15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 16:27

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi LA GESTE DES CHEVALIERS DRAGONS TOMES 5 - 2 - 19 - 12

 


C'est de qui : Ange (scénariste) + les dessinateurs : Paty (5) – Briones (2) – Boutin-Gagné (19) - Cossu (12)

 

 

Une Couv':

La Saga De L’été, 3° Partie.

Déjà croisé sur B.O BD? Certains

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Ca donne Quoi ?  Dans le tome 5, Les jardins du palais, on voit apparaître à l'âge adulte un personnage évoqué enfant dans le tome 9 : le chevalier dragon Snejana, cousine de la comtesse de Cressay.

On peut donc penser que 15 à 20 ans séparent les albums. Bien que chevalier de l'ordre d'Alexira, Snejana a une mission à Faïza où l'ordre était autrefois puissant. Avec son apprentie Josanifena, dite Jo, et Ralène, seule et dernière chevalier de Faïza, elle doit retrouver un symbole de pouvoir pour faciliter l'accession au pouvoir d'un allié de l'ordre… Mais "l'ordre ne se mêle pas de politique", on nous aurait menti!…

Elles vont devoir traverser les jardins du palais du doge, dans la salle du trône duquel un dragon était apparu il y a environ 20 ans. Il n'y a plus de dragon, donc plus de Veill, mais de multiples créatures y vivent dont les plus petites ne sont pas forcément les moins dangereuses.

Les 3 femmes vont être séparées et faire leurs propres découvertes. Snejana, l'orgueilleuse et méprisante chevalier, va apprendre à respecter les autres. Ralène va retrouver respect et confiance en elle. Jo va trouver le trésor qui lui permettra de quitter l'ordre et de rejoindre son amoureux.

 

 

 

On voit bien dans ce tome que plus le temps passe plus les principes fondateurs s'estompent. L'ordre est prêt à risquer la vie de quelques membres pour apporter un soutien politique à un haut personnage. La "noblesse" de l'ordre est aussi écornée par la façon dont Ralène est traitée par Snejana, et à travers elle par l'ordre d'Alexira.

Paty semble avoir pris un grand plaisir à dessiner des paysages grandioses… et des créatures particulièrement hideuses. J'aime un peu moins ses personnages dont je trouve les attitudes un peu trop figées.

 

 

 

Le tome 2, Akanah nous fait retrouver la chevalier Oris héroïne de Brisken avec beaucoup d'années en plus et une chevelure entièrement blanche.

On y découvre adultes 2 petites filles vues plus ou moins rapidement dans le passé : Akanah la rousse que Jaïna avait envoyée vers l'ordre avec consigne de tuer son petit frère quand il se transformerait (tome 1) et Eléanor la brune que Mara avait recueillie dans le désert (tome 3). Elles ont bien grandi mais pas vraiment en sagesse car elles aiment défier les hommes dans les tavernes et se battre avec eux.

Les chevaliers seront accompagnées dans leur voyage vers une zone de Veill par Jan, un jeune prêtre cartographe d'Aman, "protégé" par un talisman. Mais Oris comprend que le dragon n'est pas mort et décide d'aller l'affronter avec ses 2 jeunes protégés. Jan suit par passion et par amour pour Akanah, mais il sera touché par le Veill qui lui laissera de profondes cicatrices sur le visage. Cela fera une encoche de plus sur la poignée de l'épée d'Oris (la 6e?).

Malheureusement pour Akanah et Jan, leur amour devra s'effacer devant le mariage prévu entre 2 grandes familles… Mais Akanah hérite de la hache de la vieille Viala dont nous apprendrons plus tard dans la série qu'elle s'appelle la "faucheuse d'Ishtar".

