20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 07:16
 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  VALHARDI. INTEGRALE TOME 5

 

 

C'est de qui ? Jijé, Philip & Mouminoux

 

 

La Couv':

 

Un héros de toujours  /  Valhardi  Vs.  Cash On Demand

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Jigé.

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis

 

 

Une planche:

 

Un héros de toujours  /  Valhardi  Vs.  Cash On Demand

 

Ca donne Quoi ? Cinquième volet de la belle édition intégrale éditée par Dupuis, on retrouve ici les cinq derniers albums dessinés par Jigé (qui va laisser sa place au grand René Follet) pour des aventures variées dans le ton comme géographiquement.

 

En effet on retrouve Valhardi aux States ou à Cassis –où ont vécu la famille Gillain- sur  deux scénarios signés du propre fils du dessinateur, Philip (qui écrira également pour son paternel sur Jerry Spring )

Les trois autres albums, écrits eux par Mouminoux, font peut être plus surannés, avec une histoire que n’aurait pas reniée le scénariste de Michel Vaillant et des ambiances très sixties où l’humour et l’aventure font bon ménage.

 

Si l’ensemble est, évidemment fort classique, dans sa narration comme ses sujets, le trait de Jigé n’a rien perdu de son charme.

Le plaisir de redécouvrir ces classiques de l’école Marcinelle s’accompagne de dossiers critiques copieux, riches en iconographie, de biographies et même d’un scénario débuté par Philip qui ne sera finalement pas réalisé.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : CASH ON DEMAND

 

 

C'est de qui ? W. Josephs

 

 

La Couv':

 

 

Un héros de toujours  /  Valhardi  Vs.  Cash On Demand

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Evidement sur cinq aventures différentes j’ai écouté divers B.O mais Cash On Demand possède tous les atouts pour faire une musique d’accompagnement toute désignée à Valhardi.

                  

Au plus fort de sa célébrité les studios de la Hammer, en marge de leur prolifique production de films d’horreur à succès (les franchises Dracula, Frankenstein et Momie en tête), proposèrent également des petites séries B dans divers genres.

 

Sur ce film noir classique mais honnête, amusante relecture du Chant de Noël de Dickens) les compositeurs attitrés des studios étant surement occupés ailleurs (ce qui n’était pas le cas semble-t-il de Peter Cushing que l’on retrouve – toujours avec plaisir- à l’affiche ici), c’est Wilfried Josephs que l’on retrouve à la partition.

 

A côté d’une riche carrière dans le classique Josephs travaille pas mal pour le petit et le grand écran, boulot probablement plus rentable au quotidien.

Il touche à tous les genres et son bagage musical se ressent beaucoup dans son écriture, que ce soit dans la richesse des thèmes ou l’aspect souvent un rien grandiloquent de certaines mélodies.

 

Adepte de la composition faisant appel à plusieurs familles d’instruments, Josephs ne lésine pas sur les moyens sans pour autant que cela n’alourdisse l’ensemble.

 

De la B.O à l’ancienne pour une série qui ne l’est pas moins (tout ceci au bon sens du terme évidement).

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 07:36

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  NEVADA 1. L’ETOILE SOLITAIRE

 

 

C'est de qui ? Pecau, Duval, Wilson.

 

 

La Couv':

 

Hollywood western  /  Nevada  Vs.  Treasure of the Yankee Zephyr

 

Déjà croisés sur le site? Oui, tous je dirais.

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Une planche:

 

Hollywood western  /  Nevada  Vs.  Treasure of the Yankee Zephyr

 

Ca donne Quoi ? Nevada a un job bien particulier. Embauché par les studios hollywwodien, il est chargé de ramener sur les plateaux de tournage les stars qui se font la belle.

Voilà que Bob Mc Nabb, acteur vedette plus connu sous le nom de l’Etoile Solitaire, a décidé d’aller bringuer au Mexique alors qu’il est supposé jouer dans le western le plus cher de l’histoire. Qu’à cela ne tienne, Nevada enfourche sa moto pour ramener le fringuant bellâtre.

