12 décembre 2016
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17:47
LA BD:
C'est quoi : SPACE GANGSTERS. PLAISIR AQUATIQUE
C'est de qui : J. Motteler
La Couv':
Déjà croisé sur le site? Non
Une planche:
Ca donne Quoi ? La Terre dans un lointain futur, victime des excès de ses habitants est devenue une planète surpolluée et les zones désertiques se multiplient.
Au sein des mégapoles, Péné(lope) et Jo(anne) deux sœurs séparées dans leur jeunesse et qui ne communiquent que peu depuis vivent d’expédients, l’une est une tueuse à gages et l’autre fait dans la contrebande ? La disparition de Jo, avec un artefact recherché va obliger Pénélope à partir sur les traces de son encombrante sœur.
Après un tome de Détective très sympa, on retrouve Julien Motteler seul aux commandes de Space Gangsters. Au confluent des genres, le premier tome de cette série de SF sexy et fun a de beaux atouts (des personnages attachants, de l’humour et des dialogues bien écrits, un rythme endiablé) mais aussi quelques défauts (les faciès de certains personnages se « mangaïsent » selon les situations dans un mélange de style graphique étrange, certaines ellipses sont un brin abruptes).
Gageons néanmoins que si l’album réussit à trouver son public il pourrait donner lieu à de bonnes choses pour les suites.
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? INVADERS FROM MARS
C'est de Qui ? Raoul Kraushaar
La couv'
Déjà entendu sur B.O BD? Non
On peut écouter?
Ca donne Quoi ? Film de SF qui avait fait forte sensation lors de sa sortie, Invaders From Mars vous l’aurez compris, est devenu aujourd’hui complètement inregardable, monument de série Z cheap s’il en est, même si d’aucuns le considèrent comme l’un des fleurons des films de genre de son époque (les années 50).
La musique du film, jouant essentiellement sur des cordes stridentes qui rivalisent de montée en puissance vite fatigantes, a la particularité d’être agrémentée de chœurs éthérés assez effrayants parfois tant ils sont insistants et hauts perchés parfois.
Sur cette première aventure de nos sœurs gangsters c’est assez décalé pour être amusant même si je vous accorde sans problèmes qu’un choix moins éloigné dans le temps et l’esprit aurait probablement mieux fait l’affaire !
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Une chronique de Fab
21 novembre 2016
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17:51
LA BD:
C'est quoi : LE PASSEUR.
C'est de qui : Hermann & Yves H.
La Couv':
Ca donne Quoi ? Inlassablement semble t-il les Hermann père et fils alternent leurs genres de prédilection et les éditeurs. Ainsi, après trois albums dans la collection Signé du Lombard, un récit post-apocalyptique et deux westerns (ou presque), les revoilà chez Dupuis (chez qui ils avaient signé Le Diable des 7 Mers), pour un…western post-apocalyptique !
Dans Le Passeur on suit un homme et une femme, tous deux prénommés Sam (oui hein !), errants dans un monde futuriste proche où la civilisation semble avoir pris un sérieux coup dans l’aile.
Leur quotidien d’expédients en sursis semble promis à changement grâce à une somme d’argent et un contact, celui du Passeur, censé leur donner accès à un monde meilleur. Mais notre couple va vite déchanter en réalisant que même après l’apocalypse (quelle qu’elle soit), c’est toujours l’argent qui dicte sa loi et que l’homme est encore plus un loup pour son semblable.
Lorgnant du coté de Jodo pour le scénar (notamment au niveau des freaks et autre mutilations corporelles), Yves H. ne fait ni dans la dentelle ni dans le détail avec ce nouveau one-shot, et livre une histoire désespérément noire que son lauréat angoumoisin de père, que l’on sent moins dans son élément que sur les westerns, colore pourtant d’étranges nuances (les ciels sont assez …surprenants !) au sein d’une ambiance grisâtre oppressante.
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? THE POSTMAN
C'est de Qui ? J. N. Howard
La couv'
Déjà entendu chez nous ? Oui
On peut écouter?
Ca donne Quoi ? Celui qui allait devenir le compositeur attitré de Shyamalan faisait bel et bien partie du naufrage qui coûta probablement à Kevin Costner ses dernières entrées dans les bureaux des producteurs.
Pour ce (bien trop long) film, assassiné, à juste titre, par les critiques et le public, Howard se plie aux choix hasardeux du scénario (hum !) de la star et pond une B.O souvent boursouflée qui souffre de ses excès de sentiments quels qu’ils soient.
