9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 08:52

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : WILL. MIRAGES.

 

 

C'est de qui ? Vincent Odin

 

 

La Couv':

 

 

Dans la Hotte de B.O BD!  N°3. Will. Mirages.

 

Déjà lu chez nous? Oui

 

 

 

C’est édité chez qui ? Daniel Maghen

 

 

 

Des planches:

 

 

Dans la Hotte de B.O BD!  N°3. Will. Mirages.
Dans la Hotte de B.O BD!  N°3. Will. Mirages.

 

Ca donne Quoi ? Daniel Maghen gâte les esthètes connaisseurs de la bande dessinée en cette fin d’année en proposant une nouvelle superbe «Biographie en Images » (la cinquième) consacrée à Will, l’un des grands de la franco-belge.

 

Donnant la priorité aux images sur les textes (bien que le volume en comporte tout de même pas mal, et des plus intéressants) Mirages balaye le large spectre de la carrière du célèbre dessinateur de Tif et Tondu, de sa jeunesse et son initiation auprès de Jigé (avec une belle anecdote reprise en page de BD d’ailleurs !), en passant bien entendu par le morceau de choix de la série du duo de héros suscités, pour évoquer ensuite avec forces extraits,  des choses plus personnelles et adultes (bien que Will n’aimait pas le terme) où il peut expérimenter la couleur directe, lui qui était un amoureux de peinture.

 

Dans la Hotte de B.O BD!  N°3. Will. Mirages.
Dans la Hotte de B.O BD!  N°3. Will. Mirages.

 

 

 

D’ailleurs, sur le tard, Will, comme d’autres dans la profession, avant et après lui, et non des moindres (Hal Foster, le papa de Prince Valiant, Rosinsky, celui de Thorgal) retournera à ses amours de jeunesse, les femmes sur papier, et la peinture sur toile  expliquant à qui voulait l’entendre que la bande dessinée ne lui avait jamais vraiment semblé être une occupation artistique sérieuse et qu’il préférait, et de loin, la toile et le pinceau.

 

 

Dans la Hotte de B.O BD!  N°3. Will. Mirages.

 

Une biographie imposante et impressionnante, à l’image de son sujet; un cadeau classe à s'offrir ou se faire offrir.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 09:09

 

Suite et fin de notre mini cycle sur la BD Historique avec une autre nouveauté, voyageons dans le temps et l'espace pour nous retrouver, en bonne compagnie, à Waterloo!

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LA FACE CACHEE DE WATERLOO

 

 

C'est de qui ? A. Arinouchkine

 

 

La Couv':

 

Histoire et BD  /  La Face Cachée de Waterloo  Vs.  War and Peace

 

Déjà lu chez nous? Non

 

 

 

C’est édité chez qui ? Guymic

 

 

 

Une planche:

 

 

Histoire et BD  /  La Face Cachée de Waterloo  Vs.  War and Peace

 

Ca donne Quoi ? Eté 1815, Napoléon est balloté entre ses multiples ennemis en Europe ; s’il a essuyé une défait face aux anglais, l’avancée contre les Prussiens est manifeste. Fort de sa victoire, l’Empereur engage ses troupes dans une chasse à l’homme qui va se régler en Belgique.

 

Si ce premier tome s’intitule La Victoire de l’Empereur c’est qu’il se termine sur un moment de la première journée où les forces françaises semblent tenir la victoire et ce malgré de sévères pertes dans les bois devant Hougoumont et ensuite lors du premier affrontement de face.

 

Après presque 6 ans sans nouvelle, Andreï Arinouchkine revient à la BD ; s’il délaisse la fantasy pour le genre historique, il n’ y met néanmoins pas moins de sang, de violence, de sueurs et de larmes. Sa vision de l’une des plus célèbres défaite de Napoléon, dans son style ultra réaliste (certes parfois un brin figé au niveau de certaines mimiques de soldats) aux couleurs directes à couper le souffle (quelles aquarelles !) donnent à ce premier volet (sur deux) des allures de reconstitution cinématographique fastueuse.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :WAR AND PEACE

 

 

C'est de qui ? Nino Rota

 

 

La Couv':

 

Histoire et BD  /  La Face Cachée de Waterloo  Vs.  War and Peace

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? A la manière des grands classiques des décennies précédentes (les Rosza, Steiner et autres Korngold), l’italien Nino Rota ressuscitait dans cette adaptation de King Vidor du roman fleuve de Tolstoï, à grands coups de fanfares et  en grande pompe les scores aux dorures musicales du Hollywood de l’âge d’or.

 

Orchestre fourni, arrangements luxueux, mélodies qui convoquent aussi bien les thématiques  guerrières et grandiloquentes de l’histoire que sa dimension dramatique, la partition de Rota est une réussite à quasiment tous les niveaux.

Le talent de compositeur qui lui vaudra la reconnaissance du gotha quelques années plus tard avec The Godfather est déjà ici bien présent.

