21 novembre 2022 1 21 /11 /novembre /2022 10:51

 

LA BD:





 

C'est quoi ? 1629



 

C'est de qui ? Dorison & montaigne



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui.



 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Pays Bas, le XVII° siècle. Lune -sinon LA- des plus puissante compagnie maritime du monde missione Fransisco Delsaert subrécargue du navire le Jakarta. Il sera maître à bord, au-dessus même du capitaine, Arian Jakob, avec qui il a eu des différends.

Leur mission: transporter jusqu’à Sumatra d’importantes quantités d’argent et de bijoux pour s’assurer un accès à la cour du grand Moghol.

Pour compléter ce duo mal assorti, Jeronimus Cornelius, un étrange apothicaire, fait office de second à Delsaert mais semble avoir ses propres motivations.

 

Ils disposent d’un délai serré pour rejoindre leur but et auront fort à faire pour maîtriser un équipage composé de ce que la société compte de pires éléments.

 

Rajoutez à cela la présence d’une belle noble réclamée par son mari et qui n’a clairement pas sa place sur ce cloaque flottant où les tensions vont très rapidement s'exacerber jusqu’à atteindre un point de non-retour.

 


 

S’emparant d’un  fait divers historique le doué Xavier Dorison, Midas du scénar de la BD Franco-Belge nous emmène dans un récit en huis clos sous haute tension, à la narration percutante, au casting impeccable et varié et riche en scènes fortes et aux dialogues ciselés.

 

Si son histoire se déroule il y a plusieurs siècles les thématiques restent hélas fort d’actualité: réflexion sur le pouvoir et ses abus, sur les inégalités et ce qu’elles peuvent pousser les hommes à fier et, last but not least, sur ce sentiment de puissance que procure l’appartenance à un groupe même si les actions du groupe en question deviennent hautement répréhensibles. 



 

Coté dessin Timothée Montaigne n’a, n’ayons pas peur de l’affirmer, plus grand chose à envier à l’un de ses principaux mentors, Mathieu Lauffray, tant son style et son coup de crayons se sont affirmés pour livrer ce qui reste à mon sens le travail le plus abouti de sa carrière à ce jour.

 

Alors certes la filiation est plus qu' évidente, surtout si l’on pense aux séries maritimes de Lauffray (le récent diptyque Raven ou Long John Silver dont le scéanrio était signé…Dorison!) mais sur 1629 Montaigne s’affirme comme un compositeur graphique hors pair, proposant des paysages de haute mer saisissants, des scènes de bateau réalistes (on sent le repérage sur place!) ou encore des personnages aux visages frappants d’expressivité.

 

Le tout est magnifiquement rehaussé par les couleurs de Clara Tessier qui, pour un premier pas dans le 9° art, se positionne déjà comme une future référence de la colorisation.



 

Bref vous l’aurez compris ce premier tome de 1629 coche quasi toutes les cases de l’album parfait et, pour ne rien gâcher, est proposé dans une belle édition grand format avec l’une des couvertures les plus belles de l’année. 






 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :1899



 

C'est de qui ? Ben Frost



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.



 

On peut écouter ?

 


 

 

Ca donne Quoi ? Décidément les séries maritimes marquantes de cette fin d’année ont opté pour la facilité coté titre; quatre chiffres et c’est emballé!

 

Remarquez si c’est pour être au niveau de réussite des deux oeuvres en question (1629 et 1899 pour ceux qui sont déjà perdus!) je veux bien que ça devienne une norme!

 

Les créateurs de la série Dark, pépite de récit jouant sur les temporalités imbriquées, jouent maintenant dans la cour des grands, grace au succès mérité de Dark, et viennent de s’embarquer (facile oui!) sur un navire peuplé de personnages aussi multiples que variés (et qu’étranges!) qui, au crépuscule du XIX° siècle, retrouve un autre bateau disparu dans un état catastrophique et qui va enclencher des situations et réactions inattendues. 

 

Si les moyens sont largement plus conséquents que pour leur série précédente coté musique ils ont à nouveau confié la tâche au brillant Ben Frost, et ils ont bien fait, aucun des compositeurs US actuels oeuvrant d’habitude sur ce genre de production n’ayant l’inventivité de l’islandais d’adoption.



 

On pour reprocher à ce dernier de reprendre quelques formules qui ont fait la réussite de la B.O de Dark, force nappes de synthés vrombissant plein de menaces en tête, mail il y ajoute pas mal de choses, notamment toute une palette de percussions jouées “live” qu’il n’oublie pas de triturer électroniquement ensuite.

