31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 08:38

 

 

 

 

 

LA BD

 

 

 

 

C'est Quoi ? L’ESPRIT DE LEWIS

 

 

C'est de Qui ?  Richerand & Santini

 

 

La couv'

 

Lewis est tu là?  /  L'Esprit de Lewis  Vs.  Saint Ange

 

Déjà lus dans le coin ? Non

 

 

C’est édité par? Soleil.

 

 

Une planche :

 

Lewis est tu là?  /  L'Esprit de Lewis  Vs.  Saint Ange

 

 

Ca donne Quoi ? Dévasté par la mort de sa mère, Lewis quitte Londres pour la petite ile de Childwickbury et son manoir solitaire où il a passé une partie de son enfance et compte faire son deuil en écrivant son premier roman.

Si l’inspiration lui fait cruellement défaut, sa retraite n’aura pas été vaine puisqu’il fait la connaissance de l’esprit qui hante le lieu, Sarah, dont il va chercher à percer le mystère et, contre toute attente, tomber amoureux.

 

En retour le fantôme lui confère l’inspiration qui lui faisait défaut mais quand Lewis, revigoré, se décide à retrouver la civilisation et profiter de sa future gloire, Sarah ne le voit pas d’un très bon œil.

 

D’inspiration ouvertement gothique, le scénario de Santini fait cependant la part belle au romantisme et à l’humour ; ces trois ingrédients fonctionnent ensemble à merveille et ce premier volet –sur deux- de l’Esprit de Lewis, nouvelle pépite de la collection Métamorphose, se lit comme un classique du genre.

 

Le trait de Richerand, faussement tremblant, détaillé voire foisonnant, rend fort bien cette atmosphère lugubre et participe en plein à la réussite de l’ensemble (même si l’on regrettera une ou deux maladresses et autres « oublis »)

Dans le style on pense à du Tanquerelle première époque, voire à du Zanzim et les couleurs d’Hubert, collaborateur de ces deux dessinateurs, n’y est pas étranger, même si elles sont ici plus sombres (en accord avec l’ambiance).

 

La toute fin de ce premier tome promet une suite bien plus effrayante et nous ne pouvons qu’être impatients !

 

 

 

 

 

LA B.O:

 

 

 

 

C'est quoi : SAINT ANGE

 

 

C'est de qui ? J. Lo Duca

 

 

La Couv':

 

Lewis est tu là?  /  L'Esprit de Lewis  Vs.  Saint Ange

 

Déjà entendu sur B.O BD? Une poignée de fois.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Joseph Lo Duca, après un (long !) intermède essentiellement dédié à de la fantasy télévisée fun, revient à ses premiers  amours, le genre sur lequel il a débuté : le fantastique.

 

Mais si les Evil Dead, sans prétentions aucunes, devinrent les films cultes que l’on sait, gageons que jamais Saint Ange ne s’approchera de près ou de loin de ce statut.

 

Tentant de renouer avec les films d’épouvante d’antan, et sur le principe Ô combien porteur (mais aussi Ô combien casse-gueule) de la maison hantée, le film produit par Christophe « j’ai fait un Pacte avec les loups » Gans est quasi totalement miné par le jeu de ses deux principales interprètes.

 

Lo Duca de son côté s’en tire lui avec les honneurs ; n’hésitant pas à panacher les passages de tension horrifique attendus, à grands renforts de cordes survoltées, par des mélodies au piano et violons plus romantiques (qui sont cela dit souvent à un cheveu de tomber dans le mélo sirupeux), il propose une B.O gothique à souhait, variée et riche ; ce qui, vous l’aurez compris, est tout à fait dans l’esprit de …Lewis !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 15:16

 

 

Après Jet, c’est Lio qui nous fait le plaisir de nous gratifier d’une chronique musicale des plus originale :

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

C'est quoi : UN MONDE FLOTTANT

 

 

C'est de qui ? De Crécy

 

 

La Couv':

 