Sauf que ce dernier s’est mis dans de sales draps en fricotant avec la fille d’un magnat de la drogue.

 

Nouvelle série pour le duo de scénaristes pourvoyeur d’uchronies chez Delcourt depuis deux décennies (l’Histoire Secrète en tête), qui retrouvent leur dessinateur de Wonderball pour ce western qui, s’il n’en n’est pas vraiment un, en possède tous les ingrédients.

 

Héros « chasseur de primes » bagarreur, solitaire et tombeur, bandidos mexicain, femmes fortes, duel au soleil, j’en passe et des meilleurs !

 

Sur un scénario asse classique, linéaire mais attrayant et non dénué d’humour, le vétéran Colin Wilson, 25 ans après son dernier album sur la Jeunesse de Blueberry, retrouve avec brio les paysages du Far-West et c’est toujours aussi bon !

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :TREASURE OF THE YANKEE ZEPHYR

 

 

C'est de qui ? B. May

 

 

La Couv':

 

Hollywood western  /  Nevada  Vs.  Treasure of the Yankee Zephyr

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une poignée de fois oui,

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si peu de films majeurs ont réussi à faire leur chemin en dehors de leur Australie natale, le compositeur Brian May peut remercier la trilogie Mad Max (oui, non, mais le dernier en date ne compte pas, soyons sérieux!) de lui avoir ouvert les portes de l'international.

 

Pourtant c'est sur une production australienne qu'on le retrouve aujourd'hui, une comédie d'aventure se déroulant durant la seconde guerre mondiale, sur laquelle il met en exergue les scènes d'action du scénario, tout en gardant une ambiance assez légère.

 

En dehors de pistes rugissantes aux rythmiques soutenues, May compose un thème pour chacun des principaux protagonistes qu'il fait s'entremêler avec beaucoup d'imagination sur les scènes communes.

Aventures et humour sont les deux mamelles auxquelles cette B.O est nourrie et elle l'est plutôt bien, en tout cas assez pour faire un score tout à fait honorable à ce premier volet de Nevada.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 09:41
 

 

       

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  OLWEN , FILLE D‘ARTHUR

 

 

C'est de qui ?  Annabel & Legrand

 

 

La Couv':

 

Une fille sans peur et sans reproches  /  Olwen fille d'Arthur  Vs.  The Giant Of Metropolis

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste.

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Une planche:

 

Une fille sans peur et sans reproches  /  Olwen fille d'Arthur  Vs.  The Giant Of Metropolis

 

Ca donne Quoi ? La surprise est de taille pour la jeune Olwen, garçon manqué douée au maniement des armes, le jour où Gauvain vient la chercher pour la ramener à Camelot où son père, qui n’est autre que le roi Arthur, souhaite qu’elle vive à ses côtés.

 

Mais si le suzerain comptait faire une dame de cour de sa progéniture il se met le doigt dans l’œil ; la jeune fille entend en effet bien devenir la première femme chevalier et n’hésites pas à partir en quête pour prouver sa valeur.

Son aventure la conduit dans la Forêt Périlleuse où elle risque de devenir le jouet de forces plus grandes qu’elle.

 

Je considère, peut-être à tort me diront les puristes si toutefois il y en a parmi les lecteurs de B.O BD, que, en ce qui concerne la légende Arthurienne, il n’y a pas à proprement parler de récit « canon ».

 

Si l’on peut envisager la Morte d’Arthur de Mallory ou les œuvres de Chrétien de Troyes comme des classiques de la littérature se rapportant à la Table Ronde, les versions sont multiples et, si l’on omet certaines libertés extravagantes voire surréalistes (le  King Arthur ridicule de Ritchie, les délirants Sacré Graal des Monty Pythons et Kaamelot d’Astier, le féministes Brumes d’Avalon de Zimmer Bradley, …) les réinterprétations différent souvent assez largement sans pour autant que cela nuise aux récits proposés.

 

Olwen Fille d’Arthur s’inscrit dans cette relecture inspirée, avec ce personnage aussi bien écrit que crédible (après tout pourquoi le Roi Arthur n’aurait-il pas eu une fille d’une aventure sentimentale) et cette quête initiatique qui respecte fort bien les codes du genre.