 

 

 

Un 2e tome qui, une fois remis dans la chronologie, montre que le scénariste Ange avait certainement écrit l'histoire de l'ordre et du monde au moins dans ses grandes lignes, ainsi que les bases de la vie de plusieurs personnages : Oris, Akanah, Eleanor, Mara…

 

C'est la marque des grands auteurs que de réussir à faire vivre autant de personnages de façon cohérente sur autant de temps avec des erreurs minimes (mais qui n'en sont peut-être pas) comme des noms qui changent ou qui reviennent dans un autre contexte. Le scénario dévoile aussi quelques points intéressants sur la prêtrise d'Aman, les "on-dit" sur comment lutter contre le Veill (en déflorant une vierge par exemple), les accords autour des mariages…

 

Briones nous offre un des plus longs combats contre un dragon de la série sur 7 pages en débutant par une attaque aérienne. Il met beaucoup de vie de de mouvement dans les combats à mains nues ou avec armes.

Il y a juste un petit détail amusant que j'ai découvert en relisant le tome : au départ la hache est une hache simple et ne devient une hache double que pendant le combat dans la taverne. Si j'en crois mes sources personnelles, la hache simple est pourtant plus efficace que la double au corps à corps… mais moins élégante en dessin! Il est amusant aussi de penser qu'il a dessiné Oris âgée avant de la dessiner jeune dans le tome 4.

 

 

 

Pas de dragons dans le tome 19, L'antidote! Mais une mission pour Akanah et Eléanor que l'on pourrait qualifier d'humanitaire : escorter une caravane transportant un antidote contre une maladie sur une partie du trajet.

Cette mission est aussi une punition pour avoir accepté des dons d'objets d'une cité qu'elles ont libérée d'attaques de créatures du Veill… ou plutôt elles ont punies pour ne pas les avoir suffisamment cachés. En plus des 2 chevaliers, il y a une troupe de Hans, ethnie qui protège les caravanes sur les routes. Nos 2 héroïnes vont découvrir la vie des caravaniers.

Elles vont aussi tisser des liens commerciaux, cachés bien sûr puisque interdits par les règles. Quand elles découvrent que leurs accompagnateurs ne sont pas ce qu'ils disent être, Eléanor va combattre seule contre une grand troupe pour permettre à la caravane de fuir. Pendant ce temps, Akanah va rejoindre l'escorte finale pour qu'elle accélère vers la caravane.

 

 

 

Cet album apporte un éclairage sur la partie orientale du monde avec un fort côté 1001 nuits : caravanes de marchands, caravansérails, marchandises rares et chères…

Mais la partie la plus intéressante concerne l'hypocrisie qui règne au sein de l'ordre : la virginité n'empêche pas tout ce qui peut se faire "au-dessus de la ceinture", les dons d'argent sont interdits mais les dons de tissus ou nourriture ou objets divers le sont à condition qu'ils ne soient pas trop ostentatoires. Si c'est le cas, ils doivent être remis au trésor de l'ordre. Nous apprenons aussi quelques points intéressants sur les voyages en bateaux volants.

 

Boutin-Gagné n'est pas le dessinateur que je préfère dans la série. Je le trouve meilleur dans les séries semi-réalistes comme Le mangeur d'âmes.

Ici c'est Eléanor qui est mise en valeur en équilibre avec le tome 2 où Akanah tenait la vedette. Belle, intelligente et dangereuse, c'est la digne élève de la vieille Oris (qui a 80 ans dans ce tome).

 

 

 

Le tome 12, Ellys commence par le massacre par un dragon d'un groupe de nomades circulant sur les routes de pierres rouges. La seule survivante arrive au château où Ellys vit depuis qu'elle a épousé le duc Louis.

Ellys constate que les légumes sont bizarres et elle a écho d'animaux morts dans une zone relativement proche. Sa formation à l'école de l'ordre d'Ishtar lui fait penser à la présence d'un dragon. Mais son beau-frère refuse d'envoyer un message car il veut contraindre son frère à répudier Ellys et craint que les chevaliers dragons la soutiennent. La présence du dragon sera avérée grâce à Leïla la jeune nomade mais il est trop tard pour contacter l'ordre. Ellys et le maître d'armes Henj vont former en quelques semaines un groupe de vierges du duché pour aller combattre le dragon.

