17 décembre 2021 5 17 /12 /décembre /2021 10:22

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? LES 5 TERRES. L’HEURE DU CADEAU.

 

 

C'est de qui ? Lewelyn, Lereculey & Martinos

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Comme un fil rouge narratif, le départ de Keona des terres d’Angelion nous amène au début de ce nouveau cycle de l’épatante série des Cinq Terres.

 

Exit les félins, nous voici à Lys, royaume des singes ; autant vous l’annoncer d’emblée, ce premier tome est plus exigeant pour le lecteur que ceux de l’arc précédent, du fait notamment de nombreux arcs scénaristiques entremêlés.

 

On suit en parallèle le retour d’une redoutable cheffe de clan après cinq ans d’emprisonnement, le périple de deux étudiants à la recherche d’une cité perdue, l’émancipation au forceps d’un jeune singe qui n’accepte pas son destin, l’arrivée d’un nouveau chef de police et, last but not least, les intrigues de cour.

 

 

J’avoue avoir eu un peu de mal parfois à déceler si certains personnages étaient des males ou des femelles (ces dernières sont largement majoritaires à Lys) et la multiplication des protagonistes exige d’être attentif si l’on ne veut pas procéder à quelques allers-retours dans l’histoire.

 

Le trombinoscope de début d’album se révèle du coup pratique (idée soufflée par les lecteurs/internautes à David Chauvel, l’une des trois têtes pensantes derrière Lewelyn, et présente du coup dans la série depuis une paire de tomes).

 

Niveau dessin c’est toujours le même plaisir, Lereculey multipliant les décors riches que ce soit dans les villes et palais aux influences orientalisantes ou dans la jungle luxurieuse, ses personnages, hormis le petit bémol cité plus haut, sont aussi variés qu’expressifs, la race choisie fourmillant de possibilités.

 

 

Quand on connaît la capacité des scénaristes à construire leur histoire on ne s’inquiète pas de la multiplication des pistes, au contraire on salive d’avance pour la suite (qui nécessitera je pense une relecture de ce riche tome d’introduction).

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :SAMURAI SPY

 

 

C'est de qui ? Takemitsu

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Dans ce film de samouraï mineur mais aux thématiques intéressantes, le héros est un guerrier qui espionne pour le chef de son clan au beau milieu d’intrigues politiques qui pourraient bien raviver les haines entre factions adverses et précipiter à nouveau le pays dans la guerre.

 

En 65, Takemitsu sort de l’écriture de la B.O de Kwaidan, grosse production à l’époque, qui a été très exigeante. Rabiboché avec la musique traditionnelle japonaise depuis quelques années, il va mettre en pratique ici sa science de la composition et l’efficacité du  mariage des deux cultures qu’il applique au cinéma comme dans ses productions en marge.

 

Musicalement cela se traduit par une utilisation extensive d’instruments folkloriques comme la flute et diverses percussions, sur des arrangements très occidentaux joués par des instruments plus classiques, comme une section de cordes.

Le résultat est aussi admirable qu’efficace, véritable pont entre la musique d’époque et l’illustration sonore cinématographique.

 

Peut être un peu désuète parfois pour ce nouveau cycle des 5 Terres la B.O de Samourai Spy a néanmoins le mérite d’accentuer le parallèle entre le royaume de Lys et son modèle oriental.

 

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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7 décembre 2021 2 07 /12 /décembre /2021 14:38

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? CONAN. L’HEURE DU DRAGON.

 

 

C'est de qui ? Blondel & Secher

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Le scénariste oui, le dessinateur c’est moins sûr.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Jalousé par les royaumes voisins et au sein même du sien, Conan, devenu un peu à son corps défendant souverain du plus puissant royaume d’Hyborée, va être victime d’une conspiration et devoir affronter un fléau du passé en la personne de Xaltotun, sorcier ressuscité par une poignée d’intrigants qui n’ont pas bien réalisé la portée de leurs actes.

