8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 09:47

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : ELISABETH Ière

 


C'est de qui : Delmas, Regnault & Meloni

 

 

La Couv':

Destins de Reines  /  Elisabeth Ière  Vs.  The Other Boleyn Girl

Déjà croisés chez nous? Oui.

 

 

C’est édité chez ? Glénat.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Si il y a bien une figure historique à coté de laquelle la collection  Ils Ont Fait L’Histoire de chez Glénat, ne pouvait pas passer, c’est bien celle d’Elisabeth Première, dernière des Tudors qui refusa de se marier et fut à l'origine de changements sans précédents en Angleterre.

 

Depuis le superbe film de  Shekhar Kapur il y a presque 20 ans, je suis fan du personnage et attendait au tournant cette « bio », surtout après l’impressionnant La Vierge et la Putain, de Juncker,  déjà chez Glénat.

 

Mon sentiment après lecture est mitigé, si coté dessin c’est honnête quoiqu’assez classique, et si la personnalité de la reine vierge est plutôt bien rendue,  l’album souffre des limites de format de ses prédécesseurs de la collection.

 

En effet, condenser 44 années de règne en un seul volume oblige à des coupes franches et des choix drastiques, et la monarque aurait peut être mérité un second tome.

Néanmoins les grandes lignes sont là et l’album, notamment grâce à son cahier historique en fin de volume, remplit son rôle.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ?  THE OTHER BOLEYN GIRL

 

 

C'est de Qui ? Paul Cantelon

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé chez B.O BD ? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Drôle d’idée que ces arrangements parfois très (trop) contemporains pour mettre en musique ce « biopic » qui se déroule au XVI° siècle en Angleterre et raconte la romance entre Henry VIII et les sœurs Boleyn(note aux scénaristes, penser à prendre des actrices qui se ressemblent au moins un peu quand elles doivent incarner deux sœurs). Plutôt que d’opter pour le parti pris de la fort bonne série The Tudors et ses morceaux d’époque mélangés à des compositions originales mais dans le même esprit, Paul Cantelon préfère se concentrer sur l’intrigue plutôt que l’époque.

 

Du coup ce qui aurait pu être une bonne évocation via une musique de chambre aux accents historiques reflète plutôt le coté romantique et tragique du scénario .

 

C’est d’autant plus dommage que l’on n’aurait pu difficilement être plus raccord coté époque vu que l’une des protagonistes principales du film est Ann Boleyn qui n’était autre que la mère de notre Elisabeth.

 

 

 

 

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Une chronique de Fab

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 13:32

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LOUISE. LE VENIN DU SCORPION.

 


C'est de qui : Van Der Heuvel & Alessandra

 

 

La Couv':

Loulou? Oui, c'est elle  /  Louise.Le Venin du Scorpion  Vs.  Summer and Smoke

 

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Si vous venez dans le coin depuis un petit moment j'ai déjà du vous parler de mes  (lointaines!) études d'audiovisuel durant lesquelles j'ai, entre autres choses passionnantes (sans second degré pour une fois je précise), visionné du film à la pelle, tous genres et époque sur confondus. L'expressionnisme allemand reste une de mes périodes préférées et j'ai également toujours eu un faible pour les vamps de l'âge d'or hollywoodien. Vous vous doutez donc que je ne pouvais pas passer à côté de cette évocation de la vie et de la carrière de Louise Brooks, qui, au même titre que Marléne Dietrich ou la Garbo, est une icône du 7eme Art.

 

Brooks est pus connue pour le parfum de scandale qui a entouré sa carrière que pour les longs qu’elle a tourné. Le parti-pris des auteurs de cette bio est d’évoquer son esprit rebelle, sa fureur de vivre envers et contre tous les diktats de la société et d’Hollywood quitte à y laisser des plumes.

 

 

On découvre aussi dans Le Venin du Scorpion le trauma de son enfance, ses relations houleuses avec sa mère et avec les hommes, le culte que certains (Pabst en tête) pouvaient lui vouer, mais également ses choix parfois hasardeux de tournage et de vie.

 

Le style graphique réaliste et la colo old school d’Alessandra servent bien un scénario qui évite les écueils inhérents à ce genre d’exercice, un bel hommage à une actrice éternelle.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? SUMMER AND SMOKE

 

 

C'est de Qui ? E. Bernstein

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé chez nous? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si j’admets sans soucis que Tenesse Williams, d’une ça a bien vieilli et, de deux, déjà à l’époque c’était pas à la portée de tout le monde, le bonhomme savait quand même vous poser un drame aux thématiques multiples dont aucun écrivain ou cinéaste français de ces vingt dernières années (ni probablement des vingt à venir) n’approchera jamais l’ombre d’une esquisse.

