4 janvier 2020 6 04 /01 /janvier /2020 14:19

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES ENQUETES DE LORD HAROLD 1

 

 

C'est de qui ? Fourquemin et Charlot

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Le jeune Harold Alaister, noble anglais de son état, s’ennuie dans sa luxueuse demeure du Londres victorien ; faisant fi de l’étiquette et des convenances, le voici qui s’enrôle dans la police au sein du pire quartier de la capitale.

 

Son idéalisme candide va devoir composer avec la corruption de ses pairs, la faune londonienne et la mainmise de trois jeunes femmes portant toutes une mystérieuse bague. Qu’à cela ne tienne, notre Alaister va contre vents et marées élucider sa première affaire, résolvant deux crimes d’un coup !

 

Coté scénario on est sur des ficelles classiques – la recrue ingénue parachutée dans un environnement hostile, la complot en intrigue secondaire, le majordome dévoué, etc…- mais le tout est plutôt bien ficelé et se lit avec plaisir en proposant un chapitre auto-conclusif qui se conclue cependant sur un petit clifhanger.

 

Un premier tome plutôt agréable donc pour cette série à mi chemin entre le polar victorien et la comédie fine, aspect d’ailleurs appuyé par le trait rond de Fourquemin quelque peu contrebalancé par les teintes choisies qui rendent bien l’atmosphère historique et sociale du background.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : A GAME OF SHADOWS

 

 

C'est de qui ? H. Zimmer

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? La surprenante vison de Sherlock Holmes par Guy « Snatch » Ritchie fait partie de la poignée de bons films du réal' et a, vraisemblablement inspirée le compositeur Hans Zimmer puisque il livre là ses deux scores les plus atypiques : comprendre loin des gros riffs de guitares saturéesn des rythmiques marteau pilon et autres sons de drones grondant.

 

Ici, probablement dans un soucis de véracité historico-géographique (quoique) ou de respect envers l'excellente B.O de la série TV anglaise des années 80, Zimmer a remplacé son attirail habituel par un ensemble d'instruments aux couleurs gitanes d'Europe de l'Est, avec force violons, flute, cymbalon et autre accordéons.

Les thèmes du premier opus sont plus ou moins retrouvés de ci de là dans cette suite, avec toujours cette ambiance survoltée et décalée même si on retrouve plus souvent ici des pistes un peu plus traditionnelles du style du compositeur (et de son sbire Lorne Bafle, également responsable d'une partie de la B.O), à savoir rentre dedans et plus efficaces que subtiles.

 

Une galette qui renforce le coté humoristique de ce premier tome des enquêtes de Lord Harold avec une petite touche originale.

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

Repost0
6 décembre 2019 5 06 /12 /décembre /2019 14:09
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LE SERPENT ET LA LANCE

 

 

C'est de qui ? Hub

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Déjà lu sur B.O BD? Non

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Au cœur du royaume Aztèque, quelques dizaines d’années avant l’invasion espagnole, le souverain missionne Serpent l’un de ses hauts fonctionnaires pour enquêter sur une série de momies de jeunes filles retrouvées un peu partout dans le pays.

Lugubrement mises en scènes ces momies inquiètent également le prêtre Cozatl qui, ne souhaitant pas que son culte soit mis en cause, demande à Œil de Lance de mener également des investigations sur ses assassinats.

Les deux hommes ne sont pas étrangers puisque l’on pourrait même dire qu’ils sont ennemis depuis l’adolescence.

 

Après sa série à succès Okko, terminée avec le dixième tome, Hub se lance dans un projet d’envergure avec ce thriller atypique de par son background historique et géographique.

On y appréciera des personnages nuancés et intéressants aux destins intimement liés ce qui est une façon toujours payante de pimenter un scénario par ailleurs plutôt classique dans le genre.

Coté dessin cet acte 1, généreux s’il en est -180 pages- fait dans le grandiose avec force détails et des protagonistes expressifs à la limite de la caricature (dans le bon sens du terme !)

 

 

Du coté des bémols on regrettera pas mal de planches très sombres nécessitant une bonne exposition lumineuse pour être appréciée à leur juste valeur (et : non, ce n’est pas moi qui aie la vue qui baisse !) une narration parfois un brin abrupte dans ses flash-back et forwards et des noms de personnages difficiles à retenir au départ.

 

Mais l’ambition et la richesse de ce premier tome (sur 3  de prévus) font que l’on y reviendra, à la sortie de la suite, afin de découvrir ce qui a pu nous échapper en première lecture et apprécier une certaine maestria graphique pleine de détails !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : LES CAVALIERS

 

 

C'est de qui ? Delerue

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu dans le coin? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Quand John Frankenheimer se voit confié l’adaptation du roman de Kessel Les Cavaliers (avec Dalton Trumbo au scénario, excusez du peu), il choisit d’embaucher Georges Delerue pour écrire la partition plutôt que de la confier à des artistes avec qui il a déjà bossé mais dont le style et la sensibilité seraient moins originaux.