Haïkus en apesanteur  /  Un Monde Flottant Vs.  The Garden Of Words

 

 

Déjà croisés sur B.O BD? Oui

 

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

 

Une planche:

 

 

Haïkus en apesanteur  /  Un Monde Flottant Vs.  The Garden Of Words

 

Ca donne Quoi ? En 2008, à l’occasion d’une résidence d’artiste au Japon, Nicolas de Crécy découvre le travail de Kawanabé Kyosai, peintre et caricaturiste de la fin de l’ère Edo (première moitié du 19e siècle), célèbre notamment pour ses illustrations de Yokaï, ces créatures surnaturelles issues du folklore japonais, remises au goût du jour en 2001 par le Voyage de Chihiro.

 

Impressionné par le travail de Kyosai et stimulé par le principe des ekami, ces « rouleaux peints », sortes d’ancêtres de la bande dessinée, sur lesquels des artistes « déroulaient » leurs histoires à travers une succession d’estampes, de Crécy décide de rendre hommage à tout ce pan de la culture nippone que son voyage lui a permis de connaître et d’apprécier. Huit ans plus tard, voici donc Un monde flottant, somptueux album à mi-chemin entre le livre-objet et le haiga, un style de peinture mêlant illustration et calligraphie, auquel se sont prêtés en leur temps des haïkistes [1] aussi renommés que Matsuo Basho et Yosa Buson.

 

Adaptant son style aux exigences graphiques des estampes (une démarche entreprise également par Hergé pour Le Lotus bleu), de Crécy lève un coin de voile sur un monde dans lequel se mêlent beauté, mystère et nostalgie, ce concept esthétique que les Japonais appellent le yugen (« beauté profonde »). S’il laisse à chacun le soin d’imaginer la trame qui pourrait unir ses dessins et les poèmes qui les accompagnent, on peut toutefois regretter l’absence d’un glossaire en fin de volume (ou au début, tout dépend par quel bout on le prend) qui aurait permis de mieux appréhender la nature des Yokaïs et de leur univers. Absence d'autant plus étrange que l'auteur a par la suite largement "commenté" son travail dans un article du site de BFMtv...          

 

 

[1] Pour les néophytes, les haïku sont des poèmes d’un seul vers, découpé en 5, 7 et 5 syllabes. Le genre, qui s’est développé au Japon à partir du 17e siècle (et se porte toujours bien aujourd’hui !), devait originellement évoquer une saison et "célébrer l'évanescence des choses". 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE GARDEN OF WORDS

 

 

C'est de Qui ?  K. Daisuke

 

 

La couv' 

 

Haïkus en apesanteur  /  Un Monde Flottant Vs.  The Garden Of Words

 

 

Déjà entendu chez nous? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Sorti trois ans avant Your Name (2016), énorme carton mérité au box office nippon, le 4e film de Makoto Shinkai est un moyen-métrage dont la sophistication formelle dépasse celle, déjà très aboutie, du reste de son œuvre.

 

Histoire simple d’un lycéen se rêvant un jour cordonnier (ahhh, le Japon !) dont la route croise par hasard celle d’une jeune femme solitaire assise sous le kiosque d’un parc verdoyant, The Garden of Words reprend les thématiques chères à son réalisateur : une histoire d’amour a priori compliquée, l’opposition entre nature et urbanisme moderne des cités nippones, l’importance du train comme moyen de jonction entre ces deux univers…

 

La crédibilité de cette relation naissante entre les deux héros, qui prennent l’habitude de se retrouver sous leur kiosque chaque jour de pluie, tient moins aux rebondissements de l’intrigue qu’à un souci quasi-maniaque des détails (on peut même parler ici de fétichisme…) dont fait preuve le réalisateur.

Captant avec une égale attention la chute d’une goutte de pluie, le lent mouvement des branches au-dessus d’un étange et le moindre geste de ces personnages, Shinkai nous fait lui aussi toucher le yugen du monde, que nous évoquions plus haut, du bout de la rétine.

