27 mai 2021 4 27 /05 /mai /2021 08:16
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  ELRIC 4. LA CITE QUI REVE.      

 

 

C'est de qui ? Blondel, Cano, Telo, Toulhoat & Paitreau.

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, tous.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? L’heure de la vengeance à sonné pour l’Albinos et son épée dévoreuse d’âmes ! Après avoir découvert le berceau de la civilisation menibonéenne et avoir tenu tête à Arioch en personne, Il guide une flotte armée jusqu’à l’île aux Dragons avec la ferme intention de raser la cité.

 

Mais le destin lui réserve de dangereuses surprises entre des retrouvailles aussi inétendues que fatales et l’apparition des terribles défenseurs de Melnibonnée.

 

 

 

Fin du premier cycle de l’ambitieuse adaptation de l’œuvre phare de Moorcock, avec un changement de casting dans l’équipe artistique qui crée une démarcation avec les albums précédents. Le trait de Telo, seul au dessin depuis le second tome et sur story board co réalisé par Toulhoat se révèle parfois moins flamboyant et spectaculaire que celui de son prédécesseur mais reste diablement convainquant!

 

Si l’on peut peut-être regretter un scénario qui va vite avec quelques scènes qui auraient mérité une paire de pages de plus, l’esprit de dark fantasy de Moorcock est bien présent et ce premier cycle est à la hauteur des attentes des fans de l’œuvre originelle.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE DARK TOWER

 

 

C'est de qui ? T. Holkenborg

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Le principe de formatage qui règne depuis des lustres dans la culture, et qui impose une norme, façonnant ainsi les goûts du public, a semble –t’il, connu un singulier pic depuis quelques années.

 

J’en veux pour preuve les innombrables clones de Hans Zimmer et sa conception bourrine de l’illustration musicale qui ont littéralement envahis le monde de la B.O, produisant des œuvres aussi calibrées qu’interchangeables dont le point commun est une  propension à l’agressivité au détriment bien souvent de…tout le reste.

 

Aisi Tom Holkenborg, qu’il mette en musique le remake raté de Mad Max, les cabrioles de la Justice League ou l’octogone sans arbitre de King Kong et Godzilla, fonctionne sur des gimmicks putassiers répetitifs et aussi rentre dedans qu’oubliable.

 

Sur la très oubliable adaptation de l’une des œuvres phares de Stephen King, on retrouve peu ou prou les recettes du bonhomme : nappes de synthés épico grotesques, chœurs enflammés, tonnerre de cuivres furieux et autres bruits divers, du bourdonnement et ronflements aussi indescriptibles que bourrins.

Peu écoutable en tant que telle sans un haussement de sourcils désolés, le score de The Dark Tower se place cependant bien, il faut en convenir, sur ce final d’Elric au rythme soutenu et aux scènes chocs nombreuses.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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22 mai 2021 6 22 /05 /mai /2021 08:09
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  JYLLAND

 

 

C'est de qui ? De Roover & Klosin

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Anspach

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Sten, fils du roi Magnulv, rentre dans son Jylland natal après une série d’excursions en territoires ennemis dont il ramène un butin pus que conséquent.

 

Après avoir caché le résultat de ses pillages sur une ile secrète il débarque dans son village pour apprendre que son père se meurt et –double peine pour notre « héros »- a décidé d’embrasser cette nouvelle religion venu qui ne prie qu’un seul dieu.

 

Si Sten est un féroce guerrier c’est aussi un stratège roué et, peu enclin à se plier aux volontés de son géniteur, souhaitant faire même d’une pierre deux coups, il va fomenter un plan machiavélique pour récupérer le trône bientôt vacant (et destiné à son ainé) et endiguer la christianisation de son peuple.

 

 

Les vikings, on l’a souvent vu ces dernières années chez nous sont, au même titre que le western, la Première Guerre Mondiale ou encore le post-apocalyptique, une valeur sure, en BD comme ailleurs mais qui, du coup a forcément été fort exploitée.

 

 

Cela étant on est jamais à l’abri d’une bonne surprise et ce premier tome de Jylland en est une. Prenant comme fond la transition religieuse des peuples vikings au christianisme, avec ce que cela engendre de réticences et de conflits, il présente un casting bien campé où le héros est assez détestable, tout en nuances, ce qui le rend d’autant plus intéressant.

