10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 16:18

 

 

Quelque chose de bien plus old school, avec un duo de stars au casting, et qui s'inscrit dans la continuité du cycle "Blade Runner Blues", initié avec The Long Tomorrow de Moebius et O'Bannon :

 

 

 

LA BD :

 

 


C'est quoi : BLADE RUNNER : A MARVEL SUPER SPECIAL

 


C'est de qui : Al Williamson & Archie Goodwin

 

 

La Couv' :

(Toujours plus) de Science, (une bonne dose de) Fiction  /  Blade Runner : A Marvel Super Special Vs. E2-E4

Déjà lu sur le site ?

 

 

Une planche :

 

 

Ca donne Quoi ? Il y a généralement peu à attendre des adaptations de films en bandes dessinées. Toutefois, comme on a pu le constater dernièrement avec Cabal, lorsque producteurs et éditeurs s'accordent pour mettre sur le coup des artistes compétents, la donne peut se révéler payante. On l'aura compris, c'est donc plutôt à cette seconde catégorie que se rattache la version "papier" du Blade Runner de Ridley Scott. 

 

Publiée par Marvel en 1982, dans sa collection Super Special, agrémentée d'une splendide couverture de Jim "Nick Fury" Steranko, avant d'être rééditée sous la forme d'une mini-série en deux volumes, la BD bénéficie de la double expérience du scénariste Archie Goodwin, jadis pilier de Creepy, et du dessinateur Al Williamson, ancien collaborateur de Frank Frazetta.

 

Les deux hommes n'en sont pas à leur première collaboration, puisque parmi une tripotée de séries, ils ont animé pendant plus de dix ans les aventures de Secret Agent X-9, lancées par Dashiell Hammett et Alex Raymond, le créateur de Flash Gordon... que Williamson reprendra également à la fin des années 60.

 

Du scénario de David Peoples et Hampton Fancher, lui même basé sur le roman de Philip K. Dick, Do Androids Dream of Electric Sheep ?, Goodwin conserve dans ses grandes lignes la structure principale, mais se voit contraint de l'élaguer pour le faire rentrer dans le format d'une cinquantaine de pages qui lui est alloué.

 

Les puristes crieront sans doute au scandale, mais il faut reconnaître que les choix de coupes opérés par Goodwin se révèlent judicieux et lui permettent de tirer davantage l'intrigue dans le champ du pur roman noir futuriste, option en parfait accord avec l'esthétique du film de Ridley Scott. La voix-off du héros, présente dans la version proposée en 1981 aux spectateurs devient dès lors un élément narratif nullement redondant qui permet même au scénariste d'intégrer quelques anecdotes, absentes du film, sur le passé de Deckard en tant que Blade Runner, les liens qui l'unissent à son supérieur Bryant, ou sur les incroyables capacités physiques de Roy Batty. 

 

 

 

Le dessin de Williamson est au diapason du travail de réécriture de Goodwin. Le grand soin qu'il apporte aux détails architecturaux (la pyramide de la Tyrell Corporation, la chambre d'Eldon Tyrell ou encore la cage d'escalier du Bradbury Hotel où vit J.F. Sébastien) rend justice aux nombreuses recherches artistiques effectuées par Sid Maid sur le design de Los Angeles.

 

Sans aller jusqu'à égaler l'impressionnante photographie du film, ni à retranscrire à la perfection son ambiance sombre et poisseuse, le dessinateur livre une prestation des plus respectables (même si ses personnages ne ressemblent qu'une case sur cinq aux acteurs dont il sont sensés s'inspirer...), réhaussée par un encrage subtile et une mise en couleur à laquelle le passage du temps confère un grain et une patine que Photoshop a peu de chance de nous offrir un jour.    

 

Sans être un chef d'oeuvre insurpassable, le comics de Blade Runner n'a donc nullement à rougir de son statut d'oeuvre de commande et assure, haut la main, la mission qui est la sienne : prolonger, avec style, le plaisir de visionnage du film dont il est tiré. Toutes les adaptations ne peuvent pas en dire autant.

 

 

La BD étant assez difficile à dénicher, voici un lien qui permettra aux curieux de la lire dans son intégralité. 