 

Si l’on zappera des passages un peu trop pompeux ou mélo pour notre BD napoléonienne du jour on appréciera sans réserves la plupart des autres pistes de la B.O tant elle restitue la lyrisme épique de l’époque et de l’histoire évoquées.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 11:46

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : VOLTAIRE AMOUREUX

 

 

C'est de qui ? C. Oubrerie

 

 

La Couv':

 

 

La Faute à...  /  Voltaire Amoureux  Vs.  Concerto pour Hautbois

 

Déjà lu chez nous? Oui.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Les Arènes

 

 

 

Une planche:

 

La Faute à...  /  Voltaire Amoureux  Vs.  Concerto pour Hautbois

 

Ca donne Quoi ? Dans le Paris du début du XVIII° siècle un tout jeune et fringuant Voltaire, débarrassé des projets d’avenir que son père avait pour lui, n’aspire qu’à devenir rien moins que le plus grand auteur de son temps. Après un bref séjour en prison (et il n’était même pas coupable !) le voilà qui butine les conquêtes féminines, tente désespérément d’éditer son Henriade et voyage en Europe où il va notamment retrouver son ancien mentor, Rousseau en personne, que l’âge a bien changé.

 

C’est donc au tour de Clément Oubrerie, auteur à succès entre autre des séries Aya De Yopougon ou encore de l’adaptation des Royaumes du Nord, de rejoindre le giron de la branche BD des Arènes (qui compte déjà quelques pointures) pour livrer une bio de l’un des plus grands auteurs de son temps.

 

Poète, philosophe, dramaturge, libertin (oserai-je dire libertaire, ne serait-ce que dans son anticléricalisme forcené  !?), Voltaire, sous le crayon d’Oubrerie devient également un personnage attachant, brillant et hors-norme, au cœur d’artichaut et aux réparties cinglantes.

 

Dessiné dans un style plus délié que les précédents, avec toujours de belles couleurs bien choisies,  l’album est souvent fort drôle (mention spéciale au passage avec les docteurs charlatans) et prouve si besoin était tout le talent de conteur et d’illustrateur de son auteur.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? CONERTO POUR HAUTBOIS

 

 

C'est de Qui ?  G.P. Telemann

 

 

La couv' 

 

La Faute à...  /  Voltaire Amoureux  Vs.  Concerto pour Hautbois

 

 

Déjà entendu chez nous? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? C’est d’autant plus étrange que l’on ait jamais rien écouté de Telemann sur B.O BD car c’est probablement l’un des compositeurs les plus prolifiques de l’histoire de la musique classique.

Avec plusieurs centaines (milliers même semblerait-il) d’œuvres à son actif, l’allemand était, en son temps, plus connu que ses pairs Haendel ou Bach, précurseur de bien des genres, on se perd littéralement dans la profusion des styles et des compositions.

 

Je vous avouerai que c’est avant tout de par sa proximité chronologique avec Voltaire que j’ai choisi ce concerto pour hautbois. Souvent aérien, voir enjoué, l’ensemble reste tout de même trop baroque pour moi et je préfère largement l’emploi de l’instrument soliste chez Prokoviev par exemple.

 

Néanmoins que ce soit sur les quelques scènes de cour, sur celles de représentation ou celles du périple en carrosse, la musique de Telemann apporte à Voltaire Amoureux autant de classe que de gaieté et c’est très bien comme ça.

 

 

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Une Chronique de Fab

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 14:08

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : PANAMA AL BROWN

 

 

C'est de qui ? A. W Inker et J. Goldstein

 

 

La Couv':

 

Victoire par K.O  /  Panama Al Brown  Vs.  The Cotton Club

 

Déjà lus par ici ? Oui pour le dessinateur.

 

 

C’est édité par ? Sarbacane.

 

 

Une planche:

 

 

Victoire par K.O  /  Panama Al Brown  Vs.  The Cotton Club

 

Ca donne quoi ? Le noble art, peut –être encore plus que les autres disciplines, compte un lot incroyable de fulgurants destins dont la chûte n’aura eu d’égale que la célébrité.

Mais pour un Mohamed Ali ou un Mike Tyson, qui se souvient de Jack Johnson sinon par l’album hommage de Miles Davis, de Jake La Motta (qui nous a quitté hier!) sinon via le Raging Bull de Scorcese ou encore de Hurricane Carter heureusement immortalisé par Bob Dylan.

 

A ce panthéon de boxeurs oubliés vient aujourd’hui s’ajouter Panama Al Brown à qui Jacques Goldstein et Alex W. Inker ont consacré une superbe BD.

 

Conçu sur le principe classique de l’enquête en flashbacks (menée ici par un journaliste has been) l’album narre avec talent la carrière de ce jeune homme d’origine hispanique qui, des quais de Colon au Panama, au clubs à la mode parisiens décrochera le titre de champion du monde poids-coqs, vivra une vie dissolue au possible la brûlant par les deux bouts en claquant son argent plus vite qu’il ne le gagnait et, après avoir fréquenté Joséphine Baker et Jean Cocteau, finira dans la misère et l’alcoolisme à Harlem.

