23 novembre 2019 6 23 /11 /novembre /2019 15:42

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  CORTO MALTESE. LE JOUR DE TAROWEAN

 

 

C'est de qui ? Pellejero & Canales

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble et séparément.

 

 

Une planche:

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Le précédent opus du tandem en charge de la reprise de la série mythique de Pratt se déroulait avant La Balade de la mer salée. Si c’est également le cas de ce Jour de Tarowean, celui ci se place même « tout juste » avant.

 

En effet, le tout premier album des aventures du marin le plus célèbre de la BD Franco Belge commençait sur une case où le héros romantique dérivait sur les flots, crucifié sur un bout de bois.

L’intrigue de ce troisième album de Canales et Pellejero raconte comment Corto s’est retrouvé dans cette fâcheuse posture.

 

 

Et, soyons francs, il le fait plutôt bien. Flanqué du toujours cocasse (et fourbe) Raspoutine, Corto Maltese a pour mission de ramener un jeune prince indigène dans sa tribu ; en chemin il va prendre parti pour des autochtones lésés par l’Empire Britannique, avoir maille à partir avec une confrérie d’encapuchonnés comprenant un certain Moine Fou, croiser une presque sirène et une femme fatale …le tout sans se départir de son détachement amusé légendaire, de sa neutralité inébranlable (ou presque).

 

Riche en rebondissement ce quinzième Corto l’est aussi coté dessin avec un Ruben Pellejero qui a trouvé un équilibre entre son style (hérité des grands classiques du noir et blanc) et celui de Pratt, à mi chemin de l’hommage appliqué et d’une certaine appropriation toute à la fois discrète et subtile.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :ISLANDS IN THE STREAM

 

 

C'est de qui ? J. Goldsmith

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oh oui !

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si ce score ne fait as partie des plus connus de son auteur, loin s'en faut, il comporte néanmoins tout ce qui a fait la réussite des grandes partitions de Goldsmith.

 

Ce dernier avait déjà collaboré une poignée de fois avec le réalisateur de Islands in the stream, notamment pour le très bon Planet of the Apes, probablement l'un des dix meilleurs travaux de Goldsmith, et , à l'écoute de cette nouvelle coopération on eput clairement affirmer que les deux hommes étaient fait pour travailler ensemble.

 

Goldsmith ouvre le bal avec un thème principal joué aux cuivres, décliné à plusieurs reprises ensuite dans la B.O ; puis, entre underscoring et envolées dramatiques, panache sa musique avec des rythmiques enjouées, des cordes qui montent souvent dans les aigus et accélèrent la cadence avant d'être rejoint par le reste de l'orchestre.

 

Rarement le compositeur a marié avec autant de réussite les ambiances, insufflant dans un score dédié à l'aventure et aux grands sentiments, une vraie bouffée d'émotions diverses qui apporte une richesse et une originalité aux différentes mélodies.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

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20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 10:45
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LASTMAN TOME 12

 

 

C'est de qui ? Balak, Sanlaville & Vives

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Afin d’éviter l’apocalypse qui s’annonce, Cristo/Siri saute dans une faille vers la Vallée des Rois, emmenant avec elle Richard qui se retrouve bien démuni, au propre comme au figuré, quand il réalise l’état dans lequel est le royaume.

 

De son côté Howard n’a pas chômé puisqu’il a réussi à ressusciter Marianne même si, au passage, il a dû user la pauvre Elora ainsi que la plupart des habitants de la Vallée, mais il a peut être sous-estimé la volonté de son épouse et de son fils !

Les retrouvailles entre nos deux protagonistes, et une partie du reste du casting, vont être explosives.

 

Final en apothéose pour la série déjà culte du trio d’auteurs français qui rivalise sans peine avec la crème de leurs homologues orientaux ; ce douzième épisode de Lastman tient toutes ses promesses avec des moments de bravoure et d’émotion forts et une poignée de scènes de batailles dignes des meilleurs anime japonais.

 

C’est avec un petit pincement que j’ai tourné la dernière page, en espérant que la série spin off, Lastman Stories, ainsi que la version en D.A prolongeront le plaisir que m’aura apporté Lastman !

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : WATCHMEN THE SERIE

 

 

C'est de qui ? T. Reznor & A. Ross

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Les deux ex Nine Inch Nails, après trois collaborations avec David Fincher sur grand écran, se retrouvent derrière le pupitre du score de la version série TV du Watchmen de Moore et Gibbons…enfin pas vraiment DU Watchmen puisque les scénaristes de la dite série ont décidé de la faire se dérouler après les évènements de la BD.

