23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 14:58
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  STERN 4. TOUT N’EST QU’ILLUSION.

 

 

C'est de qui ? J & F Maffre

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble et séparément.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Aller exercer ses fonctions de croquemort en plein territoire vaudou n’est probablement pas la meilleure idée qu’ait eu notre morose Elijah Stern. Pourtant quand son regard croise celui azuréen d’une jeune femme trainant dans le cimetière il tombe immédiatement sous son charme. Alors quand le père de cette dernière lui demande (enfin …impose serait peut-être plus juste !) de veiller sur sa fille et ses relations peu recommandables Stern va mettre le pied dans un monde aussi étrange que dangereux de faux médiums et vrais gangsters !

 

Si les deux westerns de la chronique suivante m’ont peu convaincus, c’est rien de le dire, (pire teaser de l'année j'avoue!) ce quatrième volet de Stern, avec son anti-héros qui inspire autant l’empathie que la pitié, son background et ses seconds rôles inhabituel (on pense ici évidement au Holly Ann de Toussaint et Servain), et son scénario qui oscille constamment entre humour noir et drame, le tout drôlement bien servi par ce style graphique anguleux et expressif, lui par contre confirme l’originalité et les qualités de la série des frères Maffre.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :VORACE

 

 

C'est de qui ? D. Albarn et M. Nyman

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si Blur n’est apparu quasiment comme un produit de plus de la brit-pop des 90’s son leader, Damon ALbarn, a prouvé au fil des années qu’il n’était pas qu’un chanteur minet. Musicien touche à tout aux projets aussi variés que multiples il a fait des incursions dans le monde de la musique de film et de scène avec notamment la B.O de ce western atypique au possible qui, s’il n’a pas eu le succès mérité à sa sortie, a su au fil des années être reconnu à sa juste valeur.

 

Collaborant pour l’occasion avec Michael Nyman, que La Leçon de Piano a rendu célèbre à l’époque, Albarn ne cherche clairement pas à écrire une musique typique du genre, même si pas mal d’ingrédients font typiquement cow-boys (le banjo en tête).

Motifs répétés, dissonances, thèmes simples sans être simplistes et autres rythmiques hypnotiques déstabilisantes, les pistes se succèdent sans se ressembler dans une sorte de maelstrom conceptuel dont les maîtres mots sont inventivité et non-conformisme.

 

Si clairement difficile d’approche si l’on l’écoute seule, la musique de Nyman et Albarn révèle toute sa richesse et sa force évocative sur les images adéquates, et l’on peut affirmer sans peine que le 4° tome de Stern remplit ce rôle à la perfection.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

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27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 10:06
 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LA COUR DES MIRACLES 2

 

 

C'est de qui ? Piatzszek & Maffre

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur le tome 1.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Paris, le XVII° siècle. Si Louis XIV règne sur la Capitale et le royaume les bas-fonds eux sont dirigés par le Roi des Gueux. Mais ça c’était avant que le boss de la Cour des Miracles ne tombe aux mains du nouveau chef de la police et se retrouve aux oubliettes.

 

Son fils mort, ne reste que La Marquise, rejetonne d’Anacréon, qui compte bien prendre la place laissée vacante par son géniteur.

Mais entre des forces de l’ordre bien décidées à nettoyer les rues de la capitale et des brigands et mendiants de tous poils qui aimeraient bien la place du Roi ou du moins qui ne sont pas prêts à la laisser prendre à une femme, notre farouche surineuse va devoir livrer un âpre combat.

 

Cette suite au fort bon Roi des Gueux aura pris son temps pour nous arriver mais l’attente en valait la peine, ce second volet déborde de rebondissements, de combats soutenus et autres scènes d’action de haut vol.

On est dans du feuilleton historique à grand spectacle fort bien servi par un dessin semi réaliste fouillé et riche, Julien Maffre semblant affiner son style au fil de ses réalisations.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE TEMPEST

 

 

C'est de qui ? E. Goldenthal

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si le score de Goldenthal pour cette adaptation de Shakespeare est probablement l’un de ses moins abordables, l’un de ses plus expérimental voire jusqu’au-boutiste, c’est sciemment que je l’ai sélectionné pour aller avec cette suite de la Cour des Miracles.

 

En effet l’intense et audacieux mélange des genres et des sonorités fait de l’album une sorte d’opéra rock digne d’un film de Baz Lurhman, avec, en contrepoint des batailles rangées dans les rues de Paris, les accords de guitares saturées et autres effets électro se plaçant sur les accompagnements symphoniques.

