12 février 2026 4 12 /02 /février /2026 16:59




 

LA BD:

 


C'est quoi : LA BETE DU NORD

 

C'est de qui? Martin & Castellani



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Delcourt





 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Martin.





 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Zamora, probablement l’un des territoires les plus dangereux du monde Hyborien, mais ce n’est pas ce qui impressionne Conan, né sur un champ de bataille, descendu de ses collines de Cimmérie pour faire fortune et devenir roi (même s’il ne le sait pas encore).

 

Alors qu’il entre dans une des cités mal famées de la contrée des voleurs, le barbare est pris à partie par l'émissaire d’un puissant chef de gang qui cherche un mercenaire assez hardi pour aller délivrer sa fille des griffes de son rival.

 

Contre promesse de récompense sonnante et trébuchante, Conan accepte la mission sans se douter qu’il va devoir affronter des périls toujours plus grands, de sentinelles sauriennes en fieffés bandits, en passant par femmes fatales, créature sauvage et autres sorciers démoniaques.

 

 

Le sous titre de ce one shot que l’on doit au créateur de la série Solo, post-apo animalière elle aussi chargée en bagarres et hémoglobine, aurait pu être: “Y en a un peu plus, je vous le mets quand même?”

 

Parce qu’effectivement, on n’a pas le temps de s’ennuyer dans cette aventure du cimmérien, imaginé par Oscar Martin qui ne laisse aucun répit à son héros ni à son lecteur. Il ne sa passe pas 2 pages sans que le sang gicle, que des membres soient détachés de leurs corps d’origine et que des méchants toujours plus dangereux passent de vie à trépas sous les coups du héros de Howard.

 

Après, dans l’absolu, ce récit haut en couleurs (et quelles couleurs!) est, je trouve, fidèle dans l’esprit aux écrits du créateur de Conan, même si en l’état ça fait un peu “digest”, comme si le scénariste avait voulu condenser des passages de plusieurs histoires en une seule histoire d’avoir un panel des faits d’armes de son héros.

 


 

Côté dessin c’est du tout bon, le style de l’illustrateur argentin, qui avait déjà collaboré avec Oscar martin sur un spin off de Solo, à mi chemin entre semi réalisme détaillé et trait disneyen, s’avère tout désigné pour une aventure de Conan.

Au milieu de décors fouillés, il dessine des combats sanguinolents, des filles accortes et un bestiaire sauvage et s’offre même une poignée de doubles splash pages impressionnantes d'efficacité.



 

Un one shot que les amateurs de fantasy de tous bords devraient apprécier!



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : THE ROYAL HUNT OF THE SUN



 

 

C'est de qui?  D. Hinchliffe



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ça donne Quoi ? Ce film sur la capture d’un empereur inca par le conquistador Pizzaro aurait pu être un blockbuster grand spectacle s’il n'avait pas  été  plombé par un réalisateur de seconde zone et un producteur rapiat.



 

Heureusement la musique échappe au naufrage grâce au bagage de Wilkinson qui vient d’écrire pour la scène pendant presque une décennie, notamment pour du Shakespeare.

 

Et ça se ressent dans ses compositions où les arrangements classiques et l’utilisation des percussions et des cuivres ne sont pas sans faire penser à l’élan épique d’un Prokoviev, modèle qui inspirera notamment beaucoup Basil Poledouris pour le score de … Conan le Barbare. On ne pouvait guère mieux tomber pour le coup.

 

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25 septembre 2024 3 25 /09 /septembre /2024 12:44




 

LA BD:





 

C'est quoi ? FRIDAY 3




 

C'est de qui ? Brubaker & Martin




 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Glénat 



 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble sur le précédent entre autre.



 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Grâce à l’incroyable montre laissée par Lance, Friday est projetée dans le passé, juste avant qu’elle revienne chez elle (ce qui est raconté au début du premier tome en fait).



 

La voilà dans une véritable course contre la montre (et contre elle-même!) afin d’éviter la mort de son ami et de découvrir ce qui s’est passé et quelles sont les créatures qui semblent avoir envahi Kings Hill.

 

La trilogie de Brubaker et Martin, qui démarrait comme un polar puis avait fait pace au fantastique dans le tome précédent, invite ici la SF et même la fantasy sans pour autant tomber dans le grand n’importe quoi, prouvant s’il était encore nécessaire tout le métier de son scénariste qui s’amuse avec les codes du voyage spatio-temporel dans une conclusion haute en couleur.



 

Celles-ci sont d’ailleurs magnifiquement réalisées par Muntsa Vicente qui apporte au trait déjà old school de Martin une ambiance hors du temps originale et bienvenue dans un univers comics souvent très formaté.



 

Une mini série très agréable, une réussite de plus à mettre au compte de Brubaker qui décidément sait à la fois bien exploiter les genres auxquels il se frotte mais aussi le talent des artistes avec qui il choisit de collaborer! 