 

Le graphisme d’Inker, qui faisait déjà des merveilles sur l’excellent Apache, avec son coté old school surané tout juste parfait pour le sujet, finit de faire de Panama Al Brown un des ouvrages les plus sympathiques de cette année, une des BD les plus réussie sur la boxe, le tout présenté avec soin par Sarbacane, entre la taille de l’album, sa couverture classe et son cahier historique à la fin de la bd.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE COTTON CLUB

 

 

C'est de Qui ?  J . Barry

 

 

La couv' 

 

Victoire par K.O  /  Panama Al Brown  Vs.  The Cotton Club

 

 

Déjà croisé dans le coin? Pas mal.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? De la grande époque où Francis Ford Coppola, fort de ses succès de la décennie précédente, pouvait encore se permettre de tourner des projets qui lui tenaient à cœur tout en ayant un certain soutien financier des studios, The Cotton Club est une évocation assez brillante et, forcément, très musicale, du célèbre club des années 30 à New York.

 

A la direction musicale on retrouve John Barry, entre deux James Bond (et pas les meilleurs) en grande forme et visiblement dans son élément, qui, entre son score original et l’adaptation fidèle mais énergique de standards célèbres (Cab Calloway, Duke Ellington, j’en passe et des meilleurs), ressuscite avec brio l’ambiance frénétique du jazz de l’époque.

 

Une B.O swing et classe, hommage vibrant aux big band, qui est des plus adaptée à accompagner Panama Al Brown…et sinon les auteurs vous ont également proposé une petite playlist en début d’album qui le fait également fort bien !

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 15:01

 

 

 

 

 

 

LA BD

 

 

 

 

C'est Quoi ? EL NAKOM

 

 

C'est de Qui ?  Jéronaton

 

 

La couv' 

 

L'Ile de la tentation  /  El Nakom  Vs.  Rapa Nui

 

 

Déjà croisé dans le coin ? Non

 

 

C’est édité par? Le Long Bec

 

 

Une planche :

 

L'Ile de la tentation  /  El Nakom  Vs.  Rapa Nui

 

Ca donne Quoi ? De Danse avec les Loups au Dernier Samouraï en passant par un Homme Nommé Cheval (pour n’en citer que quelques uns), le sujet du héros arrivant au sein d’un groupe dont il n’est pas originaire qui va l’adopter et pour lequel il n’hésitera pas à risquer sa vie a déjà été exploité dans la fiction avec succès.

 

Sauf que le récit narré dans El Nakom est tiré d’une histoire vraie, à savoir celle de Gonzalo, un castillan qui, au début du XVI° siècle,  suite au naufrage de son navire, va rencontrer une tribu d’indigènes dont il va apprendre la langue et les mœurs puis, à l’appel d’un chef voisin menacé par une tribu agressive, enseigner à ses nouveaux amis le maniement d’armes qui leur étaient jusque là inconnues et qui vont leur permettre de défaire leurs assaillants.

En récompense Gonzalo gagne la main de la fille du chef avec qui il a des enfants.

 

Si le photoréalisme du trait m’a quelque peu gêné parfois (mais je suis, vous le savez, assez allergique au procédé), le talent de Jéronaton et sa mise en couleur directe (superbe par moments) a fait passer la pilule sans soucis, surtout que le récit est mené tambour battant et qu’on est complètement immergé dans l’environnement magnifiquement rendu de ce premier tome réussi au cliffhanger qui laisse envisager le pire pour nos héros !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? RAPA NUI

 

 

C'est de Qui ?  S. Copeland

 

 

La couv' 

 

L'Ile de la tentation  /  El Nakom  Vs.  Rapa Nui

 

Déjà entendu chez nous? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Au début des années 90, encore tout auréolé de son succès sur Robin des Bois avec « l’autre » Kevin (les deux homme se retrouveront l’années suivante pour le naufrage de Waterworld) Kevin Reynolds se fait plaisir en tournant ce film sur la guerre civile entre deux tribus de l’Île de Pâques.

 

Si le succès ne sera pas forcément au rendez-vous, le long métrage est loin d’être raté et sa B.O, que l’on doit à l’ex-pote de Sting (non remarquez ils sont peut être toujours potes ?), est à l’avenant.

 

On échappe pas aux rythmiques tribales entrainantes, aux chants et cœurs styles polynésiens, mais le coté folklore s’arrête –heureusement- là, Copeland, suivant peut être le scénario du film, ne cherchant pas à sonner forcément authentique ou historique mais accentuant plus le coté aventure et dramatique du film.

 

En découle un score métissé très correct dans l’ensemble, qui n’est pas , malgré ce que l’on aurait pu redouter, envahi d’effets et autres claviers qui sévissaient encore à l’époque et qui, si peut être un peu pénible sur le long terme de par ses aspects tribaux, est, vous vous en doutez, tout à fait adapté à une histoire comme El Nakom.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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