 

Un peu de sons distordus par ici, de chœurs éthérés par là, des faux cuivres et de l’écho… un cocktail oppressant au possible, certes assez  anachronique sur ce premier volet de 1629 mais tellement complémentaire côté tension, efficacité et suspense!






 

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17 novembre 2022 4 17 /11 /novembre /2022 09:36






 

LA BD:





 

C'est quoi ? KISS THE SKY



 

C'est de qui ? Dupont & Mezzo



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Glénat.

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui ensemble même.



 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Comme quoi on peut être un grand passionné de rock et néanmoins être encore agréablement surpris par une bio d’un des guitaristes pourtant les plus célèbres de la discipline.



 

Il faut dire que sur ce premier tome (sur 2) de Kiss The Sky, Dupont se penche sur la jeunesse d’Hendrix.

Né dans une famille qui aurait pû être LA définition de la famille dysfonctionnelle, entre les galères d'argent, les différentes séparations des parents, le placement des enfants, le paternel violent, la mère absente…le futur génie de la 6 cordes a eu autant de chance que de volonté de ne pas mal finir et d’arriver à vivre sa passion pour la musique.



 

D’un naturel plutôt renfermé au départ, Hendrix, tout en croisant quelques-uns des grands noms de la musique américaine de l’époque (entre autres BB King, Sam Cooke, Dylan, les Stones…) va peu à peu réussir à vivre de son talent inné même si il connaît pas mal de galères au départ.

 

Homme à femme, il aura du mal à ne pas reproduire les schémas biaisés avec lequel il a grandi comme à tomber dans toutes sortes d’excès.



 

Pour mettre sa partition scénaristique en image Dupont a fait de nouveau appel à Mezzo avec qui il a déjà collaboré sur Love In Vain la bio d’une autre légende: Robert Johnson.

 



 

L’artiste donne une interprétation des 60’s aussi criante de vérité que personnelle, dans son style semi réaliste magnifié par le choix d’un noir et blanc qui flirte parfois avec l’expressionisme.

Léchant ses compositions picturales à la manière d’un photographe voire d’un peintre Mezzo donne à cette première partie de la vie d’Hendrix une force visuelle des plus marquantes.

 

Un album qui ravira les amateurs de BD originale et bien faite, de musique, voire des deux (votre serviteur cochant allègrement les deux cases)







 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :RAINBOW BRIDGE



 

C'est de qui ? J. Hendrix



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.



 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Filmé probablement en grande partie sous-acide, se voulant un temple à la contre-culture hawaïenne, à base de surf, de médiattaion, de sexe et de drogues, Rainbow Bridge est une purge plus qu’un film, un pur produit de son époque, inregardable aujourd’hui qui n’a d’ailleurs pu voir le jour qu’à la présence  d’extraits de concerts de Hendrix (charcutés cela dit) dans le long.



 

Un album est évidemment sorti dans la foulée, ne contenant bizarrement aucun morceaux live mais des versions alternatives et autres titres plus ou moins inédits tirés de sessions studios.



 

Si forcément anachronique avec la période de la vie du guitariste évoquée dans le tome 1 de Kiss the Sky, j’ai trouvé que la variété des genres, du blues au rock, abordées par Hendrix sur cette galette faisait une bande son intéressante avec les images de Mezzo, qui n’hésite pas à devenir psychédélique sur certaines planches.




 

 





 

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22 octobre 2022 6 22 /10 /octobre /2022 09:54

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? DRACULA EDITION DEFINITVE

 

 

C'est de qui ? Bess

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Il y a 3 ans de ça George Bess se frottait au Dracula de Bram Stoker pour un résultat réjouissant.

Glénat propose en cette fin 2022 une version augmentée de l’album avec, outre quelques pages de recherches graphiques en fin de volume, l’adaptation -toujours signée Bess- de la nouvelle l’Invité de Dracula, écrite par Stoker mais dont l’auteur n’était pas assez satisfait pour l’inclure à son chef d’œuvre.

 

Reste que Bess en livre une adaptation graphiquement impeccable, aussi expressive que détaillée, et qui rend tout l’efrroi du texte d’origine (racontant la première rencontre entre Jonathan Harker et le monde du  surnaturel).

 

Voici ce que l’on disait du Dracula lors de la sa sortie.