 

Certains grands écarts et autres morceaux chantés pourront je le conçois décontenancer un auditeur-lecteur non préparé, voire carrément détourner son attention de la lecture, qu’à cela ne tienne, la partition de Goldenthal est assez variée et riche pour que l’on sélectionne les pistes les moins abruptes et apprécie ce duo inhabituel à sa juste valeur (mais je ne vous en voudrais pas de ne pas pousser l’expérience of course !)   

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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1 février 2019 5 01 /02 /février /2019 15:11

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  STERN . L'OUEST, LE VRAI.

 

 

C'est de qui ? F & J Maffre

 

 

La Couv':

 

 

Un plaisir, un vrai!  /  Stern. L'Ouest, le Vrai  Vs.  A bullet for Sandoval

 

Déjà lus chez nous? Oui sur les 2 premiers.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

 

Une planche:

 

 

Un plaisir, un vrai!  /  Stern. L'Ouest, le Vrai  Vs.  A bullet for Sandoval

 

Ca donne Quoi ? Alors que sa place est quelque peu remise en question (et qu'il ne sait pas lui même s'il a envie de rester) notre anti-héros croque mort voit débarquer à Morrison un pistolero célèbre qui vient d'écrire ses mémoires et qui a été invité pour dédicacer son bouquin.

Le problème avec les « légendes de l'Ouest », c'est qu'elles attirent toujours les ennuis et Cobb ne déroge pas à la règle puisque à peine arrivé le voilà déjà défié en duel par le maire et, surtout, pourchassé par un gang de gâchettes faciles avec à leur tête un père revanchard.

 

La ville va bientôt se transformer en champ de tir et faire ressurgir le courage mais aussi les bas instincts de sa population.

 

Les frère Maffre se débrouillent décidément bien avec leur série western atypique. Après deux tomes aussi originaux et différents que réussis, ils reviennent avec ce troisième où l'humour noir a fait place ...au noir tout court et où ça canarde plus que ça ne plaisante.

 

La partie graphique, aux décors réalistes et aux visages anguleux, est toujours aussi accrocheuse, avec des couleurs point trop criardes qui évoquent bien l'atmosphère recherché.

 

Une série qui prend de l'ampleur à chaque nouveau volet, dans un genre pourtant surexploité, on ne va pas bouder notre plaisir !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :A BULLET FOR SANDOVAL

 

 

C'est de qui ? G. Ferrio

 

 

La Couv':

 

Un plaisir, un vrai!  /  Stern. L'Ouest, le Vrai  Vs.  A bullet for Sandoval

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Avec plus de 2710 chroniques musicales au compteur de B.O BD, il est assez encourageant de voir que l'on peut encore trouver des compositeurs dont on n'a pas croisé le travail.

Il faut dire que, malgré une solide formation classique, Gianni Ferrio ne s'est pas illustré dans des chefs d'oeuvre et ce malgré une filmographie plutôt fournie.

 

Comme ses pairs de l'époque, il compose beaucoup et, comme ses compatriotes, surtout dans de la série B de genre, westerns spaghettis en tête (Ferrio fera également pas mal de ...comédies érotiques, mais passons voulez vous).

 

Film de vengeance dont l'un des seuls atouts est la présence d'un Ernest Borgnine venu cahcetonner au pays de la pizza, ce A Bullet For Sandoval a la particularité d'avoir une B.O qui, contrairement à la grande majorité de celles des westerns de l'époque, évite l'écueil de reprendre les ingrédients de celle du maître étalon de l'épqoue : Ennio Morricone.

 

Ici foin de sifflements, de choeurs féminins, d'harmonica... Ferrio favorise les cuivres menaçants pour exprimer le thème majeur du film : la vengeance. (bon, ok, y a des cloches qui font pas mal penser à la musique du Bon, la Brute et le Truand, mais c'est quasiment la seule similitude que l'on peut trouver).

 

Une noirceur assez marquée tout comme dans ce troisième volet de Stern, ça tombe bien !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 16:00

 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LA COUR DES MIRACLES LIVRE¨PREMIER.

 

 

C'est de qui ? Piatzszek & Maffre

 

 

La Couv':

 

Sa Majesté des voleurs  /  La Cour Des Miracles Livre Premier  Vs.  Le Bossu

 

 

Déjà croisé dans le coin? Oui, le scénariste comme le dessinateur.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil.

 

 

 

Une planche:

 

 

Sa Majesté des voleurs  /  La Cour Des Miracles Livre Premier  Vs.  Le Bossu

 

 

Ca donne Quoi ? Paris au XVI° siècle, les bas fonds sont contrôlés par le Grand Coësre, Anacréon. Si celui-ci dirige sa « cour » d’une main de fer, l’âge le rattrape et il est temps de songer à sa succession.

