20 décembre 2016
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19:24
Bon le titre est des plus explicites, voici donc comme l'an passé, nos tops de 2016 dans une poignée de catégories, pour chacun des rédacteurs de B.O BD:
Pour son histoire romantique et fantastique à la fois et pour ses graphismes si fins dans un noir et blanc somptueux.
Jet:
MICKEY CRAZIEST ADVENTURES
Pour avoir su dépoussiérer un mythe américain avec panache et culot
Fab:
Morgane.
Pour une relecture féminine du mythe réjouissante et aussi soignée sur le fond que la forme!
Meilleur tome d'une série existante :
Gen:
Nains 5.
Parce qu'une pisseuse (naine) peut faire aussi bien sinon mieux qu'un poilu (nain).
Jet:
The Grocery
S'achevant comme une métaphore de toute l'année 2016.
Fab:
Demi-Sang
Pour la richesse de l'univers, le mélange d'influences et un style graphique hybride dans un noir et blanc superbe le tout au service d'un conte déjà classique!
Pour les découvertes d'auteurs déjà faites et celles à venir.
Fab:
Karma City
Un background foisonnant, entre le comics et le serial old school avec une vraie identité et, pour ne rien gâcher, bien narré.
Pour l'attente du tome 4 qui a trouvé sa place tout naturellement dans la série.
Fab:
Satanie
Parce que plus personne n'y croyait et qu'en plus ça tient toutes ses promesses, et même plus!
Pour des dessins d'une finesse incomparable et une histoire captivante.
Jet:
Akira
En N&B et dans un format respectueux qui n'a pas pris une ride près de 30 ans plus tard après ma première lecture.
Fab:
Snegurochka
Parce que l'auteur de l'Habitant de l'Infini est aussi capable de livrer un one-shot troublant situé dans un background passionnant et bien exploité.
Pour la poésie et l'ambiance envoutante de cet album.
Jet:
Santiago:
Parce que l'oeuvre la plus aboutie d'un artiste à part est également, hélas, sa dernière.
Comics :
Gen:
The autumnlands
Pas forcément le plus beau mais surement l'un des plus excitants hommage d'un maitre à un autre : Lovecraft
Fab:
Rat Queens
Parce que même si la suite n'a pas tenu toutes les promesses de ce premier tome c'était bien fun à lire!
Hors Catégorie:
Gen:
Le crépuscule des idiots:
Pour les dessins sublimes et pour le scénario fin et intelligent.
Jet
Hélios:
"Où est Charlie ?" version rêveurs
Pour la prouesse d'avoir écrit un album trash tous publics !
Fab
Buck:
Encore un "conte" chez Métamorphoses qui a toutes les qualités des classiques !
Indés:
Gen:
Avery Blues:
Pour la découverte de 2 brillants auteurs à suivre… et pour le blues!
Jet:
Capitaine Mulet:
Picaresque et pittoresque
Fab:
Apache:
Un graphisme old school au service d'un scénario malin, le tout dans un format à l'italienne qui met bien l'ensemble en valeur. L'un des albums les plus originaux de 2016!
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Voilà, l'année aura été riche en publications une fois encore, avec à boire et à manger. On a forcément laissé de coté d'autres albums qui auraient mérité de figurer dans ce top, n'hésitez pas à nous les signaler ou a nous dire vos tops et flops de 2016.
15 décembre 2016
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16:11
LA BD:
C'est quoi : ALIX SENATOR. LE HURLEMENT DE CYBELE
C'est de qui ? Mangin, Demarez.
La Couv':
Déja croisé sur le site? Oui
C’est édité chez qui ? Casterman.
Une planche:
Ca donne Quoi ? En fait d’Alix c’est plutôt de Kephren et Titus, ses rejetons, qu’il s’agit ici puisque notre héros ne vas pas intervenir avant une bonne trentaine de pages pour tenter de sauver la mise aux deux adolescents.
En effet Kephren s’est mis en tête de pénétrer dans le temple de Cybèle afin d’y découvrir sa (possible) grande destinée, rien que ça. Hélas pour le jeune homme, la perfidie et la duplicité des prêtres vont vite contrarier ses espoirs.
Valérie Mangin se révèle une fois de plus à la hauteur de sa tâche ardue –reprendre les personnages crées par Jacques Martin- et mêle adroitement fiction et réalité ; si, à mon goût, les deux jeunes héros sont moins charismatiques et porteurs que leur père, l’album n’en reste pas moins très distrayant et mené tambour battant.
Le trait quasi photo-réaliste de Démarez, s’il fait de véritables merveilles niveau reconstitution historique, est parfois un peu moins convainquant sur certaines expressions faciales, mais rien de choquant, loin de là !
