20 février 2026 5 20 /02 /février /2026 09:15





 

LA BD:

 


C'est quoi : THORGAL SAGA. LA DEESSE D’AMBRE



 

C'est de qui? Mangin & Bec



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Le Lombard





 

Déjà croisés sur le site? Oui.





 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ?  On le sait, le plus célèbre viking de la BD franco-belge est un chat noir! Enfin disons que, à l’image d’un Ulysse du nord, les dieux aiment jouer avec le destin de notre infortuné héros.

 

Cette fois-ci, c’est une ancienne déesse misandre qui l’a pris pour cible. Enfin pas lui directement puisque c'est sur son rejeton, Jolan, que tombe la malédiction.

 

Et le pire c’est qu’une fois encore, Thorgal est victime de son bon fond: parce qu’il  lui est venu en aide alors qu’elle allait se faire dépouiller par des voleur, une jeune femme offre une pendentif en ambre.

Ce dernier recèle un terrible charme: tout homme qui le porte tombe dans un sommeil profond, et c’est le tout jeune Jolan qui va s’amuser à mettre le collier.

 

Pour sauver son fils, Thorgal part à la recherche de la guerrière qu’il retrouve dans son village menacé par les flammes. Là, il découvre que tous les hommes qui ont approché les lieux ont également sombré dans le sommeil à cause d’exactions perpétrées par une bande de pillards.

 

C’est face à la déesse Huldra en personne que devra se dresser l’Enfant des étoiles pour tenter de sauver les victimes de son ire.



 

Pour ce 6° Thorgal Saga, Valérie Mangin et Christophe Bec ont choisi de placer leur histoire peu ou prou dans le premier tiers de la série mère, avant la naissance de Louve (avant le Cycle de Qa je dirais).

 

Écrit à quatre mains, le scénario est assez classique mais pas inintéressant, avec un bon rythme et assez de rebondissements pour ne pas lasser le lecteur.

On sent la connaissance et l’amour des deux auteurs pour la création de Van Hamme et Rosinsky.



 

Coté dessin et narration je suis un brin moins enthousiaste; si les décors sont la plupart du temps réussis et immersifs, avec une paire de belles pleines pages, Bec a, comme souvent des problèmes récurrents sur les visages et placement des personnages, probablement dûs à une habitude de travail “photo-réaliste” heureusement moins marquée ici que sur beaucoup d’albums qu’il a dessinés de par le passé.



 

Les amateurs du viking le plus malchanceux de la BD seront servis mais ce nouveau volet de la série alternative Saga manque à mon sens, de peu certes mais tout de même, de remplir le cahier des charges du principe de base, à savoir faire du Thorgal “personnel et alternatif”, ce que n’a finalement vraiment réussi que le premier opus, Adieu Aaricia.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : BLACK ANGEL



 

 

C'est de qui?  Trevor Jones



 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 

 

 


 

Ça donne Quoi ? A l’aube d’une riche (quoiqu’un peu en dent de scie, surtout sur la fin) carrière pour le 7° Art, Trevor Jones écrit la musique de ce moyen métrage, réalisé par le directeur artistique de Star Wars et Alien qui, lui par contre, ne percera jamais à Hollywood en tant que réal (et sa courte filmo fait plutôt peur d’ailleurs).



 

Black Angel est un récit de fantasy où le côté artistique l’emporte un peu sur l’histoire: les décors sont bien choisis et bien filmés, les costumes et maquillages tiennent leurs promesses (mention spéciale au méchant et son look à la Frazetta) et l’ensemble n’a pas trop vieilli si ce n’est que le film, à cause notamment de quelques ralentis inutiles, arrive à être plombés par des longueurs ce qui, pour une durée de 25 minutes, est un tour de force!



 

La musique de Jones est quant à elle une totale réussite, à la fois hypnotique et épique, avec des chœurs féminins hauts perchés habités, à la fois tonale et néo classique dans son approche,  annonciatrice évidente de celle que le compositeur Sud Africain va livrer l’année suivante à John Boorman pour son Excalibur.



 

Le film, redécouvert des décennies après sa diffusion au cinéma -en première partie de l’Empire Contre Attaque- est dispo sur youtube entre autre si vous souhaitez vous faire votre avis (et écouter la B.O de Jones)

 

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13 janvier 2026 2 13 /01 /janvier /2026 14:34




 

LA BD:

 


C'est quoi : AU SUD, L’AGONIE

 


C'est de qui? Labiano & Pealez



 

La Couv':


 



 

C'est édité chez qui? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui.




 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Les sales habitudes ont la dent dure! Des décennies après la Guerre de Sécession, la “Bible Belt” résonne toujours des rancœurs racistes de ses habitants blancs, surtout qu’une bonne partie d’entre eux, les “white trash” voient d’un fort mauvais œil que les anciens esclaves soient aujourd’hui parfois mieux lotis qu’eux.



 

Zacharie, un sang mêlé, ne s’en laisse pas remonter par les haineux qui l’entourent, menés d’une main d’acier par le révérend Lee, mais la liaison du jeune homme avec la fille -blanche- de son patron, est un risque mortel pour l’un comme pour l’autre.