Le groupe drogue Ellys qui est enceinte pour l'empêcher de venir. Elle peut enfin révéler à son époux son obsession : sa responsabilité dans la mort de Jaïna (voir tome 1). L'amour qu'il lui porte la réconcilie avec elle-même comme l'affection qu'elle a montré à Laïla a permis à celle-ci d'admettre qu'elle n'était pas responsable de a mort de sa tribu.

 

 

 

Ange nous renvoie ici au tome 6 avec des tribus se disant héritières de N'Aria dite raïad et suivant les chemins de pierres rouges. Il nous rappelle aussi qu'il n'est pas facile de vivre avec le remords. Il nous offre un beau portrait masculin avec le duc Louis qui est très amoureux de sa femme et prêt à la soutenir dans son conflit familial.

 

Je suis quand même étonnée que Henj ait pu accompagner le groupe de vierges et combattre avec elles sans souffrir du Veill… c'est plutôt rare dans la série.

 

Cossu illustre cette histoire de douleurs personnelles de belle façon avec des personnages expressifs dans la joie autant que dans le malheur plus quelques beaux paysages. Les amateurs de dragons seront ravis puisqu'il intervient dans toute sa force et sa violence au début et à la fin de l'album.

Un dragon européen classique avec souffle enflammé, ailes membraneuses, griffes immenses et collerette hérissée de pointes.

 

Suite au prochain épisode…

 

 

 

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Une chronique de Gen

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 14:45

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi LA GESTE DES CHEVALIERS DRAGONS TOMES 14 – 6 -21 et HS

 


C'est de qui : Ange (scénariste) + les dessinateurs : Palma , Cossu, Sentenac (14) – Sieurac (6) – Collignon, Derochebrune, Martino, Roudier, Sentenac, Toulhoat (21) – Dohé (HS)

 

 

Une Couv':

La Saga de l'été, 2° partie.

 

Déjà croisé sur B.O BD? Certains.

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Dans mon introduction, j'ai oublié de parler de la structure de l'ordre des chevaliers dragons. Elle est proche de celle de tous les ordres de chevalerie dont nous avons eu connaissance dans l'Histoire.

 

Au somment de la hiérarchie, il y a la dame ancienne (voir tome 11) qui est élue ou réélue toutes les mille et une lunes par l'assemblée des matriarches. Dans chaque cité ou contrée, un ordre qui en porte le nom est créé avec une matriarche à sa tête assistée par une seconde et des conseillères. En cas de défaillance de la matriarche (décès ou…), la seconde prend sa place. Puis il y a les chevaliers dragons adoubées après un long entraînement et avoir été écuyères. Avant cela, elles ont été novices, parfois depuis le plus jeune âge.

 

Les ordres évoqués au cours de la série sont : Messara (le plus puissant et le plus ancien), Ishtar, Narak, Faïza, Alexira, Pâhar, Tcha-Sarki, Chastelle, Anarek, Salmyre, Arsalam… Dans le tome 11 l'existence de 33 ordres est évoquée.

 

Selon la chronologie officielle, tout a commencé au tome 14. La Première, où la vénérable Everlyne raconte la légende du 1e combat entre une vierge et un dragon aux 3 novices élues du tome 11 dont Amarelle qui est un (sinon le) personnage majeur de la série. La légende évoque le long combat d'une femme sans nom qui a empêché le dragon se sortir des grottes de la montagne depuis des années. Arrive une tribu d'hommes qui s'installe sur le territoire en plantant une épée dans le sol… Une épée en plein âge des cavernes? Mais ce n'est qu'une légende, l'épée n'était peut-être qu'un morceau de métal arraché à un filon modifiée par le Veill…

Comme le fait remarquer la novice Soriko, il y a plein d'absurdités dans cette légende. Et le lecteur se demande à quoi sert cet album qui ne fait que rappeler des points déjà évoqués et expliqués sur le Veill et ses effets…

 

 

 

Puis, on remonte le temps pour atteindre la période du tome 6, Par-delà les montagnes. Maintenant les ordres de chevaliers dragons existent et accomplissent leurs missions partout où apparaissent des dragons. Ici, c'est au milieu de montagnes enneigées qu'une équipe de 5 chevaliers combat un monstrueux dragon blanc.

