17 juin 2019 1 17 /06 /juin /2019 13:39

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LE RAPPORT W. INFILTRE A AUSCHWITZ.

 

 

C'est de qui ? G. Nocq

 

 

La Couv':

 

 

Infiltré en enfer  /  Le Rapport W  Vs.  The Leftovers

 

Déjà lu sur le site? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Daniel Maghen

 

 

Une planche:

 

 

Infiltré en enfer  /  Le Rapport W  Vs.  The Leftovers

 

Ca donne Quoi ? Automne 1940, sous une fausse identité, Witold Pilecki, agent secret polonais, se fait interner dans le camp de concentration d’Auschwitz afin d’y préparer une insurrection.

 

On retrouve l’auteur de l’étonnant Capitaine Tikhomiroff pour cette glaçante histoire vraie, racontée sans pathos, à la manière d’un récit d’espionnage mais empreint d’une émotion palpable.

 

Le héros décrit avec une précision qui fait froid dans le dos les conditions inhumaines des prisonniers du camp de concentration et ses multiples stratagèmes pour mener à bien sa mission qui, au final, n’aboutira hélas pas mais permettra à Pilecki de ressortir vivant de ce véritable enfer sur terre.

 

Le style graphique de Nocq, tout à la main, avec une subtile alternance d’ambiances à la peinture, impressionne là encore de par la force de sa retranscription picturale.

Un auteur complet décidément aussi à part qu’à suivre !

 

Infiltré en enfer  /  Le Rapport W  Vs.  The Leftovers

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE LEFTOVERS

 

 

C'est de qui ? M. Richter

 

 

La Couv':

 

Infiltré en enfer  /  Le Rapport W  Vs.  The Leftovers

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Comme disait le grand lalo Schifrin la réussite d'un film tient à 70% sur sa B.O.

Les compositions de Max Richter pour le cinéma et les séries télé, amènent de l'eau au moulin de cette affirmation tant le style orchestral du germano-britanique, biberonné autant au classique qu'à l'électro, apporte une vraie valeur ajoutée aux images.

 

Sur The Leftovers il emploie une technique de musique répétitive datant du XVIII° siècle, déclinée à plusieurs reprises tout au long du score avec un effet de leitmotiv enté^tant voire hypnotique.

Richter sait ménager ses respiration et ses silences, est adepte de l'alternance majeur/mineur et du « less is more » toutes ces composantes donnent à The Leftovers une vraie personnalité et une atmosphère aussi oppressante qu'elle peut être mélancolique.

 

La musique a parfois crée un certain décalage avec les pages du Rapport W mais s'est révélée fort intéressante.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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4 juin 2019 2 04 /06 /juin /2019 09:49
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LA VAMPIRE DE BARCELONE

 

 

C'est de qui ? Parra, Ledesma, Gonzalez

 

 

La Couv':

 

Sanglante Barcelonaise  /  La Vampire de Barcelone  Vs.  Silent Hill

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Le Long Bec

 

 

Une planche:

 

Sanglante Barcelonaise  /  La Vampire de Barcelone  Vs.  Silent Hill

 

 

Ca donne Quoi ? Si Londres a eu Jack l'Éventreur, Barcelone, à peu près à la même époque, ne fut pas en reste.

Nous sommes au début du XX° siècle dans la cité espagnole et l’arrestation d’Enriqueta Marti va défrayer la chronique.

 

Cette femme des quartiers pauvres de la ville est supposée avoir enlevée des enfants qu’elle destinait à assouvir les penchants sexuels dépravés de riches clients (on avance même qu’elle en assassinait et récupérait leur sang).

C’est grâce au signalement d’une voisine que la police réussit à sauver une fillette kidnappée, va alors s’enclencher une enquête sordide où le tenace et droit juge De Prat va réaliser qu’il a levé un lièvre trop gros pour lui.

