent.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? James Horner n'a pas été beaucoup sollicité pour écrire de la musique d'animation et ce serait presque regrettable à l'écoute de la poignée de scores composés.

 

Ce petit film aux bonnes idées (mélange de DA et de prises de vues réelles il raconte l'incursion d'un jeune garçon dans l'univers de différents livres célèbres) permet à Horner de se livrer à l'un de ses passe-temps favoris : l'auto-citation.

 

Certains y verront de la paresse, de la facilité, d'autres des clins d'oeils ou encore le désir de développer des idées qui le méritaient, toujours est-il que l'on est donc en terrain connu (des bribes de Willow, des passages de Fievel, des emprunts à Rocketeer...) et certains thèmes aux arrangements solides et aux mélodies des plus catchy passeraient presque pour du Disney de la grande époque.

 

Sans en faire des tonnes, le compositeur gère bien son orchestre, avec une mention particulière aux cuivres et se fait visiblement plaisir à passer d'un univers à l'autre.

Pour ce premier tome de Tracnar et Faribol, on regrettera peut être un peu trop de parties vocales qui font très enfantin, mais on appréciera certains passages où l'humour et l'aventure font bon ménage.

 

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 09:53
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  TOMAHAWK

 

 

C'est de qui ? P. Prugne

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Daniel Maghen

 

 

Déjà lu sur B.O BD? Oui, sur les précédents opus.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Milieu du XVIII° siècle, les européens, non contents de se déchirer sur leur continent, s’affrontent également aux Amériques où Français et Anglais, aidés des différentes  tribus qu’ils ont acquis à leur cause,  enchainent les raids sur les forts qui pullulent le long de la côte est.

Jean Malavoy, trappeur concubin d’une indienne, est sur la piste d’un formidable grizzly qui a tué sa mère. Sa soif de vengeance va lui faire découvrir une réalité bien différente de ce à quoi il s’attendait.

 

Tomahawk c’est un peu la rencontre entre l’Ours de Jean Jacques Annaud et Le dernier des Mohicans de Fenimore Cooper (et un tantinet du Pacte des Loups, vous comprendrez à la lecture !). Au travers de ce récit de traque, de cet affrontement entre l’homme et l’animal, Patrick Prugne, toujours aussi inspiré par cette période historique, livre une réflexion sur la folie des hommes, l’anéantissement de la vie sauvage au profit du progrès et de la civilisation, l’évangélisation souvent forcée des peuples amérindiens et le crépuscule d’un peuple emporté par le conflit cupide des puissance de la vieille Europe.

 

 

A la sauvagerie des affrontements qui parcourent l’histoire, l’artiste oppose la beauté bucolique de ses paysages, son bestiaire plus vivant que nature, le tout dans des aquarelles resplendissantes dignes des grands illustrateurs de l’époque.

Cinquième (et peut être dernier ?) tome de la superbe série sur les indiens de Patrick Prugne chez Daniel Maghen, Tomahawk, parfaite somme du fond et de la forme et de l’insertion d’une petite histoire dans la Grande, est probablement mon préféré.

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE TRUE STORY OF JESSE JAMES

 

 

C'est de qui ? L. Harline

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisé chez nous? Une paire de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Avec plus de deux décennies au compteur dans le métier, une paire de westerns et, surtout, des dizaines de scores pour Disney (dont Blanche Neige et Pinocchio), Leigh Harline n’est pas le premier venu à Hollywood, loin s’en faut, quand on lui propose de mettre en musique cette nouvelle vision de la vie du « Brigand Bien Aimé » réalisé par Nicholas Ray, auréolé de son succès pour La Fureur de Vivre.

 

Harline et Nicholas Ray ont travaillé ensemble sur They Live By night et on sent que les deux hommes s’entendent –professionnellement et artistiquement parlant- plutôt bien. Harline, en compositeur et arrangeur chevronné, livre une partition certes classique mais soignée, qui contient à la fois le romantisme nécessaire à la version un peu glamourisée du bandit mais aussi la violence et la tension des nombreuses scènes plus typiques du genre.

 

De par sa variété et sa richesse, et l’ampleur des émotions véhiculées, notamment par les sections de cordes et de cuivres, ce score, bien qu’un peu old school, s’est révèlé très en adéquation avec Tomahawk.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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