17 janvier 2023 2 17 /01 /janvier /2023 14:33





 

LA BD:





 

C'est quoi ? FRIDAY



 

C'est de qui ? Brubaker & Martin



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, les deux.



 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Toute sa jeunesse, Friday l’a passé à éclaircir des mystères avec son meilleur ami Lancelot, un marginal comme elle.

 

Au moment de quitter leur patelin pour la fac, la jeune fille a voulu savoir s' il y avait quelque chose de plus entre eux et a quelque peu mis à mal leur amitié.



 

La voilà revenue le temps des vacances de fin d’année et à peine a-t-elle remis les pieds à King’s Hill que Lancelot l’entraîne sur une nouvelle enquête plutôt glauque qui fait rapidement ressortir de vieux démons.



 

Après plus de 3 décennies à exploiter extensivement l’univers du polar et des super-héros, avec un petit virage de temps à autre du coté du fantastique, voilà que le vétéran Ed Brubaker prend tout le monde de court avec cette nouvelle série, qui, si elle flirte avec ses genres de prédilection, se veut avant tout une histoire sur les relations d’adolescents.

 


 

Et pour ne rien gâcher, le scénariste se révèle un fin observateur avec ses personnages aux profils bien écrits qui n’ont rien à envier à ceux du spécialiste du genre.

L’histoire de ce premier volet, une fois le contexte installé, se révèle accrocheuse et riche en suspense comme en action.



 

Au dessin il s’est associé à l’espagnol Marcos Martin, lui aussi pas mal versé dans le super-héros, mais dont le trait atypique et anguleux n’est jamais meilleur que sur des séries un peu en marge, je pense notamment à Private Eye et Barrier, et qui donne ici au scénario de Brubaker une vraie personnalité et fait sortir le titre des sentiers battus.



 

Un habile et prometteur mélange des genres!






 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : GRIMM SEASON 2



 

C'est de qui ? R. Marvin



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.



 

On peut écouter ?

 


 

Ca donne Quoi ? Si la série TV Grimm malgré son mélange de polar et de fantastique ne m’a pas convaincu sur ses 6 saisons a maintenu un bon niveau sur sa B.O pas mal fichue qui emprunte autant aux anciennes musiques d’épouvante avec des effets instrumentaux intéressants, qu’aux canons actuels du genre.

 

Le compositeur joue autant sur l’étrangeté du monde surnaturel avec des mélodies aux échos  elfmaniens aux dissonances de cordes agréables, que sur le suspense et l’action- pas mal représentés- à base de pistes plus musclées avec  notamment un peu de guitare disto et un travail intelligent sur la rythmique et les effets de post prod.

 

Un mash-up de genres dans l’esprit de celui de Friday pour lequel il a fait une bande son plus qu’honorable.






 

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6 janvier 2023 5 06 /01 /janvier /2023 13:36

 

LA BD:





 

C'est quoi ? MAUVAIS MONSTRE 1



 

C'est de qui ? E. Berkati



 

La Couv':

 



 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisé sur le site? Non



 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ?Imaginez qu’à l’adolescence, comme si la crise d’acné, la voix qui mue ou encore les poils au menton n’étaient pas déjà assez difficile à assumer, vous ayez une créature qui apparaisse et vous accompagne jusqu’à la fin de vos jours.



 

C’est ce qui arrive aux protagonistes de Mauvais Monstre, notamment à Eloise, collégienne  déjà un brin marginale, qui va en plus écoper d’un petit être plutôt vilain qu’elle va tenter de cacher à ses camarades de classe. 

Seul avantage de son monstre, il a le pouvoir de faire léviter un peu tout ce qu’il veut.

 

Éloïse utilise même ce pouvoir pour se venger de Célie, la star du collège qu’elle ne peut pas encadrer. Mais quand son seul pote, qui est en plus amoureux d’elle, transforme son propre familier en “mauvais monstre” et commence à abuser de ses pouvoirs, le dilemme se pose à notre héroïne.

 


 

Voilà un premier album d’un jeune auteur complet qui convaincra sans peine, sur le fond comme sur la forme, les amateurs de shonen, avec un humour souvent noir mais juste son petit coté fantastique fun et, surtout son dessin dynamique et coloré,  très influencé manga mais avec une touche personelle indéniable.



 

Un début de série qui, si elle sait se démarquer, peut donner suite à de sympathiques développements. 





 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :UTOPIA SEASON 2



 

C'est de qui ? T. De Veer



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.



 

On peut écouter ?

 


 

Ca donne Quoi ? Après une première saison épatante, la chaine britannique BBC a remis le couvert pour explorer les tréfonds du concept d’Utopia, série TV comme seuls  les anglais savent produire.

 

 

J’en prends à témoin le remake U.S bien moins décalé et prenant qui est loin d'égaler ce qui reste à mon goût l'une des plus intéressante réussite du petit écran.

 

Ici on est face à une création hybride qui mélange humour très noir, science fiction, suspense, polar… avec un traitement graphique et sonore incroyable. 

