31 août 2020 1 31 /08 /août /2020 07:37
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES NOUVELLES AVENTURES DE BARBE ROUGE

 

 

C'est de qui ? Kraehn & Carloni

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà croisés sur le site?Oui pour le scénariste 

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Il y a plus de 30 ans de ça (si, si, et c’est en écrivant cette phrase que je me rends compte que je commence à être vieux !), je m’en souviens encore avec déchirement, je m’étais fait confisquer lors d’une perm’ au collège mon album souple de L’Ile de l’Homme Mort, cadeau de la station essence Elf à mon paternel une paire de décennies plus tôt.

 

Et depuis je n’avais pas ré-ouvert un album de Barbe Rouge (vous parlez d’un traumatisme !) jusqu’à cet été où je me suis replongé dans le premier volume de l’intégrale chez Dargaud (et son singulier choix de recoloristaion !) où je me suis régalé avec la première double aventure du pirate rouquin et de son fils adoptif.

 

Mais voici que cette rentrée 2020 nous amène une reprise pour le moins inattendue de la série, plus de 60 ans après sa naissance conjointe au journal Pilote.

 

Au scénario on retrouve Jean Charles Kraehn, habitué des séries à costumes qui imagine la carrière du pirate, dorénavant rangé des abordages sanglants, devenu corsaire au service du roi. Suite à une altercation avec la garde notre irascible barbu est envoyé gérer le cas d’un compatriote écumeur qui se fait appeler le spectre et fait régner la terreur dans les eaux des Antilles.

Ce que Barbe Rouge et ses compagnons prenaient pour une mission de routine va vite se transformer en cauchemars où les fantômes du passé resurgissent et les dangers s’accumulent.

 

Si le scénariste n’a peut-être pas la verve de l’illustre créateur de Barbe Rouge il s’en tire néanmoins avec les honneurs, proposant une aventure pleine de rythme et de rebondissements.

Pas de comparaison de style graphique par contre entre les époques puisque l’italien Stefano Carloni opte pour un trait  réaliste poussé en lieu et place de la ligne claire colorée d’Hubinon. Par contre même soucis du détail dans les navires, les décors et les affrontements.

 

De Nouvelles Aventures qui devraient plaire au public d’aujourd’hui, gâté coté pirates après le Raven de Lauffray (déjà chez Dargaud) et qui en profitera peut être pour se pencher sur les albums historiques de Barbe Rouge.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :CAPTAIN HORATIO HORNBLOWER

 

 

C'est de qui ? R. Farnon

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Etrangement non.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? De formation musicale militaire et jazz (trompettiste pour Gilepsie entre autre) Farnon s’est rapidement tourné vers la musique de film, principalement dans les registres de l’humour et de l’aventure avec un grand A.

 

Pour ce film de batailles navales napoléoniennes avec amourette contrariée en filigrane, il met en œuvre tout son savoir-faire de compositeur et arrangeur dans une poignée de thèmes qui mettent notamment en avant toute une panoplie de cuivres.

 

Le canadien s’en donne à cœur joie avec des motifs en canon, des transpositions de phrases, le tout aussi enjoué qu’héroïque. Les mélomanes amateurs décèleront dans cette partition l’influence que Farnon aura sur ses pairs dans les décennies à venir, de John Williams à Goldsmith.

 

Un score old school amusant sur cette reprise d’une série historique grand spectacle.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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17 août 2020 1 17 /08 /août /2020 12:52
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  20 000 LIEUES SOUS LES MERS

 

 

C'est de qui ? G. Gianni

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Mosquito

 

 

Déjà croisé sur le site? Probable

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Garry Gianni, artiste de formation classique qui a débuté comme illustrateur pour la presse, s’est frotté aux plus iconiques personnages du comics, dés les années 90, de Batman à Hellboy avant de devenir, pendant presque un décennie, le repreneur officiel de l’un des titres les plus marquants du 9° Art : Prince Valiant.

 

Avec son style graphique old school précis et expressif, hérité des grands de l’illustration, il n’est pas étonnant que, quand il décide de s’orienter vers le comics, il débute par l’adaptation d’un classique de la littérature d’aventure ; le 20 000 Lieues sous les mers de Jules Verne.

 

 

Terrain de jeu idéal pour le crayon de l’artiste américain – fort bien réhaussé par les couleurs du couple Keegan - qui rappelle fortement les livres d’époque, ornés de dessins de Gustave Doré et ses pairs, le texte de Verne retrouve, un peu paradoxalement, une seconde jeunesse avec cet album que tout amateur de BD, tous genre confondus, se doit de (re)découvrir !

