5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 11:42

 

Le seul blog de la planète à proposer un accompagnement musical à la lecture de bandes dessinées de toutes sortes fête aujourd’hui ses six années d’existence.

 

6 ans de chroniques quasi quotidiennes au succès florissant, et à la  fréquentation soutenue.

 

Merci donc aux collaborateurs du site, aux lecteurs assidus et, évidemment, à tout ceux, dans la chaine du livre, qui font que la BD continue à nous passionner.

 

Pour l’occasion, une chronique inhabituelle puisqu’il s’agit non pas d’une BD mais d’un ouvrage sur un auteur majeur du médium, j’ai nommé :

 

 

 

 

LE LIVRE

 

 

 

 

C'est Quoi ? BIG JOHN BUSCEMA

 

 

C'est de Qui ?  F. Florez

 

 

La couv' 


 

 

Big John pour Big Day!  /  Big John Buscema

 

 

C’est édité par? Urban

 

 

Un extrait?

 

Big John pour Big Day!  /  Big John Buscema

 

Ca donne Quoi ? Ma première rencontre, dans les années 80, avec le personnage qui allait squatter le haut de mon panthéon durant des décennies, j’ai nommé Conan le Barbare, le héros de Robert Howard, fût sous les traits que lui a prêté le dessinateur John Buscema, dans une série de comics écrite par Roy Thomas et publiée chez Marvel.

 

Ensuite, via les Strange que m’achetait mon père, j’ai retrouvé certains de mes super héros favoris (Wolverine, les Vengeurs, le Silver Surfer) sous le crayon affuté du même Buscema, avec toujours la même virtuosité dans le trait, la même sauvagerie dans les poses et une dynamique narrative des plus efficaces.

 

Ayant débuté sous la coupe du grand Jack Kirby (dont il recopiait pas mal le style au départ), aux cotés d’autres légendes comme John Romita, Gil Kane, ou encore Gene Colan, et avec des maîtres à penser aux noms aussi glorieux qu’ Hal Foster (papa de Prince Valiant, juste la meilleure série au monde) ou Milton Canif, John Buscema marquera d’une patte indélébile le monde du comics, en donnant de pas mal de ses icônes des versions quasi définitives et en inspirant toute une génération d’artistes à venir.

 

Big John pour Big Day!  /  Big John Buscema

 

 

 

Ce mois ci Urban sort un de ces énormes omnibus dont ils ont le secret, grande taille, grosse pagination, qui rend enfin un hommage digne de ce nom au dessinateur.

 

Rédigé par l’un de plus éminents spécialistes du bonhomme, riche d’une iconographie soignée (mention spéciale aux reproductions pleines pages de planches d’époque, façon Artist edition !), c’est un témoignage prenant sur l’histoire du médium et un régal pour les yeux de fans de comics old school !

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 08:36

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : RENDEZ VOUS A PHOENIX

 

 

C'est de qui ? Tony Sandoval

 

 

La Couv'

 

Le Rêve américain ?/ Rendez-vous à Phoenix Vs. Frida

 

Déjà croisé sur le site? oui

 

 

C’est édité chez qui ? Paquet

 

 

Une planche

 

Le Rêve américain ?/ Rendez-vous à Phoenix Vs. Frida

 

 

Ca donne Quoi ? Tony Sandoval est sorti de ses histoires où fantômes et rock font bon ménage pour nous raconter une tranche de sa propre vie : son passage en fraude du Mexique vers les États-Unis.

 

Tout commence avec un visa refusé et, donc, 1 an d'attente avant d'en demander un autre. Pourtant, Tony est attendu à Phoenix par sa petite amie américaine Suzanne. Donc il décide de passer clandestinement la frontière à Nogales.

Par 2 fois, cela échoue et il se retrouve au poste avec prise d'empreintes et tout le toutim. Dans ses déambulations le long de la frontière, il entend des gens parler de leurs fuites de leurs pays (Guatemala, Honduras et plus loin encore)… et des risques énormes qu'ils ont pris. Il a un nouveau contact pour aller à Phoenix, mais il n'a pas les 600$ demandés.

