22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 07:44

 

 


 

Alors que notre chère progéniture voit la rentrée arriver à grands pas (enfin !), consacrons leur cette journée avec deux ouvrages qui leurs sont destinés. 

 

 

 

 

LA BD:

 


C'est quoi : LA FLAMME ET L’ORAGE TOME 2. LES ALCHIMISTES.

 


C'est de qui : K. Friha

 

 

La Couv':

La Flamme de la révolte  /  La Flamme et l'Orage  Vs.  Penny Dreaful S.3

Déjà croisé chez nous? Oui, sur le tome 1

 

 

C’est édité chez qui ? Gallimard

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Alors que Léor, ayant découvert les desseins de La Flamme est impitoyablement chassé par ses sbires, les choses s’accélèrent pour nos héros et leur futur s’assombrit passablement.

On découvre le passé de certains des protagonistes et les conséquences qui en ont découlé, l’ensemble est bien mené et se lit d’une traite.

 

Enfonçant le clou de son audacieux mélange de genres, Karim Friha donne un ton plus noir à sa trilogie steampunk, avec des enjeux et des thématiques plus adultes mais toujours porté par un graphisme hybride où le manga et le style BD jeunesse se télescopent pour un résultat intéressant.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? PENNY DREADFUL SEASON 3

 

 

C'est de Qui ? A. Korzeniowski

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé par ici ? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Dernier tour de piste pour cette série où l’on retrouve quelques figures emblématiques de la littérature fantastique dans un maelstrom parfois brouillon mais non dénué d’intérêt comme de rythme, tout comme sa musique, bien plus tournée vers l’horreur et l’action que sur les deux saisons précédentes.

 

Riches en scènes horrifiques et autres joyeusetés, les épisodes donnent à Korzeniowski l’occasion de déchainer ses cordes sur des montées parfois vertigineuses, souvent complétées par des cuivres sourds.

 

On perd un peu pour le coup en variété pour cette saison mais les quelques moments plus calmes et mélodiques nous rappellent que le compositeur sait faire du calibré sans perdre ce qui fait son originalité.

 

Une musique « adulte » pour une BD qui s’adresse aussi bien aux jeunes qu’aux plus vieux.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 09:26

"Si vous avez choisi cet album parce que vous pensez que Blade Runner est fondé sur Androids, alors, je préfère vous le dire, vous allez être déçus."

 

Warren Ellis, préface au tome 1 de Do Androids dream of Electric Sheep ?

 

 

Après Blade Runner : A Marvel Super Special, voici le troisième opus de notre cycle "Blade Runner Blues". 

 

 

 

LA BD :

 

 


C'est quoi : DO ANDROIDS DREAM OF ELECTRIC SHEEP ?

 


C'est de qui : Tony Parker

 

 

La Couv' :

Blade Runner Blues / Do Androids Dream Of Electric Sheep ? Vs. Total Recall : Mémoires programmées

Déjà lu sur le site ? Nope

 

 

Une planche :

 

 

Ca donne Quoi ? Le comics produit par Boom ! Studios s'inscrit dans une volonté, défendue par les ayants-droits de Philip K. Dick, d'offrir au public une adaptation qui collerait enfin au roman tel qu'il fut publié en 1968 (pour ceux qui ne connaîtraient que le film de Ridley Scott, rendez-vous ici). Le moins qu'on puisse dire, c'est que Tony Parker, l'artiste engagé pour mener à bien cette lourde tâche, assure le job alors même qu'il n'avait pas lu une ligne de Do Androids Dream Of Electric Sheep ? en s'installant derrière sa table à dessin.

 

Nantie d'une nouvelle traduction, qui se veut elle aussi plus proche du verbe dickien, la bande dessinée se permet toutefois de déplacer l'intrigue vers un futur moins antérieur que ne l'était devenu le 1992 du roman. Hormis cette légère entorse temporelle, il faut bien reconnaître que Parker est parvenu à faire rentrer l'intégralité des deux-cent et quelques pages dans les six volumes de sa série avec une fidélité indéfectible à l'histoire imaginée par Dick.

