11 février 2021 4 11 /02 /février /2021 09:54
 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LOVE LOVE LOVE

 

 

C'est de qui ? Toussaint & Garrido Martin

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis

 

 

Déjà croisés sur le site? Le scénariste souvent.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans un futur plus ou moins proche, après avoir développé à outrance la robotique, les humains ont mis au ban de la société les androïdes. Karel, un robot dont la fonction est de consoler les gens contre payement, rencontre Elle, une jeune femme cœur d‘artichaut qui vient de perdre son job et a terriblement besoin d’amour.

Ce couple en apparence mal assorti va tomber amoureux jusqu’à ce que nos tourtereaux soient séparés par une guerre initiée par des bots révolutionnaires.

 

 

Kid Toussaint, scénariste aussi prolifique qu’inspiré, réussit ici le grand écart entre... Katherine Pancol et Isaac Asimov (!!) avec cette nouvelle série qui allie romance bubble-gum fun et affrontement androïdes/humains sur fond de révolte de classe.

Malgré leur éloignement, les deux aspects sont assez développés pour ne pas se court-circuiter et je dirais même qu’ils  se complètent bien, apportant fraicheur et originalité au titre.

 

Le trait de l’espagnol Andres Garrido Martin, tirant à la fois du manga et de l’illustration jeunesse, très coloré, se prête bien à ce  scénario hybride, finissant de faire de ce premier tome une lecture divertissante.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : WANDAVISION

 

 

C'est de qui ? C. Beck

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

Ca donne Quoi ? Avec une discographie des plus hétéroclite, allant de choses aussi disparates que la série Buffy the Vampire Slayer au dérangeant Charlie Countryman en passant par la Reine des Neiges et sa suite de chez Disney, Christophe Beck s’est imposé comme le candidat idéal pour mettre en musique Wandavision la nouvelle série Marvel sur Disney +

 

Si la série en elle-même m’a semblé poussive sur son premier épisode la musique est assez agréable de par son inventivité et son originalité. Beck a collaboré avec le compositeur Alex Kovacs, dans le métier depuis un bail, qui a su émulé avec justesse les différentes époques du show, à commencer par les séries des années 60 (type Ma sorcière bien aimée qui semble être l’un des modèles évidents de ce début de Wandavision).

 

Les thèmes dédiés aux principaux protagonistes sont intelligemment déclinés en fonction des styles, de la comédie désuète au super héroïsme grand spectacle et l’ensemble fonctionne avec une unité assez étonnante.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 10:00
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  ELECBOY. NAISSANCE.

 

 

C'est de qui ? J. Salaün

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà lu chez BO.BD? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? L’Amérique au 22° siècle, alors que la Terre a été ravagée, une poignée de survivants essaye de s’en sortir malgré l’eau qui se fait rare et les tensions qui règnent au sein de la communauté notamment entre ses figures charismatiques et leurs rejetons.

 

Une menace terrifiante va venir rajouter encore à la donne sous la forme de créatures aussi mystérieuse que dangereuses.

 

 

Jaouen Salaün, après quelques collaborations comme dessinateur uniquement sur de la SF, revient en 2021 avec cette série post-apo où il est seul aux commandes.

Le premier constat que l’on peut faire quand on referme ce tome 1 c’est que l’auteur s’en sort très bien en tant qu’artiste complet. Son scénario, si assez classique sur pas mal de points, tient bien la route malgré un mélange d’éléments pouvant se révéler casse gueule (la romance entre les deux jeunes héros, la rivalité des clans, les créatures,…).

 

L’histoire est servie avec un certain brio coté graphismes. Salaün adoptant un style moins figé que sur ses albums avec Bec, et faisant la part belle aux décors arides et aux cadrages cinématographiques.

 

Les influences sont là (Jodo, Gimenez) mais elles sont bien assimilées et l’on ne peut que recommander Elecboy aux amateurs du genre.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE MANDALORIAN SEASON 2

 

 

C'est de qui ? L. Göransson

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui, il y a peu d’ailleurs.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si les critiques dithyrambiques ont peut-être eu tendance à s’emballer un chouia en qualifiant The Mandalorian de sauveur de la franchise Star Wars (remarquez je n’ai pas vu les « trois derniers » si ça se trouve c’est le cas ?!), il faut reconnaître que malgré son aspect un peu traine savate coté intrigue de fond, la série a de beaux atouts que ce soit dans son rythme, ses références, l’aspect « canon », et, last but not least, sa B.O.

 

Loin de la grandiloquence space opéra qu’a pu donner John Williams, Göransson, qui avait déjà rendu une copie très satisfaisante sur la saison 1, développe encore ses idées originales pour cette seconde livraison.

 

Multiplication des instruments, et notamment dans le registre folklorique et inattendu, broderies inventives du thème d’origine, arrangements et effets électro recherchés et – tout comme l’ambiance de pas mal des scénarios- emprunts appuyés aux codes du score de western voire de chanbara apportent autant de variété que d’intérêt à la dizaine de partitions de cette saison.