Le chevalier N'aria est blessée et séparée de ses compagnes, puis recueillie par une tribu de nomades, les Nauris. Ce peuple a été touché par le Veill, mais uniquement physiquement : ils sont gentils, accueillants, gourmands, jouisseurs et pas du tout violents.  Mais la règle prévoit de les tuer tous les êtres touchés par le Veill avant qu'ils ne deviennent dangereux. Comme la décision de changer la règle ne peut être prise par une matriarche seule, N'aria devra combattre ses amies pour permettre aux Nauris de fuir. A-t-elle survécu? Les Nauris aussi? Mystère, c'était il y a si longtemps.

C'est l'un de mes albums préférés de la série : pour l'ambiance si particulière et pour le lumineux personnage de N'aria… et pour les superbes dessins de Sieurac aussi!

 

Venons maintenant à 2 hors chronologie.

 

 

 

Le tome 21, La faucheuse d'Ishtar, est forcément hors chronologie puisqu'il raconte en 6 histoires (ou plutôt 1 + 5) ce qu'il est advenu de la fameuse hache depuis sa fabrication jusqu'aux temps du récit. Pour le lecteur, cet album a les qualités et les défauts classiques des œuvres collectives : il permet de découvrir de nouveaux dessinateurs, mais la qualité de chaque ensemble scénario + dessins est inégale. Comme chaque histoire est indépendante, la transition d'une esthétique à une autre est facilitée. Il est amusant de voir que les dessinateurs actuels s'affranchissent de plus en plus du gaufrier classique en remplissant la totalité des pages imprimées pour donner plus d'ampleur à des scènes mouvementées par exemple (combat contre un dragon ou salle immense ou paysage grandiose). On y retrouve par 2 fois un chevalier dragon déjà vu dans la série : Oris. J'ai cru y retrouver un autre personnage sous un autre nom : Verna du tome 21 me semble être la version jeune de Viala du tome 2.

 

 

Les amateurs de dragons ou de créatures dentues apprécieront ce tome même si les combats sont courts ou juste ébauchés. Les autres aimeront certains personnages pour les sentiments qu'ils laissent passer : doutes ou craintes. Il faut avouer aussi que voir des chevaliers dragons dans un bordel est un peu troublant…

 

 

Un tome HS, Chevaliers dragons devenu en réédition Les contrées du Levant  a été réalisé avec le dessinateur coréen Dohé aux dessins. Dans la plus grande ville d'une île, Alatéa, une jeune fille, essaie de convaincre (en pure perte) les hautes autorités religieuses que ce n'est pas la peste qui touche la population mais le Veill lié à la présence d'un dragon. Elle s'appuie sur les récits de sa grand-mère qui fut chevalier dragon de l'autre côté de la mer. Pour les autorités, la solution consiste à tuer les personnes côtoyant des malades… Alatéa va chercher sa petite sœur, Aelin, dans son école bloquée par les gardes. Puis elle va s'équiper pour aller tuer le dragon. Elle sera protégée à son insu par l'officier Merekh-Khâ qui a constaté que les vierges ne sont pas touchées par la maladie comme dans la légende.

 

 

En introduction, j'avais évoqué la rareté des types bien dans la série, ici on a un parfait exemple d'un vrai héros capable de se sacrifier pour permettre à Alatéa d'agir. Influence asiatique oblige, le dragon de Dohé est d'un autre type que eux des autres albums : serpentiforme et de grande longueur, avec des cornes et des crocs impressionnants (voir le long chinois ou le ryu japonais ou le yong coréen…).

 

De superbes dessins mélangeant des personnages de diverses origines et influences (de l'occident à l'orient), sans doute colorisés par ordinateur vu les nuances obtenues, illustrent cette histoire qui montre que le mépris des légendes, surtout quand elles viennent des femmes, est partout le même… ainsi que la propension des autorités à éradiquer un problème par la pire des solutions : tuer les tous!

