7 décembre 2021 2 07 /12 /décembre /2021 14:38

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? CONAN. L’HEURE DU DRAGON.

 

 

C'est de qui ? Blondel & Secher

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Le scénariste oui, le dessinateur c’est moins sûr.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Jalousé par les royaumes voisins et au sein même du sien, Conan, devenu un peu à son corps défendant souverain du plus puissant royaume d’Hyborée, va être victime d’une conspiration et devoir affronter un fléau du passé en la personne de Xaltotun, sorcier ressuscité par une poignée d’intrigants qui n’ont pas bien réalisé la portée de leurs actes.

 

Si la sorcellerie reste sa plus grande crainte, le cimmérien, même enchainé au fond d’une oubliette humide, va pouvoir compter sur ses alliés de toujours et sur une nouvelle et non des moindres.

 

 

Après s’être frotté au Elric de Moorcock, Julien Blondel s’attaque à un autre monument de la fantasy, et non des moindres !

 

Cependant il n’a, à mon avis, pas choisi la fidélité en choisissant d’adapter le seul roman écrit par Howard, aventure riche en rebondissements qui nous fait suivre un Conan déjà sur le trône d’Aquilonie, vieillissant et prenant d’autant plus conscience que les intrigues de cour et autres ambitions de pouvoir ne sont pas faites pour lui.

 

 

Pari en grande partie réussi même si, sur la longueur d’un seul album, même de presque 90 pages -le mythique trio Thomas/Buscema/Kane avait consacré à leur version quasiment le triple- il y a toujours quelques obligations de raccourcis de narration.

 

Cela étant l’esprit du texte d’origine est bien là et cette Heure du Dragon n’a pas à rougir de se retrouver aux cotés des autres réussites de cette collection aussi hétéroclite que passionnante.

 

 

Si d’habitude je ne suis pas un grand fan de style trop réaliste il faut reconnaître que le trait de Valentin Sécher a la puissance nécessaire pour coller à la fureur fantasy de ce Conan version 2021.

 

Que ce soit dans la richesse et le détail de ses décors ou dans le dynamisme des poses de ses personnages le dessinateur/coloriste donne vie à l’univers d’Howard de façon convaincante qui devrait plaire aux amateurs du genre

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :BLOOD OF ZEUS

 

 

C'est de qui ? Paul E Francis

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Les créateurs de la série animée Blood of Zeus ont imaginé un pan de la mythologie grecque inconnu, auquel ils ont insufflé une bonne grosse dose d’horreur gore et visuelle (euphémisme ?!) le tout dans un esprit manga à l’occidentale.

 

 

Peu attiré par la débauche de violence et d’hémoglobine inhérente, j’ai néanmoins été assez agréablement surpris par la B.O, signée par Paul Francis, inconnu au bataillon jusqu’ici.

 

 

Le compositeur, s’il abuse peut être un peu des chœurs enflammés, sait néanmoins faire la part des choses entre une ambiance épique voire chaotique où les cuivres et les vents sonnent comme écrits  Poledouris réactualisé et des passages plus posés où les mélodies  invitent à une médiation inspirée et, souvent, de courte durée, les thèmes étant plein de menace sous-jacente.

 

On louera l’écriture de Francis, qui lorgne plutôt vers un Howard Shore que vers Remote Control et soigne ses transitions de l’action à la tragédie en passant par le suspense.

Une B.O tout aussi rentre-dedans que le Conan de Blondel & Sécher.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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27 mai 2021 4 27 /05 /mai /2021 08:16
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  ELRIC 4. LA CITE QUI REVE.      

 

 

C'est de qui ? Blondel, Cano, Telo, Toulhoat & Paitreau.

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, tous.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? L’heure de la vengeance à sonné pour l’Albinos et son épée dévoreuse d’âmes ! Après avoir découvert le berceau de la civilisation menibonéenne et avoir tenu tête à Arioch en personne, Il guide une flotte armée jusqu’à l’île aux Dragons avec la ferme intention de raser la cité.

 

Mais le destin lui réserve de dangereuses surprises entre des retrouvailles aussi inétendues que fatales et l’apparition des terribles défenseurs de Melnibonnée.

 

 

 

Fin du premier cycle de l’ambitieuse adaptation de l’œuvre phare de Moorcock, avec un changement de casting dans l’équipe artistique qui crée une démarcation avec les albums précédents. Le trait de Telo, seul au dessin depuis le second tome et sur story board co réalisé par Toulhoat se révèle parfois moins flamboyant et spectaculaire que celui de son prédécesseur mais reste diablement convainquant!

 

Si l’on peut peut-être regretter un scénario qui va vite avec quelques scènes qui auraient mérité une paire de pages de plus, l’esprit de dark fantasy de Moorcock est bien présent et ce premier cycle est à la hauteur des attentes des fans de l’œuvre originelle.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE DARK TOWER

 

 

C'est de qui ? T. Holkenborg

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Le principe de formatage qui règne depuis des lustres dans la culture, et qui impose une norme, façonnant ainsi les goûts du public, a semble –t’il, connu un singulier pic depuis quelques années.

 

J’en veux pour preuve les innombrables clones de Hans Zimmer et sa conception bourrine de l’illustration musicale qui ont littéralement envahis le monde de la B.O, produisant des œuvres aussi calibrées qu’interchangeables dont le point commun est une  propension à l’agressivité au détriment bien souvent de…tout le reste.

 

Aisi Tom Holkenborg, qu’il mette en musique le remake raté de Mad Max, les cabrioles de la Justice League ou l’octogone sans arbitre de King Kong et Godzilla, fonctionne sur des gimmicks putassiers répetitifs et aussi rentre dedans qu’oubliable.

 

Sur la très oubliable adaptation de l’une des œuvres phares de Stephen King, on retrouve peu ou prou les recettes du bonhomme : nappes de synthés épico grotesques, chœurs enflammés, tonnerre de cuivres furieux et autres bruits divers, du bourdonnement et ronflements aussi indescriptibles que bourrins.

Peu écoutable en tant que telle sans un haussement de sourcils désolés, le score de The Dark Tower se place cependant bien, il faut en convenir, sur ce final d’Elric au rythme soutenu et aux scènes chocs nombreuses.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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