 

Si la sorcellerie reste sa plus grande crainte, le cimmérien, même enchainé au fond d’une oubliette humide, va pouvoir compter sur ses alliés de toujours et sur une nouvelle et non des moindres.

 

 

Après s’être frotté au Elric de Moorcock, Julien Blondel s’attaque à un autre monument de la fantasy, et non des moindres !

 

Cependant il n’a, à mon avis, pas choisi la fidélité en choisissant d’adapter le seul roman écrit par Howard, aventure riche en rebondissements qui nous fait suivre un Conan déjà sur le trône d’Aquilonie, vieillissant et prenant d’autant plus conscience que les intrigues de cour et autres ambitions de pouvoir ne sont pas faites pour lui.

 

 

Pari en grande partie réussi même si, sur la longueur d’un seul album, même de presque 90 pages -le mythique trio Thomas/Buscema/Kane avait consacré à leur version quasiment le triple- il y a toujours quelques obligations de raccourcis de narration.

 

Cela étant l’esprit du texte d’origine est bien là et cette Heure du Dragon n’a pas à rougir de se retrouver aux cotés des autres réussites de cette collection aussi hétéroclite que passionnante.

 

 

Si d’habitude je ne suis pas un grand fan de style trop réaliste il faut reconnaître que le trait de Valentin Sécher a la puissance nécessaire pour coller à la fureur fantasy de ce Conan version 2021.

 

Que ce soit dans la richesse et le détail de ses décors ou dans le dynamisme des poses de ses personnages le dessinateur/coloriste donne vie à l’univers d’Howard de façon convaincante qui devrait plaire aux amateurs du genre

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :BLOOD OF ZEUS

 

 

C'est de qui ? Paul E Francis

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Les créateurs de la série animée Blood of Zeus ont imaginé un pan de la mythologie grecque inconnu, auquel ils ont insufflé une bonne grosse dose d’horreur gore et visuelle (euphémisme ?!) le tout dans un esprit manga à l’occidentale.

 

 

Peu attiré par la débauche de violence et d’hémoglobine inhérente, j’ai néanmoins été assez agréablement surpris par la B.O, signée par Paul Francis, inconnu au bataillon jusqu’ici.

 

 

Le compositeur, s’il abuse peut être un peu des chœurs enflammés, sait néanmoins faire la part des choses entre une ambiance épique voire chaotique où les cuivres et les vents sonnent comme écrits  Poledouris réactualisé et des passages plus posés où les mélodies  invitent à une médiation inspirée et, souvent, de courte durée, les thèmes étant plein de menace sous-jacente.

 

On louera l’écriture de Francis, qui lorgne plutôt vers un Howard Shore que vers Remote Control et soigne ses transitions de l’action à la tragédie en passant par le suspense.

Une B.O tout aussi rentre-dedans que le Conan de Blondel & Sécher.

 

 

 

 

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24 novembre 2021 3 24 /11 /novembre /2021 10:19

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? BERGERES GUERRIERES 4

 

 

C'est de qui ? Fléchais & Garnier

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur les tomes précédents.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Recueillis dans un village après avoir été séparés d’une partie de leur compagnie, nos vaillants héros retrouvent le frère de Liam -prisonnier- qui était avec les hommes partis pour la guerre et qui a tenté d’empêcher Tara de se laisser dépasser par le même pouvoir destructeur qui grandit en Sarah.

 

Ils vont découvrir la vérité sur le mal qui ronge le pays et qui a transformé de paisibles animaux en terrifiantes créatures, ils vont également rencontrer le roi et tenter de ramener la paix dans le royaume.

 

 

Ultime tome de cet arc, Bergères Guerrières aura décidément tenu toutes ses promesses et s’impose comme une référence de la BD d’aventures fantasy pour la jeunesse …mais pas que.