En marge de la série mère, Alix Sénator est en train de faire son bonhomme de chemin, sans aucun doute.
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? THE FURY OF ACHILLES
C'est de Qui C. Savina
La couv'
Déjà entendu chez nous? Oui.
On peut écouter?
Ca donne Quoi ? Le titre de ce péplum de 62 vous aura probablement mis sur la voie du sujet traité. Pour ceux qui auraient séché les cours, au choix, d’Histoire, de Grec ou de littérature, il s’agit bel et bien d’un épisode de la guerre de Troie telle que la raconta Homère dans son Illiade.
Mode des films en jupettes aidant, l’Italie produit à la chaine des séries B voire Z où des bellâtres aux corps huilés paradent et font admirablement (hum !) semblant de se mettre sur la gueule, avec force décors cheap derrière. Pour ce film ci on a même droit à une poignée de scènes récupérees d’une production antérieure, histoire de remplir un scénario qui autrement devait tenir sur un timbre poste.
Nonobstant les hypothétiques qualités de Fury of Achilles, on appréciera sans retenue sa B.O où Carlos Savina, entre un drame et une comédie, fait preuve d’une maestria pas si rare dans le genre qui a été hélas victime de sa surproduction et a quelque peu plombé les éventuelles (re)découvertes de musiques pourtant soignées.
Outre un thème aux accents héroïques repris de ci de là dans la B.O, notamment par des chœurs lyriques, l’italien alterne les mélodies romantiques aux envolées guerrières d’une efficacité qui feraient pâlir de honte n’importe lequel des clones du studio Remote Control.
L’influence de Rozsa est parfois assez flagrante, pour le meilleur, puisque débarrassé des fixettes folkloriques du maître.
Peut être que cette B.O aurait été plus attendue sur un des albums de la série Alix classique mais il est évident qu’elle apporte à la version Mangin-Démarez un coté épique et old-school bienvenu.
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Une chronique de Fab
19 novembre 2016
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08:28
LA BD:
C'est quoi : EMERALD
C'est de qui : H. Samura
La Couv':
Déjà lu sur B.O BD ? Oui
C’est édité par ? Casterman
Une planche:
Ca donne Quoi ? Si la couverture de Emerald peut laisser entendre qu'il s'agit d'un recueil western, seul la première histoire en est un. Mais quel western! Un récit de vengeance machiavélique orchestré de main de maître à la narration assez sensationnelle (au sens propre).
Le reste des six histoires de l'album navigue entre la chronique sociale et le drame psychologique acide.
Samura, l'homme derrière la mythique série de sabre fleuve L'Habitant de l'Infini nous avait déjà agréablement surpris avec son récent thriller historique déjà chez Casterman.
Il confirme ici être un auteur complet dont le style graphique réaliste fin et racé s'adapte à tous les genres et l'on guettera sa prochaine livraison avec intérêt.
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? CARNIVALE SEASON 2
C'est de Qui ? J. Beale
La couv'
Déjà entendu par ici? Oui
On peut écouter ?
Ça donne quoi? : L'arrêt par HBO de la série culte (au "vrai" sens du terme) a fait que le score de la seconde saison n'a jamais eu l'occasion d'une sortie en galette.
Jeff Beale, bon prince, a néanmoins mis durant quelques temps les pistes en téléchargement gratuit sur son propre site, permettant ainsi à un vivier de fans hardcore de proposer pour les années à venir une sorte de "bootleg" qui a servi à accompagner les différentes nouvelles d'Emerald.
Coté ambiances étranges et multiples, on peut faire confiance à Beale, qui est allé mélanger des mélodies tirées du folklore amérindien à des passages fortement gothiques, des nappes lynchiennes à des passages jazzy décalés, bref un cocktail étonnant et détonnant peut être un brin passé aujourd'hui mais intéressant sur le manga du jour.
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Une chronique de Fab
1 novembre 2016
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08:27
Pour digérer les bonbons que vous avez peut être eu la faiblesse d'ingurgiter hier soir, voici un nouvel épisode de la saga Lastman, toujours aussi barrée, toujours aussi bonne!
LA BD:
C'est quoi : LASTMAN TOME 9
C'est de qui : Balak, Sanlaville et Vives
La Couv':
Ca donne Quoi ? Lastman est une drogue. Cette série est aussi addictive que possible, chaque tome a beau faire 200 pages, on les dévore goulument, au milieu d’un tome on est en stress en se disant qu’il est bientôt fini et arrivée la dernière page on est déjà en manque en se disant qu’il faudra attendre l’année d’après pour pouvoir découvrir la suite.