 

 

L’intrigue est dense et prometteuse et laisse un goût de « reviens-y » qu’on espère voir rapidement étanché avec la sortie du second tome.

 

Au dessin le polonais Klosin rend une copie plus que satisfaisante avec un trait semi réaliste bien dans la tradition de la bd européenne.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : GOD OF WAR 4

 

 

C'est de qui ? B. McCreary

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Forte de l’engouement de ses épisodes précédents la franchise God Of War est devenue une référence dans le monde des gamers adeptes de ce genre de jeux (on avance dans un monde « open » et on défonce la majeure partie de ce qu’on rencontre).

 

Du coup son quatrième opus se paye le luxe (hum) d’embaucher Bear MCCreary pour écrire la B.O.

Le compositeur visiblement inspiré par le sujet pond un thème principal puissant, porté par un chœur masculin évoluant pas mal dans les registres graves, parfois contrebalancé par des voix féminines plus aériennes.

 

Epique est le premier mot qui vient à l’esprit à l’écoute de cette B.O riche en envolées lyriques et qui n’est pas sans faire penser à certains moments au Conan de Poledouris.

 

Cela étant, pour le petit bémol, on regrettera des passages assez bourrins où les cuivres et les percussions sont malmenées au possible mais auxquels on reconnaitra l’efficacité recherchée.

 

De la musique de fantasy ténébreuse et agressive juste ce qu’il faut très en accord avec ce premier tome de Jylland.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

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19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 09:12
 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  VEI

 

 

C'est de qui ? Elfgren & Johnsson

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Ankama

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dal, un guerrier viking sur un drakkar mal en point commandé par un chef dépassé, sauve de la noyade une jeune créature à moitié femme  nommée Vei qui se révèle être une combattant au service d’un géant, championne dans un tournoi opposant les géants aux dieux d’asgaard.

 

Il va l’accompagner dans son monde et être le témoin –malheureux !- de cette compétition pour laquelle les divins adversaires n’hésitent pas à rivaliser de cruauté, de fureur et de tromperie (du coup, vous vous en seriez douté, oui, Loki est de la partie !).

 

Le duo d’artistes suédois à l’œuvre sur ce one shot massif, dont Ankama a soigné l’édition, revisite les mythes nordiques pourtant déjà fort exploités, en y mettant leur touche perso avec réussite.

 

Si en soi le scénario signé à quatre mains ne révolutionne rien, les amateurs de récits pleins d’action, de combats, de grands sentiments et autres héros bien campés devraient trouver ici leur compte ; les graphismes colorés de Johnsson apportant la touche d’originalité finale qui devrait plaire aussi aux fans de comics et/ou de fantasy avec de jolies trouvailles narratives graphiques.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :CONQUERORS OF THE LIGHT

 

 

C'est de qui ? King Weed

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

Ca donne Quoi ? Nonobstant leur nom de groupe quelque peu régressif et la pochette plutôt moche de cette compil (je trouve que c’est d’ailleurs le point faible de leur discographie) Conquerors of Light de King Weed se pose comme l’une des références de stoner rock énervé en France.

 

Ils délaissent quelque peu les atmosphères planantes heavy à la Kyuss pour des riffs rentre dedans aux grosses guitares saturées et rythmiques métronomiques qui déboitent.

Depuis les saignées de gens comme Hans Zimmer et – surtout –Tyler Bates, le metal s’est fait une place au forceps dans le paysage de la B.O de film et de séries TV ; le rock de King Weed sur un récit de fantasy comme Vei, avec ses combats gores et nombreux et ses protagonistes plus grands que nature, instaure une ambiance de ragnarok bienvenue même si manquant parfois –convenons-en- de subtilité.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 13:10

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES AGES PERDUS

 

 

C'est de qui ? Le Gris & Poli

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste comme pour le dessinateur

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Sur une Terre ravagée par une pluie de météorites (l’Apocalypse de la prophétie du passage à l’An Mil), après des siècles passés dans des grottes, les survivants de l’humanité recommencent à arpenter la surface.

Regroupés en clans, ils vivent au rythme des saisons et des mouvements de troupeaux de bétails, ayant perdu les notions de civilisation comme, par exemple, l’agriculture.

Alors que un champ ensemencé commence enfin à donner du grain, le leader d’une tribu enfreint les codes et a déclencher des guerres fratricides sans lendemain.

 

Scénariste touche à tout de talent, Le Gris livre ici de la post-apo fantasy assez classique au final.