 

C’est cette version puissante et évocative que Mosquito a décidé de traduire en VF il y a une paire d’années, après avoir proposé au public francophone le très réussi Corpus Monstrum.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :ORCA

 

 

C'est de qui ? E. Morricone

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Fort souvent.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si, forcément, en écrivant des dizaines de scores par années Morricone prenait le risque de s’auto citer voire, dirons les mauvaises langues, de se parodier, la B.O d’Orca, sa seule collaboration avec le réal’ Michael Anderson, échappe à la critique.

 

Certes on y retrouve une voix féminine haut perchée et lyrique qui n’est pas sans rappeler les grands thèmes westerns de l’italien, mais le reste de la musique du film tend plutôt pour des compositions mélodramatiques aux notes qui durent.

Le motif récurrent aux vents est souvent accompagnée de parties de cordes qui virevoltent, rappelant un peu certains passages de Once Upon A Time in America mais en moins marqués.

 

Il aurait peut-être fallu un peu plus de pistes dédiées à l’action ou au suspense pour que cette B.O soit parfaite avec la version du roman de Verne par Gianni mais, en l’état, c’est déjà une très belle musique d’accompagnement où l’ambiance d’aventure quasi héroïque est très agréable sur la vision de l’artiste.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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10 août 2020 1 10 /08 /août /2020 13:00
 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  GIPSY

 

 

C'est de qui ? Marini & Smolderen

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, mais pas ensemble.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans un monde post apocalyptique où les guerres de clan font rage et où la planisphère est traversée d’une immense route un routier gitan fort en gueule et débrouillard lie des alliances parfois hasardeuses et remplit des missions tut aussi risquées, le tout en essayant de rester en vie et de protéger sa sœur au sein d’un chaos organisé et d’ennemis parfois retors !

 

L’une des toutes premières séries de Marini au dessin vient de voir une intégrale fort abordable paraître qui réunit les 6 tomes parus.

 

 

Si sur la première aventure l’influence graphique d’Otomo est plus qu’évidente (Akira vient d’être édité en VF à l’époque avec le succès que l’on sait) pour ne pas dire pesante parfois, dès la suite on sent que  Marini a trouvé son style qu’il va affiner au fur et à mesure des tomes, jusqu’à reprendre certains designs de personnages pour ses futures travaux : le frère du Gipsy et l’une des filles de la première trilogie sont les brouillons des héros de Rapaces, la Sorcière ne dénoterait pas dans le Scorpion

 

Il faut lire Gipsy en gardant à l’esprit que c’est une série qui ne se prend pas la tête, les scénars de Smolderen font la part belle à l’action, les cascades, l’humour et…le fan service, chaque volet étant garni de ce qu’il faut d’héroïnes dénudées et bien pourvues.

Cela étant ça reste de l’anticipation bien foutue qui va à 100 à l’heure et qui n’a quasiment pas pris une ride. Du grand spectacle bubble-gum qui se laisse lire agréablement en ces temps plutôt incertains et maussades !

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :BIRDS OF PREY

 

 

C'est de qui ? D. Pemberton

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Depuis le succès plus ou moins mérité de Deadpool, les studios produisant du film de super héros se sentent obligés de mettre de l’humour plus ou moins gras dans toutes leurs grosses machines avec plus ou moins de réussite.

Quand un film a déjà de sérieuses lacunes coté scénar, aller croire que les vannes et autres gags vont sauver le naufrage est une leçon qu’Hollywood n’a semble-t-il pas compris.

Nous voici donc devant ce Bird Of Prey qui surfe sur la vague de célébrité de Margot Robbie, bonne actrice au demeurant mais qui se sent obligé ici d’en faire des tonnes face à un casting aussi improbable que l’intrigue est inexistante. Tempérons ces propos pessimistes (mais réalistes) en reconnaissant que confier la musique de ce clip fatiguant à Daniel Pemberton soit probablement la seule chose positive du long.

 

Si moins intéressante que certaines de ses précédentes musiques, celle de Birds Of Prey permet à Pemberton de faire un truc qu’il affectionne et qui lui réussit : mélanger les genres.

Ici on oscille entre le rock seventies, le western spaghetti et la musique de super héros plus burnée. Le cocktail se révèle plutôt bon, bien qu’à certains moments un peu too much, mais vu la démesure constante de la saga Gipsy, on dira que le duo était fait pour s’entendre !

 

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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4 août 2020 2 04 /08 /août /2020 07:06
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  PHILBY NAISSANCE D’UN AGENT DOUBLE.

 

 

C'est de qui ? P. Boisserie & C. Gaultier.