 

Une musique bien plus originale et agréable que ce que le compositeur a proposé au cinéma et qui va fort bien avec ce premier tome d’ Elecboy.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 10:54

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  CREATURES 1. LA VILLE QUI NE DORT JAMAIS.

 

 

C'est de qui ? Betbeder et Djief

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble même.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans une Grosse Pomme post apocalyptique des enfants abandonnés doivent rivaliser d’ingéniosité pour survivre et ne pas tomber entre les pattes d’étranges créatures faites d’une substance noirâtre qui dominent les adultes, devenus des loques affamées.

 

Un petit groupe d’entre eux, organisés en bande, rencontrent Vanille et son petit frère à l’étrange pouvoir, qui avaient réussi à préserver leur maman de l’influence de monstres mais pour combien de temps encore?

 

Un étrange vieillard réfugié avec ses livres va également croiser leurs route et semble en savoir long sur les créatures hostiles.

 

 

Un nouveau récit d’anticipation à la croisée des genres, flirtant avec la SF, le fantastique et la série jeunesse (dont certains fleurons de chez Dupuis d’ailleurs), aux influences lovecraftiennes avouées qui ne seront pas pour déplaire aux lecteurs adultes.

 

 

Ce premier tome est plein de qualités à commencer par son rythme nerveux, et son suspense bien dosé, le tout servi par le trait semi réaliste détaillé aux teintes adéquates de Djief.

 

Créatures confirme le talent touche à tout du duo Betbeder/Djeff qui nous avait déjà pondu un superbe prologue aux Liaisons Dangereuses et livre ici, dans un tout autre domaine, un album qui fait mouche et qui, chez B.O BD a emballé deux générations de lecteurs !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :TENET

 

 

C'est de qui ? Göransson

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisé chez nous? Oui au moins une fois.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Après quelques obscurs travaux sur des films de seconde zone, et/ou dans l’ombre du canonnier Zimmer, le suédois Ludwig Göransson (qui finalement ne partage avec Beethoven que son prénom), tombe tout de suite dans le grand bain avec la bande son de Black Panther pour Marvel/Disney qui lui rapporte dans la foulée une statuette dorée, excusez du peu.

 

S’ensuivent deux autres « grosses » machines  commerciales avant que Christopher Nolan, privé d’Hans Zimmer, parti se promener sur la Dune de Villeneuve, fait appel à l’un de ses poulains les plus doués.

Göransson trouve le challenge intéressant, reprenant le concept de voyage spatio temporel et autre lectures à double sens chronologique dans son écriture musicale.

 

Il fait jouer les partitions à ses musiciens puis inverse les bandes les fait écouter aux musiciens en question puis leur demande de jouer ce qu’ils entendent. Vous avez saisi ? Non, bon les musiciens probablement pas non plus et, si la musique de Göransson n’est pas aussi catastrophique que le film, on retiendra de tout ceci qu’il maîtrise le « braaamm » probablement aussi bien que son mentor mais qu’il sait aussi le jouer à l’envers.

 

 

L’ambiance en tension continuelle de la BO de Tenet a renforcé le côté « adulte » que je recherchais lors de ma lecture de ce premier tome de Créatures, accentuant l’angoisse de certains passages et les scènes d’action réussies de l’album…par contre je n’ai pas poussé le vice jusqu’à l’imposer à mes gamins !

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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7 janvier 2021 4 07 /01 /janvier /2021 15:36
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  ET ON TUERA TOUS LES AFFREUX

 

 

C'est de qui ? Morvan et Noé

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Morvan souvent et Noé une paire de fois.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Un blondinet qui en a plus dans les biceps que dans le ciboulot se retrouve à devoir copuler avec une bombe anatomique pour satisfaire les délires d'expériences  génétiques tendancieuses d'un docteur Schutz (sic!). Mais loin de lui l'idée de tremper là dedans, bien au contraire il va tout faire pour mettre le maléfique savant en déroute! Quitte à payer de sa personne of course!

 

Après ses parodies enlevées de polars américains, lui ayant valu les foudres des censeurs, plutôt que de jouer l’apaisement, Vian/Sullivan enfonce le clou en pondant un récit d’anticipation complètement délirant à l’humour ravageur et outrancier qui flirte avec l’eugénisme et convoque le spectre des expériences nazis dont les cendres fumaient encore et le souvenir rance envahissait probablement la France.

 

A prendre évidement au 36°degré, ce nouvel album bénéficie du trait terriblement sensuel d’Ignacio Noé que l’on a vu chez nous sur une paire de récits érotiques gourmands mais aussi sur une trilogie fantastique prometteuse (hélas jamais achevée). Son style réaliste est juste parfait pour mettre en image ces années 50 fantasmées et un casting décalé composé quasiment uniquement de  bimbos et autres beaux gosses bodybuildés.