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : TRANSMUTATIONS



 

C'est de qui ? D. Shapiro




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 


 

Ca donne Quoi ?Plaisir coupable par excellence, cette série Z de la fin des années 80, sortie plutôt en catimini (en même temps vu le niveau de la pellicule on ne peut s’en étonner), Hell comes to Frogtown a surtout marqué les esprits pour ses scènes pseudo érotiques, ses hommes crapauds risibles et la sculpturale actrice de Conan le Barbare en petite tenue.



 

Sa musique cependant mérite que l’on s’y arrête, contrairement à ce que l’on aurait pu redouter en effet, elle évite tout sensationnalisme, et, surtout,  ne fait pas usage, comme c’était tristement la norme à l’époque, de synthés dans tous les sens.


La partition de David Shapiro, compositeur de seconde zone à la filmographie aussi obscure qu’oubliable et essentiellement dévouée aux films d’épouvante cheap, joue plutôt la carte de l’undescoring, de l’illustration musicale à base de percussions discrètes mais efficaces, de cordes hypnotiques et sourdes.

 

Les passages d’action sont, rassurez-vous, assez enlevés, fort rythmés et l’ambiance seventies colle forcément bien à cette conclusion de Friday.



 

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15 juillet 2024 1 15 /07 /juillet /2024 09:41

 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? UN SOMBRE MANTEAU




 

C'est de qui ? J. Martin




 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Dupuis



 

Déjà croisé sur le site? Oui.




 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Dans les Pyrénées espagnoles, Serena une jeune femme rousse en proie à ses démons, erre sans but avant de rencontrer une ermite qui vit seule dans une cabane où elle concocte potion et onguents à base de plantes qu’elle échange ou vend aux villageois du coin.



 

L’arrivée de Serena est vue d’un fort mauvais œil par les paysans qui n’apprécient déjà pas des plus la vieille guérisseuse et, bientôt, alors qu’une maladie frappe les bêtes et les gens, les bouc émissaires semblent tout trouvés!




 

Exit les chroniques historico familiales pour ce nouvel opus de Jaime Martin, même s’il est question de famille(s) et que le récit se déroule toujours en Espagne.

 

Ici l’auteur complet nous livre un conte aux accents fantastiques qui fleure bon le terroir, avec ses paysans soupçonneux et aigris, deux héroïnes aussi marginales qu’ atypiques et des thématiques fortes -et cruellement d’actualité- comme la peur de celui qui est différent et le rejet de l’autre.



 

Les graphismes du barcelonais se font plus anguleux, ses colo plus ocres, afin de servir son scénario pessimistes qui n’est pas sans faire penser  à des choses comme la Mare au Diable, aux nouvelles fantastiques de Maupassant ou, plus proche de nous à celles d‘un  Claude Seignolle.



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LE PHARE



 

C'est de qui ? M. Korven

 

 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 


 

Ca donne Quoi ?  Après avoir mis un bon coup de pied dans la fourmilière de la musique de film d’épouvante grâce à son travail léché sur The Witch, le canadien Mark Korven collabore à nouveau avec le réalisateur du film sus-cité pour The Lighthouse, huis clos où Robert « Twilight » Pattinson affronte le monument Willem « Dernière Tentation du Christ, mais pas que » Dafoe, au sein d’un phare.

 

Spécialiste de la word music, Korven a poussé le vice jusqu’à créer un instrument spécifique, mélange de choses diverses (orgue indien, vielle à roue, sitar, teremin, violoncelle et j’en passe) qu’il a sobrement baptisé « The Arprehension engine ». Ce redoutable hybride dont aurait rêvé des gens aussi divers –et talentueux- que Gyorgi Ligeti,  Jimmy Page ou David Gilmour, crée des sons assez ahurissants, comme tout droit sortis d’un cauchemar musical.

 

Le compositeur a mis son invention à profit donc sur la musique de The Lighthouse, tissant des thèmes aux harmoniques aussi sombres que crispants parfois, des grincements sonores personnifiant le vent, la marée, les craquements du bois. Les cuivres quant à eux, nombreux et variés semblent imiter les sirènes de bateau, les hurlements des créatures marines étranges.

B.O quasi organique aux mélodies rares et arides, jouant plus sur la tension sonore que sur la musicalité, The Lighthouse traduit par ses atmosphères plaintives et menaçantes toute la noirceur et la mélancolie qui règne dans Un Sombre Manteau.

 

 

 

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23 mai 2023 2 23 /05 /mai /2023 14:13


 

LA BD:





 

C'est quoi ? SOLO CHEMINS TRACES 2



 

C'est de qui ? O. Martin & A. Iglesias



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui.



 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ?Suite et fin du diptyque félin de la série Solo d’Oscar Martin qui, pour ce spin-of, a confié les dessins à Alvaro Iglésias.