Pas sur hélas que son fils ait les épaules pour reprendre le trône, sa fille à la rigueur mais les ribauds se laisseront-ils diriger par une femme ? Surtout que la place est convoitée et les forces de police serrent la vis !

 

La collection Quadrants s’enrichit d’une nouvelle série des plus prometteuses avec cette Cour des Miracles prévues en cinq tomes et sa galerie de portraits d’une assemblée de laissés pour compte organisés en véritable royaume du crime alternatif à quelques rues des fastes de la cour de Louis XIV.

 

Ce tome 1 accroche d’emblée le lecteur, mené par un Piatzszek inspiré et un Maffre qui prouve que, que ce soit au far-West ou dans le Paris du Moyen Âge, il se défend plutôt bien pour donner vie à des protagonistes hauts en couleurs et proposer une narration soignée.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LE BOSSU

 

 

C'est de qui ? P. Sarde

 

 

La Couv':

 

Sa Majesté des voleurs  /  La Cour Des Miracles Livre Premier  Vs.  Le Bossu

 

Déjà entendu chez B.O BD? Quelques fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Pour leur unique collaboration, de Broca et Philipe Sarde (qui succède ici à des gens aussi prestigieux que Delerue, Yared ou encore Claude Bolling) ressuscitent la fougue et la maestria des B.O de cape et d’épées d’antan en conservant une modernité qui rend l’ensemble plus qu’intéressant.

 

Des instruments à vents qui virevoltent sur des thèmes joyeux et élégants opposés à des cordes et cuivres plus sérieux voire martiaux par moments, le tout intelligemment complété par des instruments d’époque (violes, flutes, …) qui apportent une touche d’authenticité et de folkore font de la partition de Sarde une réussite indéniable qui n’a clairement pas à rougir d’une éventuelle comparaison avec celles de ses illustres prédécesseurs.

 

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 14:40

 

 

 

Concluons notre cycle du week-end avec une nouveauté, un western décalé aussi déroutant que réussi!

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : STERN. LA CITE DES SAUVAGES.

 


C'est de qui : J & F. Maffre

 

 

La Couv':

 

Panorama du Western  /  Stern. La Cité des Sauvages.  Vs.  Cheyenne Social Club

 

Déjà lus sur le site? Oui, sur l’opus précédent.

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Une planche:

 

Panorama du Western  /  Stern. La Cité des Sauvages.  Vs.  Cheyenne Social Club

 

Ca donne Quoi ? Notre croquemort est bien embêté, le gérant du Général Store de Morrison ne peut pas lui fournir les bouquins qu’il avait commandés. Le voilà obligé de se rendre à Kansas City mais on voit bien que c’est la dernière chose qu’il ait envie de faire.

Et on va vite comprendre pourquoi !

 

Entre d’anciennes accointances qu’il se serait bien passé de retrouver ou encore sa future ex femme mise en ménage avec  …une autre femme, Stern va en voir des vertes et des pas mures lors ‘une loooongue nuit dont il se serait bien passé.

 

Après un tome 1 intriguant et original les frères Maffre changent de décor et de ton (même si on retrouve un certain humour décalé qui faisait le charme du premier) en projetant leur anti-héros dans un environnement radicalement différent qui met en exergue autant l’asociabilité de Stern que les défauts de ses contemporains.

 

La Cité des Sauvages est un western parce que l’intrigue se déroule dans l’Ouest de la fin du 19° siècle, mais coté influences imaginez plutôt Deadwood revisité par les frères Cohen que High Noon !

 

Rafraichissant !

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? CHEYENNE SOCIAL CLUB

 

 

C'est de Qui ? Walter Scharf

 

 

La couv'

 

Panorama du Western  /  Stern. La Cité des Sauvages.  Vs.  Cheyenne Social Club

 

Déjà croisé dans le coin? Non

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? En près de 50 ans, Walter Scharf a tenu quasiment tout les postes des départements musiques d’Hollywwood et a principalement œuvré, en tant que compositeur même, pour le western et la comédie.

 

Ca tombe bien puisque Cheyenne Social Club est une agréable parodie dans laquelle deux cow-boys old school, interprétés par les vétérans Henry Fonda et James Stewart, se retrouvent sans y être le moins du monde préparé, à la tête d’une maison close.

 

Avec donc son solide bagage (le bonhomme a tout de même été nommé 10 fois pour l’Oscar de la meilleure B.O), Scharf accentue les passages humoristiques en tirant toutes les ficelles possibles de la musique de comédie à l’américaine bon ton, tout en  puisant à volonté dans l’americana et les thématiques westerns bien classiques.

 

Si parfois l’ensemble peut sonner un rien too much avec certains passages de ce tome 2, souvent ça fait mouche et accentue les moments décalés de cet album original.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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