 

Suite au prochain épisode…

 

 

 

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Une chronique de Gen

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bobd - dans Fantasy Soleil
25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 06:26

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : TROLLS DE TROY. L’OR DES TROLLS

 


C'est de qui : Arleston & Mourier.

 

 

La Couv':

De l'Or pour les Trolls  /  Trolls de Troy 21  Vs.  La ruée vers l'or

Déjà croisés sur B.O BD ? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? La série des Trolls de Troy avait montré quelques faiblesses ces derniers temps avec des scénarios étirés en longueur pour atteindre les 44 pages fatidiques ou 2 albums à suivre. Arleston semblait être arrivé aux limites de son univers, mais voilà ce tome 21 qui renoue avec la folie et la dérision des premiers albums. Ouf!

 

Sur un sujet apparemment simple, Waha a conclu un accord avec 3 chercheurs d'or pour qu'ils puissent exploiter le gisement de la rivière proche du village troll de Phalompe, les évènements vont s'enchainer dans une spirale folle : destruction de la forêt par une foule de chercheurs d'or, création d'une milice anti-troll de protection à base de pulvérisation de parfums, parachutage par dragon géant trolloguidé de monceaux d'or pour faire chuter les cours…

 

Graphiquement Mourier maitrise parfaitement ses personnages (depuis le temps, c'est normal) et les forêts de Troy qu'il dessine seraient des merveilleux sites de randonnée… s'il n'y avait pas les trolls!

 

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore : les noms bizarres des trolls et des sages (enfin d'une majorité de ces personnages) ont-ils un sens caché?

Pour le savoir, rien de plus simple : en ajoutant Troll ou Sage au début ou la fin du nom du personnage, on obtient un jeu de mot plus ou moins convenable.

Exemple : l'amoureux de Waha Pröfy donne Pröfy + Troll = profiteroles ou la petite trolesse Tyneth donne Troll + Tyneth = trotinette… Idem, pour les sages, Khömunimaj donne Sage + Khömunimaj = sage comme une image...

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? LA RUEE VERS L’OR

 

 

C'est de Qui ? Divers.

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous ? Pas impossible.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Chaplin n'a pas écrit totalement la musique pour la version muette du film sortie en 1925 mais seulement quelques morceaux.

Pour la version reprise en 1942, il en a écrit la totalité assisté pour l'arrangement par Gerard Carbonara et par Max Terr pour la direction d'orchestre.

 

Il y a des réminiscences de morceaux de musique classique dans plusieurs parties de la BO, Chaplin jouait d'oreille et n'écrivait pas ses morceaux. On entend des mesures de Grieg avec Peer Gynt ou Rimski-Korsakov avec le Vol du bourdon. J'y ai personnellement retrouvé quelques mesures de Wagner sorties soit du Ring, soit de Tannhäuser (la romance à l'étoile). Il a aussi utilisé des morceaux traditionnels en illustrations sonores.

 

Mais le morceau (même court) qui accompagne parfaitement cette aventure des trolls est La danse des petits pains. Non seulement c'est le morceau de plus connu du film, mais il convient parfaitement à l'appétit démesuré de nos "amis" poilus et à l'image finale (qui rappelle un peu les banquets d'Astérix)… à se passer en boucle!

 

 

 

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Une chronique de Gen

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 14:54

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi ? SKY DOLL

 

 

C'est de qui : Canepa & Barbucci

 

 

Des Couv':

Les Opiums des peuples  /  Sky Doll  Vs.  Existenz

 

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Noa est une sky-doll, une créature artificielle mélange de biologie et de cybernétique qui a fait de nombreux métiers avant d'arriver à la station de lavage où elle rencontre Roy et Jahu. Ces deux-là sont en ambassade officielle au nom de la papesse Ludovique, Noa s'introduit dans leur vaisseau trouvant là une bonne manière d’échapper à sa condition mais tout va très vite déraper.

 

Notre improbable trio va se retrouver au milieu d’une machination visant à renverser le pouvoir en place où fanatisme et attentats sont relayés et amplifiés par les médias omniprésents.