 

La musique signée Tapia De Veer est un élément clé, majeur même de la réussite de la série:

Le compositeur y mixe groove électro étrange, bruits de bouches et percussions de toute sorte, passe d’une ambiance de jeux vidéo old school à des sons de drones plein de reverb’…du conceptuel qui fonctionne à plein régime pour une ambiance à nulle autre pareil.

 

 

Presque une décennie après sa sortie, série TV comme B.O fonctionnent toujours aussi bien, et l’écoute avec la lecture de ce tome 1 de Mauvais Monstre le confirme.





 

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3 janvier 2023 2 03 /01 /janvier /2023 14:53

 

LA BD:





 

C'est quoi ? LE FEU AUX ENTRAILLES



 

C'est de qui ? Manara adapte Almodovar



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui au moins pour Manara



 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Je dois avoir 14/15 ans quand je découvre, quasiment en même temps le Déclic de Manara et le cinéma de Pedro Almodovar via Attache-Moi puis un ou deux autres longs.

Si la BD de l’italien me marque plus que les films de l’espagnol, il est clair que les deux univers ont des thématiques et des obsessions en commun.



 

Il n’est donc pas étonnant que le dessinateur - qui a déjà mis en images deux scénarios d’un autre grand cinéaste en la personne de Fellini- se soit attelé à un scénario de jeunesse d'Almodovar, ce Feu aux entrailles donc, où l’on retrouve d’ailleurs quelques similitudes avec le Déclic cité plus haut, ne serait-ce que le fantasme de la Madame Tout le Monde qui devient la pire des nymphomanes.



 

Ici foin de docteur sadique, c’est un commerçant asiatique habitant Madrid qui, à sa mort, se venge des femmes qui ont parcouru sa vie.

Nous avons donc droit à une poignée de scènes souvent fort érotiques mais sans véritable fil conducteur si ce n’est le délire sensuel 

 



 

Paru en France il y a tout juste trente ans, rapidement devenu introuvable, l’album est réédité aujourd'hui par Glénat et témoigne de l’audace d’un jeune Almodovar déjà pétri de tout ce qui fera la renommée d’une grande partie de  sa filmographie, comme de la maîtrise d’un Manara fort à l’aise dans ce ballet voluptueux et érotique complètement débridé.

 

Les amateurs complétistes de l’un ou l’autre apprécieront.








 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :LO SCEICCO BIANCO



 

C'est de qui ? N. Rota



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD



 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Lo sceicco bianco est historique –cinématographiquement parlant of course- à plus d’un titre. 

 

Premier film pour Felini seul derrière la caméra et première B.O composée pour le réal’ par Nino Rota qui va devenir son fidèle collaborateur. Dans cette comédie enlevée, outre des « têtes » chères à Fellini, Giuletta Masina son épouse ou encore Alberto Sordi (très bon l’année suivante dans I Vitelloni ), on trouve déjà des thèmes qui lui seront familiers :  la critique de la religion, les amoureux volages, la comédie de mœurs…et surtout une certaine liberté dans la réalisation et la narration.



 

Autre constante du cinéma Fellinien, la musique de Rota, est déjà en substance tout ce qu’elle développera par la suite : humour fin, détournement de musiques populaire (du cirque notamment), thèmes légers mais jamais faciles, Rota qui a fait ses classes auprès de pointures comme Copland, Gershwin ou Porter (excusez du peu) sait comme personne marier les genres et passer du rire aux larmes avec la plus désarmante des facilités.

 

 

Une B.O peu connue mais ô combien classe qui met l’accent sur la comédie de ce Feu aux Entrailles.






 

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29 décembre 2022 4 29 /12 /décembre /2022 13:24

LA BD:




 

C'est quoi ? DINGO QUICHOTTE


 

C'est de qui ? Vitaliano et Sciarrone


 

La Couv':


 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Non


 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Et de trois! Après Dracula et Duckenstein, j’ai eu l’occasion de lire ce Dingo Quichotte, sorte de réécriture moderne du roman de Cervantes.


 

Don Quichotte est typiquement, probablement même plus que les deux cités ci dessus, le genre d’oeuvre que tout le monde pense connaître mais que peu ont lu, si ce n’est par bribes pendant le cursus scolaire.


 

Si j’avais un peu tiqué sur certaines libertés prises dans les adaptations précédentes, là on se retrouve tout de même fort éloigné de l’intrigue d’origine avec des éoliennes en guise de moulins qui se transforment en robots!

 

Du coup j’ai moins apprécié ma lecture mais, une fois encore, le public jeunesse y trouvera son compte, comme ce fut le cas de mon cadet qui a beaucoup aimé que ce soit le rythme, l’humour comme l’aventure en général.


 

Mention très bien par contre à la partie graphique, l’artiste italien Claudio Sciarrone prouvant, comme ses compatriotes responsables des autres albums, qu’il maîtrise le style Disney sur le bout des doigts et sait marier les influences d’hier avec la dynamique d’aujourd’hui; en même temps, après plus de 30 ans à bosser pour les studios aux grandes oreilles, le contraire eût été étonnant.