 

Le cycle "Blade Runner Blues" se poursuit avec Do Androids Dream of Electric Sheep ? de Tony Parker.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? E2-E4

 

 

C'est de Qui ? Manuel Göttsching

 

 

La couv' :

 

 

Déjà croisé sur B.O BD ? Non

 

 

On peut écouter ? Les neufs titres de l'album sont disponibles en... six parties sur le Tube.

.

 

 

Ca donne Quoi ? Enregistré, selon la légende, en une seule prise, la nuit du 12 décembre 1981, par l'ancien guitariste d'Ash Ra Tempel, E2-E4 propose une 1ère partie (à l'époque du vinyle-roi, on parlait de "face") électronique résolument tournée vers l'avenir, qui va progressivement céder la place à une suite pour guitare très 70's. Cette opposition machine vs. humanité n'est évidemment pas anodine dans une proposition d'accompagnement musical à l'adaptation en comics de Blade Runner

 

Poussant plus loin la comparaison avec l'oeuvre de Ridley Scott, Manuel Göttsching offre avec son album un dialogue musicalement novateur entre beats répétitifs qui unissent, dans leurs boucles lancinantes, sonorités synthétiques et analogiques (chants d'oiseaux, ambiances aquatiques) au final très humaines et sons de cordes folks, nostalgiques d'un rock progressif - ou, pour le cas de Göttsching, d'un "Krautrock" - déclinant.  

   

"Chant d'adieu à la jeunesse [...], aux illusions, aux révolutions" (in Electro 100, Olivier Pernot, Ed. Le Mot et le Reste), E2-E4 incarne enfin une certaine conception de la bande-son de demain que quelques musiciens (dont Vangelis...) tentaient d'élaborer à l'époque où Scott s'efforçait d'imposer, à des producteurs obtus, sa vision cinématographique du monde de demain. Trente-cinq ans plus tard, à en juger par l'influence toujours intacte, dans leurs domaines respectifs, des deux oeuvres de l'Allemand et de l'Anglais, on peut parier qu'ils avaient vu juste. 

 

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Une chronique de Lio

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 08:25

 

 

 

Consacrons donc notre week-end à la SF, au sens large, dans la BD, avec nouveautés et vieilleries, mais que du bon, comme d'hab':

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : ODYSSEE SOUS CONTROLE

 


C'est de qui : Dobbs & Perger

 

 

La Couv':

(Peu de) Science, (beaucoup de) Fiction  /  Odyssée Sous Contrôle  Vs.  I Married A Monster From Outer Space

Déjà croisé sur le site? Oui, les deux.

 

 

C’est édité chez qui ? Ankama

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Le lointain futur. Maistre est un agent secret capable de changer d’identité comme de chemise qui a été chargé d’enquêter sur de multiples disparitions. En route pour Pink-Moon il fait la connaissance d’Inès, une charmante jeune femme dont-il s’entiche.

Quand elle vient à son tour à disparaître, il n’hésite pas à tout tenter pour la retrouver, quitte à faire l’ultime faux pas.

 

Pour ce one-shot, de son propre aveu, Dobbs n’a pas hésité à prendre des libertés avec le matériau d’origine. S’il garde l’idée de base, ses ajouts (et ses clins d’œil !) sont payants, même si on pourra regretter quelques raccourcis narratifs abrupts et autres mises en page ambitieuses mais parfois déroutante.

 

 

 

Cela étant Odyssée sous Contrôle est, à l’image de son scénario et de ses trois créateurs/adaptateurs, un album qui réserve d’intéressantes surprises et dont la partie graphique, avec son style réaliste et ses choix de couleurs audacieux,  est l’une des plus réussies d’une collection qui a pourtant déjà livré de belles choses.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? I MARRIED A MONSTER FROM OUTER SPACE

 

 

C'est de Qui ? Plein de gens, dont de forts bons !

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu dans le coin? Quasiment tous oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Avec son titre de nanar de seconde zone, ce petit film fauché de la fin des années 50 au succès d’estime pêché dans les drive-in à l’époque, qui raconte la tentative d’invasion de la Terre par des vilains E.T peut se targuer d’avoir une B.O au casting all stars !