 

Pour accompagner cette romance douce-amère, Kashiwa Daisuke, artiste issu de la scène ambient, livre une musique au piano - sorte de mix réussi entre les Gymnopédies de Satie et le Joe Hisaishi de Kitano (moins orchestral que celui de Miyazaki) – dont la douceur souligne avec justesse la dimension contemplative du manga et qui accompagnera parfaitement les déambulations des Yokaï imaginées par de Crécy dans son monde flottant.                     

 

 

 

 

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Une Chronique de Lio

  

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 08:33

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

C'est quoi : SANGRE 2

 

 

C'est de qui ? Arleston & Floch

 

 

La Couv':

 

La Vengeance est un plat...  /  Sangre 2.  Vs.  Eternal

 

Déjà lu chez nous? Oui, sur le précédent.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil.

 

 

 

Une planche:

 

 

La Vengeance est un plat...  /  Sangre 2.  Vs.  Eternal

 

 

Ca donne Quoi ? Sangre continue minutieusement son inexorable vengeance, et quand sa victime s’avère déjà au fond du trou, elle préfère le voir se relever afin de mieux l’abattre ensuite.

Masochiste ? Surement, mais la revanche n’en n’est que plus savoureuse. Sur Tarasque, cernée par les esprits,  Fesolgio, peintre de génie, va en faire les frais.

 

La série gagne (encore !) en noirceur avec ce second tome qui nous fait découvrir une héroïne prête à tout bien moins lisse que souvent dans le genre, et, en vieux routard de la fantasy, Arleston arrive à proposer un scénario original.

 

Le dessin d’Adrien Floch, classique mais des plus soigné, plaira sans problèmes aux amateurs (personnellement, un autre choix de colo m’aurait plus parlé mais ne crachons pas non plus trop dans la soupe !)

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? ELEMENTAL. WAR OF MAGIC

 

 

C'est de Qui ?  M. B. Fisher

 

 

La couv' 

 

La Vengeance est un plat...  /  Sangre 2.  Vs.  Eternal

 

Déjà entendu chez nous? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Dans la fantasy difficile de trouver un score de film que nous n’ayons pas déjà utilisé chez B.O BD ; c’est donc, une fois encore, vers le jeu vidéo que nous sommes allé fureter.

Elemental, sorti au début de la décennie, avait la particularité de mélanger plusieurs principes de jeu, à savoir la gestion (de villes, de ressources, de territoires, etc…), la stratégie (avec des combats au tour par tour) et, last but not least, des éléments de jeu de rôle.

 

S’il n’a pas connu un succès immense (peut-être dû justement à cette multiplication des genres) il a néanmoins l’avantage d’avoir une B.O forcément variée.

Mason Fisher, qui n’a à son crédit que trois musiques de jeu vidéo (sur vingt ans !), s’il ne fait pas dans l’original, assure néanmoins sa partie consciencieusement, en proposant des thèmes basiques mais catchy, des passages épiques dans le plus pur style fantasy et autre grandes envolées héroïques bon ton.

 

Alors c’est sûr, on a pas un grand orchestre symphonique derrière, on est pas dans les arrangements travaillés du Lord of the Rings de Shore ou dans la maestria du Conan de Poledouris, mais l’ensemble reste assez plaisant et varié pour tout à fait convenir à ce second volet des aventures de Sangre !

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 15:17

 

 

 

Suite de nos chroniques jeunesse du mercredi, et place aux choix de la benjamine de la rédac’ de B.O BD, avec des nouveautés très girly, mais pas que, la preuve :

 

 

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Pour les graines de scientifiques

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : IL ETAIT UNE FOIS LA VIE. LE CERVEAU

 

 

C'est de qui ? Gaudin & le Studio Minte

 

 

La Couv':

 

La Jeunesse prend le pouvoir sur B.O BD!

 

Déjà croisés sur B.O BD? Oui.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

 

Une planche:

 

 

La Jeunesse prend le pouvoir sur B.O BD!

