21 décembre 2020 1 21 /12 /décembre /2020 12:41
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  MIRAGES ET FOLIES AUGMENTEES

 

 

C'est de qui ? Druillet

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà lu sur le site? Oui

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? En cette période où l’on a plaisir à offrir de beaux livres, Glénat a pensé aux amateurs de l’un des plus grands auteurs de SF de BD français, Druillet himself, en proposant une version enrichie de Mirages.

 

Sous la couverture argentée, le lecteur explore, par thèmes, des périodes clés du tout début de la carrière de l’auteur, commentées par lui-même. Si les premiers font hésitants, pour ne pas dire amateur, avec une première aventure de Lone Sloane qui a fort mal vieillie, dès la partie sur les hommages à Lovecraft, on retrouve toute la folie et la maestria graphique du dessinateur. Ses quelques pages du Necronomicon sont saisissantes, on peut sans peine comparer ses visions du mythe de Cthullu à celle d’un Breccia, les deux auteurs partageant une approche visuelle unique.

 

 

La –grosse- part sur les récits courts est, à mon sens, à réserver aux afficionados du maître tant certains sont anecdotiques, exutoires voire outranciers ou simplement trop datés (et je ne parle même pas des graphismes de certains).

 

On retrouvera pèle mêle dans le reste de ce Mirages des collaborations intéressantes, avec des accents très Metal Hurlant de l’époque, dont un sympathique Firaz et la ville fleur avec Picotto aux crayons, le Mage Acrylic, un peu daté et deux récits avec Gotlib (dont un bien décalé, où l‘on reconnaît bien la patte du papa de Gai Luron).

 

 

Une somme d’œuvres qui ont plus de 40 ans au compteur, embryons prometteurs d’une carrière magistrale s’il en est.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :IN DEN GARTEN PHARAOS

 

 

C'est de qui ? Popol Vuh

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si pour moi les teutons de Popol Vuh sont indissociables de l’œuvre barrée du cinéaste Werner Herzog (et de la tronche hallucinée de Klaus Kinsky), la douzaine de galettes qu’ils ont sorties en marge de leurs B.O sont au moins autant, si ce n’est plus, digne d’intérêt pour tout auditeur qui ne serait pas allergique à l’expérimentation psyché coté obscur de la force du début des seventies.

 

A la croisée des chemins musicaux du Miles Davis de Bitches Brew, des Pink Floyd, du MahaVishnu Orchestra ou, évidement, de Tangerine Dream, Popol Vuh explore les plages planantes, défrichant les espaces encore inexplorés à la limite du free jazz et de la New Age naissante.

 

Alternant, d’une piste à l’autre, entre piano solo simplement accompagné de percussions tribales hypnotiques,  orgue spectrale ponctuée de grands coups de cymbales gothiques, électro avant-gardiste pointue ou encore cuivre arabisant plein de reverb, le groupe livre un bel échantillon de ses expériences sonores dans cet album qui, tout aussi marqué que Mirages et Folies Augmentées, a cependant mieux vieilli, si l’on peut toutefois avancer cette comparaison.

 

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 15:44
 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  THE GOLDEN AGE

 

 

C'est de qui ? Robinson & Smith

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Urban Comics

 

 

Déjà croisés sur le site? Je dirais que non.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Pas facile de (re)trouver sa place dans cette Amérique post seconde guerre mondiale, quand on est une icone en collants dont les super-pouvoirs, autrefois gages de stratification par le commun des mortels, est devenu quasiment une tare.

C’est ce que disent peu ou prou les membres de la Justice Society of America alors qu’ils peinent à aborder sereinement le cap d’une ère nouvelle.

Entre problèmes psychologiques, de couple, ou encore d’ego nos héros vont néanmoins devoir mettre tout leurs soucis de côté afin de faire face à une menace qui va venir…de l’intérieur !

 

Si l’on pensera inévitablement quelque part à l’œuvre de démystification des super héros par Alan Moore, Watchmen en tête, ne cherchons pas là pour autant une comparaison qui n’a pas lieu d’être.

La minisérie de Robinson et Smith, parue quasi après une décennie celle de Moore et Gibbons mais bien moins médiatisée, si elle aussi évoque des personnages classiques remis au goût du jour (enfin celui des années 90 le cas présent), affublés de névroses et de failles terriblement humaines qui déboulonnent leurs piédestaux, n’a pas la même ambition, et le sous texte et l’aspect méta n’y sont pas autant développés.

 

The Golden Age se veut plus direct, plus terre à terre et récréatif (le cerveau d’Hitler implanté dans un super héros, c’est digne d’une bonne vieille histoire des Contes de la Crypte !) moins référencé, en un mot plus accessible.