Préféré à des pointures comme Jarre ou Goldsmith, Delerue n’en n’est pas moins intimidé, bien au contraire. Après des succès internationaux, dont deux films en costumes aux musiques très recherchées, composer une B.O plus libre où il va pouvoir à la fois se lâcher dans l’épique, piocher dans le folklore afghan tout en abordant des thématiques plus psychologiques, est un défi qui le motive au plus haut point.

 

Ce qui interpelle le plus dans son score se sont probablement ces chœurs masculins très graves, contrebalancés par des cordes aigües à la limite de la dissonance qui ne sont pas sans faire penser à certains passages du Carmina Burana de Orff.

Pour le reste on oscille entre un lyrisme racé, une mélancolie certes parfois un peu appuyée mais de belle facture et, donc, des emprunts mais également des inventions « tribaux » appuyés.

L’ensemble est aussi réussi qu’inattendu et s’est révélé passionnant avec cet Acte 1 du Serpent et la Lance.

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

Repost0
23 novembre 2019 6 23 /11 /novembre /2019 15:42

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  CORTO MALTESE. LE JOUR DE TAROWEAN

 

 

C'est de qui ? Pellejero & Canales

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble et séparément.

 

 

Une planche:

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Le précédent opus du tandem en charge de la reprise de la série mythique de Pratt se déroulait avant La Balade de la mer salée. Si c’est également le cas de ce Jour de Tarowean, celui ci se place même « tout juste » avant.

 

En effet, le tout premier album des aventures du marin le plus célèbre de la BD Franco Belge commençait sur une case où le héros romantique dérivait sur les flots, crucifié sur un bout de bois.

L’intrigue de ce troisième album de Canales et Pellejero raconte comment Corto s’est retrouvé dans cette fâcheuse posture.

 

 

Et, soyons francs, il le fait plutôt bien. Flanqué du toujours cocasse (et fourbe) Raspoutine, Corto Maltese a pour mission de ramener un jeune prince indigène dans sa tribu ; en chemin il va prendre parti pour des autochtones lésés par l’Empire Britannique, avoir maille à partir avec une confrérie d’encapuchonnés comprenant un certain Moine Fou, croiser une presque sirène et une femme fatale …le tout sans se départir de son détachement amusé légendaire, de sa neutralité inébranlable (ou presque).

 

Riche en rebondissement ce quinzième Corto l’est aussi coté dessin avec un Ruben Pellejero qui a trouvé un équilibre entre son style (hérité des grands classiques du noir et blanc) et celui de Pratt, à mi chemin de l’hommage appliqué et d’une certaine appropriation toute à la fois discrète et subtile.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :ISLANDS IN THE STREAM

 

 

C'est de qui ? J. Goldsmith

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oh oui !

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si ce score ne fait as partie des plus connus de son auteur, loin s'en faut, il comporte néanmoins tout ce qui a fait la réussite des grandes partitions de Goldsmith.

 

Ce dernier avait déjà collaboré une poignée de fois avec le réalisateur de Islands in the stream, notamment pour le très bon Planet of the Apes, probablement l'un des dix meilleurs travaux de Goldsmith, et , à l'écoute de cette nouvelle coopération on eput clairement affirmer que les deux hommes étaient fait pour travailler ensemble.

 

Goldsmith ouvre le bal avec un thème principal joué aux cuivres, décliné à plusieurs reprises ensuite dans la B.O ; puis, entre underscoring et envolées dramatiques, panache sa musique avec des rythmiques enjouées, des cordes qui montent souvent dans les aigus et accélèrent la cadence avant d'être rejoint par le reste de l'orchestre.

 

Rarement le compositeur a marié avec autant de réussite les ambiances, insufflant dans un score dédié à l'aventure et aux grands sentiments, une vraie bouffée d'émotions diverses qui apporte une richesse et une originalité aux différentes mélodies.

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

 

Repost0
18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 11:34
 
 
 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LE SCORPION 12. LE MAUVAIS AUGURE.

 

 

C'est de qui ? Desberg & Marini

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble et séparément

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Le Scorpion, toujours affublé de son fils nouvellement découvert et du Hussard, est à la recherche de l’héritage de la famille Trebaldi, mais Nelio et Ansé vindicatifs s’il en est, ont également leurs propres intérêts à trouver ce secret des puissants.

 

Tous les protagonistes sont en place pour un ultime acte sanglant où d’aucuns y laisseront des plumes, voire pire !

 

Après avoir fait des infidélités au Scorpion en compagnie rien moins que de Batman, Enrico Marini revient à son héros pour mettre en image ce douzième épisode ô combien tragique, riche en émotion comme en action.

 

Si Desberg, scénariste de la série, continuera peut être l’aventure, c’est le chant du cygne du dessinateur sur celle-ci, et l’on sent qu’il a eu à cœur de livrer un énième album des plus soignés. Aux ambiances sombres et froides de son Batman de l‘an passé, l’Italien oppose ici des ocres lumineux, des paysages bucoliques aux teintes très réussies et, comme toujours, une narration aux petits oignons avec des personnages beaux et expressifs.