 

Ca donne Quoi ? L’équipe en charge de la très sympathique remise au goût du jour de la mythique série animée Il était une fois l’Homme, (complétée par  Jean Charles Gaudin) s’est également attelée à proposer en médium BD Il était une fois la Vie, qui elle se concentre sur la biologie, le corps humain, etc…

 

Dans ce second volet Maestro, Pierrot, et le reste de la joyeuse bande s’intéresse au cerveau. On les retrouve en être microscopiques se baladant à l’intérieur d’une boîte crânienne et toutes les fonctions essentielles sont expliquées de manière claire et concise que ma fille a trouvé des plus parlantes.

 

Comme pour …L’Homme, la nouvelle version en BD inclut des séquences actualisées, avec un design graphique différent ; ici on suit un groupe scolaire en visite dans un musée, l’idée est bonne car elle rend l’ensemble plus vivant et attractif aux lecteurs des années 2010.

 

Ma fille a même fait remarquer qu’elle pourrait l’emmener à l’école pour le montrer en classe (oui, je sais ce que vous vous dites : elle doit tenir de sa mère !)

 

 

 

 

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Pour les malicieuses :

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : CATH ET SON CHAT

 

 

C'est de qui ? Ygrane Ramon, Cazenove et Richez

 

 

La Couv':

 

La Jeunesse prend le pouvoir sur B.O BD!

 

 

Déjà croisés dans le coin? Oui pour Cazenove

 

 

 

C’est édité chez qui ? Bamboo

 

 

 

La Jeunesse prend le pouvoir sur B.O BD!

 

 

Ca donne Quoi ? Ma fille, comme probablement la quasi majorité de celles de son âge, a une affection toute particulière pour les chats (et ce encore plus depuis qu’elle s’est lancée dans la lecture d’une série ado intitulée  La Guerre des Clans  qui, non, ne met pas en scène des hordes de barbares se tapant sur la gueule mais des félidés – non moins hostiles semble t-il- aux noms des plus poétiques !).

 

L’incontournable auteur maison de chez Bamboo, Christophe Cazenove, s’est associé à Hervé Richez, d’habitude familier d’un registre plus adulte (Sam Lawry, Le Messager,…) pour raconter les mésaventures de Sushi, le chat de Cath et sa famille, sur le modèle une page/un gag, fréquent dans ce genre de publications.

 

La Jeunesse prend le pouvoir sur B.O BD!

 

Si les historiettes restent souvent assez gentilles et prêtent à sourire, le vrai atout de cette série (dont c’est le septième tome –à paraître mercredi prochain-  mais que l’on découvre à peine dans la famille B.O BD !) c’est la partie graphique que l’on doit à Ygrane Ramon.

 

Le trait est rond et accrocheur, les couleurs vives accentuent le coté jeunesse et rendent l’ensemble très fun ; néanmoins on sent que l’artiste a plus d’une corde à son arc et son site où l’on peut admirer illustrations, couvertures, croquis  et autres tatouages donne bien envie qu’elle nous ponde une BD pour les grands, dans un style graphique à mi chemin entre ceux de Fabrice Parme et Valentine Pasche.

 

 

 

 

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Pour les néo-romantiques :

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

C'est quoi : PRINCESSE SARA. 10, LA GUERRE DES AUTOMATES

 

 

C'est de qui ? Alwett, Moretti et Duclos

 

 

La Couv':

 

 

La Jeunesse prend le pouvoir sur B.O BD!

 

Déjà lues chez nous? Peut être

 

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

 

Une planche:

 

 

La Jeunesse prend le pouvoir sur B.O BD!

 

 

Ca donne Quoi ? Le meilleur pour la fin pour la benjamine de chez B.O BD puisque ce nouveau tome de la version steampunk de Princesse Sara elle l’attendait depuis quasiment un an.