 

Cet éclairage sur un groupe phare de chez DC est illustré dans un style qui n’est pas sans rappeler parfois celui du regretté Darwyn Cooke même si moins original à mon goût et la colo n’a pas trop pris de rides contrairement à beaucoup de choses sorties durant cette décennie.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :TRON

 

 

C'est de qui ? W. Carlos

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Pas sur

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Satisfaire au cahier des charges de Disney, même si l’on parle ici d’un film « live » loin des grosses machines animées des studios, tout en gardant sa personnalité musicale propre n’est pas donné à tout le monde. Si pas mal de compositeurs ont passé l’épreuve avec les honneurs d’aucuns s’y sont cassés les dents et les B.O des longs métrages Disney pondus ces dernières années (une décennie au bas mot) sont fort loin des réussites artistiques des rands classiques.

 

Wendy Carlos, déjà à l’œuvre sur le Shinning de Kubrick (tout de même !) prouve qu’elle fait partie de la première catégorie sur la B.O de Tron, film culte s’il en est qui, même s’il a mal vieilli, reste un mètre étalon de la SF.

 

Elle ressort son Moog qu’elle incruste au sein d’un orchestre symphonique, naviguant entre modernité audacieuse (nous sommes en 82) et illustration sonore grand spectacle. Si elle sacrifie au style grand public avec des thèmes héroïques pleins de suspense et d’aventure, les accents futuristes de ses arrangements, les clins d’œil aux musiques de jeux vidéo de l’époque (le _ bit pour ceux à qui ça parle) sont encore très fun à entendre aujourd’hui et, avec le comics du jour, prennent un côté décalé bienvenu qui appuie l’ambiance rétro historique du titre.

 

 

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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 13:51
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  NEW CHERBOURG STORIES. LE SILENCE DES GRONDINS.

 

 

C'est de qui ? Gabus & Reutimann

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Déjà croisés sur B.O BD? Oui sur le tome 1.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Menacés par l’activité humaine les créatures sous-marines connues sous le nom de grondins, avec leurs montures cachalots hybrides, se sont éloignées des côtes et ne donnent plus signes de vie. Notre équipe d’agents spéciaux de la police de New Cherbourg expérimente donc de grands scaphandriers robotisés pour tenter de renouer le contact.

 

Pendant ce temps, à terre, Gus et son camarade font la connaissance d’une excentrique vieille dame, gardienne d’un musée privé et arnaqueuse à ses heures qui offre à notre jeune dresseur de mouettes un étrange Cristal qui va s’avérer capital pour la suite des évènements.

 

 

L’aspect parfois un peu décousu que peut avoir cette suite s’explique peut-être par sa prépublication dans un journal régional (local ?) mais donne, je trouve, cette saveur d’histoire « feuiletonnante » des bd d’antan, impression renforcée aussi bien par l’époque à laquelle se déroule cette uchronie que par le style graphique dans la droite lignée de la ligne claire des grands noms de la BD franco-belge.

 

New Cherbourg Stories est un peu un ovni dans le paysage actuel et, rien que pour ça, vaut la peine d’être découvert et reconnu à sa juste valeur. 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LES YEUX DE LA FORET

 

 

C'est de qui ? S. Meyers

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu dans le coin? Une paire de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Les années 80 n’ont pas que du mauvais, j’en veux pour reuve que mêm les studios Disney durant cette décennie ont proposé une poignée de films « live » loin d eleur ligne directrice habituelle qui ciblait –avec réussite si ce n’est succès commercial- un public plus agé que les amateurs de dessins animés.

Ainsi j’ai pu découvrir l’excellent Dragon du Lac de Feu, le terrifiant la Foire des Ténèbres, le trippant Tron et, donc, ce curieux mais stressant –à l’époque du moins- Yeux de la forêt.

 

Autre particularité du studio aux grandes oreilles à l’époque : la qualité de ses bandes sons, même sur des films de seconde zone. Aux cotés de pointures comme Henry Mancini, Alex North ou encore James Horner, on retrouve donc Stanley Meyers derrière le pupitre de ce film de maison hantée. Le compositeur anglais, qui a touché un eu à tous les genres et sort de l’éprouvent Voyage au bout de l’Enfer de Cimino, n’a que peu abordé le cinéma fantastique.

 

Pourtant il s’en sort ici avec les honneurs avec une partition certes assez balisée mais qui sait être continuellement intéressante via des idées originales comme l’utilisation d’un xylophone qui fait penser à une boite à musique enfantine, des percussions et des basses utilisées de façon assez peu habituelle au cinéma et, à quelques exceptions près - les cordes stridentes en boucles font un peu trop penser à Bernard Hermmann – Meyeers sait apporter une personnalité manifeste au fim.

 

Du suspense old school plutôt raccord avec ce second tome des New Cherbourg Stories et leur coté cinéma de quartier sympathique.

 

 

 

 

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12 octobre 2020 1 12 /10 /octobre /2020 16:33
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  CAPTAIN GINGER

 

 

C'est de qui ? Moore & Brigman

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt Comics

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Le lointain futur, alors que les humains ont semble-t-il disparus les chats sont dorénavant dotés de la parle ( et de l’ « intelligence ») qui va avec et errent dans l’espace à bord d’un gigantesque vaisseau où ils tentent, sous la houlette du Capitain Ginger, de s’organiser en société.