 

Mettre en musique une adaptation de Williams, quand on a la carrure et le talent d’Elmer Bernstein, ce doit être du pain béni. Ca vous permet de livrer une musique aussi poétique que ce que le domaine de la B.O le permet, quelque chose de foncièrement organique et intellectuel à la fois. D’écrire des mélodies où la névrose d’une femme frustrée et où la sexualité latente et refoulée sont miraculeusement rendues par des notes, des silences, des rythmiques.

 

Ca vous permet de dépasser vos habituels gimmicks, de prouver qu’en plus d’être l’un des plus doués et diversifié des compositeurs de votre génération, vous êtes également capable de vous remettre en question en écrivant un score en marge du reste de votre (excellente) production qui reste parmi l’un de vos plus originaux.

Et ça nous permet, enfin, d’accompagner avec classe la bio d’une artiste qui n’en méritait pas moins.

 

 

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Une chronique par Fab

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 15:45

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : L’ESPRIT ROUGE

 

 

C'est de qui ? Zéphyr et Le Roy

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lus sur B.O BD? Maximilien Le Roy oui, pas le dessinateur par contre.

 

 

C’est édité chez qui ? Futuropolis

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Artaud, écorché vif, rêveur utopiste en marge de la société et des règles, s’envole pour le Mexique où il espère replonger aux racines primales de l’existence via les croyances millénaires des tribus indigènes et s’affranchir d’un progrès galopant qu’il juge néfaste et destructeur. Mais de destructeur c’est surtout son style de vie qui va faire du tord au poète. En plein crise existentielle il décide d’essayer de se sevrer lui-même des drogues qu’il consomme quotidiennement, mauvais idée d’avoir essayé ça en pleine sierra. Entre chemin de croix halluciné, prise de position en faveur des indiens et de leurs traditions et initiation au peyotl, Artaud va vivre une expérience unique et extrême qui le marquera à jamais.

Entrecoupée de flashbacks avec les dernières années de l’artiste qui a eu la malchance de vivre à une époque où l’on pensait que le meilleur moyen de traiter la folie était les électrochocs, cette évocation d’une partie de sa vie par le toujours engagé Maximilien Le Roy est magnifiée par les peintures farouches d’un Zéphyr visiblement inspiré par son sujet. Qu’il s’agisse des passages avec les Tarahumaras où il capture la beauté sauvage des lieux et des hommes, ou des séances d’électrochocs où l’on ressent quasiment la souffrance d’Artaud, l’artiste livre une œuvre rude voire agressive mais définitivement  frappante.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE MAN WHO CRIED

 

 

C'est de Qui ? O. Glijov & Divers

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Les origines métissées d’Osvaldo Glijov, argentin d’origine roumaine et ukrainienne ont autant influencées sa musique que la période où il a vécu en Israël. En résulte un style aux confluents des genres, puisant dans des folklores aussi multiples que variés. Collaborateur occasionnel du Kronos Quartet cher à Phillip Glass, c’est avec eux qu’il enregistre une partie de la B.O de ce long métrage narrant la vie d’une jeune juive arrachée à ses origines sur fond de Seconde Guerre Mondiale et d’occupation nazie.

Mélangeant allègrement airs d’opéra, chansons tziganes, airs juifs et musique minimaliste, la bande originale de The Man Who Cried ne fait pourtant pas collage indigeste grâce à la richesse des ses influences et à la sensibilité musicale de ses arrangeurs, Glijov en tête.

Peut être parfois hors sujet avec les errances mexicaines d’Artaud, elle se révèle aussi profonde et triste que l’album à pas mal de reprises.

 

 

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Une Chronique de Fab

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 10:49

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : UNE VIE AVEC ALEXANDRA DAVID NEEL

 


C'est de qui : Campoy & Blanchot

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? En ce début d’année la femme aux mille vies que fut Alexandra David Neel a droit a pas moins de  deux  ouvrages en BD. L’un à paraître chez Glénat et l’autre, en deux parties, dont le tome 1 vient de sortir chez Grand Angle.

Celui-ci a comme narratrice Marie Madeleine Peyronnet qui sera tout à la fois sa secrétaire personnelle, sa confidente, sa fille adoptive…pendant les douze dernières années de sa vie. L’album démarre au début de leur relation et, via des flashbacks, revient sur les périples orientaux de l’exploratrice, première femme européenne à visiter le Tibet et à entrer dans la Ville Interdite (Lhassa).

Si le dessin semi-réaliste anguleux et avenant est très agréable, et le choix de colo (sépia pour les séquences des années 60 et en couleurs pour celles dans le passé)on regrettera un peu les incessants allers-retours entre les époques qui font la part belle à la relation des deux femmes à la fin de la vie de David Neel (et fait de cette dernière une excentrique acariâtre et tyrannique, ce qu’elle était peut être remarquez), au détriment de son quart de siècle passé sur les routes de la sagesse et de l’enrichissement de soi.