 

Les scénaristes de cette BD n’ont que peu transformé une réalité déjà aussi morbide qu’incroyable pour écrire leur version de l’affaire de la Vampire de Barcelone et proposent une version documentée et à la narration prenante pour laquelle le trait semi réaliste et expressif de Jandro Gonzalez, dans un style cartoony un peu dans l’esprit de son compatriote Jordi Lafebre, amène une distanciation bienvenue.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :SILENT HILL 3

 

 

C'est de qui ? A. Yamaoka

 

 

La Couv':

 

Sanglante Barcelonaise  /  La Vampire de Barcelone  Vs.  Silent Hill

 

Déjà entendu chez B.O BD? Peut être

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Puisque nous évoquions plus haut Jack L’’Eventreur, les plus cinéphiles de nos lecteurs se souviennent peut être de l’efficacité de la B.O de Trevor Jones pour l’adaptation (désastreuse) du From Hell de Moore.

Sa particularité  résidant dans le décalage de certains thèmes aux accents éthérés voire enfantins, des instruments utilisés et du contraste entre les ambiances évoquées.

 

Tout ces aspects, et d’autres encore (parties chantées par des voix glaçantes, plages atmosphériques) se retrouvent dans le score du troisième volet de Silent Hill, série vidéoludique culte dont les 3 premiers épisodes au moins (je n’ai pas testé les suivants) étaient des modèles de réussite dans le genre flippant et immersifs.

 

Les compositions éclectiques de Yamaoka, qu’elles provoquent le trouble chez l’auditeur ou l’empresse de constamment regarder derrière lui avec un air de terreur, forment un panel d’épouvante musicale parfois sournoise, souvent malaisante, toujours intense !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

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1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 12:42

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  MECANIQUES DU FOUET. VIE DE SAINTE EUGENIE.

 

 

C'est de qui ? Dabitch & Gonzalez

 

 

La Couv':

 

Cycle Bd érotique  /  Mécaniques du Fouet  Vs.  La Nuit transfigurée

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste.

 

 

C'est édité chez qui ? Futuropolis

 

 

Une planche:

 

Cycle Bd érotique  /  Mécaniques du Fouet  Vs.  La Nuit transfigurée

 

Ca donne Quoi ? Il est probable, et je leur présente mes excuses par avance, que les auteurs de Mécanique du Fouet, me feront grief de chroniquer leur album au sein d’un cycle bd érotique.

 

En effet si leur évocation de la vie d’Eugénie Guillou - jeune femme du début du siècle dernier qui passa de bonne sœur à tenancière de maisons closes, amatrice d’expériences sadomasochiste- contient des images assez explicites, la réduire à une BD de genre serait aussi facile que trompeur.

 

Véritable destin de femme en miroir d’une époque et de mœurs, Mécaniques du fouet raconte la désillusion d’une jeune fille rentrée dans les ordres qui y découvrira que l’église n’est que le reflet des vices de la société et qui, évincée de son couvent, se reconvertira dans le commerce du plaisir, des plaisirs même ; les plus coupables, les moins avouables ; jusqu’à ce que la police viennent y mettre un terme et qu’Eugénie disparaisse de la circulation.

 

Cycle Bd érotique  /  Mécaniques du Fouet  Vs.  La Nuit transfigurée

 

Christophe Dabitch, a visiblement été happé par son héroïne, au point même qu’à un moment les rôles s’inversent et notre scénariste devient acteur de sa propre œuvre le temps de promettre à son héroïne malheureuse de la canoniser.

Les chapitres sont entrecoupés de réflexions et témoignages personnels sur la création cathartique de cette biographie qui immerge plus encore si c’était possible le lecteur.

 

Esquisses, tableaux amorcés, dessins superposés, encres sauvages, couleurs fauves, dessins « à la manière de »…l’artiste argentin Jorge Gonzalez multiplie les techniques, dépassant le cadre de la bd classique pour proposer une partie graphique aussi torturée et tourmentée qu’à pu l’être son sujet pour un résultat parfois saisissant.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LA NUIT TRANSFIGUREE

 

 

C'est de qui ? A. Schoneberg

 

 

La Couv':

 

Cycle Bd érotique  /  Mécaniques du Fouet  Vs.  La Nuit transfigurée

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Œuvre contemporaine de l’époque à laquelle vécut Eugénie Guillou, la Nuit Transfigurée, écrite pour un sextuor de cordes, est probablement une œuvre charnière chez Schoenberg.

