15 mars 2018 4 15 /03 /mars /2018 14:02
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  ROULETABILLE. LE MYSTERE DE LA CHAMBRE JAUNE.

 

 

C'est de qui ? Gaudin et Slavkovic

 

 

La Couv':

 

Bille qui roule  /  Rouletabille. Le Mystère de la Chambre Jaune  Vs.  The Man Who Never Was

 

Déjà croisés sur B.O BD? Oui pour Gaudin.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

 

Une planche:

 

 

Bille qui roule  /  Rouletabille. Le Mystère de la Chambre Jaune  Vs.  The Man Who Never Was

 

Ca donne Quoi ? Une chambre fermée de toutes parts, une jeune femme agressée à l’intérieur et d’éventuels coupables mais aucune piste tangible, heureusement, le jeune Rouletabille journaliste et enquêteur indépendant est sur le coup et est bien décidé à ne pas s’en laisser compter par l’inspecteur en charge de l’affaire.

 

Jean Charles Gaudin, scénariste chevronné de la BD Franco-Belge signe ici une adaptation dont il rêvait depuis des années (selon ses propres dires en intro de l’album), s’il reste fidèle à l’intrigue d’origine et s’approprie bien les personnages et le récit, la narration, un peu bavarde, et le trait de Slavkovic sont un peu trop classiques à mon goût.

 

Cependant les amateurs de récits policiers à l’ancienne apprécieront cette nouvelle version d’un grand classique du roman policier français bien remis au goût du jour.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE MAN WHO NEVER WAS

 

 

C'est de qui ? Rawsthorne

 

 

La Couv':

 

 

Bille qui roule  /  Rouletabille. Le Mystère de la Chambre Jaune  Vs.  The Man Who Never Was

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Parallèlement à une très riche carrière dans le répertoire classique où il a écrit entre autre de la musique de chambre, de la musique concertante des pièces pour instruments solo et même un ballet, Alan Rawsthorne, véritable passionné de musique depuis l’enfance, a également une filmographie fournie dans son pays d’origine – la Grande Bretagne- notamment dans le genre film de guerre.

 

The Man Who Never Was, tiré d’une histoire vraie, en est un, même s’il flirte également avec l’espionnage et si l’on pourra reprocher à Rawsthorne ses élans patriotiques musicaux assez appuyés (et fréquents dans sa discographie), il fait ici preuve d’un peu plus d’originalité en proposant des thématiques plus variées et une couleur plus large.

 

L’ensemble est de bonne facture même si pas révolutionnaire et le manque de fantaisie est amplement comblé par la qualité e l’écriture et le sens de la mélodie du compositeur britannique.

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 09:16

 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : BROCELIANDE 3

 

 

C'est de qui ? Jarry – Djief - Jacquemoire

 

 

La Couv':

 

 

Jeux dangereux  /  Brocéliande 3 vs Le labyrinthe de Pan

 

Déjà croisés sur B.O BD? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil Celtic

 

 

Une planche:

 

Jeux dangereux  /  Brocéliande 3 vs Le labyrinthe de Pan

 

Ça donne Quoi ? En 1918, une panne de voiture près du jardin aux moines replonge un lieutenant rentrant chez lui dans le souvenir d'une tragique journée qu'il a vécu enfant avec 4 autres enfants. Mais il a grandi et refuse de croire que ses souvenirs sont réels.

 

Jarry a choisi de raconter comme le souvenir d'un rêve (pu plutôt d'un cauchemar) cette vadrouille de 5 enfants dans la forêt de Paimpont à la recherche des fées. De quoi laisser au lecteur le choix de croire à la vision raisonnable de l'adulte qu'est devenu Ronan ou de croire à la magie qui guidait l'enfant qu'il était.

 

Djief a mis en images le récit avec une tendresse certaine pour les portraits d'enfants et une verve de caricaturiste pour les créatures fantastiques croisées. Ses beaux paysages m'ont donné envie d'aller découvrir ce fameux jardin des moines… mais j'irai en plein jour.