 

Bel effort qui aboutit malgré tout à une oeuvre fort bavarde, un risque couru d'avance, pas forcément rédhibitoire avec un rendu visuel réussi... ce qui n'est pas une évidence ici, même si les dessins de Parker sont loin d'être ratés. Au stade de l'encrage ils offrent un rendu plutôt sympathique, quoi qu'on puisse leur reprocher un manque cruel d'originalité dans la représentation qu'ils proposent d'un San Francisco futuriste (pour le coup, le comics prend le contre-pied total du film, dont le Los Angeles arachnéen reste dans toutes les mémoires).

Le problème vient en fait principalement de l'affreuse mise en couleur numérique qui rabote l'ensemble et le ramène au niveau du tout venant des productions DC ou Marvel.

 

 

 

Au final, si Parker parvient à éviter les redondances entre ce que racontent ses images et les myriades de phylactères qui les entourent (ce qui en soit n'est déjà pas un mince effort), c'est avant tout parce qu'il raconte moins une véritable histoire, qu'il ne se contente de l'illustrer.

Un constat d'autant plus regrettable lorsqu'on jette un oeil à l'hommage que Moritat, Bill Sienkiewicz, Stefan Thanneur ou Dennis Calero rendent à Dick, dans le portfolio placé à la fin du 1er volume, et que l'on imagine l'orientation passionnante qu'aurait pu prendre ce projet d'adaptation avec l'un de ces artistes aux commandes.

 

A suivre, dans le dernier opus de notre cycle, Dust To Dust, la préquelle de Blade Runner...

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? TOTAL RECALL : MEMOIRES PROGRAMMEES

 

 

C'est de Qui ? Harry Gregson-Williams

 

 

La couv' :

 

 

Déjà croisé sur B.O BD ? Oui, à plusieurs reprises !

 

 

On peut écouter ? Le morceau d'ouverture, un peu plus "aérien" que le reste. Les lecteurs désireux de se reporter à la BO composée par Goldsmith pour le film de Verhoeven peuvent se rendre ici

.

 

 

 

Ca donne Quoi ? Tant qu'à parler des réadaptations douteuses de Philip K. Dick... Pas évident pour Len Wiseman - Underworld et compagnie, Die Hard 4 (ouch !) - de passer après Paul Verhoeven. Pas plus évident, pour HGW, de reprendre le flambeau synthétique fièrement brandit avant lui par Jerry Goldsmith. Avoir de l'ambition, c'est une chose, encore faut-il les épaules pour la soutenir.

 

Guère réputé pour la subtilité de ses partitions (il fut le compositeur attitré de Tony Scott depuis Spy Game jusqu'à Unstoppable), même si son travail sur Kingdom Of Heaven laissait présager d'une belle tentative de renouvellement... non transformée, Gregson-Williams fait preuve ici d'un regain d'énergie, à défaut d'une véritable originalité. Davantage qu'une "musique" de film, c'est un album de sound design dynamique qu'il livre avecTotal Recall, extrêmement efficace dans sa capacité à recréer une ambiance futuriste froide et technoïde. Un univers aseptisé pas si éloigné, au final, de celui dessiné par Tony Parker dans Androids...  

 

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Une chronique de Lio

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 14:54

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi ? SKY DOLL

 

 

C'est de qui : Canepa & Barbucci

 

 

Des Couv':

Les Opiums des peuples  /  Sky Doll  Vs.  Existenz

 

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Noa est une sky-doll, une créature artificielle mélange de biologie et de cybernétique qui a fait de nombreux métiers avant d'arriver à la station de lavage où elle rencontre Roy et Jahu. Ces deux-là sont en ambassade officielle au nom de la papesse Ludovique, Noa s'introduit dans leur vaisseau trouvant là une bonne manière d’échapper à sa condition mais tout va très vite déraper.

 

Notre improbable trio va se retrouver au milieu d’une machination visant à renverser le pouvoir en place où fanatisme et attentats sont relayés et amplifiés par les médias omniprésents.

 

Dans Sudra, le 4° tome qui vient de paraître, nos héros ont réussi à fuir un coup d’étât et se sont réfugiés sur une planète des plus étrange où tous vivent en harmonie, quelles que soient leurs croyances. S’ils goûtent à un peu de calme, les apparences s’avèrent rapidement trompeuses.

 

Dans le petit texte d’introduction du Sky Doll Decade, recueil contenant les 3 premiers tomes de la série ainsi que les publications annexes parues ensuite (tome « 0 », galerie, etc…), les auteurs expliquent en filigrane que leurs expériences respectives chez Disney et leur rapport à la religion ont été les moteurs d’inspiration de la série.