Le second volet corrigera peut être le tir.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? KUNDUN

 

 

C'est de Qui ? P. Glass

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé chez nous? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Scorcese, quand il choisit de réaliser un film historique, en costume ou évoquant le passé, doit être bien embêté, lui qui adore truffer ses B.O de morceaux pop-rock phares de l’histoire de la musique. Heureusement, quand il doit faire composer une vraie musique pour un film, il n’hésite pas à faire appel à des pointures. Ainsi, pour sa biographie du 14° Dalaï Lama (Qu’Alexandra David-Neel n’a pas rencontré mais elle auraitpu), c’est le maître du minimalisme Phillip Glass qui est en charge de la B.O. Scorcese avouera d’ailleurs que cette collaboration il en rêvait depuis fort longtemps.

Si Glass reste fidèle à ses motifs courts et répétitifs quasi hypnotique, marque de fabrique de la plupart des ses compositions et du genre en général, il prend le parti -payant- ici d’utiliser en complément d’un orchestre classique, des instruments traditionnels tibétains comme les cloches, les percussions ou des cuivres, le tout joué par un orchestre natif, ainsi que des chœurs des moines Gyuto. Glass, lui-même sympathisant de la cause Tibétaine et se retrouvant en partie dans  les croyances bouddhistes, est familier de la musique folklorique du pays. Ces connaissances mariées à sa sensibilité artistique, son sens de l’écriture musicale et, last but not least, la qualité de la réalisation de Scorcese font de la B.O de Kundun l’un des piliers de la carrière cinématographique du compositeur, pas loin de l’excellent Koyaanisqatsi, et un score tout trouvé pour la vie d’Alexandra David-Neel.

 

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Une chronique de Fab

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 08:10

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : ALEXANDRE JACOB. JOURNAL D'UN ANARCHISTE CAMBRIOLEUR.   

 

 

C'est de qui ? Vincent et Gaël Henry

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisés sur B.O BD? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Sarbacane, un lien vers le site :

http://editions-sarbacane.com/alexandre-jacob-journal-dun-anarchiste-cambrioleur-2/

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Si j’avais de vraies inclinaisons politiques, les lecteurs de B.O BD l’ont compris avec le temps, elles seraient probablement très à gauche, sous les drapeaux rouges (des Léninistes) voir sous les drapeaux noirs (ceux des anarchistes). Ceci étant dit, vous vous doutez que c’est avec un certain intérêt que j’ai lu cette évocation de la vie d’Alexandre Jacob, personnage peu connu du grand public et pourtant haut en couleur. Libre penseur, rebelle à quasi toute forme d’autorité et adepte de la cambriole de haut vol dans l’esprit d’un Robin des Bois du début du XX° siècle. Les deux Henry livrent une belle copie, qui évoque avec humour et émotion le parcours rocambolesque de notre héros, de ses débuts dans les petites combines jusqu’aux « Travailleurs de la Nuit », sa petite entreprise de cambrioleurs forcenés. Les passages du procès sont aussi truculents que le personnage qui n’échappera pas au bagne dont il reviendra cependant après plus de 20 ans. Au rayon des petits bémols j’aurais aimé que le scénario insiste un peu plus sur la redistribution des butins des rapines de Jacob et ses acolytes (qui du coup passent parfois plus pour des as de la cambriole que comme des amis des « petits et des faibles ») et je trouve que le style de Gaël Henry est parfois très (trop) influencé par celui de Manu Larcenet (voir de Blain) et gagnerait à s’en émanciper (surtout qu’on sent un vrai potentiel derrière). Rien de terrible cela étant, l’album reste des plus réussi et est en plus enrichi d’un supplément riche en documents d’époques sur Jacob et les siens.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? ARSENE LUPIN

 

 

C'est de Qui ? Jean Pierre Bourtayre

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur le site? Non

 

 

On peut écouter? En regardant le premier épisode de la mythique série:

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Tout en écrivant pour les plus grands de la chanson française, d’Aznavour à Auffray, en passant par Eddy Mitchell, Jean Pierre Bourtayre compose également pour le petit écran de mémorables génériques (les plus jeunes de nos lecteurs demanderont à leurs parents de leur parler du Champs Elysées de Drucker par exemple). Il est l’auteur de la musique de ce que beaucoup considèrent comme la meilleure adaptation à l’écran des aventures du héros de Maurice Leblanc, avec l’inoubliable Georges Descrieres en Arsène Lupin. Outre la concordance des époques et donc du « style musical » entre les deux œuvres, il faut savoir qu’Alexandre Jacob est très probablement l’une des inspirations de Leblanc pour son gentleman cambrioleur. Les auteurs y font d’ailleurs un sympathique clin d’œil dans le bouquin.

 

 

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Une chronique par Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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