8 mai 2019
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11:47
LA BD:
C'est quoi ? LEVIUS EST 1
C'est de qui ? Nakata
La Couv':
Déjà lu sur le site? Non
C’est édité chez qui ? Kana
Une planche:
Ca donne Quoi ? Il y a une paire d’années de ça, à l’occasion du week end hautement commercial dit des « 48H de la BD », j’ai découvert le premier tome d’une série manga entre steampunk et combats de gladiateurs technoïdes intitulée Levius.
Si je peux être grand fan du médium – Lone Wolf and Cub est une série qui fait par exemple partie de mon top 5 de BD tout genre et origines confondus- j’ai un peu de mal avec le foisonnement graphique dont font preuve certains mangakas, surtout ceux qui touchent à la S.F, le format me semblant toujours trop petit (mais, vous me direz, ayant dépassé les 40 ans c’est peut être aussi une question de vue qui baisse !)
C’étais le cas avec ce Levius premier du nom et, malgré d’autres qualités manifestes, je n’ai pas poussé l’expérience plus loin, redoutant la série à rallonge.
C’est pourtant via la série « spin off » Levius Est que je reviens dans cet univers uchronique, mais avec plus de bons a-prioris.
En effet, ce nouveau départ (suite en fait à la disparition du magazine d’origine où paraissait la série de base) reprend là où les 3 tomes de Levius s’étaient arrêtés, à savoir les deux principaux protagonistes, Levius et AJ -respectivement jeune homme et jeune fille adversaires dans l’arène- se remettent tous deux difficilement de leurs blessures.
Le premier est en assistance médicale poussée la seconde est confinée sous terre, amnésique.
Outre une poignée de flashbacks sur la jeunesse du héros et le combat, on en apprend également un peu plus sur le background (la vapeur notamment, sorte d’éther permettant de multiples choses).
La boxe mécanique va devenir le moyen pour les superpuissances mondiales de régler les conflits et nos deux combattants vont donc devenir des atouts majeurs sur l’échiquier géopolitique.
Nakata est un artiste hyper doué, la majeure partie des planches et cases m’ont parues moins touffues et plus lisibles que sur le premier Levius et la série a clairement pris de l’épaisseur avec ce nouveau départ.
LA MUSIQUE:
C'est quoi :TERRA FORMARS REVENGE
C'est de qui ? Takafumi Wada
La Couv':
Déjà entendu chez nous? Non.
On peut écouter ?
Ca donne Quoi ? Anecdote amusante, c’est aussi à l’occasion d’une opération 48h de la BD (la précédente je crois) que j’ai découvert la série Terra Formars, avec le premier album.
Enfin découvrir c’est un bien grand mot puisque je n’ai toujours pas pris le temps de m’y pencher. Néanmoins je connais la réputation asse bonne du manga et ait découvert qu’il existait une adaptation en série animé, et même une suite de cette adaptation.
Il n’en fallait pas plus pour que je jette une oreille à son score et le garde sous le coude pour …une occasion comme aujourd’hui.
Des mythiques B.O des divers épisodes vidéo ludiques de Metal Gear Solid aux grands classiques blockbusters des deux dernières décennies, Takafumi Wada a retenu l’essentiel et propose des thèmes héroïques où l’orchestre s’en donne à cœur joie via des montées en puissance assez impressionnantes parfois à défaut d’être toujours originales.
Pas dénuée de passages moins emportés où le suspense règne en maître via des incursions électroniques bienvenues, la musique de ce spin off est quasi idéale pour cette suite de Levius.
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Une Chronique de Fab
23 avril 2019
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09:36
LA BD:
C'est quoi ? LES METAMORPHOSES 1858 TOME 2
C'est de qui ? Ferret & Durand
La Couv':
Ca donne Quoi ? Après leur effroyable découverte des androïdes tueurs en partie humains, et l’énigmatique Architecte nos deux héros s’embarquent à bord du dirigeable de la société secrète dont fait partie Stan pour l’Espagne où leurs indices semblent converger.
En route une certaine animosité s’installe entre eux en raison de la présence du père de Joseph à bord, mais ils vont bien vite devoir mettre leurs différends de coté quand une fois à Barcelone, ils vont avoir à faire à de nouveaux ennemis et explorer une forêt remplie de créatures de cauchemar.
A peine 3 mois après un premier volet enthousiasmant, Delcourt publie le second tome des Métamorphoses 1858, où le scénariste alterne entre une course poursuite à haute tension et des flashbacks sur la jeunesse des deux principaux personnages.
Si le découpage et la narration du premier étaient assez impressionnants, ici le trop est parfois l’ennemi du bien et l’on aurait tendance à se perdre dans des va et vient temporels et autres cadrages très léchés. Néanmoins les graphismes et la colorisation sont toujours très réussis apportant à la série une originalité manifeste.
Une suit de fort bonne facture, multipliant les rebondissements, et qui prépare à une fin de haut vol.