 

On découvre un autre pan du “lore” (comme disent les gamers) de l’univers de Solo, à savoir les “anges-gardiens” des scriptes, en la personne (enfin le chat) de Siro, un guerrier redoutable dont la mission est de veiller en secret sur Fortuna et sa fille, comme il l’a fait pour les générations précédentes.

 

Mais notre garde du corps s’est pris d’affection, voire plus, pour ses protégées et cela va mettre en péril sa mission première dans un environnement toujours plus hostile et la découverte de créatures aussi répugnantes que dangereuses.

 

Post apo animalier riche en action et en scènes chocs, Solo Chemins Tracés est à l’image de la série mère et les amateurs en auront pour leur argent.

Perso je trouve toujours que la voix-off est parfois trop envahissante mais pas de là à gâcher la lecture, loin s’en faut.







 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :FURY ROAD



 

C'est de qui ? Junkie XL



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? oui



 

On peut écouter ?

 

 

 

 


 

 

Ca donne Quoi ? Vu à l’époque au cinéma, le « reboot » du Mad Max de George Miller m’avait semblé passablement raté.



 

Improbable et fatigante course-poursuite de plus de 2 heures, encore alourdie par une post prod interminable, à l’image de sa bande son, confiée à Junkie XL après que maints autres compositeurs aient été préssentis et/ou approchés.



 

Mettant en avant des riffs de guitares qui effraieraient même un Rammstein sous speed et des rythmiques métronomiques probablement écrites pour un marteau piqueur, Holkenborg fait encore plus violent et heavy que son déjà peu recommandable 300 :Rise of an empire, la suite inutile de l’adaptation de Miller. 



 

Quand il dit avoir été inspiré par Bernard Herrmann, on est en mesure de se demander si le bonhomme était sous l'emprise d’une quelconque drogue. Sa partition ne s’approche même pas de celle de Brian May pour l’opus original.

 

Signe qui ne trompe pas, la B.O a été encensée par Hans Zimmer, bien connu pour sa sensibilité musicale… 



 

Bon après, si on cherche de la musique qui envoie, qui laisse peu de répit à son auditeur et peut illustrer de la post-apo efficace et souvent violente, on est à la bonne place, et ça tombe bien, c’est ce que l’on cherchait aujourd‘hui.





 

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17 janvier 2023 2 17 /01 /janvier /2023 14:33





 

LA BD:





 

C'est quoi ? FRIDAY



 

C'est de qui ? Brubaker & Martin



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, les deux.



 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Toute sa jeunesse, Friday l’a passé à éclaircir des mystères avec son meilleur ami Lancelot, un marginal comme elle.

 

Au moment de quitter leur patelin pour la fac, la jeune fille a voulu savoir s' il y avait quelque chose de plus entre eux et a quelque peu mis à mal leur amitié.



 

La voilà revenue le temps des vacances de fin d’année et à peine a-t-elle remis les pieds à King’s Hill que Lancelot l’entraîne sur une nouvelle enquête plutôt glauque qui fait rapidement ressortir de vieux démons.



 

Après plus de 3 décennies à exploiter extensivement l’univers du polar et des super-héros, avec un petit virage de temps à autre du coté du fantastique, voilà que le vétéran Ed Brubaker prend tout le monde de court avec cette nouvelle série, qui, si elle flirte avec ses genres de prédilection, se veut avant tout une histoire sur les relations d’adolescents.

 


 

Et pour ne rien gâcher, le scénariste se révèle un fin observateur avec ses personnages aux profils bien écrits qui n’ont rien à envier à ceux du spécialiste du genre.

L’histoire de ce premier volet, une fois le contexte installé, se révèle accrocheuse et riche en suspense comme en action.



 

Au dessin il s’est associé à l’espagnol Marcos Martin, lui aussi pas mal versé dans le super-héros, mais dont le trait atypique et anguleux n’est jamais meilleur que sur des séries un peu en marge, je pense notamment à Private Eye et Barrier, et qui donne ici au scénario de Brubaker une vraie personnalité et fait sortir le titre des sentiers battus.



 

Un habile et prometteur mélange des genres!






 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : GRIMM SEASON 2



 

C'est de qui ? R. Marvin



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.



 

On peut écouter ?

 


 

Ca donne Quoi ? Si la série TV Grimm malgré son mélange de polar et de fantastique ne m’a pas convaincu sur ses 6 saisons a maintenu un bon niveau sur sa B.O pas mal fichue qui emprunte autant aux anciennes musiques d’épouvante avec des effets instrumentaux intéressants, qu’aux canons actuels du genre.

 

Le compositeur joue autant sur l’étrangeté du monde surnaturel avec des mélodies aux échos  elfmaniens aux dissonances de cordes agréables, que sur le suspense et l’action- pas mal représentés- à base de pistes plus musclées avec  notamment un peu de guitare disto et un travail intelligent sur la rythmique et les effets de post prod.

 

Un mash-up de genres dans l’esprit de celui de Friday pour lequel il a fait une bande son plus qu’honorable.






 

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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