Celle où il s’affranchit de l’ombre imposante de ses maîtres à penser – Brahms, Wagner – et où il s’inscrit dans un post-romantisme où les passions sont exprimées plus farouchement, où le lyrisme un brin pompier des anciens est mis à mal par un jeune artiste de 25 ans qui n’hésite pas à aller jusqu’aux limites de la tonalité (Schoenberg sera d’ailleurs plus tard un fervent amateur du dodécaphonisme).

 

L’alternance entre passages tout en retenue et envolées mélodiques poignantes fait de cette Nuit Transfigurée, ode à l’amour envers et contre tout, une pièce très en phase avec Mécaniques du Fouet.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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19 mai 2019 7 19 /05 /mai /2019 16:22

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES SANSON ET L’AMATEUR DE SOUFFRANCES

 

 

C'est de qui ? Mallet et Beuzelm

 

 

La Couv':

 

Le Bourreau ...mais pas des coeurs  /  Les Sanson  Vs.  From Beyond The Grave

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Mallet

 

 

C’est édité chez qui ? Vent d’Ouest/Glénat

 

 

Une planche:

 

 

Le Bourreau ...mais pas des coeurs  /  Les Sanson  Vs.  From Beyond The Grave

 

 

Ca donne Quoi ? Les Sanson sont bourreau de père en fils, jusqu’au jour où l’un d’entre eux, n’ayant qu’une fille, profitant de la providence, piège un jeune homme avec la complicité de sa fille et, une fois marié, lui cède la tâche.

Mais avec celle ci vient une horrible malédiction, celle de l’Amateur de souffrances, un être surnaturel démoniaque qui se nourrit des douleurs de exécutions, ces dernières, à la manière du vampirisme, le faisant rajeunir.

Notre malheureux héros va tenter, sans réussite, de s’opposer à cet être malfaisant et c’est à sa descendance que reviendra la mission de le contrecarrer.

 

Patrick Mallet, féru d’Histoire et auteur complet s’il en est, concocte ici un scénario qui mêle la véritable lignée d’une famille de bourreaux avec la présence d’un personnage surnaturel.

Ainsi la grande Histoire se raconte teintée de fantastique pour un résultat des plus abouti.

 

S’il lui arrive de mettre en image ses scénarios, voire d’illustrer ceux des autres (comme on l’a vu encore récemment avec le Fouché de Juncker), Mallet laisse ici la partie graphique à Beuzelin dont le style axé comics (je me souviens avoir lu il y a fort longtemps Nowhere Island ou encore le Narval, tout deux sous influence Mignola/Risso prononcées) est ici un peu moins marqué si ce n’est dans les encrages, mais apporte je trouve une touche d’originalité supplémentaire à ce premier volet (sur trois), dans un genre sur lequel on a l’habitude de voire des choses plus classiques coté graphismes.

 

Un début de saga généreux et prenant, à voir si les suites, qui dérouleront l’histoire de la famille dans le temps, confirmeront cette bonne impression.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : FROM BEYOND THE GRAVE

 

 

C'est de qui ? D. Gamley

 

 

La Couv':

 

Le Bourreau ...mais pas des coeurs  /  Les Sanson  Vs.  From Beyond The Grave

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Commençons par une anecdote intéressante, il semblerait que l'australien Douglas Gamley ait été réfractaire à la sortie en disques (oui, on parle d'une époque où l'on écoutait la musique sur de grosses choses noires appelées vynils! Pour lesquels les bobos de tous bords ont un regain d’intérêt aujourd'hui) de ses œuvres.

 

Il faut dire qu'avec à son actif des choses aussi criantes que And Now The Screaming starts, The beast must die ou encore The Vault of horror, et, parallèlement, une carrière d'arrangeur classique, l'intéret pour lui devait être moindre.

 

On notera un intéressant mélange dans ses œuvres pour le cinéma -essentiellement donc sur du film d'horreur de série B à petit budget- d'influences classiques allant de Bach au Dies Irae, et d'emprunts assez évidents à d'illustres prédécesseurs, James Bernard en tête.

 

Entre le style sombre du trait de Beuzelin et l'aspect gothique grandiloquent de Gamley, le scénario de Mallet prend des allures de récit d'épouvante amusant !