 

Ce qui en soit n’est pas une mauvaise idée vu la réussite de l’œuvre originale et, surtout, le peu d’intérêt de sa version calque au grand écran il y a quelques années.

Cela étant, les quelques épisodes dores et déjà diffusés m’ont laissé assez perplexe quant à pas mal de choses et notamment la vision des auteurs voire la relation profonde avec le comics.

 

Par contre j’ai trouvé la musique de Reznor et Ross réussie dans pas mal de domaines ; qu’ils égrènent des ambiances éthérées à base de nappes de claviers hypnotiques et glaçantes, ou qu’ils envoient du lourd via des rythmiques martelées qui ne sont pas sans faire penser aux grandes heures de leur défunt combo, l’énergie, la créativité et l’expressivité du duo d’artistes est toujours belle et bien là.

 

Musique sans âge, mélange d’électronique de diverses époques et travail de post prod hyper léché, la B.O de la série Watchmen est intéressante à plus d’un titre et tout particulièrement sur cet ultime épisode de Lastman.

 

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab


 

 

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15 novembre 2019 5 15 /11 /novembre /2019 10:39

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LA BALLADE DU SOLDAT ODAWAA

 

 

C'est de qui ? Apikian & Rossi

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Rossi

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Le soldat Odawaa est une légende au sein de l’armée française en cette année 1915 où les grandes puissances s’enlisent dans un conflit meurtrier. Originaire d’une tribu indienne du Canada, il a débarqué avec quelques-uns de ses pairs au sein d’une troupe canadienne dépêchée sur place. Utilisant les techniques furtives de chasse de ses ancêtres, Odawaa est une plaie mortelle pour l’ennemi.

 

Quand une bande de maraudeurs allemands est signalée à l’État-major français, ce dernier demande au chef de l’escouade canadienne d’envoyer son prodige régler le problème.

 

On le sait peu mais, autant que ça puisse paraître étonnant, des amérindiens ont bel et bien été enrôlés dans les armées U.S et Canadienne et se sont retrouvés sur les fronts d’Europe lors des deux confite mondiaux du siècle dernier.

 

En apprenant ce fait, Cédric Apikian, dont le domaine d’activité est principalement le cinéma et la vidéo, a pondu un scénario pour le grand écran mettant en scène des soldats indiens fictifs (inspirés de personnages ayant réellement existés) durant la Première Guerre Mondiale.

 

 

La frilosité, voire l’immobilise du cinéma français n’aidant pas, le film n’a pu se concrétiser et Apikian, fan de BD par ailleurs, a adapté son histoire en cases et en bulles.

Et l’on ne peut que s’en réjouir vu la très bonne teneur de ce généreux one-shot, où scènes découpées au cordeau, séquences cinématographiques en diable et autres références multiples (mention spéciale au clin d’œil à Le Bon la brute et le truand en fin d’album), viennent émailler une histoire tendue et solide.

 

Pour mettre ce western guerrier en image le scénariste a eu l’immense chance de collaborer avec Christian Rossi (pour une première incursion on peut difficilement rêver mieux) qui livre un travail comme toujours impeccable qui, par moments, rappelle son W.E.S.T d’anthologie. Plus roots graphiquement (choix judicieux vu l’ambiance) que son précédent opus, déjà chez Casterman, cette Ballade prouve si ça avait été nécessaire, que le vieux routard n’a rien perdu de ce qui a fait sa réussite.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE SON

 

 

C'est de qui ? N. Barr

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui, une paire de fois.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Nathan Barr s’est fait un nom avec la musique de la série True Blood qui passait en quelques mesures du romantisme gothique à l’épouvante tendue. Sur The Americans, il a prouvé que son talent avait de multiples facettes et que, s’il reste un afficionado de l’underscoring atmosphérique, c’est toujours pour le bien de l’histoire pour laquelle il compose.

 

La B.O de The Son, saga familiale sur un background d’Histoire américaine, ne déroge pas à cette règle, proposant une alternance de pistes dédiées aux ambiances

Parfois quasi contemplatives et des passages bien plus nerveux où l’auditeur est mis à rude épreuve.

 

L’originalité de l’instrumentation de Barr vient de l’utilisation d’instruments rares et inattendus sur ce genre comme une autoharpe et une Nyckelharpe pour le côté « traditionnel » et un piano préparé pour l’aspect décalé/dérangeant de certaines pistes.

 

Ajoutez à cela une bonne dose s de suspense et d’actions où le reste de l’orchestre est mis à contribution avec parcimonie mais efficacité et vous obtenez une B.O originale à la personnalité manifeste qui ne démérite pas avec le one shot ambitieux de Rossi et Apikian.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

 

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11 octobre 2019 5 11 /10 /octobre /2019 16:24

 

Retrouvez, en fin de chronique, l'interview "Musique et BD" de Yann Legendre, l'auteur de Flesh Empire.