 

Pas de problèmes pour Suzanne qui lui promet de les donner au passeur quand il sera arrivé : le voilà parti pour une traversée par le désert avec attaque de voleurs, 1e rendez-vous manqué avec la voiture et, enfin, 2e rendez-vous réussi et départ en voiture pour Phoenix où Suzanne l'attend pour de belles retrouvailles.

Le seul trésor qu'il a emmené avec lui est un Rotring® 0.3 avec lequel il a dessiné ses premières planches d'auteur de BD.

 

En bonne fan de Tony Sandoval, je ne pouvais pas passer à côté de cet album. J'y ai découvert un pan de sa vie qui est le reflet des affres de ce que vivent tous les migrants du monde à proximité des frontières. Tony Sandoval ne se fait pas porte-paroles des migrants, il raconte son propre vécu sans fioritures.

 

Pour l'avoir vu en dédicace, je peux affirmer qu'il n'a pas un aussi gros nez que dans le livre,mais qu'il a une grosse barbe… et que c'est quelqu'un de très agréable qui est capable de dessiner et parler en même temps (contrairement à d'autres que je citerai pas ici).

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? FRIDA

 

 

C'est de Qui   Elliot Goldenthal

 

 

 

La couv' 

 

Le Rêve américain ?/ Rendez-vous à Phoenix Vs. Frida

 

Déjà entendu chez nous?  oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Le morceau choisi est une ballade nostalgique où dominent un accordéon et une mandoline avant l'entrée en scène de cordes aux accents plutôt tristes.

 

Elliot Goldenthal a évité ici le piège d'une musique "folklorique" mais on entend quand même quelques discrètes sonorités hispaniques. Le rythme s'approche un peu du ronronnement d'un train et colle bien avec le titre The journey  (le voyage en anglais).

L'ambiance de ce voyage n'est vraiment pas gaie et convient bien à l'état d'esprit d'un jeune mexicain coincé du mauvais côté de la frontière.

 

Il faut noter que cette BO composée pour le biopic sur la peintre mexicaine Frida Kahlo a permis au compositeur d'obtenir en 2002 l'oscar et le golden globe de la meilleure musique originale.

 

 

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Une chronique de Gen

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 15:25

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : 1234 RAMONES

 

 

C'est de qui ? Cadène, Bétaucourt et Cartier

 

 

La Couv':

 

Fab is a punk rocker (ou pas!)  /  1234 Ramones  Vs.  Ramones

 

 

 

Déjà lu chez nous? Non

 

 

 

C’est édité chez qui ? Futuropolis

 

 

 

Une planche:

 

 

Fab is a punk rocker (ou pas!)  /  1234 Ramones  Vs.  Ramones

 

Ca donne Quoi ? Au tout début des années 90, quand j’étais ado et que je jouais de la gratte électrique dans des combos aussi éphémères que voués à l’échec, nous avions une blague récurrente sur les compos à jouer en concert : on s’interdisait de compter de 1 à 4 en intro vu que c’était comme ça que débutaient TOUTES les chansons des Ramones, groupe de punk que nous considérions comme l’exemple à ne pas suivre.

 

Soyons honnêtes, si la bande à Joey et Dee Dee est un mythe du genre (chose amusante, depuis ma lecture de l’album j’ai croisé au moins 3 t shirts à l’effigie du groupe sur des personnes qui ne les ont probablement jamais écouté !), la médiocrité du niveau du jeu de ses différents musiciens n’avait d’égal que l’énergie qui débordait des disques et concerts du combo new yorkais.

 

Raconté par leur bassiste et principal compositeur (hum !), Dee Dee Ramone (né Douglas Colvin), junkie notoire à l’enfance difficile, l’album du trio Cadène, Bétaucourt et Cartier ne cherche à aucun moment à rendre les Ramones glamour ou à en faire un grand groupe, s’attachant plutôt à montrer les failles des différents membres du combo, leurs faiblesses, leurs rivalités et autres embrouilles.