 

Un premier tome réussi porté par un très bon trait réaliste qui s’inscrit dans la lignée de la fantasy franco belge avec une colo originale et une narration graphique parfois audacieuse.

 

Une jolie réussite dans un créneau pourtant –donc- beaucoup exploité.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE GIANT OF METROPOLIS

 

 

C'est de qui ? A. Trovajoli

 

 

La Couv':

 

Une fille sans peur et sans reproches  /  Olwen fille d'Arthur  Vs.  The Giant Of Metropolis

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Comme nombre de ses compatriotes compositeurs de l’époque, Armando Travajoli a une activité des plus soutenue en cette période fertile pour le cinéma bis transalpin.

Rien que sur cette année 1961 il écrit pas moins de 7 scores, dont 3 pour des péplums et assimilés.

 

La B.O de ce Géant de Métropolis résonne d’accords issus du  répertoire classique habilement contrebalancés par des phrasés de violons et hautbois mystérieux et quelques effets sonores au xylophone et au thérémine.

 

L’aventure est le maître mot de la partition de l’italien, tout comme de ce premier tome d’Olwen ; et si parfois un peu old school ses accents originaux sont bien en phase avec la partie de l’album se déroulant dans la Forêt Périlleuse.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

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28 mai 2019 2 28 /05 /mai /2019 12:33

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  ROME WEST

 

 

C'est de qui ? Wood, Giampaoli & Mutti

 

 

La Couv':

 

Rome éternelle  /  Rome West  Vs.  Hell In The Pacific

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Wood.

 

 

C’est édité chez qui ? Jungle

 

 

Une planche:

 

Rome éternelle  /  Rome West  Vs.  Hell In The Pacific

 

Ca donne Quoi ? Deux navires de la Rome Antique sont pris dans une tempête énorme et se retrouvent échoués sur une terre inconnue, les romains viennent de découvrir l'Amérique !

Au fil des siècles et des millénaires on suit la lignée des Valérius : ses rapports avec les autochtones et, surtout, avec tous ceux qui accosteront sur ce qui est devenue leur colonie au fil des ages.

 

Si l'on retrouve en substance beaucoup de ce qui a fait le sel de grands titres de Bryan Wood, on peut néanmoins se demander quelle a été son implication sur le résultat final.

En effet, sur le papier Rome West a tout de l'uchronie prometteuse et riche en possibilité, mais un traitement relativement expéditif des différentes périodes historiques abordées nuit quelque peu à l’intérêt que le lecteur pourrait attacher entre autre aux différents protagonistes (ce qui est d’habitude l'un des point fort des récits de Wood).

Pensé en série au long cours le concept aurait peut être mieux fonctionné.

 

Coté dessin, Mutti a un style qui n'est pas sans faire penser à celui de Sean Phillips, avec cet aspect sombre et brut de décoffrage qui sert bien la violence de certaines scènes et la noirceur relative de l'ensemble.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : HELL IN THE PACIFIC

 

 

C'est de qui ? L. Schifrin

 

 

La Couv':

 

Rome éternelle  /  Rome West  Vs.  Hell In The Pacific

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui, souvent.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Vous me connaissez, quand je suis hésitant face à une BD, je tente toujours cependant de mettre toutes les chances du coté de ma lecture musicale en sélectionnant une B.O de qualité, quitte à ce qu'elle semble être à des années lumière du sujet.

 

Si les -excellentes- musiques que Lalo Schifrin a écrites pour des incontournables comme Bullit ou Dirty Harry, leur cocktail de groove imparable et d’expérimentation instrumentale a souvent tendance a cacher l'étendue du talent du compositeur d'origine sud américaine.

 

Film peu connu du début de la carrière de John Boorman, il a la particularité de n'être joué que par deux acteurs, et non des moindres (Lee Marvin et Toshiro Mifune, les connaisseurs apprécieront), dont les personnages- ennemis-sont naufragés sur un île du Pacifique durant la Seconde Guerre Mondiale.