 

C’est donc avec joie qu’elle a retrouver son héroïne, toujours affublée de robes qui font rêver (enfin ma fille hein !) qui passe l’examen d’entrée du Club des Automates.

Examen qu’elle va réussir et qui va lui permettre de devenir…femme de ménage !

 

Si l’ex peste Lavinia n’est plus là pour lui pourrir l’existence, d’autres vont s’en charger et heureusement qu’elle peut compter sur le soutien, entre autre, de James, son amoureux transi, pour faire face à ces nouvelles épreuves.

 

Le changement de coloriste fait peut-être un peu plus manga mais ça n’a pas eu l’air de déranger un instant la principale lectrice intéressée qui a lu ce dixième tome d’une traite et compte bien se refaire l’intégralité de la série dans la foulée (enfin quand elle aura finit les 2 ou 3 romans qu’elle lit de concert !) donc pas de soucis.

 

 

 

 

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Des Chroniques intergénérationnelles

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 07:37

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : LA GRANDE OURSE

 

 

C'est de qui ? E. Bordier & Sanoe

 

 

La Couv':

 

L'étoile tombée du ciel  /  La Grande Ourse  Vs.  Le Chateau dans le ciel

 

Déjà lues chez nous? Non

 

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

 

Une planche:

 

 

L'étoile tombée du ciel  /  La Grande Ourse  Vs.  Le Chateau dans le ciel

 

 

Ca donne Quoi ? Je dois vous avouer que je n’étais pas forcément emballé par le pitch de départ de La Grande Ourse mais le trait de Sanoe et, surtout, le fait que l’album soit dans la collection Métamorphose de Barbara Canepa et Clotilde Vu, qui ne m’a jamais déçu voire même qui m’a souvent enchanté, ont eu raison de mes réticences.

 

On y suit une jeune fille qui, comme le héros de 6° Sens, voit des gens morts, sauf qu’elle a pas la chance d’avoir Bruce Willis pour lui filer un coup de main. Remarquez, elle c’est carrément une étoile, une de celles qui compose la Grande Ourse, la constellation préférée de notre héroïne, qui descend sur terre pour la secouer un peu vu qu’elle est en train de sombrer subrepticement (fallait le placer celui là !) dans une langueur irréversible.

 

A force de madeleines de Proust et autres interventions fantasmées de créatures fantastiques, l’astre parvient à pénétrer la mélancolie de sa protégée.

 

Un univers à la croisée des genres, que ce soit au scénar comme au trait où l’influence du manga est évidente et qui parlera probablement bien plus à un public ado, voire ado féminin (j’hésite à le faire lire à ma fille de 8 ans, pas sur qu’elle capte tout comme il faut) qu’à moi.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? LE CHATEAU DANS LE CIEL

 

 

C'est de Qui ?  Joe Hisaishi

 

 

La couv' 

 

L'étoile tombée du ciel  /  La Grande Ourse  Vs.  Le Chateau dans le ciel

 

Déjà croisé dans le coin? Probable

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? La musique du premier long métrage des mythiques studios Ghibli est peut être la plus passe partout de son compositeur dans le genre, dans le sens qu’elle possède beaucoup de passages obligés et variations attendues, caractéristiques de l’animation, qui pourraient presque la faire passer parfois pour une B.O de dessin animé occidental (il faut préciser que la version écoutée ici, la plus courante, est celle de la version américaine du film, pour lequel Disney, distributeur US, a demandé à Hisaishi de rajouter du matériel).

 

Ici foin des rythmiques et sonorités si particulières qui ont fait le charme et l’originalité d’un Princess Mononoke ou d’un Nausicca. Hisaishi développe plutôt des thématiques à la forte portée émotionnelle qui évoluent via des cordes de plus en plus présentes avant de se conclure plus sereinement via un piano soliste délicat.

 

Les arrangements sont très propres, un rien calibrés, et le grand spectacle comme la tendresse sont au rendez-vous, ce qui colle plutôt pas mal à l’univers de La Grande Ourse.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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