 

Elodie Jacquemoire a brillamment mis en couleurs les dessins. On ressent la chaleur du feu et la froideur de la brume.

 

Brocéliande est une série un peu à part dans la collection Celtic puisqu'elle ne suit pas une trame précise d'un album à l'autre et nous promène dans le temps.

 

Les purs amateurs du cycle arthurien seront peut-être déçus, mais les rêveurs dans mon genre devraient apprécier.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? LE LABYRINTHE DE PAN

 

 

C'est de Qui ?  Javier Navarrete

 

 

La couv' 

 

Jeux dangereux  /  Brocéliande 3 vs Le labyrinthe de Pan

 

Déjà entendu chez nous? oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ça donne Quoi ? Pour accompagner une balade d'enfants un tantinet angoissante, je vous propose la berceuse finale du film Le labyrinthe de Pan.

 

Une voix féminine fredonne sur une mélodie douce accompagnée par un piano proches et des cordes lointaines au début. Douce mais mélancolique, puis plus inquiétante dès qu'une clarinette s'invite…

 

De quoi faire frémir dans la brume et la nuit!

 

 

 

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Une Chronique de Gen

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2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 16:02

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : EMMA G. WILDFORD

 

 

C'est de qui ? Edith et Zidrou.

 

 

La Couv':

 

Toutes les Emma sont folles?  /  Emma G Wilford  Vs.  Whistle down the wind

 

 

Déjà lu sur le site? Oui, l'une comme l'autre.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

 

Une planche:

 

Toutes les Emma sont folles?  /  Emma G Wilford  Vs.  Whistle down the wind

 

Ca donne Quoi ? Cadette d’une riche famille anglaise, Emma écrit avec -un certain succès- des poèmes tout en attendant le retour de son fiancé, parti en expédition en Laponie.

Mais Emma est un esprit libre et aventureux –ce qui dans l’Angleterre des années 20 n’était pas aussi bien vu qu’aujourd’hui vous vous en doutez- la voilà donc qui décide de partir chercher l’homme de sa vie, celui qui, quand elle avait une douzaine d’années, lui avait promis qu’ils se marieraient le jour de ses 20 ans.

 

Mais avant de s’aventurer dans cette expédition peut être aurait elle du lire cette lettre qu’il lui avait laissé avant son départ.

 

Zidrou nous gratifie une fois encore d’une histoire douce-amère dont il a le secret, dont les personnages attachants disputent la vedette aux décors dépaysants.

 

Ce scénario fin est personnifié de façon très réussie par le trait d’Edith, que l’on retrouve dans un registre plus proche de l’excellente Chambre de Lautréamont ou de son adaptation des Hauts de Hurlevents.

Elle n’hésite pas à alterner les techniques et son choix des couleurs s’avère très inspiré.

 

L’album bénéficie de plus d’une présentation originale puisqu’il se présente sous la forme d’un « carnet » sous couverture à double rabat et contient quelques surprises qui, si elle n’apportent pas forcément un plus à l’histoire, la rende néanmoins plus proche.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? WHISTLE DOWN THE WIND

 

 

C'est de Qui ?  Malcolm Arnold

 

 

La couv' 

 

 

Toutes les Emma sont folles?  /  Emma G Wilford  Vs.  Whistle down the wind

 

 

Déjà entendu chez nous? Oui c’est plus que probable.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Pour cette allégorie sur la foi, l’innocence et la raison (de gamins cachent un fugitif qu’ils prennent pour Jésus ! Non ce n’est pas une comédie.), Malcolm Arnold, quelques années après son Oscar pour le Pont de la Rivière Kwai –et une décennie bien remplie !-revient à des choses plus mélodiques ici, mettant en exergue le coté enfantin opposé au monde des adultes du scénario avec de jolis thèmes virevoltants où nostalgie et romantisme se dispute la part du lion.

 

Avec des dizaines de scores et tout autant de pièces classiques à son répertoire, Arnold n’a aucun mal à s’adapter aux sujets sur lesquels il bosse.