 

Fab is a punk rocker (ou pas!)  /  1234 Ramones  Vs.  Ramones

 

Le dessin en noir et blanc réaliste de Cartier est très bon, et immerge totalement le lecteur dans les années Ramones évoquées via un soucis du détail qui fait plaisir à lire, j'ai d'ailleurs été plus convaincu par cet album que par son boulot précédent.

 

 Alternant les flashbacks de façon chronologique et ce qui aurait du être le concert sud américain de la réunion, 1234 Ramones est un bel hommage documenté de cette époque bénie, on y croise d’ailleurs quelques figures marquantes de Iggy à Sid Vicious en passant par les Clash et même une apparition éclair clin d’œil de William Burroughs.

 

Allez, 1,2,3,4…

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? RAMONES

 

 

C'est de Qui ? Euh…

 

 

La couv'

 

Fab is a punk rocker (ou pas!)  /  1234 Ramones  Vs.  Ramones

 

Déjà croisé sur B.O BD? Non.

 

 

On peut écouter? Certes.

 

 

 

Ca donne Quoi ? Pas évident de choisir quelque chose de probant sur la bio d’un groupe de rock (même du calibre de nos Ramones), on la joue donc facile en choisissant le premier album du combo.

 

Si vous ne connaissez pas vous vous apercevrez rapidement qu’absolument tout les morceaux se ressemblent sensiblement, la faute à un rythmique binaire on ne peut plus basique et à une connaissance d’accords restreintes au possible.

 

On ne vous tiendra d’ailleurs pas rigueur d’arrêter la galette avant la fin de votre lecture.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 07:43

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : SACHA GUITRY. UNE VIE EN BANDE DESSINEE.

 

 

C'est de qui ? Dimberton & Chabert

 

 

La Couv':

 

 

Atmosphère, atmosphère est ce que j'ai une BD d'atmosphère?  /  Sacha Guitry  Vs.  Le Petit Soldat

 

Déjà lu sur le site? Il semblerait bien que non.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Une Planche :

 

 

Atmosphère, atmosphère est ce que j'ai une BD d'atmosphère?  /  Sacha Guitry  Vs.  Le Petit Soldat

 

Ca donne Quoi ? Homme aux multiples talent, touche à tout reconnu, boulimique de travail et amoureux fou des planches autant que des femmes (5 mariages et quasiment autant de divorces au compteur !) Sacha Guitry, si pas le plus emblématique de sa génération, méritait bien une bio en BD.

 

Dimberton spécialiste du genre (il a écrit des ouvrages sur Gainsbourg, Coluche ou, plus récemment, de Funès), s’attaque au monstre sacré avec méthode.

 

Si ce généreux one-shot (128 pages) fait parfois un brin catalogue et si placer les répliques de Guitry dans sa bouche un peu souvent peut faire artificiel (mais on apprend que le bonhomme « testait » ses propres compositions en « live »), la bio est intéressante, on y croise quelques grandes figures artistiques du siècle dernier et le dessin, clair, épuré un rien tremblotant et aux couleurs vives est bien adapté au genre.

 

Une occasion intéressante pour qui s’intéresse au milieu d’en (re) découvrir une figure essentielle s’il en est.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? LE PETIT SOLDAT

 

 

C'est de Qui ? J. Kosma

 

 

La couv'

 

Atmosphère, atmosphère est ce que j'ai une BD d'atmosphère?  /  Sacha Guitry  Vs.  Le Petit Soldat

 

 

Déjà croisé sur B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Première collaboration du trio magique qui accouchera du merveilleux Roi et L’oiseau, ce Petit Soldat -d’après Andersen déjà- raconte l’histoire d’amour contrariée (par rien moins que le diable en personne !) entre un soldat de plomb et une poupée.

 

Kosma et Prévert travaillent ensemble depuis des années et ont accouchés de chefs d’oeuvres (La Bête Humaine, la Grande Illusion) ici c’est évidement la poésie au sens large qui prime.