 

LA MUSIQUE:




 

C'est quoi :FANTOMES EN FETE


 

C'est de qui ? D. Elfman


 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui


 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si l’on s’est beaucoup intéressé aux grands succès de sa carrière on a finalement assez peu couvert les débuts de Danny Elfman.

Et c’est d’autant plus dommage que la décennie qui l’a vue s’imposer peu à peu au cinéma est également l’une de celle qui recèle les choses les plus intéressantes.

En effet, fort de déjà deux collaborations avec celui qui allait devenir son réal fétiche – Tim Burton- Elfman en est encore à rechercher ce qui va définir son style.

 

Dans cette comédie américaine où Richard Donner adapte le Conte de Noel de Dickens (tiens encore un conte), Elfman reprend les formules qui ont tant plus sur Pee Wee et, surtout, Beetlejuice : chœurs enfantins qui semblent tout droit sortis d’une chorale  d’halloween de noël, cuivres et cordes virevoltants dignes d’une bande son classe de film d’animation et parodie des B.O d’épouvante old school.

 

En substance ce sont déjà les thèmes de Batman (l’année suivante) ou encore Edward aux mains d’argent qui prennent forme ici et entendre le compositeur faire preuve d’une fraicheur encore intacte est un vrai plaisir, surtout pour lire ce Dingo Quichotte actualisé.





 

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4 décembre 2022 7 04 /12 /décembre /2022 15:00

 

LA BD:





 

C'est quoi ? LE LABEUR DU DIABLE.



 

C'est de qui ? Beddiar, Babbyan & Holland



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Non



 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? L.A, de nos jours, Webster, tout juste quarantenaire dont la vie est triste au possible entre un boulot où il sert de serpillère à tout le monde, un célibat forcé rythmé par des vidéos X sur son téléphone et un voisinage peu accueillant, va voir son existence transformée par un cadeau peu commun tombé du ciel (ou presque).


 

Un sac rempli d’armes, d’un badge de flic et d’un uniforme. Il n’en fallait pas plus pour que la schizophrénie latente de notre anti-héros prenne le pas sur sa personalité frustrée et en fasse un ubermensch qui va prendre sa revanche sur le quotidien.


 

A mi chemin entre le Chute Libre de Scumacher et le 100 Bullets de Azzarello et Risso, Le Labeur du Diable pousse le vice encore un peu plus loin en étalant tout ce que la société U.S (et pas que) possède de crade, de violent, de dégradant…

Voyeuriste et jusqu'au boutiste, ce premier tome d’une histoire destinée au départ à être portée sur grand écran ravira les amateurs de cinéma bis gore, laissant peu de place à l’imagination.



 

De références cinématographiques il est évidemment question puisque le scénariste est -entre autre- un spécialiste du genre qui a notamment écrit pour le mythique Mad Movies.

 

Pour sa première incursion dans le 9° art il ne fait pas dans la dentelle, optant au contraire pour une approche rentre-dedans assumée (tout comme ses clins d’oeil au cinéma, détaillés dans un passionnant dossier en fin d’album).



 

Le dessin signé à 4 mains est à l’image de son scénario: sans concessions, agressif et anguleux, avec des couleurs souvent criardes pour appuyer (si besoin il y avait eu) le propos.

Si pas forcément novateur le concept est traité de façon efficace mais pas sur que je sois de la partie pour la suite et fin (qui promet cependant d’être explosive!).






 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi ? WRATH OF MAN



 

C'est de qui ? C. Benstead



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non



 

On peut écouter ?

 


 

 

Ca donne Quoi ? Parti très fort, comparé à un Tarantino à l’anglaise (ce qui, si vous voulez mon avis, n’est pas forcément un compliment ce dernier étant surtout un remakeur au talent indéniable mais côté créativité on repassera), Guy Ritchie a cependant rapidement abandonné ce qui faisait le sel de ses films pour s’enliser dans des réalisations plus passe partout voire carrément passables.

Son dernier en date, Wrath Of Man, confirme malheureusement cet état de fait, le britannique recyclant des idées exploitées ailleurs (parfois par lui) de façon aussi redondante qu’inintéressante.



 

Seconde collaboration de Ritchie avec Benstead, ce Wrath of Man ne brille pas non plus d’une folle originalité même si l’impact de certaines pistes est indéniable.



 

Multi-instrumentiste et arrangeur de talent (il est en partie responsable de l’Oscar pour Gravity remporté par Steven Price et a bossé notamment sur des choses aussi intéressantes que Dark Swan) Benstead joue pas mal la carte de l’underscoring à base de sons électros vrombissants et menaçants et autres thèmes épurés de cordes,  avec quelques moments de bravoure bien senti où les percus (électros elles aussi) s’invitent à la fête pour un résultat explosif.

 

Pour un réal’ qui s’est fait connaître entre autre pour la qualité et l’accorcvhe de ses bandes sons, Ritchie marque encore une fois le pas même si, en l’état, le travail de Benstead fait le job, que ce soit sur ce film lambda ou la BD coup de poing à l’estomac du jour. 





 

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