Whiste Down The Wind en est un exemple frappant ; ne tombant jamais dans le mélo facile, il propose des répétitions de phrases par les cordes, dans les aigus, qui évoquent à la fois la nature céleste que les enfants prêtent à leur « découverte » mais aussi la naïveté et le surréalisme de la situation.

 

Une atmosphère légère et virevoltante, avec toujours un brin de gravité en fond, intéressante avec l’épopée de notre aventurière amoureuse !

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 16:00

 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LA COUR DES MIRACLES LIVRE¨PREMIER.

 

 

C'est de qui ? Piatzszek & Maffre

 

 

La Couv':

 

Sa Majesté des voleurs  /  La Cour Des Miracles Livre Premier  Vs.  Le Bossu

 

 

Déjà croisé dans le coin? Oui, le scénariste comme le dessinateur.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil.

 

 

 

Une planche:

 

 

Sa Majesté des voleurs  /  La Cour Des Miracles Livre Premier  Vs.  Le Bossu

 

 

Ca donne Quoi ? Paris au XVI° siècle, les bas fonds sont contrôlés par le Grand Coësre, Anacréon. Si celui-ci dirige sa « cour » d’une main de fer, l’âge le rattrape et il est temps de songer à sa succession.

Pas sur hélas que son fils ait les épaules pour reprendre le trône, sa fille à la rigueur mais les ribauds se laisseront-ils diriger par une femme ? Surtout que la place est convoitée et les forces de police serrent la vis !

 

La collection Quadrants s’enrichit d’une nouvelle série des plus prometteuses avec cette Cour des Miracles prévues en cinq tomes et sa galerie de portraits d’une assemblée de laissés pour compte organisés en véritable royaume du crime alternatif à quelques rues des fastes de la cour de Louis XIV.

 

Ce tome 1 accroche d’emblée le lecteur, mené par un Piatzszek inspiré et un Maffre qui prouve que, que ce soit au far-West ou dans le Paris du Moyen Âge, il se défend plutôt bien pour donner vie à des protagonistes hauts en couleurs et proposer une narration soignée.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LE BOSSU

 

 

C'est de qui ? P. Sarde

 

 

La Couv':

 

Sa Majesté des voleurs  /  La Cour Des Miracles Livre Premier  Vs.  Le Bossu

 

Déjà entendu chez B.O BD? Quelques fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Pour leur unique collaboration, de Broca et Philipe Sarde (qui succède ici à des gens aussi prestigieux que Delerue, Yared ou encore Claude Bolling) ressuscitent la fougue et la maestria des B.O de cape et d’épées d’antan en conservant une modernité qui rend l’ensemble plus qu’intéressant.

 

Des instruments à vents qui virevoltent sur des thèmes joyeux et élégants opposés à des cordes et cuivres plus sérieux voire martiaux par moments, le tout intelligemment complété par des instruments d’époque (violes, flutes, …) qui apportent une touche d’authenticité et de folkore font de la partition de Sarde une réussite indéniable qui n’a clairement pas à rougir d’une éventuelle comparaison avec celles de ses illustres prédécesseurs.

 

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

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15 janvier 2018 1 15 /01 /janvier /2018 14:52

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : KOOKABURRA 8

 

 

C'est de qui ? Mitric (scénario) – Louis et Crisse (dessins) – Lamirand (couleurs)

 

 

La Couv':

 

Space opera ou fin… "space"  / Kookaburra  Vs. L'oiseau de feu

 

 

Déjà croisés sur B.O BD? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Une planche:

 

Space opera ou fin… "space"  / Kookaburra  Vs. L'oiseau de feu

 

Ça donne Quoi ?

Pour resituer tout le monde dans la foison d'albums parus en 3 séries, je nous ai fait un tableau pour remettre les parutions en ordre chronologique :

 

Space opera ou fin… "space"  / Kookaburra  Vs. L'oiseau de feu

 

 

Tout s'est étalé sur 20 ans depuis le 1e tome (1997) jusqu'au 8e de la série de base (dont 7 ans entre les tomes 7 et 8).