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  FLESH EMPIRE

 

 

C'est de qui ? Y. Legendre

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ça donne Quoi ? Sur la planète Singularity, une société futuriste où les A.I ont remplacé l’homme, un scientifique met au point de la chair afin d’en faire profiter certains habitants et braver ainsi l’omniprésence du système dirigeant qui peut sans prévenir oblitérer les mémoires.

Son invention est dérobée et bientôt le plaisir de la chair se répand sur Singularity qui va en subir les conséquences.

 

Ce récit d’anticipation SF, basé sur un postulat connu –la race humaine, victime du progrès, a été remplacée par les androïdes- est ici utilisé efficacement et permet à Yann Legendre, pour sa première incursion dans le medium, d’associer le fond et la forme en abordant des thématiques fortes (la mainmise du pouvoir, la réalité virtuelle) qu’il place dans une intrigue prenante servie par un graphisme hypnotique terriblement sensuel où il livre en mariant l’organique et le mécanique des compositions souvent hypnotiques (et parcourues de références bienvenues, de Métropolis à Max Headroom)

 

Un album à part que les amateurs de SF comme de création originale doivent à tout prix découvrir.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :REVERSE

 

 

C'est de qui ? R. Pinhas

 

 

La Couv':

 

Superbe couv', réalisée par Legendre et que l'on retrouve d'ailleurs dans la BD.

 

Déjà entendu chez B.O BD?Non.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Vous vous doutez que écoute énormément de musique, de tous genres et périodes, c’est pourquoi je suis toujours enthousiaste quand je découvre un nouvel artiste (enfin pour moi en tout cas, Pinhas est loin d’être un nouveau venu), et quand, en plus, c’est l’auteur de la bd que je lis qui le conseille, je me dis qu’on vit une époque formidable !

 

Avec des influences qui vont du minimalisme au rock progressif, Richard Pinhas a su traverser le temps et les modes tout en évoluant avec son époque ; sur Reverse il compose quatre longues pistes hypnotiques qui flirtent parfois avec le stoner rock, la « saleté » du son en moins.

 

Dès le premier titre la couleur est annoncée, elle sera noire, ambiant, et bruitiste. Avec un aspect improvisation que l’on sent pourtant ultra maîtrisée et un travail de prod qui force le respect, Pinhas tisse une toile sonore où l’auditeur se laisse emporter quitte à se perdre en route au sons des guitares saturées, des percussions multiples et variées aux reverb infinies.

 

J’aurai pu trouver peut être plus accessible coté accompagnement musical à Fles empire, mais pas sur que ça eut été aussi enivrant !

 

 

 

 

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Bonjour Yann et merci d’avoir accepté de te prêter au jeu du questionnaire croisé B.O/BD.

 

 

 

Commençons par un classique :

 

 

Tes Cinq Cd de chevet ?

 

- Heldon - Interface

- Brian Eno - Music for Installations

- Herbie Hancock - Dedication

- John Carpenter - Lost Themes

- Philippe Sarde - La Guerre du Feu

 

 

Et tes Albums de Bd ?

 

- Ronin - Frank Miller

- La Nuit - Philippe Druillet

- Border Worlds - Don Simpson

- Days of Hate - Danijel Zezelj

- The Fourth World - Jack Kirby

 

 

 

 

 

Les influences et les goûts :

 

Une musique de film qui t’a marqué, que tu affectionnes particulièrement (indépendamment du film) ?

 

- Blade Runner - Vangelis

 

 

 

 

Qui sont tes maîtres à penser en BD, ceux qui t’ont donné envie d’en faire, quelles sont tes influences ?

 

Jack Kirby

Frank Miller

Alex Raymond

Philippe Druillet

 

 

 

 

Ton travail :

 

 

Ecoutes tu de la musique quand tu écris/dessine, et plutôt quoi ?

 

En permanence…

Enormément de choses très différentes. Mais mes illustrations sont très influencées par la musique de Richard Pinhas, Brian Eno, Vangelis, Ulver, John Carpenter, Steve Roach, et de la pop et rap comme Laurie Anderson, Beyoncé, Blakroc, Kanye West, Quality Control, et plein d’autres….

 

 

 

Ce sur quoi tu travaille actuellement, tes prochains projets (si tu as la liberté de les évoquer bien sur) ?

 

J’écris le 2eme opus de la trilogie dont Flesh Empire est le 1er livre.