Avec ce numéro 9, troisième volet de la seconde saison, on retrouve nos héros dans une situation critique sur la base des Aigles Rouges que le jeune Gregorio est en train d’anéantir. Alors que la situation semble désespérée l’équipe est sauvée d’une chute dans l’espace infini par …les forces de police de Paxtown.
Tandis que tout le monde se remet plus ou moins difficilement de ses émotions, dans la Vallée des Rois, le nécromant que l’on avait découvert à la fin du tome 8 est ramenée au palais par le roi afin de réssuciter les gardes royaux défunts.
Hélas tout ne vas pas se passer comme prévu et les répercussions vont se faire sentir jusqu’à Paxtown provoquant un chaos général.
Encore un épisode bourré d’adrénaline, d’action, d’explosions, mais aussi d’amour de sentiments et de fun, bref, du Lastman pur jus toujours aussi réjouissant à lire.
Et quand on se dit qu’il n’y a plus que 3 épisodes avant la fin !
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? DAREDEVIL
C'est de Qui ? J. Paesano
La couv'
Déjà entendu sur B.O BD? Oui
On peut écouter?
Ca donne Quoi ? A l'image de son thème accrocheur basé sur la répétition de notes, la B.O de l'adaptation TV de Daredevil (un brin fauchée mais moins ratée que la version ciné avec Ben Affleck) fait dans la simplicité efficace.
Pour coller au coté sombre et très réaliste de la série, Paesano a en effet choisi de rester sobre (bon après on peut penser que Netflix n'a pas un budget extensif pour la musique de ses projets?), le compositeur a également, de son propre aveu, l'intime conviction que si l'on ne veut pas déconcentrer l'auditeur il faut que la B.O se fonde dans le décor...ça se défend.
Toujours est-il que l'on a tout de même droit à quelques passages bien enlevés coté action, et que, si certains effets sonores électroniques feront que l'épreuve du temps plombera un peu le travail de Paesano, ses compositions collent pas mal à l'ambiance de cette seconde saison de Lastman où l'humour des débuts a quelque peu laissé sa place au drame épique.
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Une chronique de Fab
28 octobre 2016
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09:24
LA BD:
C'est quoi : LA RELIGION. TANHAUSER
C'est de qui : Legrand & Jacamond.
La Couv' :
C’est édité chez qui ? Casterman
Déjà lus sur B.O BD? Non
Une planche:
Ca donne quoi ? Religion et amour font rarement bon ménage, surtout quand elles sont multiples et que l'histoire se passe en 1565 en pleine guerre entre chrétiens et musulmans.
Matthias Tanhauser allemand élevé par les turcs après que ceux ci aient massacré sa famille lors des campagnes d'invasion, est aujourd'hui un gentilhomme de fortune qui, pour aider une comtesse à la recherche de son fils bâtard, va accepter d'entrer dans Malte assiégée.
En adaptant l'intrigue moyenâgeuse du roman de Tim Wilocks, Jacamon et Legrand, loin de leurs terrains de jeux habituels, livrent un premier tome d'une aventure romanesque aux riches atouts qui promettent une suite ( la série se déclinera en quatre volumes) des plus épique.
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? KINGDOM OF HEAVEN RECCORDING SESSIONS
C'est de Qui ? H. G. Williams & S. Barton
La couv'
Déjà entendu chez nous? Oui pour Williams.
On peut écouter?
Ca donne quoi? Pour l'épique vision des croisades de Ridley Scott, H.G Williams marche dans les pas de son mentor, le tristement célèbre Hans Zimmer, en usant et abusant des lieux communs de films de genre.
Toute la panoplie y passe, choeurs des deux sexes lyriques ou guerriers, cordes virevoltantes, percussions martiales en veux tu en voilà et, of course, larges emprunts à des sources existantes aussi pillées que peu citées. Steven Barton, l'homme de l'ombre de Williams qui a collaboré avec lui sur pas mal de sa discographie, se fend d'une bonne poignée de pistes de remplissage, illustratives et passe-partout.
L'ensemble, bien qu'attendu, est clairement héroïque et sent les gros moyens à chaque note; du pain béni pour l'adaptation de La Religion, surtout que ces sessions d'enregistrements comportent des douzaines de morceaux supplémentaires qui pourraient, si j'étais fainéant ou laxiste, servir également pour les 3 prochains volumes, mais vous me connaissez, je ne mange pas de ce pain là (hum!) et je vous trouverai autre chose de tout aussi efficace en temps voulu.
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Une chronique de Fab