 

Dans ce climat déjà tendu, le lynchage d’un ouvrier de couleur voit débarquer un agent fédéral qui prend fait et cause pour la minorité noire mais cache aussi un secret bien honteux pour l’époque.

 

La tension n’en finit pas de monter et, pour clore le tout, un dangereux criminel s’est évadé du pénitencier voisin et revient dans la petite ville pour se venger!



 

Second tome de leur trilogie noire, Au Sud, L'Agonie est une réussite à plus d’un titre!

Polar au suspense haletant mais aussi chronique sociale et historique documentée et réaliste, le scénario du stakhanoviste Philippe Pelaez prend le lecteur dès les premières pages pour ne le lâcher qu’à la conclusion de cette tragédie noire.

 

Si l’on voulait chipoter on pourrait trouver qu’il y a peut être trop d’intrigues parallèles (celle de l’évadé aurait pu être omise sans nuire à l’histoire), mais rien qui enlève à la maestria du récit.



 

Hugues Labiano de son côté rend à merveille l’ambiance moite de cette Georgie des années 30 à laquelle il apporte un souci du détail réaliste dans ses décors comme ses costumes et son casting est également des plus convainquant.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : ANGEL HEART




 

 

C'est de qui? Trevor Jones




 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 

 

 


 

Ça donne Quoi ?  S’il y a bien une expression qui peut décrire la filmographie de Trevor Jones c’est « en dent de scie ».

 

En effet, le compositeur d’origine sud-africaine a, au milieu de séries B voire Z, une grosse poignée de pépites musicales qui font partie de modèles du genre (quel qu’il soit).

 

Citons au hasard Excalibur, Mississippi Burning, Le Dernier des Mohicans, ou encore Dark City.



 

Au mitan des années 80, Alan Parker tourne une adaptation plutôt inspirée d’un roman noir qui bénéficie au générique de la présencee d’un Mickey Rourke alors au sommet de sa gloire (l’expression utilisée plus haut pour la carrière de Trevor Jones s’appliquant d’ailleurs parfaitemnt à celle de Rourke également) et de son art et d’un De Niro qui cabotine on ne peut plus!



 

Le compositeur sud africain écrit une bande originale jazzy, menaçante et séduisante, mettant en avant -époque oblige- des synthés sombres (mais qui n’ont pas trop mal vieillis), des échantillons de vibraphone, une basse acoustique et des cuivres, ainsi que le jeu puissant du saxophoniste ténor Courtney Pine. 



 

La musique originale de Jones pour « Angel Heart » a également eu une grande influence sur les thrillers érotiques et néo-noir qui ont proliféré dans les années 80/90.

 

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2 juin 2025 1 02 /06 /juin /2025 14:19


 

LA BD:





 

C'est quoi ? LA MARCHE BRUME. LES CHIMERES.



 

C'est de qui ? Stéphane Fert

 

 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Dargaud



 

Déjà croisé sur le site? Oui



 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Séparée de ses compagnes, et affublée de la tête tranchée de l’ex compagnon de sa mère adoptive, Tempérance part affronter la menace ultime tout en retrouvant par bribes, lors de visions fugaces, des éléments de son passé qui semble remonter à la catastrophe qui a plongé le monde dans la brume.



 

De leur côté les brouches tentent de survivre tant bien que mal face aux multiples dangers que représentent à la fois la brume omniprésente et les omnis traqueurs de mutants.



 

Il nous aura fallu patienter deux ans pour lire enfin la suite de la Marche Brume mais l’attente se justifie par le travail d’orfèvre du dessinateur qui peaufine son bestiaire, panache ses décors et soigne ses ambiances et son lore.



 

Coté scénario, cette sombre fable féministe a le mérite de renouveler le post-apocalptique, genre pourtant ultra rabaché depuis les succès d’oeuvres comme La Route de Mc Carthy, ou The Walking Dead en version comics puis TV en s’inspirant de l’Histoire et de ses débrodements passés comme récents (totalitarisme, catastrophe écologique, etc…)





 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : RÊVES SANGLANTS



 

C'est de qui ? T. Jones




 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 

 


 

Ca donne Quoi ? D’un film d’horreur du début des années 80 on pouvait à juste titre redouter une avalanche de synthétiseurs et autres sons électroniques inécoutables aujourd’hui. Pourtant, Trevor Jones, dont c’est l’un des premiers score (mais qui vient de pondre l’excellent Excalibur de Boorman), écrit un thème où mélancolie et épique se côtoient pour le meilleur, joué essentiellement par les cordes et le piano.

 

 

 

Un piano très hermannien dans ses répétitions de notes saccadées en opposition à une flute beaucoup plus mélodique.

 

 

Pour les parties dédiées à l’action et à l’évocation du suspense et de l’épouvante, il utilise certes quelques effets bien datés mais qui restent purement au service d’une  partition complexe et l’alternance entre un mélo presque sirupeux et une tension appuyée donne un effet assez remarquable.