 

Dans Sudra, le 4° tome qui vient de paraître, nos héros ont réussi à fuir un coup d’étât et se sont réfugiés sur une planète des plus étrange où tous vivent en harmonie, quelles que soient leurs croyances. S’ils goûtent à un peu de calme, les apparences s’avèrent rapidement trompeuses.

 

Dans le petit texte d’introduction du Sky Doll Decade, recueil contenant les 3 premiers tomes de la série ainsi que les publications annexes parues ensuite (tome « 0 », galerie, etc…), les auteurs expliquent en filigrane que leurs expériences respectives chez Disney et leur rapport à la religion ont été les moteurs d’inspiration de la série.

 

 

Et en effet, si de prime abord de par son design fourni, léché et très coloré à la croisée des genre (Manga, Franco-Belge, animation,…) Sky Doll pourrait passer pour un récit SF destiné aux ados, ses thématiques plus profondes qui brocardent société du spectacle et croyance aveugle (de façon un brin manichéenne certes) lui donnent un intérêt plus profond que sa narration maîtrisée confirme.

 

Sky Doll n’est pas sans faire penser aussi bien de par sa critique acerbe des medias, son univers graphique foisonnant, son background travaillé et sa maestria visuelle à Urban, la série SF de Brunschwig et Ricci, chez Futuropolis. Seul peut être son rythme de parution erratique – 4 albums en 16 ans- qui a du mettre a rude épreuve plus d’un fan, l’empêche peut être d’être un fleuron du genre. Gageons qu’une fois terminée (avec le prochain tome), toute une génération pourra redécouvrir et apprécier à sa juste valeur cette série où l'imagination et la démesure règnent.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? EXISTENZ

 

 

C'est de Qui ? H. Shore

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur B.O BD ? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Le toujours inspiré Howard Shore, après quelques collaborations aussi différentes que réussies avec Cronenberg (Naked Lunch, The Fly,…) est chargé de mettre en musique ce scénario cyberpunk aussi dérangeant que captivant.

 

Se basant, comme souvent quand il aborde ce genres de films, plus sur les sonorités que sur la mélodie, dans une économie de notes savamment orchestrée, Shore compose un thème très sombre, limite malsain, qui donne son ton mystérieux au film. Il utilise surtout les cordes (notamment la harpe) dans des registres inhabituels, très tendus  et rajoute des touches d’électronique pertinentes.

 

 

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Une chronique de Fab et Gen

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 14:37

 

 

 

Gen, la spécialiste Fantasy chez B.O BD revient pour vous sur une série importante du genre sur laquelle se sont succédés des artistes aujourd’hui majeurs dans le domaine, chaque semaine elle vous fera revivre les grandes heures d'une saga qui compte aujourd’hui 22 tomes.

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : LA GESTE DES CHEVALIERS DRAGONS.

 


C'est de qui : Ange au scénario, et, aux dessins: Varanda, Briones, Guinebaud, Paty, Paitreau, Démarez, Meddour, Ruizge, Guiton, Looky, Cossu, Vax, Palma, Sentenac, Boutin-Gagné, Alexe pour les histoires longues sans oublier le coloriste de la plupart de la série : Paitreau.

 

 

Des Couv':

 

Le dernier tome paru:

La Saga De L'été

Le Premier tome:

 

 

 

Déjà croisés sur B.O BD ? Pas mal d’entre eux oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? "Nul ne sait pourquoi les dragons apparaissent… Leur seule présence déforme la réalité… À mesure que le dragon grandit, vieillit, le voile maléfique croît comme des ronds à la surface d’un lac. Nous l’appelons le Veill. Le Veill tord les choses, transforme les animaux et les gens en êtres monstrueux… Seules les vierges ne sont pas rongées par le Veill. Seules les vierges peuvent approcher la bête pour la tuer"

 

Voilà pourquoi et comment ont été créés les ordres de chevaliers dragons. Seules les épées faites en écailles de dragon peuvent percer la carapace des dragons ou une hache faite avec du métal modifié par le Veill (voir le tome 21 : La faucheuse d'Ishtar qui est un recueil de courts récits).