 

Je viens de finir de dessiner un dragon pour une voile (de 180m2) du bateau du skipper Maxime Sorel qui sera sur le départ du Vendée Globe pour la course en solitaire autour du monde.

 

J’aimerais aussi travailler sur l’adaptation de Flesh Empire en opéra… A suivre, donc.

 

 

 

 

Et si…

 

…en lieu et place de la Bande Dessinée tu avais fait de la musique tu aurais été qui, tu aurais joué quoi ?

 

Je pense que j’aurais aimé expérimenter la relation entre technologies et musiques, comme des artistes comme Brian Eno, Holly Herndon, Alice Glass, Ian Boddy. Même si finalement la meilleure posture est celle de rockers crooner comme Nick Cave ou Alain Bashung !

 

 

 

 

Encore un grand merci pour tes réponses, et au plaisir de te retrouver dans les pages de Bandes Originales Pour Bandes Dessinées !

 

 

 

 

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Une Chronique et une interview de Fab

 

 

 

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7 octobre 2019 1 07 /10 /octobre /2019 11:05
 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LE CHATEAU DES ANIMAUX. 1

 

 

C'est de qui ? Dorison & Delep

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman.

 

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Le Château a été abandonné par les hommes, malheureusement pour les animaux, certains d'entre eux ont décidé de prendre la relève et, avec le taureau Sylvio et ses redoutables chiens sbires à leur tête, fait de leur vie un calvaire.

 

Un jour un rat raconteur d'histoires fait étape dans ce microcosme et tente de réveiller les consciences. Si l'expérience ne le laisse pas sans séquelles elle a au moins le mérite d'ouvrir les yeux de certains qui vont commencer à organiser la sédition.

 

On l'a souvent dit chez B.O BD, Xavier Dorison est l'un des scénaristes les plus doués de sa génération, et l'a prouvé dans pas mal de genres. Il s'attaque ici à l'un de ses romans favoris (de son propre aveu) la Ferme des Animaux d'Orwell, dystopie toujours cruellement d'actualité, et propose peut être l'un de ses travaux les plus aboutis.

 

S'il reprend le principe d'utiliser des animaux comme personnages, il s'éloigne du texte d'origine tout en restant dans la thématique ; sa progression scénaristique, ses protagonistes attachants, ses scènes fortes bien amenées participent à créer une narration sans failles.

 

Au dessin, pour sa première excursion dans la cour des grands de la BD Franco-Belge, Félix Delep rend une copie à couper le souffle, participant pleinement à l'excellence de ce premier tome.

 

 

L'expressivité de ses personnages anthropomorphes n'a d'égale que la beauté de ses décors, le tout parfaitement mis en couleur.

La filiation avec les grands classiques Disney est évidente et, comme dans les dessins animés du grand Walt, Delep sait faire passer tout un panel d'émotions avec une efficacité redoutable.

 

Vous l'aurez compris Le Château des Animaux est un des meilleurs albums de cette rentrée voire de cette année, qui m’a emballé au point qu’aussitôt terminé, je l’ai fait à lire à ma fille (presque 11 ans) qui ne l’a pas lâché avant de l’avoir terminé et s’est également régalé.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE LAST VALLEY

 

 

C'est de qui ? J. Barry

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Dans The Last Valley une troupe de mercenaires pendant la Guerre de Trente Ans, découvre un village caché du monde ; si au début tout se passe bien, la situation dégénère rapidement et de façon fort tragique. (les habitués du coin auront fait le rapprochement avec un album chroniqué le mois dernier qui s’inspire de la même histoire).

 

John Barry, en pleine série des 007, enchaîne les scores, et vient d’ailleurs de remporter un Oscar pour celui du Lion en hiver.

Il reprend peu ou prou la formule de ce dernier en y injectant une bonne dose de gothique notamment via des chœurs plein d’emphase que n’aurait pas renié un Prokoviev période Ivan le Terrible.

 

Quelques chants vaguement militaires – qui passent bien pour ceux du Château des Animaux d’ailleurs-, une ou deux pistes romantiques et quasi religieuses, tous superbement écrits dans une inspiration médiévale mais simplifiée au maximum.

 

Les passages plus épiques sonnent peut être moins bien malgré des mélodies accrocheuses et tout un attirail de percussions et de cuivres, du coup les deux atmosphères de la partition ne tiennent parfois pas la comparaison.

Néanmoins on sent que Barry a eu du temps et des moyens et l’ensemble véhicule un panel d’émotions et d’ambiances aussi variées qu’intéressantes ; certaines pistes sonennt peut être un peu trop décalées sur le magnifique premier volet de la série du jour mais le reste est plutôt de circonstance.

 

 

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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