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Les Arènes

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, pour le scénariste comme pour le dessinateur.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Qui est Kim Philby, agent secret britannique ayant succombé aux sirènes de Moscou et jouant sur les deux tableaux pendant deux décennies avant de devoir fuir pour la capitale soviétique quand les masques tombent ?

Eh bien c’est lui-même qui va le raconter à un compatriote venu le rencontrer à l’automne de sa vie, n’omettant aucun détail de sa carrière dangereuse…mais, avec un espion –doublé d’un traitre- on ne sait finalement jamais si tout est vrai !

 

Pierre Boisserie, en spécialiste de la BD d’Histoire, passé maître dans l’art de raconter des faits réels en les rendant aussi prenants qu’un bon scénar de fiction, livre ici une bio en flashback pour laquelle il n’a pas eu besoin de trop enjoliver ou romancer la réalité tant celle-ci est riche à l’origine.

 

Christophe Gaultier de son côté, comme sur le précédent ouvrage qu'il a signé aux Arènes,  rend une copie plus sobre que ce à quoi il a pu nous habituer, avec un encrage marqué sur une ligne claire soignée que Marie Galopin, comme à son habitude, embellit d’une palette bien choisie.

 

Un one shot qui plaira aux amateurs d’Histoire pas didactique pour un sou et aux fans de romans d’espionnage.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : UNDER FIRE

 

 

C'est de qui ? J. Goldsmith

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Fort souvent.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Goldsmith, alors au pinacle de sa carrière, sait choisir ses projets et, surtout, les travailler avec soin. Sur ce film de guerre où des journalistes ricains couvrant l’évènement tombent amoureux le maestro varie l’instrumentation et opère des mariages payants.

 

Aux pistes axés suspense –domaine dans lequel Goldsmith est passé maître- il oppose des thèmes limite surréaliste sur les paysages dévastés par les combats, limite atmosphérique, loin des clichés du genre habituels.

 

Alors c’est sur l’utilisation de la flute de Pan (et d’un peu de synthés très années 80) de ci de là est à zapper à la lecture de l’album de Boisserie et Gaultier mais la guitare de Pat Metheny (excusez du peu) amène une couleur aussi inattendue qu’originale et un petit côté léger qui colle pas mal à la personnalité de Philby tel que croqué par le duo d’auteurs.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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1 août 2020 6 01 /08 /août /2020 09:20
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LE CHATEAU DES ETOILES. DE MARS A PARIS.

 

 

C'est de qui ? A. Alice

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres

 

 

Déjà lu chez nous? Oui

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Impuissants à contrecarrer l’invasion de Mars par les Prussiens, nos héros se voient contraints de quitter la planète Rouge pour retourner sur Terre et chercher un appui du coté de Napoléon III.

 

Mais Séraphin va bientôt être tiraillé entre amour filial et loyauté envers un peuple pacifique qui pourrait tant leur apporter, et notre jeune héros idéaliste se retrouve dans une situation bien difficile où il risque de laisser autant de plumes que d’illusions.

Pendant ce temps,  Sophie et Loïc cherchent la solution ailleurs, dans les forêts d’Haute Auvergne où une surprise de taille les attend également.

 

 

Ce cinquième tome est également le début du nouveau diptyque du Château des Etoiles, album d’un certain passage à l’âge adulte pour nos attachants personnages sous la plume et les pinceaux toujours aussi inspirés d’Alex Alice qui étoffe sa série, à la croisée des chemins des genres et des influences, avec toujours cette personnalité manifeste et d’indéniables qualités.

 

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : AROUND THE WORLD UNDER THE SEA

 

 

C'est de qui ? H. Sukman

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Après trois décennies de séries B allant d’un extrême à l’autre dans les genres, Harry Sukman connaît enfin une certaine notoriété avec la musique de la série Bonanza mais, surtout, celle de l’adaptation TV réussie de Salem’s Lot d’après Stephen King.

 

Around the world under the sea est un exemple assez marquant des productions de son auteur : de la B.O bien calibrée écrite pour un orchestre certes réduit mais où chaque instrument a son importance. On y appréciera par exemple les parties de hautbois et de clarinette qui, toutes proportions gardées, s’inscrivent dans cette mouvance musicale illustrative initiée en leurs temps par les grands compositeurs classiques, Prokoviev en tête.

 

On est ici sur du score d’aventure bon enfant avec ses parties grand spectacle qui n’ont pas à rougir de la comparaison avec les gros budgets de l’époque.

Sur une série comme Le Château des Etoiles, où les ambiances et l’esprit rappellent aussi bien les récits de SF d’antan que  les impérissables de Myazaki, on est dans les clous !

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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