 

Pour ce huis clos qui comporte peu de dialogues et met l'accent sur la psychologie de l'humain face à l'adversité, Schifrin fait dans la discrétion, quasiment dans l'underscoring, soulignant les passages de tension à base d'instruments à vents sourds, souvent épaulés par les cordes, plus rarement par les cuivres.

 

Pas de fioritures rythmiques ou de thèmes trop développés mais une économie payante, intéressante sur les différentes étapes chronologiques de Rome West (surtout la dernière, qui se déroule de nos jours) à qui elle apporte une unité.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 08:39
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  ZAROFF

 

 

C'est de qui ? Runberg & Miville Deschênes

 

 

La Couv':

 

Le chasseur devient la proie  /  Zaroff  Vs.  Lord of the flies

 

Déjà lus chez B.O BD? Oui, ensemble même.

 

 

C’est édité chez qui ? Le Lombard

 

 

Une planche:

 

Le chasseur devient la proie  /  Zaroff  Vs.  Lord of the flies

 

Ca donne Quoi ? Dans The most dangerous game, nouvelle de 1924 qui connut un franc succès lors de son adaptation au cinéma en 1932, le Comte Zaroff, échappé de la Russie tombée aux mains des révolutionnaires, s'était réfugié sur une île éloignée où, en passionné de chasse il s' y adonnait à loisir sur un gibier bien particulier: l'homme.

 

Dans cette suite en bd, le scénariste Sylvain Runberg, sous l'impulsion de son dessinateur de Reconquêtes, François Miville Deschênes, imagine ce qui est arrivé à Zaroff après les événements de l'œuvre originale.

Le voici donc  sur une nouvelle île, vers le Vénézuela, où il continue allègrement ses activités cynégétiques. Pourtant quand il abat un groupe de naufragés il ne sait pas que l'un d'entre eux est un chef de gang de Chicago dont la fille va tout mettre en œuvre pour se venger. Quitte à kidnapper la famille de la sœur de Zarof qu'elle amène sur l'île afin d'obliger le comte à les sauver tandis que les hommes de main de la pègre vont tenter de le tuer.

 

Intéressante exploitation du huis clos insulaire de la part des auteurs, avec un scenario de type survival/Battle royale bien rythmé, aux scènes chocs où le suspense est au rendez-vous,  et des protagonistes bien campés. On pourra tiquer sur le fait d'essayer de faire de Zaroff un personnage fréquentable (sans pour autant l'ériger en héros cela dit).

 

Le point fort de cette suite réside dans sa partie graphique, le background de l'île donnant à Miville Deschênes l'occasion de réaliser des paysages superbes aux couleurs bien choisies. Son style réaliste soigné qui avait déjà fait le succès de Reconquêtes s'exprime ici au mieux (même si parfois certains visages peuvent paraître un rien figés).

 

Le chasseur devient la proie  /  Zaroff  Vs.  Lord of the flies

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

C'est quoi : LORD OF THE FLIES

 

 

C'est de qui ? R. Leppard

 

 

La Couv':

 

Le chasseur devient la proie  /  Zaroff  Vs.  Lord of the flies

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Pour cette adaptation de 1963 de l’un des grands classiques du genre, le claveciniste Raymond Leppard, qui a déjà une solide carrière de compositeur et chef d’orchestre derrière lui, écrit une partition où son bagage classique fait des merveilles.

 

Sa filmographie est assez chiche mais chacun de ses travaux pour le grand écran mérite largement que l’on s’y arrête de par ses qualités mélodiques et thématiques.

 

Ici, il alterne entre passages quasi contemplatifs, où les cordes jouent dans un registre plutôt haut des phrases aux notes qui durent, avec des purs passages de tension où, à un ensemble plus conséquents dominés par les cuivres, il ajoute des passages de harpes survoltées frappants.

Percussions tribales et/ou martiales finissent de compléter ce tableau musical chamarré.

 

Ce score, via ses sonorités ouvertement surannées, fait un accompagnement assez idéal pour ce Zaroff qui, rappelons-le, se déroule au début des années 30.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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