 

 

Bess opte pour un noir et blanc expressif et réaliste, dans un style réaliste à la fois old school et hors du temps qui retranscrit à merveille toute l'horreur gothique, la sensualité et la tragédie du matériau d'origine. Sa mise en page et ses choix graphiques et narratifs sont impeccables, sa ré-écriture du style épistolaire du roman est fournie sans jamais être trop chargée et, à quelques infimes exceptions près, tout est là !

 

Allez, si je devais émettre une seule réserve sur ce magnifique travail c'est le choix, à certains moments de proposer un fond de page style décor abstrait photoshoppé qui jure quelque peu avec la beauté du trait de l'artiste.

 

 

L'histoire me direz-vous ? Si vous avez la chance de la découvrir, je ne vais pas trop vous la spoiler, je vous dirais juste que c'est celle d'un comte vampire de Transylvanie qui fait l'acquisition de propriétés dans le Londres Victorien, afin de propager le mal dans la capitale britannique, et du groupe d'hommes et femmes valeureux qui va lui tenir tête (oui, je sais, j'ai synthétisé au maximum!).

 

 

Et, du coup, je rajouterai que vous avez encore plus de chance de découvrir Dracula conté par Georges Bess !

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :PARTITA

 

 

C'est de qui ? K. Penderecki

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Ce sont les similitudes de certaines mélodies, d'arrangements et autres atmosphères avec son contemporain Wojciech Kilar qui m'ont fait au départ m'intéresser à l’œuvre de Penderecki, en marge de celles, que nous évoquions il y a fort peu, utilisées au cinéma et pas toujours représentatives de l'étendue du talent du compositeur.

 

Celle qui nous intéresse présentement n'est, je vous l'accorde, pas d'une approche facile, et s'adresse à l'auditeur averti, amateur, ou, plus simplement, à celui qui va faire confiance au conseil du maître des lieux !

 

Violoncelles d'outre tombe, carillon frénétiques, basse et guitare électrique, cymbales malmenées, cuivres torturés... si les dissonances, et autre notes asynchrones ne rendaient pas déjà la pièce assez étrange comme cela, l'instrumentation panachée de Penderecki finit de faire de cette Partita une œuvre qui met mal à l'aise et a probablement été une source d'inspiration pour la génération de compositeurs de musiques de films actuelle, celle de la branche des Jed Kurzel, des Johann Johannsson et autres Hildur Guonadottir (comme il l' a été pour celle des films d'horreur des années 70 et 80).

 

Gageons que si ils avaient existé à l'époque Penderecki auraient utilisé lui aussi les sons de drones chers aux cœurs des artistes ci dessus.

 

Toujours est-il que la noirceur et le sentiment de malaise contant de cet opus fait un contrepoint idéal à la version inspirée de Georges Bess du roman mythique de Bram Stoker !

 

 

 

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19 octobre 2022 3 19 /10 /octobre /2022 09:30

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? TERROR ISLAND

 

 

C'est de qui ? A. Nesme

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Mickey, Donald et Dingo ont décidé de relancer leur agence de détectives mais cette fois ci…sur l’eau !

Après avoir acheté et monté un bateau en kit, nos 3 détectives bras cassés se lançent dans leur nouvelle enquête : retrouver monsieur Pepermint, disparu lors de l’exploration d’une ile mysatéruieuse qui recelerait un trésor.

 

Trésor qui a attisé la convoitise légendaire de Pat Hibulaire, accompagné de Ratineau ; les deux lascars étant bien décidés, une fois sur place, à se débarrasser de la souris et de ses deux compagnons.

 

Mais tout ce petit monde n’était pas préparé à ce qu l’ile leur réserve de surprises macabres et autres dangers effrayants.

 

Après un Horrifikland graphiquement bluffant mais au scénario très enfantin, Alexis Nesme revient seul à la barre de son navire en kit et propose une nouvelle aventure à mon goût plus intéressante et « intergénérationnelle » avec toujours force humour et, surtout, un coup de crayon magistral, dans un style illustratif travaillé,  qui trouve ici un terrain de jeu idéal pour faire preuve de sa maestria.

 

 

Les décors de jungle sont truffés de détails, les scènes maritimes sont superbes et Nesme se permet même de jolies trouvailles narratives aux mises en page réjouissantes.

 

Une belle réussite sur le fond comme sur la forme dans une collection qui comptait déjà quelques pépites.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LE CORPS ET LE FOUET

 

 

C'est de qui ? C. Rusticelli

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

Ca donne Quoi ? Au début des 60’s, l’un des plus célèbre Dracula du grand écran commence à enchainer les sériez Z d’épouvante à l’image de ce long réalisé pourtant par Mario Bava dont on ne retient aujourd’hui que la partition de Carlo Rusticelli.