LA MUSIQUE:
C'est quoi : FRIDAY THE 13TH. THE FINAL CHAPTER
C'est de qui ? H. Manfredini
La Couv':
Déjà entendu sur le site? Oui
On peut écouter ?
Ca donne Quoi ? On pensera ce que l’on veut de ces franchises à rallonge de slasher movies des années 80, avec la série des Nightmare on Elm Street (Les Griffes de la Nuit chez nous), Friday the 13Th reste un étalon du genre.
Et Harry Manfredini, responsable des trois précédents opus (et il en fera encore cinq ensuite !), n’est pas étranger à la réussite des films. En effet par des thèmes courts mais prenants, des effets de cordes et de percussions sur des cuivres menaçants, parcourus de sons électroniques heureusement rares (rappelons que nous sommes en plein milieu de la décennie qui a vu exploser les synthétiseurs dégoulinants), le compositeur installe un sentiment d’horreur pernicieux et tenace, une tension quasi continue qui va marquer le genre pour la décennie à venir.
Mélangeant rappels aux B.O des épisodes précédents et compositions originales, ce quatrième Vendredi 13 a toutes les qualités requises pour faire une bande son au second tome des Métamorphoses 1858.
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Une Chronique de Fab
20 avril 2019
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16:52
LA BD:
C'est quoi ? INTERCEPTOR
C'est de qui ? Cates & Burnett
La Couv':
Déjà croisés sur le site? Non
C’est édité chez qui ? Casterman
Une planche:
Ca donne Quoi ? Dans un futur chaotique, la Terre a été abandonnée par les humains, partis se réfugier sur Palus.
S’ils ont abandonné la Planète Bleue ce n’est pas en raison d’un quelconque réchauffement climatique ou autre catastrophe écologique mais de la prolifération exponentielle de vampires l’ayant rendue invivable.
Quand les suceurs de sang débarquent sur Palus, les autorités décident d’envoyer un super agent, équipé d’une armure robotique surarmée, sur Terre pour enquêter (et plus si affinités).
Sur place notre héroïne tombe sur des humains survivants et se retrouve au sein d’une lutte de pouvoir entre vampires.
A la manière d’un John Carpenter dans Ghost Of Mars, les auteurs de Interceptor mixent avec une certaine réussite la Sf et l’horreur et y injectent même une dose de manga via la présence du meccha.
Porté par un graphisme nerveux et incisif, cette nouvelle série dans la collection Paperback de Casterman se lit comme on regarde une bonne série B de genre un samedi soir !
LA MUSIQUE:
C'est quoi :THE WALKING DEAD
C'est de qui ? B. MCCreary
La Couv':
Déjà entendu chez B.O BD? Oui
On peut écouter ?
Ca donne Quoi ? A l’instar de Ramin Djawadi sur Game Of Thrones, Bera McCreary peut remercier le ciel d’avoir été retenu pour composer le score De The Walking Dead, l’adaptation au succès massif du comics US.
Néanmoins si je suis un fan intégral de GOT, je n’en dirais pas autant pour The Walking Dead, n’étant pas amateur de zombies et autres morts vivants, je n’ai pas suivi la série TV.
L’avantage avec la pléthore de saisons (ç je dirais jusqu’ici ?), c’est que du coup, coté pistes musicales, y a du choix.
Etrangement c’est sur les passages intimistes ou dramatiques –riches en cordes et en piano solo- que le compositeur tire le mieux son épingle du jeu. En effet, les pistes dédiées à l’action et à l’épouvante, plus chargées en électronique et en traitement post prod, sont nombreux et variés, mais dans l’ensemble sonnent assez attendus si ce n’est pour la présence de temps à autre d’une guitare folk bienvenue.
La tension et le suspense quasi omniprésents ont été de mise avec le comics futuriste du jour !
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Une Chronique de Fab
6 avril 2019
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08:44
LA BD:
C'est quoi ? SACCAGE
C'est de qui ? Peeters
La Couv':
Déjà croisés sur le site? Oui
Une planche:
Ca donne Quoi ? Conçu comme le 5ème tome d'Aama qui n'aurait jamais existé, le dernier titre de Frederik Peeters n'est pas à considérer comme une bande dessinée comme on aurait pu se l'imaginer.
Il s'agit peut-être de son oeuvre la plus personnelle depuis l'avènement des Pilules Bleues mais également de la plus cryptique.
Succession de vignettes pleines pages dont le seul lien ténu serait la déliquescence du monde actuel, Peeters tente de nous en donner certaines clés dans une préface en évoquant le mécanisme du "marabout bout de ficelle".
Et c'est bien par ce biais et l'usage d'un personnage jaune fluo récurrent, témoin d'un effondrement existentiel, que chaque lecteur se fera sa propre opinion. Ce mélange de lignes torturées aux couleurs codées devrait repousser un grand nombre de lecteurs potentiels mais il se dégage une fois la lecture "consommée" un goût de reviens-y pas si désagréable.