 

 

 

Cela a commencé comme une série de fantasy classique où les preux chevaliers tueurs de dragon avaient été remplacés par de farouches vierges guerrières, indétectables par les créatures et pouvant donc les approcher au plus près et, si possible, les tuer.

 

La 1e était plus une amazone légèrement vêtue, dans le style des peintures de Frazetta que celui d'une jeune vierge à peine sortie du couvent. Puis l'imagerie a évoluée au gré des saisons (et des dessinateurs) et des lieux d'apparition des dragons ou des conflits impliquant les ordres.

 

La série s'est assez rapidement écartée de la simple opposition des dragons aux guerrières pour introduire les attaques des créatures générées par le Veill, hélas souvent des humains transformés en sortes de goules monstrueuses.

 

Puis le contexte de cet univers s'est affiné avec les rivalités entre les ordres et les chefs des divers états, même si, officiellement," l'ordre ne se mêle pas de politique" (voir tome 4 : Brisken). En particulier, les conflits entre l'Empire et l'ordre de Messara reviendront plusieurs fois, mais  aussi  ceux avec les ordres religieux dominés par les hommes qui n'apprécient pas vraiment de devoir faire appel à des femmes sorties du statut féminin normal (selon eux).

Un personnage du tome 9 les décrit ainsi : « un ordre exclusivement féminin, composé d’illuminées frigides… qui se mêle de toutes les affaires du pays… dont l’influence financière devient insupportable et dangereuse… »

 

 

 

Une bonne partie des hommes intervenant dans les albums sont assez abominables. S'ils ne sont pas devenus fous à cause du Veill, ils sont soit des guerriers ne supportant pas de s'être fait "voler la vedette" par des femmes, soit des politiques qui ont peur de la puissance guerrière et financière de l'ordre et font tout pour le briser.

 

Heureusement plusieurs personnages masculins  ont des personnalités lumineuses qui compensent un peu la médiocrité des autres.

Et, en plus, n'allez pas idéaliser les chevaliers dragons : elles ont aussi leur part de folles dangereuses, de manipulatrices, de politiciennes sans cœurs et sans âmes.

 

 

 

Ange, scénariste bicéphale à demi-féminin et à demi-masculin, excelle à raconter la complexité des relations entre hommes et femmes face aux menaces variées du monde qu'il a créé : dragons destructeurs, mutations plus ou moins dramatiques liées au Veill, complots politiques, oppression religieuse, guerres entre états ou entre l'Orient et l'Occident. Petit à petit il nous a montré une société civile aux mœurs différentes selon les secteurs : pratique de l'esclavage ou non, peuples sédentaires ou nomades, riches cités indépendantes ou petits états ou grands empires…  

 

Nous en resterons là pour aujourd’hui. La suite viendra avec des groupements de tomes assemblés par ordre chronologique plutôt que de parution parce qu'Ange n'avait pas vraiment facilité les choses aux lecteurs : les tomes ayant paru sans souci d'une « time line » quelconque, ce qui avait incité ainsi les amateurs à chercher une chronologie logique.

Magnanime, Ange en a enfin révélé une qui est maintenant donnée en pages de garde finales des albums. Même si j'ai des doutes sur 1 ou 2 tomes par rapport à leur place.

 

 

Voici la liste selon la chronologie :

14 – La première

6 - Par-delà les montagnes

4 – Brisken

9 - Aveugles

1 – Jaïna

3 – Le pays de non vie

5 – les jardins du palais

2 – Akanah

19 – L'antidote

12 - Ellys

13 – Salmyre

8 – Le chœur des ténèbres

7 – Revoir le soleil

22 – La porte du nord

16 – La déesse

10 – Vers la lumière

11 – Toutes les mille et une lunes

14 – La première

15 – L'ennemi

17 – Amarelle

18 - Arsalam

20 – Naissance d'un empire

Hors chronologie : tome 21 – La Faucheuse d'Ishtar et tome HS = Les contrées du Levant

 

 

 

 

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Une chronique de Gen

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