 

Jugez plutôt : Victor Young, Franz Waxman, Leith Stevens, Nathan Van Cleave, Aaron Copland, Hugo Friedhofer…j’en passe et des meilleurs! Alors, si vous êtes amateur ou que vous suivez B.O BD depuis quelque temps, vous savez qu’il est tout à fait impossible qu’un film –surtout avec un titre pareil- ait pu avoir autant de noms prestigieux associé à sa musique. Mais en 1958 le syndicats des compositeurs entama un grève, obligeant les studios à aller enregistrer les B.O à l’étranger, ou, comme dans le cas qui nous interesse, à piocher allègrement dans les stocks !

 

Nous nous retrouvons donc avec une grosse quinzaine de pistes piochées dans le répertoire des plus grands et mises bout à bout sur les images avec soit beaucoup de talent, soit, et je pense que c’est plutôt ce cas de figure, un grand coup de bol qui fait que l’ensemble fonctionne plutôt bien et passe quasiment sans anicroches.

 

De la B.O old school à tendance épouvante fantastique avec ce qu’il faut de suspense et même de romance très en phase avec  notre adaptation de Wul.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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bobd - dans Ankama SF Dobbs Perger
8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 07:32

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : HARMONY 2. INDIGO.

 


C'est de qui : M. Reynès

 

 

La Couv' :

 

Brisez l'Harmonie?  /  Harmony 2  Vs.  Harmony 2

C’est édité chez qui ? Dupuis

 

 

Déjà lu dans le coin? Oui sur le tome 1.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Après l’épatant tome 1 sorti en début d’année, Mathieu Reynès bat le fer pendant qu’il est chaud et livre ces jours ci la suite des aventures de sa blonde héroine.

En fait de suite c’est un long flash-back auquel on est convié où l’on retrouve Harmony, 6 ans plus tôt, sujette à des tests dans un programme scientifique. Bientôt ses pouvoirs télékinesistes intéressent de près l’armée et la voilà incorporée dans une espèce de base militaire secrète où d’autres enfants également atteints de particularité sont étudiés.

Rapidement nos jeunes orphelins réalisent qu’ils sont là pour être traités comme des bêtes de laboratoire et leurs geôliers deviennent leurs pires ennemis. Mais c’est sans compter sans la puissance que peuvent leur conférer leurs pouvoirs respectifs.

 

 

Si il règne parfois un petit air de « déjà-vu » sur le scénario de ce second volet, Mathieu Reynès maîtrise néanmoins assez les techniques narratives pour proposer un album mené à toute allure, aux personnages forts et attachants (même si certains sont un peu caricaturaux...mais fort efficaces!) et dont le dessin cartoony dynamique est un véritable atout.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ?  HARMONY 2

 

 

C'est de Qui ? T. Kubler

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu par ici? Yep.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Et bien on ne change pas une équipe qui gagne ! Décidément Dupuis a vu les choses en grand pour Harmony (qui le mérite cela dit) avec un site dédié mais, surtout, une B.O composée exprès pour elle, et sur les 2 tomes.

 

Aux manettes on retrouve Thomas Kubler et ses pistes inspirées du cinéma de genre américain, le compositeur nous confiait d’ailleurs, lors de la sortie du tome 1, son attrait pour la musique de gens comme James Newton Howard et, une fois encore, la filiation est palpable, même si Kubler a assez de talent pour garder sa personnalité musicale dans un registre pourtant bien poncé.

 

Certains diront que je ne me suis pas cassé la tête pour chercher sur ce coup-là, mais franchement, d’une, la musique proposée est bien conçue et, surtout, de deux, il aurait été dommage de ne pas mettre en lumière le travail du compositeur.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 12:29

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : LOW.

 

 

C'est de qui ? Remender et Tocchini

 

 

Une Couv':

Comics Parade  /  Low  Vs.  The Maze Runner Scorch trials

Déjà lu dans le coin? Oui

 

 

C’est édité chez qui? Urban

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Alors que le soleil s’est éteint la race humaine a été obligé de fuir la surface pour vivre dans des cités sous-marines, cherchant plus ou moins a trouver de nouveaux horizons en envoyant des sondes. Quand tout espoir semble perdu, l’une d’entre elle revient en ayant détecté un potentiel éden, Stel, qui a perdu son mari et ses filles, emmène le seul fils qu’il lui reste dans l’inconnu mais va  vite tomber de Charybde en Scylla.

 

Le background de la série de Remender et Tocchini semble riche mais sa lecture demande une certaine abnégation au vu de la dissémination parsemée des pièces du puzzle au milieu de séances d'action parfois dantesques mais épuisantes.