 

 

Et en effet, si de prime abord de par son design fourni, léché et très coloré à la croisée des genre (Manga, Franco-Belge, animation,…) Sky Doll pourrait passer pour un récit SF destiné aux ados, ses thématiques plus profondes qui brocardent société du spectacle et croyance aveugle (de façon un brin manichéenne certes) lui donnent un intérêt plus profond que sa narration maîtrisée confirme.

 

Sky Doll n’est pas sans faire penser aussi bien de par sa critique acerbe des medias, son univers graphique foisonnant, son background travaillé et sa maestria visuelle à Urban, la série SF de Brunschwig et Ricci, chez Futuropolis. Seul peut être son rythme de parution erratique – 4 albums en 16 ans- qui a du mettre a rude épreuve plus d’un fan, l’empêche peut être d’être un fleuron du genre. Gageons qu’une fois terminée (avec le prochain tome), toute une génération pourra redécouvrir et apprécier à sa juste valeur cette série où l'imagination et la démesure règnent.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? EXISTENZ

 

 

C'est de Qui ? H. Shore

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur B.O BD ? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Le toujours inspiré Howard Shore, après quelques collaborations aussi différentes que réussies avec Cronenberg (Naked Lunch, The Fly,…) est chargé de mettre en musique ce scénario cyberpunk aussi dérangeant que captivant.

 

Se basant, comme souvent quand il aborde ce genres de films, plus sur les sonorités que sur la mélodie, dans une économie de notes savamment orchestrée, Shore compose un thème très sombre, limite malsain, qui donne son ton mystérieux au film. Il utilise surtout les cordes (notamment la harpe) dans des registres inhabituels, très tendus  et rajoute des touches d’électronique pertinentes.

 

 

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Une chronique de Fab et Gen

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 17:06

 

 

 

 

LA BD :

 

 

C'est quoi : LES MUTANTS

 

 

C'est de qui ? Bernie Wrightson et alii

 

 

La Couv':

L'Artiste du Mois : Bernie Wrightson / Les Mutants vs Forbidden World

Déjà croisés par ici ? Oui.

 

 

Une planche :

 

 

 

Ca donne Quoi ? Cette bande dessinée, que l’on déniche encore facilement d’occasion, est parue début 80 aux Editions du Triton, maison défunte spécialisée dans la publication de comics horrifiques (Creepy, Vampirella) et de certains artistes qui ont pu œuvrer sur ces séries : Wally Wood, Richard Corben, Mike Kaluta, Neal Adams, Jeff Jones… et bien sûr Berni (sans "e" à l’époque) Wrightson. Bref, que du lourd !

 

Contrairement à ce que laisse entendre le titre, et à l’instar de certaines anthologies Marabout de la grande époque aux accroches parfois abusives, il ne s’agit pas à proprement parler d’un recueil d'histoires réunies autour de la thématique du "mutant", figure emblématique de la science-fiction, même s’il en est bien question pour deux d’entre elles… sur dix-neuf. A la rigueur, pourrait-on considérer ici la "monstruosité", physique ou morale (égoïsme, lucre, arrivisme…), comme fil directeur qui ne permettrait quand même pas d’inclure l’ensemble des récits. Laissons donc de côté notre tentative de thématiser "l’inthématisable", pour nous concentrer sur le contenu. Les Mutants regroupe des histoires courtes, publiées par Wrightson entre 1969 et 1974. Celles-ci naviguent allègrement entre SF old school, horreur gothique dans la pure tradition des EC Comics, ode  à la tolérance, adaptations digest d’œuvres littéraires ou cinématographiques, heroic fantasy sous influence howardienne et détournements grivois (et colorisés !) de figures fantastiques ou historiques, orchestrés par le scénariste Vaughn Bodé (dont la mort prématurée en 1975 préfigurait celle de David Carradine...).

 

Si tous les scénarios ne sont pas d’égale qualité, la faute à des chutes parfois trop abruptes, on se console aisément avec les dessins de Wrightson, dont on peut mesurer l'ampleur du talent et l'incroyable capacité à adapter son style détaillé et emphatique à tous les registres qu'il aborde.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE :

 

 

 

C'est Quoi ? FORBIDDEN WORLD

 

 

C'est de Qui ? Susan Justin

 

 

La couv':

 

 

Déjà entendu chez nous? Non

 

 

On peut écouter ?