 

On appréciera en effet tout le sous texte dans ses thématiques abordées, comme celle de l’acceptation de l’autre, du devoir d’accueillir les populations chassées de leurs foyers par la guerre ou les catastrophes, sujet terriblement d’actualité, voire même -mais là c’est peut être moi qui extrapole- le port du masque en cas de danger (les masques étant bleus ça m’a d’autant plus interpelé).

 

Le style lui aussi assez axé jeunesse d’Amélie Fléchais apporte un décalage intéressant à certaines scènes, comme c’était un peu le cas du Bjorn Le Morphir de Lavachery et Gilbert et fais de cette saga une lecture intergénérationnelle de qualité.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE CASPIAN PRINCE

 

 

C'est de qui ? H.G. Williams

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Souvent.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Quand Disney se lance dans l’adaptation des Chroniques de Narnia, au début des années 2010, l’ambition est de surfer sur la vague de regain d’intérêt du public pour la fantasy grand public initiée par le Seigneur des Anneaux version Peter Jackson.

 

Le succès sera évidement moindre, le matériau étant destiné à un public plus jeune et les qualités du premier film étant assez éloignée de celles du barbu néozélandais.

 

Pour la suite, le Prince Caspian, la prod est déjà plus rodée et, non des moindres, Harry Gregson Williams, qui avait eu des difficultés à trouver un angle d’attaque satisfaisant sur le précédent opus, lorgne ici du coté du travail d’Howard Shore pour la trilogie de Tolkien.

De sa partition d’origine il garde les thèmes majeurs et les fait évoluer vers une dimension plus épique, à l’image de dernier morceau du premier volet, abandonnant quasiment tout l’électronique pour un tout acoustique bienvenu.

 

On appréciera les chœurs qui vont crescendo, le violon électrique qui sait se faire discret quand nécessaire, la rythmique marquée de certaines pistes ou encore les cuivres triomphants sur d’autres.

L’unité qui faisait quelque peu défaut au premier score est bien plus marquée ici et si Williams recycle de ci de là des phrases on lui pardonnera cette paresse au vu de la qualité certaine de son écriture ici.

 

Peut être un peu enthousiaste parfois pour cette conclusion des Bergères Guerrières, la B.O de ce second Narnia l’accompagne souvent avec brio, notamment pour les scènes avec les animaux géants.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

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16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 13:27

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? TENEBREUSE

 

 

C'est de qui ? Hubert et Mallié

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis 

 

 

Déjà croisés sur le site? Souvent pour Hubert.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans un royaume médiéval, Arzhur, un ancien chevalier est devenu un mercenaire peu regardant, pas mal porté sur la boisson. Quand un trio de vieilles femmes étranges vient lui proposer beaucoup d’or et la rédemption pour aller délivrer une princesse enfermée dans un château en ruines entourée de créatures, le guerrier et son écuyer -qui persiste à dire que c’est une mauvais ide- se mettent en route sans tarder.

 

Mais alors qu’il réussit dans sa quête et est sur le point de ramener la jeune fille au roi son père il découvre que celle-ci est dotée d’étranges pouvoirs, que les trois commanditaires ne sont pas celles qu’elles prétendent et que derrière ce sauvetage se cache une sombre malédiction familiale et des enjeux qui dépassent notre pauvre héros déchu.

 

Hubert, pour l’un des ses derniers scénarios, réussit le mariage entre un conte d’antan cruel et fantastique comme il se doit et la tragédie shakespearienne (les trois vieilles font évidemment penser à Macbeth) avec son lot de tromperies, de relations familiales tordues et autre réflexion sur le pouvoir et ce qu’il pousse les hommes à faire.

 

 

Les protagonistes sont loin d’être caricaturaux avec leurs parts d’ombre respectives et l’on retrouve ici avec un grand plaisir l’aura d’œuvres précédentes du regretté scénariste, des Ogres Dieux à Peau d’Homme en passant par Beauté.