Le rythme est plutôt bon même si très (trop ?) alourdi par la narration omniprésente. Les protagonistes sont intéressants mais une partie du casting disparaît quand même bien vite; après les possibilités de développement semblent assez vastes pour que la suite  plaisent à ceux que ce premier tome aura accroché.

 

La partie graphique est quant a elle très réussie, dans un style graphique assez traditionnel dans le genre en franco-belge, avec des décors riches, des visages expressifs et une narration dynamique, le tout bien servi par la colo.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :ROBOCOP 3

 

 

C'est de qui ? B. Poledouris

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Alors que la suite du très bon Robocop (si, si !) était déjà limite dispensable, ce troisième épisode est, ne mâchons pas nos mots, un raté d’anthologie. Seul éventuel point positif, le retour de Poledouris derrière le pupitre avec une réutilisation intéressante des thèmes écrits pour le premier (le compositeur n’était pas sur le second).

 

Mais pas que puisque le scénario (co-signé par Frank Miller d’ailleurs même si il ne restera pas grand-chose de ses idées au final) introduit une faction de résistants qui permet à Poledouris de créer un nouveau thème où il développe des mélodies plus héroïques.

Contrairement à pas mal de ses autres travaux, le compositeur évite l’écueil du tout synthétique, préférant le mélange avec les instruments classiques (et heureusement).

Il en résulte un intéressant mélange de score d’action traditionnel et futuriste qui a redonné à ce premier tome des Ages Perdus cette ambiance post apo qui, à mon goût, laisse vite la place à la fantasy.

 

Pour la petite histoire, le charcutage du travail de Miller sur les deux suites de Robocop le fâchera avec Hollywood pendant…presque 15 ans !

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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5 avril 2021 1 05 /04 /avril /2021 08:21
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  GAGNER LA GUERRE 3. LA MERE PATRIE.

 

 

C'est de qui ? Genet

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Le Lombard

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur les tomes précédents.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Si Benvenuto croyait avoir échappé au pire lors de la bataille navale qui lui a couté si cher, ce n’était rien à coté de ce qui l’attend de retour au port de Ciudalia ! Accueilli par la famille de sa victime à qui il arrive a faire gober qu’il s’est comporté en héros, notre spadassin défiguré va devoir composer avec les intrigues de cour, les ambitions démesurées, les coups bas politique et autres damoiseaux et damoiselles en chaleur. Pour couronner le tout voilà qu’une figure marquante de son passé  dont il se serait bien passé fait sa réapparition.

 

Les rues de la cité se révèlent tout aussi dangereuses que les champs de bataille et Benvenuto va devoir la jouer fine (ou pas !) pour tirer son épingle du jeu et, surtout, rester en vie !

 

Troisième volet de l’adaptation du roman Gagner la Guerre (second du texte à proprement parler), cette Mère Patrie ne déçoit pas tant son intrigue est bien menée et son suspense entretenu tout du long grâce à un casting original et des retournements de situation bien amenés.

 

Coté dessin, si j’ai encore quelques petites réticences sur les visages des protagonistes, il faut reconnaître que Genet, outre un bon travail narratif, propose une partie graphique réussie, avec des planches détaillées et une intéressante dynamique générale.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :HARLOTS SEASON 2

 

 

C'est de qui ? Rael Jones

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Possible.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? L’anachronisme musical dans une B.O peut être aussi payant que casse gueule. Rael Jones, autodidacte doué, l’a bien compris, puisque de son propre aveu il a été embauché pour mettre en musique Harlots –série se déroulant au XVIII° siècle, dans un bordel !- parce que justement il avait dit ne pas vouloir écrire de musique d’époque.

 

Nous voici donc avec un score influencé par des choses aussi distantes de l’époque des Lumières que le grime ou le rock, très basé sur la rythmique et lourdement remixé. Pourtant, à quelques exceptions près, l’opposition fonctionne bien, Jones parvenant à faire oublier la diversité des sonorités par la force d’évocation de ses compositions.

 

Pour un peu de « couleur historique », le compositeur pose sur ses percussions électroniques et ses instruments distordus, des lignes de Nickelharpa, instrument à cordes scandinave et aux accents médiévaux, qu’il retravaille ensuite en post prod.

 

Une B.O originale et entrainante, qui s’est révélée tout aussi réussie sur ce troisième épisode de Gagner la Guerre et ses rebondissements multiples.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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