 

Comme souvent avec le scénariste, la narration peut s'avérer assez bavarde et handicape parfois un peu le rythme  général. Le dessin réaliste  et racé mais quelques fois trop chargé et peu aidé par la colo emporte tout de même l'adhésion.

                                                                                                                                                                                                           

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi? THE MAZE RUNNER. SCORCH TRIALS

 

 

C'est de Qui ? J. Paesano

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui une paire de fois.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? On ne change pas une équipe qui gagne (hum !) et donc John Paesano rempile pour la B.O de la suite du Labyrinthe. Au programme toujours ce mélange d’électronique (beaucoup) et d’instrumentation plus traditionnelle (assez peu) pour un résultat privilégiant les ambiances oppressantes voire survoltées d’une froideur parfois clinique.

 

Du score typique des années 2010, assez passe partout mais qui remplit bien un cahier des charges ultra balisé.

 

Il faut souhaiter à Paesano d’être embauché sur un projet plus ambitieux et original afin de pouvoir démontrer qu’il est capable de sortir du lot, à défaut le bonhomme risque de se voir cantonné aux séries B et autres séries TV mineures.

 

En ce qui nous concerne, l’atmosphère générale de ce Maze Runner second du nom est bien en phase avec le déluge visuel et les méandres scénaristiques de ces deux premiers tomes de Low.

 

 

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Une chronique de Fab

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 15:48

 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : COOPERHEAD

 


C'est de qui : Faerber & Godlewski

 

 

La Couv':

Comics Parade  /   Cooperhead  Vs.  Crank. High Voltage.

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Urban

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Dilemme : fan de western mais plus réticent en ce qui concerne la SF j’hésitais à me plonger dans Cooperhead, vendu par son scénariste comme le premier mais avec tout les caractéristiques de background du second.

Force est de reconnaître que j’ai bien fait de tenter l’aventure car si elle ne révolutionne aucun des deux genres elle en utilise à bon escient les ingrédients respectifs pour un mélange qui prend plutôt bien.

 

Clare Bronson (référence à l’interprète « bad ass » de Death Wish ?) policière dure à cuire et fort tête a décidé de se faire muter dans un coin paumé de sa galaxie, où les rednecks sont remplacés par des extra terrestres hauts en couleurs et les indiens par des androïdes très humains (qui font beaucoup penser au Bishop et ses déclinaisons d’Alien et ses suites).

 

A peine arrivée elle va devoir résoudre le meurtre de toute une famille de locaux verts à plusieurs bras, faire avec les humeurs de son nouvel adjoint tout en  veillant sur son rejeton qui manque se faire boulotter par de répugnantes créatures.

 

 

Vous l’avez compris Cooperhead est un comics bien écrit –à défaut d’être vraiment original-chargé d’adrénaline, pas dénué humour et, autre point appréciable, dont la première intrigue se conclut à la fin de ce tome 1.

Si je ne suis pas super fan du trait il faut reconnaître qu’il va bien à l’ambiance du titre.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? CRANK. HIGH VOLTAGE

 

 

C'est de Qui ? M. Patton

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu dans le coin? Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Si vous êtes de la génération de votre serviteur le nom de Mike Patton vous est forcément familier. Frontman de Faith No More, combo ricain imaginative plébiscité par toute une frange de la presse spé et par un large public d’amateurs, il a par la suite sensiblement élargi son répertoire en naviguant de la musique vocale expérimentale au traditionnel yddish en passant par le death metal, le rock bruitiste ou encore le free jazz et l’électro (notamment avec l’éphémère groupe MrBungle)…avant de se frotter à la B.O de films.

 

Le retrouver sur un navet film comme la suite du déjà pas terrible Crank est assez surprenant mais ce serait mal connaître Patton que de penser qu’il va produire quelque chose de lambda. Sur 32 pistes (en moins de 55 minutes !) le touche à tout passe du surf rock furibard au détournement de musiques folkloriques (orientales ou mexicaines) et insuffle dans cette galette épuisante toute l’énergie et la pluralité dont il a le secret.

 

Si difficilement écoutable en tant que telle, la B.O de Crank 2 a fait son petit effet sur le tome 1 de Cooperhead, dynamitant ce qui n’aurait pu être qu’une lecture classique en expérience décoiffante.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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