 

 

Que ce soit dans les scènes bucoliques, les décors de château, un bestiaire à mi-chemin entre la Belle au Bois Dormant d’Elwynd Earle et les créatures de Mignola, ou encore ses personnages aux visages si expressifs, Vincent Mallié livre lui aussi un boulot assez remarquable, soignant sa mise en scène par une narration et des cadrages impeccables.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :TALE OF TALES

 

 

C'est de qui ? Desplat

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Sorte de conte à tiroir baroque et foutraque au casting enthousiaste mais à la narration décousue, Tale of Tales est un festin visuel qui permet à Alexandre Desplat une parenthèse bienvenue après quelques longs à l’international dont le blockbuster…Godzilla.

 

 

Malgré la durée du film (plus de 2 heures) Desplat est assez économe dans son écriture, choisissant de développer une paire de thèmes auquel il apporte des variations intéressantes.

 

 A l’aspect à la fois onirique et ténébreux de sa partition, appuyé par l’utilisation notamment d’un idiophone, instrument à percussion en métal à cheval entre un mini piano et un xylophone, le compositeur apporte quelques touches bienvenues d’action et de fantastique.

 

Une œuvre originale et envoutante, très en phase avec ce premier volet de Ténébreuse.

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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12 novembre 2021 5 12 /11 /novembre /2021 10:02

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  SA MAJESTE DES OURS 2

 

 

C'est de qui ? Cassegrain et Dobbs

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat / Comix Buro

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble et séparément.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Nous avions laissé nos valeureux héros en bien fâcheuse posture, capturés par un pachyderme géant.

Tombant de Charybde en Scylla, Kodiak et ses compagnons se retrouvent séparés après la mort de leur ravisseur par une troupe de crocodiles.

 

Ces derniers ont capturé le maître d’armes des ours et son ami ailé, destinés tout deux à un sacrifice, tandis que le prince ours et son amie ont été secourus par une chamane féline et ses singes.

 

Kodiak part courageusement sauver ses alliés dans le temple des sauriens.

 

Tout juste un an après un premier tome enthousiasmant, cette suite enfonce le clou avec un scénario riche en rebondissements et en action où l’intrigue n’est pas pour autant laissée pour compte loin s’en faut même puisque Dobbs, tisse, sur l’idée de Vatine, un scénario aux ramifications ambitieuses –le rôle des humains et des augures- promettant d’intéressants développements.

 

Avec son trait si personnel, Cassegrain continue de son coté à donner vie avec originalité à tout ce bestiaire, cette aventure dans la jungle lui donnant l’occasion de livrer de fort belles planches de paysages et de décors.

 

 Ce second volet de Sa Majesté des Ours n’est pas sans faire penser dans le fond à l’épisode du Livre de la Jungle où Baloo sauve Mowgli des singes mais revue et corrigé façon… Conan le Barbare !

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :DELILER

 

 

C'est de qui ? I. Yurtcan

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Grosse production turque, très probablement motivée par le succès planétaire du regain de fantasy causé à l’époque par Game Of Thrones, ce long métrage a des airs d’une série B  des années 90 aux  moyens importants mais au jeu d’acteurs digne de Bollywood .

 

Coté musique là aussi on navigue à vue avec des inspirations de blockbuster occidental affirmées à grand renfort de rythmiques rentre dedans, de chœurs masculins qui se veulent épiques mais sont souvent sur la corde raide du ridicule et quelques passages qui lorgnent vers le travail de Trevor Morris notamment sur Vikings, avec une utilisation des voix plus intéressantes.

 

On regrettera des incursions de guitare électrique que même un Hans Zimmer n’aurait pas osées mais hormis une paire de pistes aussi dispensables que surréalistes la B .O de Deliler se révèle assez épique et variée pour faire l’affaire sur ce second tome de Sa Majesté des Ours.

 

 

 

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Une Chronique de Fab


 

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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