 

Une B.O rare et peu connue qui mérite d’être réécoutée tant les idées foisonnent et les diverses ambiances sont bien rendues.

 

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6 septembre 2023 3 06 /09 /septembre /2023 07:10


 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? BELA LUGOSI



 

C'est de qui ? Thirault & Mousse



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui pour les 2.



 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Comment un acteur hongrois de seconde zone, émigré aux States sans même parler la langue, où il sera  cantonné quasiment toute sa carrière à des rôles anecdotiques dans des séries B de genre, a pu devenir une véritable icône gothique, à jamais associée à l’image d’une des créatures les plus mythiques de la culture fantastique.



 

C’est ce que cette bio de Bela Lugosi, écrite par Phillipe Thirault et fort joliment mise en image par le trop rare Marion Mousse (oui, oui, Marion est bien un homme, pour la petite histoire c’est un pseudo qu’il s’est choisi en référence au prénom original de John Wayne) nous raconte en choisissant un angle d’attaque original, celui des flash back narrés par l’une des anciennes épouses de l’acteur à un fan transi venu rendre visite à un Bela Lugosi à l’article de la mort.



 

Moins didactique que l’autre bio de l’acteur sortie il y a une paire d’années, l’album met l’accent sur quelques anecdotes intéressantes, sans chercher à glorifier un homme qui avait ses travers -le jeu, l’alcool, les femmes- et que ces derniers auront mené à une certaine déchéance.



 

Dans son style cartoony ô combien original et expressif, utilisant à merveille le noir et blanc et les travail sur les à-plats d’ombres -notamment dans les scènes de film, Dracula en tête- Marion Mousse rend un bel hommage à tout un pan du cinéma d’une époque certes fort lointaine à l’ère d’internet et des images informatiques, mais toujours bien présente dans la culture populaire.





 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :L’OMBRE DU VAMPIRE



 

C'est de qui ? Dan Jones



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 


 

 

Ca donne Quoi ? S'il est un nouveau venu dans le monde de la B.O quand il signe pour la partition de L'Ombre du Vampire, Dan Jones entend bien ne pas le rester et prend sa tâche avec beaucoup de sérieux.

 

 

 

S'inspirant de la musique d'époque, à base de cordes telles que la harpe, et l'enrichissant de thématiques toutes droit issues du score de film d'épouvante, Jones propose une musique hybride originale et éthérée réservant de réels moments de tension sourde.

 

 

 

Le tour de force du compositeur est d'arriver à faire sonner sa musique comme celles qui accompagnaient les films muets (rappelons que le film est une évocation du tournage du Nosferatu de Murnau) tout en lui conférant une modernité manifeste.

 

 

 

Un score atypique et rare très agréable sur l’évocation de celui qui sera à jamais LE Dracula du 7° art.





 

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15 mai 2023 1 15 /05 /mai /2023 09:47




 

LA BD:





 

C'est quoi ? ALEA DRUMMAN



 

C'est de qui ? Dobbs, Looky & Siamh



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste



 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Aléa Drumman, jeune femme au caractère bien trempé, et sabreuse de talent, est également la fille du tristement célèbre pirate Barbe Noire.

Cherchant à se venger de l’officier anglais qui aurait décapité son père elle apprend que Rackham, un autre pirate, aurait en sa possession la tête de Barbe Noir et que cette dernière …parlerait.

 

Voilà notre intrépide héroïne lancée à la poursuite du pirate, grimée en jeune homme pour intégrer son équipage, mais tout ne va pas se passer comme elle l’espérait.


 

Bon, si Raven, pour comparer avec un autre récit de piraterie en bd par exemple, m’avait beaucoup plu, j’ai eu plus de mal à lire ce premier tome (sur 2) d’Aléa Drumman.

 

Le rythme de la narration est soutenu, les rebondissements nombreux et, si l’on excepte un peu de fan service inhérent au genre (quoique), Dobbs déroule son scénario avec métier et ce dernier est plutôt bien servi par le dessin de Siamh, dans un style semi-réaliste dans la lignée des albums fantasy de chez Soleil, colorisé dans un esprit proche.


 

Après je pense que je ne suis pas du tout la cible de ce genre de récits mais nul doute que les amateurs d’aventures teintées de fantastiques apprécieront.






 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :NATE AND HAYES



 

C'est de qui ? T.Jones



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Obscur long métrage de pirate du début des années 80, Nate and Hayes permet à Trevor Jones de continuer dans la lignée de ses deux précédents travaux, le mythique Excalibur et The Dark Crystal.

 

Si on en retrouve les arrangements fantastiques (au sens littéraire du terme n’est-ce pas) on a droit également ici, genre oblige, à de l’aventure bon ton, un peu de romantisme et pas mal d’action, tous ingrédients qui composent le premier tome d'Aléa Druman.

 

On décèle également des influences orientales dans certains passages, ce qui est également de bon ton ici ; alors c’est vrai l’ensemble de la B.O est un peu trop optimiste vu la dureté du ton, mais, au final, cette musique un brin décalée rajoute un peu d’originalité à la lecture.






 

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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