Mais entre les assauts de Lumen - extraterrestres hostiles- la démultiplication des individus et la raréfaction des denrées, un problème de survie crucial se pose.

Nos félins stellaires vont alors devoir passer outre les rivalités et les rancœurs pour tenter de découvrir d’autres espaces vitaux.

 

Sous ses airs de Space Opéra, les deux auteurs apportent à cette minisérie animalière (oui, encore !) une touche d’originalité au genre (la SF) en proposant des protagonistes qui ont à gérer aussi bien des problèmes humains qu’animaux et, en filigrane, évoquent une sorte de nouvelle évolution de l’espèce bien abordée.

Les graphismes semi réalistes sont détaillés avec d’intéressantes expressions sur les visages des diverses races de chat représentées et des décors travaillés (même si coté colo on est sur du comics disons…coloré !).

 

L’action, l’humour et le suspense sont également au rendez-vous et la galerie de personnages est suffisamment fournie pour rendre ce premier tome sympathique et donner envie de savoir ce qu’il va advenir ces héros atypiques, sachant que ça peut tourner aussi bien en 2001 l’Odyssée de l’Espace qu’en La folle histoire de l’Espace de Mel brooks !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :STRA TREK THE VOYAGE HOME

 

 

C'est de qui ? L. Rosenmann

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Pour ce quatrième opus de la franchise, Lenard Rosenman succède à – excusez du peu- Jerry Goldsmith et James Horner. Le compositeur relève le gant haut la main avec une B.O qui, si elle contient son lot de passages aussi héroïques qu’épiques,  sait faire les yeux doux à la comédie (assez présente dans cet opus) malgré une carrière peu orientée dans ce domaine.

 

Les cuivres et les percussions sont les rois de la fête, rivalisant d’énergie voire de fureur mais penchant aussi volontiers vers des mélodies plus enlevées voire cartoonesques parfois.

Si le score de ce Star Trek n’a pas eu le succès des précédents, Rosenmann y faisait néanmoins montre d’un savoir-faire et d’une variété admirables, ne se laissant pas engoncer dans le carcan de la B.O ç grand spectacle facile,  dans un cocktail explosif de genres qui va comme un gant à ce premier volet de Captain Ginger et ses thématiques multiples.

 

 

 

 

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20 septembre 2020 7 20 /09 /septembre /2020 14:03
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  APRES LE MONDE

 

 

C'est de qui ? T. Leman

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Sarbacane

 

 

Déjà lu chez nous? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? De grandes colonnes blanche sont apparues un peu partout sur Terre ; tout autour d’elles les êtres vivants ont commencé à disparaitre de façon aussi soudaine qu’aléatoire.

Héli, un jeune garçon dont la famille s’est volatilisé, essaye de retrouver des survivants dans ce monde déserté. Il va faire la rencontre de Selen, une fille qui a elle aussi perdu ses proches. Ensemble nos deux enfants perdus vont tenter de survivre alors qu’autour d’eux d’étranges créatures apparaissent et que les dangers du quotidien se révèlent parfois mortels.

 

Sur une histoire post-apo finalement assez classique, le jeune et prometteur Timothée Leman tisse une toile poétique et mélancolique aux graphismes en noir et blanc très maîtrisés.  Dans des décors ultra réalistes et détaillés, il fait évoluer ses deux personnages aux yeux immenses, réminiscence des gravures d’antan (ou héritage manga, c’est une autre perspective), le tout n’étant pas sans faire penser parfois aux travaux de Tony Sandoval.

 

Si graphiquement l’album, pour un premier, est ce qu’on peut appeler un « coup d’essai/coup de maitre », le scénario et sa fin (un peu) trop ouverte pourra faire tiquer les habitués du genre.

Dire que l’on attend le prochain album de Timothé Leman relève du coup du l’euphémisme !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :FORTITUDE

 

 

C'est de qui ? Ben Frost

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?Une oignée de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Une paire d’années avant l’excellente B.O de la non moins excellent série Dark, Ben Frost, touche à tout de l’électro-accoustique racée et éclectique, écrit le score de ce thriller horrifique qui se passe en arctique, pas très loin de l’Islande où le compositeur australien a élu domicile depuis un bail.

 

Les paysages désolés et la noirceur des scénarios ont semble-t-il inspirés Frost qui marie ici avec bonheur des expérimentations sur les effets sonores (glissandi de cordes, échos divers et variés, drones, distorsions …) et des mélodies plus classiques avec cuivres et cordes sombres, et notamment des passages jazzy incongrus mais diablement opportuns.

 

Si la musique de Fortitude n’a pas l’impact  de celle de Dark elle n’en n’est pas moins très intéressante, plus accessible et amène un surplus d’ambiance intéressant au beau one shot de Leman.

 

 

 

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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