 

 Dans un pays qui compte les stakhanovistes de la B.O de film par poignées, Rusticelli est probablement le plus gros pourvoyeur sans pour autant que sa production s’en ressente (enfin pas trop).

 

 Il signe ici un score proche des classiques de la Hammer, avec tout l’attirail du genre, des cordes stridentes aux cuivres menaçants en passant par les percussions grondantes.

 

Pas d’une originalité à s’en relever la nuit certes mais doté d’un aspect suranné très fun avec cette Ile de la Terreur disneyenne.

 

 

 

 

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4 octobre 2022 2 04 /10 /octobre /2022 07:27

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? DRACULA

 

 

C'est de qui ? Enna & Celoni

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Mickey…euh pardon, Jonathan Ratker, rend visite au comte Dracula en Transylbetteravanie afin de lui faire signer les contrats des maisons que le comte a acheté à Londres et ses alentours. Mais bien vite la souris va se rendre compte que Dracula n’est pas le vieillard excentrique qu’il semble être et qu’une terrible menace plane sur les londoniens, à commencer par Minnina, la fiancée de Ratker.

 

 

En effet, peu de temps après, alors que Jonathan n’est toujours pas rentré dans la capitale, d’étranges évènements s’y passent, à commencer par la maladie inexpliquée de Clara-Lucillia et sa soudaine passion pour la betterave.

 

Heureusement Dingo…euh, Van Helsing, vole au secours de tout ce petit monde mais Dracula est un adversaire redoutable.

 

 

Dracula est probablement, avec le Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde, l’un des romans que j’ai le plus lu et aimé dans ma jeunesse.

Néanmoins, de par sa forme épistolaire, sa pagination et, évidemment, son contenu, je ne l’ai toujours pas conseillé à mes enfants (et ce malgré les 13 ans révolus de l’ainée).

 

 

Disney, via sa branche italienne et, aujourd’hui Glénat, me facilite donc la tâche avec cette adaptation où Mickey et ses amis tiennent les rôles principaux, signée par un duo d’auteurs déjà responsables d’autres titres dans cette collection dédiées aux œuvres littéraires.

 

 

Si, je l’avoue, j’ai un peu tiqué sur cette histoire de betterave en lieu et place du sang et quelques traits d’humour saugrenus, (mais gardons à l’esprit que l’on est dans de la BD jeunesse avant tout), ce Dracula est plutôt fidèle, gardant par exemple en partie le principe du récitatif de l’original, effrayante juste ce qu’il faut, et le casting est amusant.

Cependant pour quelqu’un qui ne connaît pas l’histoire (en l’occurrence mon cadet), certaines transitions et ellipses manquent un peu de clarté.

 

 

Les graphismes sont quant à eux très réussis, avec des décors détaillés et des scènes dynamiques dans lesquels évoluent les personnages familliers de l’univers Mickey, tous bien transformés ;  le tout est bien mis en valeur par des couleurs et teintes très…gothiques !

 

 

Comme pour la poignée d’autres adaptations littéraires déjà parues chez nous (et d’autres restent à venir si l’on se base sur la production transalpine), la démarche est appréciable et l’on fait le vœux pieux qu’elle donne envie au lectorat qui ne les connaitrait pas, de se pencher sur les œuvres originales.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE DEMON BARBER OF FLEET STREET.

 

 

C'est de qui ? S ? Sondheim

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Pour accompagner cette version aux grandes oreilles du classique de Bram Stoker il fallait quelque chose de bien grandiloquent voire limite décalé.

Quoi de mieux que de la B.O de Tim Burton pour l’occasion ?!

 

Le réal’ fait ici une infidélité compréhensible à Danny Elfman, son compositeur attitré qui laisse la place à Stephen Sondheim qui, dans le monde de la comédie musicale ce n’est pas n’importe qui.

Le monsieur a quand même écrit, entre autres, pour West Side Story. Féru du Golden Age de la musique de film Hollywoodienne, sa partition le prouve via une utilisation intéressante des cordes, légèrement dissonantes, en hommage à Herrmann dont les musiques de film l’ont inspiré pour Sweeney Todd.

Si volontiers parodique, voire démonstrative, la B.O ne se cantonne pourtant pas au registre de l’horreur et du fantastique, ce qui s’est révélé tout à fait de rigueur.

 

 

 

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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