L’orchestration manque de souffle, même dans les moments d’action qui sont aussi peu inspirés que possible et l’ensemble fait preuve de trop peu d’unité pour emporter l’adhésion sur la longueur. Bref une B.O oubliable qui a refait surface le temps de lire la BD du jour pour aussitôt retourner dans les limbes.
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Une chronique de Fab
12 novembre 2016
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09:12
Et bien! Double ration de Jet sur B.O BD cette semaine! Il nous revient avec la chronique d'un ouvrage culte réédité tout récemment.
LA BD:
C'est quoi : LE TRIBUT
C'est de qui : Legrand et Rochette
La Couv':
Déjà lu sur B.O BD ? Non
C’est édité chez qui ? Cornélius
Une planche:
Ca donne Quoi ? Il aura donc fallu plus de 20 ans pour boucler cette oeuvre de Legrand et Rochette par le biais d'une copieuse intégrale qui aurait inspiré selon la légende le film Avatar à un certain James Cameron.
Loin de toutes ces considérations que nous ne vérifierons pas, le trait charbonneux de Rochette suggère davantage l'univers de Robert A. Heinlein pour son livre culte Etoiles gardes à vous que les écrans verts d'Hollywood.
Pourtant du vert il y en a dans ce récit anxiogène, du rouge et du bleu également et toute une palette de couleurs directes mettant à mal les saisons d'une planète hostile que des armées terriennes explorent à la recherche d'une arme ultime.
Juan Gavirio est un de ces soldats. Son quotidien n'est fait que de raids sur "Deux Lunes" où il échappe de peu chaque jour à la mort. Ses soirées sont consacrées à enterrer les morts ou à se perdre dans les bras de prostituées robotiques.
Son destin va considérablement changer au premier contact d'un autochtone extra-terrestre par une mutation inattendue. Et si l'arme ultime c'était finalement lui ?
Le récit pourrait s'en tenir à ce premier tome dense et volontairement embrouillé. La lecture n'est pas aisée mais on y décèle quelques touches poétiques proches de l'abstraction avec une colorisation très froide et marquée. L'idée des auteurs était de créer un comics à la française rappelant l'absurdité de la guerre mais également de l'existence.
Si on peut se perdre dans un second tome plus dispensable mais faisant office de serial, la conclusion en 16 pages inédites pourrait donner un tout autre sens à l'ensemble d'un récit qui appelle à de multiples lectures pour bien en saisir le sens. La couverture avec ce fameux 3ème oeil devrait vous mettre la puce à l'oreille...
Le Tribut n'est pas une oeuvre de SF classique conçue pour plaire à tout le monde mais le voyage en vaut largement la chandelle.
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? INVADERS FROM MARS
C'est de Qui ? Kraushaar & Glickman
La couv'
Déjà entendu par ici? Non
On peut écouter ?
Ça donne quoi? : Modèle du genre s'il en est, ce score de SF de 1953 se caractérise entre autre pas ses choeurs éthérés oppressants qui interprètent le thème associé aux extra terrestres dans un mode tonal à l'effet saisissant.
Les passages en trois notes rythmiques répétées ne sont pas sans rappeler le générique des Envahisseurs même si la plupart des ambiances ici sont plus appuyées et évocatives. Avec ses constants changements d'atmosphère, les instruments et les voix qui se répondent ou encore les percussions qui personnifient le tonnerre, cette B.O est probablement l'une des plus inventive de son époque.
Pour la petite histoire, longtemps crédité à Raoul Kraushaar, compositeur américain né en France et ayant écrit pour tous les genres ou presque, il semblerait que le score de Invaders from Mars soit en grande partie - voire entièrement- de Mort Glickman, homme de l'ombre des studios Republic durant ses dernières années d'activité.
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Une chronique de Jet et Fab
2 novembre 2016
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15:32
LA BD:
C'est quoi : WARSHIP JOLLY ROGER 3
C'est de qui : Runberg & Montilo
La Couv' :
Ca donne Quoi ? La déveine continue pour notre quatuor disparate! Entre la mort du fils de Munroe, l'addiction de Kowalski, la perte de la jambe d'Alisa, l'addition de leur évasion et de ses conséquences est salée. Surtout que la Valkyrie requiert un équipage bien plus conséquent pour fonctionner.
Nos héros se dirigent donc vers une base où un couple de scientifique, avec qui Munroe a eu maille à partir, a à sa disposition une cohorte de droïdes. Mais tout ceci ne vas, bien entendu, pas se passer comme sur des roulettes.
Pendant ce temps, le président et Némésis de nos pirates avec son visage tout neuf roucoule avec une starlette de cinéma au grand dam de sa conseillère et âme damnée qui se dit qu'elle a finalement peut être plus les épaules que lui pour le job.