 

L’histoire est fort sombre par contre, menée tambour battant et dénoue certains fils scénaristiques avec brio, laissant la porte ouverte pour une suite qui devrait remettre les choses à plat.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

C'est quoi :THE AVENGER OF VENICE

 

 

C'est de qui ? Lavagnino

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? A une époque où ce sont les westerns et les péplums qui dominent la production de la Cinecitta, cette série B d’aventure sait tirer son épingle du jeu en proposant un scénario certes classique – le héros accusé à tort, trompé, enfermé qui réussit à s’enfuir et revient se venger- mais aux décors dépaysants et avec une belle B.O.

 

Elle est signée Lavagnino dont c’est la cinquième œuvre pour le grand écran en cette seule année 1964. On sent dans sa partition que le compositeur transalpin apprécie le répit que lui permet cette commande, abonné qu’il est aux genres cités plus haut.

 

En effet son thème principal adroitement décliné tout au long du long métrage, fait la part belle au suspense sombre via une rythmique martelée par quelques notes de piano dans les graves sur lesquelles le hautbois et les cordes viennent broder d’intéressants motifs.

Si quelques passages un rien trop romantiques peuvent dénoter sur ce douzième épisode du Scorpion, le reste du score est tout indiqué pour accompagner la tragédie qui clôt ce cycle !

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

Repost0
15 novembre 2019 5 15 /11 /novembre /2019 10:39

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LA BALLADE DU SOLDAT ODAWAA

 

 

C'est de qui ? Apikian & Rossi

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Rossi

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Le soldat Odawaa est une légende au sein de l’armée française en cette année 1915 où les grandes puissances s’enlisent dans un conflit meurtrier. Originaire d’une tribu indienne du Canada, il a débarqué avec quelques-uns de ses pairs au sein d’une troupe canadienne dépêchée sur place. Utilisant les techniques furtives de chasse de ses ancêtres, Odawaa est une plaie mortelle pour l’ennemi.

 

Quand une bande de maraudeurs allemands est signalée à l’État-major français, ce dernier demande au chef de l’escouade canadienne d’envoyer son prodige régler le problème.

 

On le sait peu mais, autant que ça puisse paraître étonnant, des amérindiens ont bel et bien été enrôlés dans les armées U.S et Canadienne et se sont retrouvés sur les fronts d’Europe lors des deux confite mondiaux du siècle dernier.

 

En apprenant ce fait, Cédric Apikian, dont le domaine d’activité est principalement le cinéma et la vidéo, a pondu un scénario pour le grand écran mettant en scène des soldats indiens fictifs (inspirés de personnages ayant réellement existés) durant la Première Guerre Mondiale.

 

 

La frilosité, voire l’immobilise du cinéma français n’aidant pas, le film n’a pu se concrétiser et Apikian, fan de BD par ailleurs, a adapté son histoire en cases et en bulles.

Et l’on ne peut que s’en réjouir vu la très bonne teneur de ce généreux one-shot, où scènes découpées au cordeau, séquences cinématographiques en diable et autres références multiples (mention spéciale au clin d’œil à Le Bon la brute et le truand en fin d’album), viennent émailler une histoire tendue et solide.

 

Pour mettre ce western guerrier en image le scénariste a eu l’immense chance de collaborer avec Christian Rossi (pour une première incursion on peut difficilement rêver mieux) qui livre un travail comme toujours impeccable qui, par moments, rappelle son W.E.S.T d’anthologie. Plus roots graphiquement (choix judicieux vu l’ambiance) que son précédent opus, déjà chez Casterman, cette Ballade prouve si ça avait été nécessaire, que le vieux routard n’a rien perdu de ce qui a fait sa réussite.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE SON

 

 

C'est de qui ? N. Barr

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui, une paire de fois.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Nathan Barr s’est fait un nom avec la musique de la série True Blood qui passait en quelques mesures du romantisme gothique à l’épouvante tendue. Sur The Americans, il a prouvé que son talent avait de multiples facettes et que, s’il reste un afficionado de l’underscoring atmosphérique, c’est toujours pour le bien de l’histoire pour laquelle il compose.

 

La B.O de The Son, saga familiale sur un background d’Histoire américaine, ne déroge pas à cette règle, proposant une alternance de pistes dédiées aux ambiances

Parfois quasi contemplatives et des passages bien plus nerveux où l’auditeur est mis à rude épreuve.

 

L’originalité de l’instrumentation de Barr vient de l’utilisation d’instruments rares et inattendus sur ce genre comme une autoharpe et une Nyckelharpe pour le côté « traditionnel » et un piano préparé pour l’aspect décalé/dérangeant de certaines pistes.

 

Ajoutez à cela une bonne dose s de suspense et d’actions où le reste de l’orchestre est mis à contribution avec parcimonie mais efficacité et vous obtenez une B.O originale à la personnalité manifeste qui ne démérite pas avec le one shot ambitieux de Rossi et Apikian.

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

 

 

 

 

Repost0

Présentation

  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
  • Contact

Rechercher

Tags