Le 1e cycle concernant les 5 premiers tomes a été bouclé en 9 ans (2006) avec, au milieu, les 6 premiers tomes de la série Kookaburra (centrés à chaque fois sur une aventure spécifique d'un ou plusieurs personnages de la série mère) et le 1e tome de la série Kookaburra K.

 

Autant vous dire tout de suite que, pour moi, la série mère aurait dû s'arrêter là. Toujours selon mon avis, le 2e cycle qui vient de se clore avec ce tome 8 est un peu alambiqué avec une fin un peu trop abrupte.

 

Mitric et Louis ont offert la page finale à Crisse qui avait lancé la série à la fois au scénario et au dessin. Peut-être parce qu'il n'y avait que lui pour oser dessiner Dragan (personnage principal de la série) sur son lit de mort!

 

Attention, ma mémoire n'étant pas forcément parfaite, j'ai relu toutes les séries avant de me décider à écrire cette chronique et voici un petit résumé de mes lectures récentes :

1 – Kookaburra : comme dit plus haut, je choisis de m'arrêter au tome 5 (avec sa splendide quadruple page) pour garder une fantastique série de SF (qualifiée de space opera par les auteurs eux-mêmes à moins que ce ne soit par l'éditeur)

 

2 – Kookaburra universe : comme toutes les séries de one-shots autour d'un thème commun, les albums sont inégaux à la fois côté scénarios et côté dessins. Chacun y trouvera son compte à condition de connaître la série mère… et parfois de précédents albums de la série. Mes 6 préférés sont en gras dans le tableau où j'ai indiqué quels personnages importants de la série mère étaient dans l'album.

 

3 – Kookaburra K : qualifiée de "trilogie essentielle" en préface du tome 2 par Mitric, j'avoue ne pas aimer du tout cette série qui vient un peu comme "un cheveu sur la soupe" en suite du tome 5 de la série mère… et donc pas vraiment consommable. Je n'ai pas accroché aux dessins de Ramos, ni au scénario de base de Hicks. Comme la série a été aussi publiée aux USA, c'était peut-être une tentative pour vendre la série mère aux USA??

 

Quand je relis une série plus ou moins ancienne à la suite plutôt qu'au moment de la sortie, je retrouve plus facilement les influences des scénaristes ou dessinateurs. Ici, l'influence de beaucoup de sagas de SF est visible et parfaitement assumée par les auteurs comme le rat dakoïd clone de l'Alien de Ridley Scott qui va passer du nom de Walt à Ripley ou le cycle Dune d'Herbert (prophétie, êtres supérieurs, ordres mystiques complotant en secret… et même vers des sables!!) ...

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ?  L'OISEAU DE FEU

 

 

C'est de Qui ?  Igor Stravinsky

 

 

La couv' 

 

Space opera ou fin… "space"  / Kookaburra  Vs. L'oiseau de feu

 

Déjà entendu chez nous? Je ne suis pas sûre…

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ça donne Quoi ? J'aurai pu choisi la BO de Dune ou de n'importe film de la saga Star Wars ou de la saga Star Trek pour accompagner des séries qualifiées de space opera par leurs auteurs.

Mais finalement c'est la musique de L'oiseau de feu d'Igor Stravinsky qui s'est imposée à moi pour accompagner ces divers albums. Après tout, le kookaburra mythique est le cousin de cet oiseau russe.

 

C'est la suite tirée du ballet en 1919 qui a été mise en images par les studios Disney pour Fantasia 2000…  L'oiseau est symbole de la destruction de la nature puisque ses flammes ravagent tout jusqu'à ce que l'apaisement arrive et que reverdisse la nature.

 

La fureur et la rage des cordes et cuivres, suivies du calme et de la sérénité des bois et des flutes avant l'apothéose finale et tonitruante conviendront à la plupart des albums.

 

Un petit plus avec une musique aborigène qui conviendrait aussi très bien aux parties australiennes et au final du tome 5 puisque la prophétie est partie d'Uluru (Ayer's Rock).

 

 

 

 

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Une Chronique de Gen

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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