   

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? "You can't judge a book by its cover", comme le chantait Bo Diddley. L'adage ne s'est jamais aussi bien vérifié qu'avec les productions fauchées de Roger Corman. Forbidden World (qui n'est pas exactement un mix entre Forbidden Planet et Lost World, mais c'était bien tenté, Roger !) ne déroge pas à la règle. Derrière une bien belle affiche des frères Hildebrandt se cache un énième repompage d'Alien dans lequel une poignée d'acteurs en roue libre tente de venir à bout d'un mutant (titre alternatif de cette série B-Z, sortie en 1982) viscelard et baveux. Tout cela n'est bien sûr qu'un prétexte à quelques scènes gores bien troussées et surtout aux effeuillages répétés des deux actrices principales, Dawn Dunlap (ex-égérie de David Hamilton) et June Chadwik (qui un an plus tard allait incarner la vicieuse Lydia dans la série V).

 

A l'instar de l'affiche, la musique de Susan Justin (qui a décroché le job parce qu'elle était la copine du réalisateur... the right girl in the right place !) tend à tirer le film vers le haut. La compositrice nous gratifie d'une musique électronique à mi-chemin entre new wave et tonalités atmosphériques synthétiques caractéristiques du début des années 80. En dépit d'un budget qu'on imagine famélique, elle parvient à créer une partition qui n'a rien à envier à celles de Craig Safan (Remo Williams, The Last Starfighter) ou de John Harrison (Creepshow) et prouve, si besoin en était, qu'avec un orgue Casio, une boîte à rythmes et un brin d'inspiration, on peut bâtir des discographies (n'est-ce pas Mr. Carpenter ?). Quoi qu'il en soit, l'ambiance horrifico-vaporeuse de cette BO colle parfaitement à celle développée par l'ami Berni dans les pages sombres de son anthologie, alors ne boudons pas notre plaisir !   

 

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Une chronique de Lio

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 16:21

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : TERMINUS 1

 

 

C'est de qui ? Le Tendre & Ponzio

 

 

La Couv':

Tout le monde descend!  /  Terminus 1  Vs.  The Yesterday Machine

Déjà lus sur B.O BD? Le scénariste oui, pas le dessinateur.

 

 

C’est édité chez qui ? Ankama

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Comment tomber de Charybde en Scylla ? Alors que Julius tente d’échapper aux perdants d’une partie de cartes qu’il a remporté garce à son don de télépathie, il retrouve une vieille amie en la personne de de Marje qui a un plan à lui proposer. Aller récupérer du palladium, un métal devenu très rare, dans un cimetière d’astronefs qui en regorge. Mais l’aventure ne s’annonce pas comme un promenade de santé.

 

Terminus1 est l’un des bouquins de Wul qui se rapproche peut être le plus du roman noir, au moins dans son intrigue de base. Avec cette adaptation, Serge Le Tendre revient à la SF après des détours plus ou moins réussis par la mythologie, le fantastique et la fantasy. Si le scénario est bien rythmé je dois reconnaître que le trait photo-réaliste de Ponzio m’a presque gâché le plaisir de lecture tellement je suis allergique à ce style souvent figé qui me fait m’interroger sur le pourquoi d’un tel choix.

 

De la collection, ce Terminus 1 est du coup celui auquel j’ai le moins accroché.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE YESTERDAY MACHINE

 

 

C'est de Qui ? Don Zimmers

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé chez nous?Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si j’ai choisi le score de ce vieux film de SF des années 60 c’est parce que je me souvenais qu’il avait une poignée de pistes jazzy très groovies bien que délicieusement surannées aujourd’hui qui vont bien sur les premières scènes de Terminus 1, que ce soit la partie de cartes, la fuite de Julius ou la rencontre avec Marje qui suit, et ses séances en background de souvenirs « sexy » (vite fait hein !).

 

Bon après ça se gâte un peu vu que l’ambiance musicale s’avère être toute dans ce style là et qu’en plus il y a ssez peu de morceaux, la musique de Zimmers, illustre inconnu au bataillon, transforme rapidement notre BD en sous James Bond de l’espace mais remarquez, ça amène aussi un amusant décalage avec l’aspect roman-photo de l’album et me la rendu plus agréable.

 

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Une chronique de Fab

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bobd - dans Ankama SF Wul Le Tendre Ponzio

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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