 

La Guerre vient de finir et les années de misère du compositeur touchent à leur fin, il multiplie avec bonheur les domaines d’activités et celui de l’animation se révèle riche en possibilités jusque là inexplorées.

 

 

Outre des mélodies qui semblent tout droit sorties d’une boite à musique, Kosma écrit un thème de marche militaire sautillant et faussement solennel qui tranche avec les passages plus mélancoliques où les violons sont  mis en avant.

 

La variété des genres abordés font que la B.O du Petit Soldat, si un tantinet courte, amène à cette bio de Guitry une ambiance musicale d’époque des plus adéquate.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 16:44

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : ISADORA

 

 

C'est de qui ? Birmant et Oubrerie

 

 

La Couv':

 

Femmes Fatales  /  Isadora  Vs.  La Tragédie de Salomé

 

Déja croisé sur le site? Oui  

 

 

C’est édité par ? Dargaud

 

 

Une planche:

 

Femmes Fatales  /  Isadora  Vs.  La Tragédie de Salomé

 

Ca donne Quoi ? Après Il était une fois dans l’Est, le duo doué Birmant-Oubrerie se penche sur le « reste » de la vie d’Isadora Duncan, la danseuse ultime, l’esprit libre, la scandaleuse, la viveuse.

 

Via des flashbacks sur les principaux passages de sa vie et de sa carrière, on  découvre ses débuts fauchés où, partie d’Amérique,  le système D et l’esprit vagabond étaient les maîtres mots, aux premiers entrechats et à la découverte de son sex appeal et de son attrait sur le sexe opposé.

 

Mais aussi ses rencontres avec quelques grands artistes de son temps, de Stanislavski à Rodin en passant par St Saens, ses amours sulfureux avec  Essenine, de 18 ans son cadet, son engagement politique passionné…

 

Plus « vivant » que le précédent album Isadora permet également à Clément Oubrerie de faire étal de tout son talent, que ce soit sur les scènes de danse, encore plus fortes ici ou sur la personnification de la musique (Clément il FAUT que vous fassiez une version de l’Anneau des Nibelungen !) le dessinateur fait preuve d’une inventivité et d’une inspiration assez étonnantes plus abouties encore à mon sens que sur les précédents travaux que nous avons pu lire chez nous.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 


C'est quoi ? LA TRAGEDIE DE SALOME

 


C'est de qui ?  F. Scmitt

 

 

La Couv’

 

Femmes Fatales  /  Isadora  Vs.  La Tragédie de Salomé

 

 

Déjà entendu chez nous ? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ?  J’avoue porter au mythe de Salomé une attention aussi inexplicable que récurrente. Qu’elle date de ma première lecture de la pièce (écrite en français d’ailleurs) d’Oscar Wilde, ou de son adaptation superbe par P. Craig Russell dans le cadre de ses opéras graphiques, je ne saurais dire, toujours est-il que chaque fois qu’une version me tombe sous la main, quelle que soit sa nature ou son origine, je ne peux m’empêcher d’y jeter un œil.

 

Ainsi fut-il de cette pièce musicale, écrite au tout début du siècle dernier pour une danseuse célèbre (oui, à l’époque les stars n’étaient pas que de sinistres crétins participants à un show de télé réalité !) dans le cadre d’un ballet muet.

 

L’un des principaux soucis de Schmitt était d’éviter la comparaison avec l’opéra de Strauss, tout juste présenté.

La différence de composition, due notamment à un nombre bien plus réduit d’instruments et à l’absence de textes, joua en la faveur du compositeur français.

 

Si les passages mélodramatiques, qui sont nombreux, sont forts avec leur influence wagnérienne évidente, on leur préférera néanmoins les parties plus descriptives, très cinématographiques à mon goût où là, par contre, c’est plutôt à Debussy qu’on penserait.

 

Une œuvre fort peu connue malgré ses qualités dont les ambiances et la nature même (une musique écrite pour la danse) en font la B.O idéale pour Isadora.

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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