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Une Chronique de Jet
27 mars 2019
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14:24
LA BD:
C'est quoi ? AUJOURD’HUI EST UN BEAU JOUR POUR MOURIR
C'est de qui ? Colo
La Couv':
Déjà lu dans le coin? Non
C’est édité chez qui ? Le Long Bec
Une planche:
Ca donne Quoi ? Bien, commençons par dire que, si vous n’avez pas le moral, si vous vous sentez un peu dépressif, ce n’est peut être pas le bon jour pour entamer la lecture de cet album de Colo qui, d’une certaine façon, a crée là son From Hell à lui.
En effet si les deux œuvres ont des sujets et des portées fort éloignés, ils n’ont pourtant pas en commun que leur poids et leur généreuse pagination.
Noirceur du ton, originalité de la partie graphique, fond au service de la forme… nul doute qu’à l’instar d’un Allan Moore, Colo, auteur complet d’Aujourd’hui est un beau jour pour mourir, a crée là une œuvre qui sera marquante dans sa carrière (que l’on ne peut que lui souhaiter d’être aussi riche que celle du vieux barbu de Northampton).
Mais recentrons nous un peu sur l’album. Il y est question de plus sieurs personnages, entretenant des liens plus ou moins proches, aux vies fort différentes mais toutes reliées même si les fils qui les lient sont parfois infimes ou n’apparaissent que très tard dans l’histoire.
Dans une Espagne d’un futur proche, un dirigeant de laboratoire pharmaceutique sans scrupules va charger un tueur redoutable de propager un virus à la propagation aussi rapide qu’exponentielle qui rend les victimes dépressives au point d’en mourir.
Dans le même temps un mystérieux activiste pirate les réseaux télévisuels à intervalles irréguliers afin de semer le doute dans l’esprit des gens par rapport à la société qui les entoure.
Au sein d’un chaos rampant inéluctable, qui va créer une crise sanitaire et sociale sans précédent et surtout sans remèdes, le reste du casting (un groupe de potes musiciens assez disparate, un vieil écrivain à la recherche de l’inspiration, un restaurateur friand d’histoires, notre tueur en roue libre, etc…) va tenter, bien vainement pour la plupart, de survivre.
Aujourd’hui est un beau jour pour mourir est un livre foisonnant, qui, de l’aveu même de son auteur, a été pas mal improvisé, et si cela se ressent parfois sur des longueurs inévitables sur un tel marathon (on parle toue de même de plus de 380 pages de bande dessinée ici !), on ne peut être qu’épaté par le résultat qui invoque des scènes qui commencent à nous être désagréablement familières et aborde des sujets sociaux, moraux voire philosophiques traités avec un certain talent et abordés par le biais d’images souvent fortes dans un style graphique très actuel, aux teintes de couleurs souvent sombres, évocatrices de l’ambiance générale fort noire du scénario.
Un album qui fera date à n’en pas douter, et pas que dans la carrière de son auteur.
LA MUSIQUE:
C'est quoi : THE CLOVERFIELD PARADOX
C'est de qui ? B McCreary
La Couv':
Déjà entendu chez B.O BD? Oui
On peut écouter ?
Ca donne Quoi ? Il y a une dizaine d’années de ça je me souviens avoir vu un film de SF dont la fausse bonne idée était d’être filmé à la façon d’un caméscope (à la manière du déjà pénible Blair Witch) pour faire croire que ce qui se passait dedans (New York attaqué par une grosse bestiole qui la détruire consciencieusement) était vrai.
Le nom de JJ Abrams associé au bouzin et une promo savamment agencée firent pour beaucoup dans le succès d’un film aussi fatiguant que moyen.
Quelle ne fut pas ma surprise, alors que je cherchais quelques B.O intéressantes à utiliser pour mes futures lectures, de découvrir que non pas une mais bien deux « suites » avaient vu le jour depuis, dont celle abordée aujourd’hui, qui date de l’année dernière.
C’est Bear McCreary qui est aux commandes de la musique de ce Cloverfield Paradox et vu qu’on a croisé le bonhomme une paire de fois chez nous je ne vous referais pas la bonne blague qu’un compositeur qui se prénomme Ours ne doit pas forcément avoir la patte fine (pour les moins anglophones de nos lecteurs, ceux qui dormaient en cours d’anglais dés la 6°, Bear est donc en effet la traduction d’ours).
Surtout qu’en plus d’être facile la remarque serait un peu déplacée vu que son boulot sur le film est relativement inattendu dans le genre. En effet il propose une variété de thèmes assez impressionnante avec des rappels entre eux intelligents que ce soit coté rythmique ou mélodique, des atmosphères qui évoluent de l’action à la terreur, sans pour autant oublier des respirations bienvenues, qui sonnent plus romantiques.
Au rayon des instruments solistes on retrouve là encore des choses insolites comme la flute et le violoncelle, bien exploités.
Il ne fallait pas moins coté changement et variation pour un récit aussi dense que l’album du jour.
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Une Chronique de Fab