 

 

Probablement le plus surréaliste des quatre adaptations signées par Morvan qui rend, je trouve, un bel hommage à une de ses idoles littéraires.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE MAN WITH THE GOLDEN ARM

 

 

C'est de qui ? E. Bernstein

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Sacrée B.O que ce Man with the golden arm, en effet, outre un sujet casse gueule traité de façon peu orthodoxe pour l’époque (nous sommes au beau milieu des années 50 et Hollywwod est encore régie par un code des plus strict pour tout ce qui touche au subversif : sexe, alcool, drogue…), c’est l’une des première réelle incursion du jazz dans le 7° Art, et qui plus est par un compositeur qui n’a alors à son actif qu’une grosse poignée de séries B voire Z peu reluisantes.

 

 Pour son entrée dans la cour des grands Bernstein frappe fort avec une partition qui fait la part belle à la rythmique dès le thème principal (le héros, joué par un Sinatra sur le retour assez crédible, est un batteur) qui est repris pas mal de fois arrangé différemment, mais sait aussi s’apaiser pour jouer la carte des pistes plus cool, voire chaloupées où peu d’instruments sont présents, dans un esprit  qui n’est pas sans faire penser à a très belle B.O d’Un Tramway Nommé Désir, déjà fort jazzy, qu’Alex North a signée quelques années plus tôt.

 

Une ambiance groove old school qui n’a pas pris une ride si tant est qu’on soit allergique au genre (ce qui serait à mon avis fort dommage) et qui rythme bien le délire de Vian revu par Morvan et Noé !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

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31 décembre 2020 4 31 /12 /décembre /2020 08:48
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  1984

 

 

C'est de qui ? Derrien et Toregrossa

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Déjà croisés sur le site?Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Depuis le mois de mars de cette étrange année les références au roman 1984 d’Orwell ont fleuri un peu partout, notamment sur la Toile, pour faire référence à la situation que l’on vit, que ce soit chez nous ou à l’échelle mondiale.

 

Et si dire que l’auteur était visionnaire révèle clairement de l’euphémisme, tout comme pour le Gulliver dont nous parlions il y a peu, ou la Ferme des Animaux, évoqués ici aussi cette année à l’occasion de la sortie du second tome du Château des Animaux, peu de gens ont lu ces œuvres pourtant majeures de la littérature.

 

Qu’à cela ne tienne, comme pour les deux titres cités ci dessus (oui, oui je sais pour la Ferme !) 1984, qui tombe dans le domaine public début 2021, se voit adapté en BD, et pas une, ni même deux, mais bien trois fois en l’espace de quelques mois !

 

Penchons nous sur la version signée Derrien et Toregrossa qui réussit à condenser le texte d’Orwell en 120 pages tout en en gardant l’ambiance ô combien anxiogène et ces thématiques fortes.

 

 

Nous voilà donc dans une Angleterre dystopique et totalitaire où les humains sont divisés en classes, l’une complètement dominée par le tout puissant Parti, qui règne par la peur et l’asservissement, l’autre, le prolétariat, quasiment livré à lui même dans une pauvreté crasse.

Un homme et une femme vont braver les interdits et tomber amoureux mais payeront le prix fort pour leur désobéissance.

 

Le parti pris graphique est intéressant, avec une majeure partie de l’album en noir, blanc et gris qui retranscrivent bien l’atmosphère glauque et écrasante de la vie sous l’œil de Big Brother, tandis que les quelques scènes d’intimité et de bonheur des deux protagonistes fait apparaître de belles couleurs.

Le scénario évite l’écueil du récitatif trop présent sans – donc- trop diluer le propos d’origine.

 

Un album certes peu joyeux pour finir une année qui ne l’a pas été non plus, mais qui a le mérite de donner une vision intéressante d’un roman toujours cruellement d’actualité

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :I THINK WE’RE ALONE NOW

 

 

C'est de qui ? A. Taylor

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Il semble évident qu’Adam Taylor a été approché pour mettre en musique ce scénario post-apo suite au succès –amplement mérité- de l’adaptation télévisée d’Handmaid Tales où ses compositions participaient grandement à la réussite de l’ensemble.

 

Reprenant la formule qui a fait la réussite de la série en question, Taylor marie à nouveau les instruments acoustiques aux nappes et effets électroniques pour créer des paysages musicaux planants et anxiogènes aussi subtils qu’insidieux.

 

Laissant quelque peu de coté le minimalisme dont il est friand, il lorgne pas mal ici sur le travail qu’Angelo Badalamenti a fourni pour son compère David Lynch, mélangeant un mélo faussement sirupeux à un tragique pesant.

Vous l’aurez compris, ici non plus on n’est pas là pour rigoler, mais les deux media se complètent à merveille !

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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