 

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 14:35

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  XERXES

 

 

C'est de qui ? Frank Miller

 

 

La Couv':

 

 Ce soir nous dînons (de nouveau) en enfer!  /   Xerxès  Vs.  Kong Skull Island

 

Déjà lu chez B.O BD? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Futuropolis

 

 

Une planche:

 

 Ce soir nous dînons (de nouveau) en enfer!  /   Xerxès  Vs.  Kong Skull Island

 

Ca donne Quoi ? Xerxès, avec Holly Terror ou encore un prochain Sin City a longtemps été une des arlésiennes de Frank Miller.

A une époque en effet il ne se passait pas six mois sans que l’auteur mythique d’œuvres majeures du comics US telles 300,  Dark Knight ou encore Ronin annonce qu’il bossait sur des « suites » sans que rien ne suive sur le long terme.

 

Entre temps il s’est essayé, avec peu de réussite soyons honnête, au grand écran (pour une fort oubliable adaptation du Spirit d’Eisner) a vu ses propres œuvres adaptées au cinéma (300, Sin City,…) et a été victime d’une bien sale maladie.

 

Mais tout arrive et, à grands renforts de tambours et trompettes (de guerre) voici que le « prequel » de 300 débarque chez nous.

 

On y assiste à l’affrontement de l’empire Perse de Darius et de la Grèce puis, suite à l’assassinat du despote à la prise de pouvoir de son fils, Xerxès donc, et sa tentative de vengeance mise à mal par le plus grand des adversaires Alexandre (le grand donc).

 

 Ce soir nous dînons (de nouveau) en enfer!  /   Xerxès  Vs.  Kong Skull Island

 

Graphiquement l’artiste a changé, on s’en serait douté. Exit Lyn Varley –ex madame Miller- aux couleurs pour un rendu plus infographique.

Si le traitement des visages laisse parfois dubitatif, Miller n’a rien perdu de sa force d’évocation quand il s’agit de faire dans l’épique, dans le rentre dedans.

 

Dès le troisième chapitre par exemple, exit les cases traditionnelles pour une suite d’illustrations pleines pages baroques, façon peinture chaotique, avec des protagonistes aux postures et costumes dignes de super héros.

 

Sans avoir la puissance de 300, Xerxès (et, non, on ne s’appesantira pas sur l’éventuel sous-texte des deux œuvres)  est un retour en force d’un artiste majeur, certes loin de sa superbe d’antan mais avec un style graphique et narratif toujours aussi original et unique en son genre.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :KONG SKULL ISLAND

 

 

C'est de qui ? H. Jackman

 

 

La Couv':

 

 Ce soir nous dînons (de nouveau) en enfer!  /   Xerxès  Vs.  Kong Skull Island

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une poignée de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si l’on peut décemment faire notre deuil d’un film décent sur King Kong à l’avenir, il faut reconnaître que cette version, entre clins d’œil appuyés (à d’autres longs métrages avec le grand singe) et référence originale (au Heart of Darkness de Conrad par exemple) n’est pas  totalement le ratage attendu.

Au rayon des atouts du film on gardera aussi la B.O, signée Henry Jackman, pourtant élève du peu recommandable Hans Zimmer, qui s’amuse ici à faire des rappels aux travaux d’illustres prédécesseurs comme Goldsmith, tout en gardant des sonorités  actuelles via entre autre l’usage de la guitare électrique et de percussions rentre dedans au possible.

 

En soi on trouve pas mal de similitudes entre les scores des deux 300 versions ciné et le travail de Jackman sur Kong Skull Island. Les cuivres y sont grandiloquent (voire pompiers parfois), les cordes, si moins présentes, montent souvent dans les tours et l’impression générale, du moins sur les scènes d’action ou de présence de créatures (oui, notre gorille géant n’est pas le seul habitant de l’île en question), est d’entendre un score de fantasy des années 2000 (comprendre « qui en a » mais un rien bas du front).

Une partition plus intéressante en tout cas que ce que le compositeur a pu produire pour la poignée de films de super héros sur lesquels il a œuvré.

 

Assez de sauvagerie et d’épique pour aller avec cet inattendu Xerxès !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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