Action et intrigues sont donc les ingrédients de ce troisième volet, le scénario fonctionne plutôt bien, relance l'intérêt en développant d'autres intrigues et a le gros avantage d'être servi par un dessin superbe aux couleurs chatoyantes et aussi chargé que lisible, ce qui n'est pas une mince affaire surtout dans le style.
Ce qui faisait, à mon goût, la faiblesse de la BD de ce matin fait clairement la force de cette série ci et me verra de la suite sans aucun doutes.
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? GI JOE. RISE OF THE COBRA
C'est de Qui ? A. Silvestri
La couv'
Déjà entendu par ici? Il y a encore peu de temps oui.
On peut écouter?
Ca donne quoi? Nous dissertions il y a encore quelques jours sur la faculté ces dernières années d' Alan Silvestri à être original. Ce n'est malheureusement pas la B.O de ce G.I Joe qui penchera en faveur de l'affirmative.
En même temps me direz-vous sur un franchise inspirée par une ligne de jouets (hello Transformers!) pouvait-on attendre réellement autre chose qu'une musique formatée et agressive, toute dévouée à l'action non-stop décérébrée?
En mode automatique, et en roue libre, Silvestri n'arrive jamais à retrouver l'inspiration dont il avait pu faire preuve lors de ses deux précédentes collaborations avec le réal de G.I Joe (à savoir la Momie et, donc, Van Helsing, se contentant de clone, et c'est un comble, la méthode rouleau compresseur d'Hans Zimmer.
A son crédit on notera que l'absence d'un quelconque scénario et de développement des protagonistes au profit de l'action à tout va n'a clairement pas du aider à construire une quelconque thématique en filigrane, et, comble du comble, au milieu de ce déferlement sonore, on reconnaît même certains passages dans lequel le compositeur s'auto-cite!
Au final une B.O tout à fait oubliable dans la filmo (pourtant chargée par ailleurs!) de son auteur mais qui, soyons honnête, est une bande-son acceptable pour une saga SF grand spectacle comme Warship Jolly Roger.
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Une chronique de Fab.
2 novembre 2016
3
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/novembre
/2016
09:17
LA BD:
C'est quoi : TERMINUS 1. 2° PARTIE
C'est de qui ? Le Tendre et Ponzio
La Couv':
Ca donne quoi? Notre héros est enfin arrivé à destination et, après une expédition aussi dangereuse qu'éprouvante a trouvé le cimetière d'épaves.
Las celui ci est envahi de primates semi-humains qui empêchent la récolte de Palladium. Mais Julius va, grâce à sa valise téléporteuse, trouver une solution surprenante.
Second et dernier tome d'une nouvelle adaptation d'un roman de Wul chez Ankama, Terminus 1 est clairement le projet qui m'a le moins emballé.
Outre le scénar, aux passages loufoques plutôt fun mais assez anecdotique en comparaison de certains autre titres, c'est vraiment du côté de la partie graphique que le bât a blessé.
Ponzio livre un album qui tend plus vers le roman photo que la BD à proprement parler via un photo réalisme poussé à l'extrême.
Mais ce n'est évidement qu'un ressenti personnel, et il y a fort à parier qu'avec un autre style de dessin j'aurais plus apprécié ce Terminus 1.
LA MUSIQUE
C'est Quoi? THE HAUNTED PALACE
C'est de Qui ? R. Stein
La couv'
Déjà entendu chez nous? Oui
On peut écouter?
Ca donne quoi? De l'avis d'amateurs éclairés, votre serviteur en tête, les B.O de Ronald Stein, aussi nombreuses que variées, étaient, dans la majeure partie des cas, bien plus intéressantes que les films pour lesquels elles avaient été écrites.
Si ce n'est pas le cas de ce film de Corman, hommage à la fois à E.A Poe et à H.P Lovecraft, où l'on retrouve les grands Vincent Price et Lon Chaney, il faut bien se rendre à l'évidence qu'avec tout son professionnalisme et sa bonne volonté, Stein, entre les budgets réduits et la composition à tour de bras (il écrira pas moins de huit B.O la même année que ce Haunted Palace!), livre une prestation bancale oscillant entre moments de pure génie où l'on a l'impression qu'un orchestre symphonique au grand complet se déchaine et passages attendus singeant pauvrement les grands moments de Bernard chez la Hammer, à base de violons lambdas hystériques et fatigants.
Néanmoins le coté baroque et décalé de ce score old school (choix déjà payant sur le tome 1 d'ailleurs) a fait beaucoup de bien à ma lecture et a permis à la pilllule de passer un peu mieux.
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Une chronique de Fab