20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 11:41

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : BALTHAZAR AU PAYS BLEME

 

 

C'est de qui ? Corteggiani et Domecq

 

 

La Couv':

 

Si Jeunesse m'était contée  /  Balthazar au pays blême  Vs.  Le Bouffon

 

Déjà lus dans le coin? Oui pour le scénariste.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman.

 

 

 

Une planche:

 

 

Si Jeunesse m'était contée  /  Balthazar au pays blême  Vs.  Le Bouffon

 

 

Ca donne Quoi ? Raspoutine, oui, le tristement célèbre Moine Fou, sorcier à ses heures, veut capturer Balthazar, un orphelin de Saint Petersbourg. Et quand le terrible barbu veut quelque chose il ne recule devant rien : créatures maléfiques, gardes terribles et loups affamés…heureusement que notre jeune et blond héros pourra compter sur l’aide d’une voyante énigmatique, d’une jeune fille intrépide et d’une troupe de cirque courageuse pour échapper aux griffes de son ennemi et retrouver la mère qu’il n’a jamais connu.

 

Le vieux routard Corteggiani s’intéresse à la richesse du folklore russe et en tire une aventure jeunesse (mais pas que !) très rythmée qui n’est pas sans faire penser à certains grands contes classiques, comme Mignola en so temps le scénariste s’est approprié les figures emblématiques de Raspoutine, la Baba-Yaga, les animaux possédés qui parlent, resservant avec métier le tout à sa sauce.

 

Le trait de Mathilde Domecq dans un style jeunesse délié et subtil, aux couleurs tantôt froides tantôt chaude en fonction des scènes, fait merveille sur les 120 pages de cet album, aux chapitres séparés par de belles illustrations en noir et blanc,  qui plaira, donc, autant aux enfants qu’aux amateurs éclairés de contes et légendes revisités.

 

 

 

 

Si Jeunesse m'était contée  /  Balthazar au pays blême  Vs.  Le Bouffon

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? LE BOUFFON

 

 

C'est de Qui ?  S. Prokoviev

 

 

La couv' 

 

Si Jeunesse m'était contée  /  Balthazar au pays blême  Vs.  Le Bouffon

 

 

Déjà croisé sur B.O BD? Oui, fort souvent.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Ecrit en 1915 puis remanié par l’auteur en personne un lustre plus tard, Chout est au départ un ballet composé pour Draghilev que Prokoviev transposera en une suite plus courte et moins loufoque.

 

Après son thème d’introduction engageant, où le hautbois (instrument apprécié par le compositeur) se positionne comme premier soliste, la pièce s’emballe assez rapidement via notamment des percussions et des cuivres aux dialogues aussi endiablés que burlesques, le tout dans une atmosphère débridée qui contrastait pas mal avec celle de la triste époque où elle a été écrite.

 

Si pas parmi mes œuvres préférées de Prokoviev, la nature enjouée et la richesse des variations du Bouffon en font une pièce agréable à écouter et dont la démesure est tout à fait assortie au conte russe de Corteggiani et Domecq.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 08:23

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : SORTILEGES ET MECHANTERIES

 


C'est de qui : Hausman et Yann

 

 

Une Couv':

 

Contes ensorceleurs pour petits...et surtout grands! /  Sortilèges et Méchanteries  Vs.  The Lady and the Unicorn

 

Déjà croisé sur le site? Oui, les deux.

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis.

 

 

Une planche:

 

Contes ensorceleurs pour petits...et surtout grands! /  Sortilèges et Méchanteries  Vs.  The Lady and the Unicorn

 

Ca donne Quoi ? Décidément c’est la saison des (re)découvertes via les éditions en intégrale de fort bons albums de BD franco-Belge. Après la mythologie version Rossi-Le Tendre de la semaine passée c’est les contes traditionnels qui sont revisités ici par un duo d’auteurs non moins mythiques, à savoir Yann et le regretté René Hausman.

 

Visiblement inspiré par le talent de son dessinateur/peintre, le scénariste, qui a eu pas mal tendance ces derniers temps a en faire des tonnes dans pas mal de domaines, reste ici très respectueux de sa « thématique », s’inspirant de grands classiques pour les ressortir à sa sauce tout en gardant une certaine originalité, une fraicheur même, n’hésitant pas à aller piocher dans la fantasy au besoin.

 

Mais, vous vous en doutiez, ce qui m’a attiré sur cet album c’est bien entendu le trait d’Hausman, son coup de pinceau, ses couleurs chatoyantes, en orfèvre de la case comme le médium en a peu connu, chacune –de ses cases- est une œuvre à part entière (on en vient même à regretter que ce genre de bd ne soient pas disponibles dans des versions agrandies, à la manière des Artist Edition et consorts d’Outre Atlantique).

 

Son bestiaire est tout bonnement extraordinaire, ses personnages sont expressifs au possible et ses décors sont enchanteurs, que demander de plus?!

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

C'est Quoi ? THE LADY AND THE UNICORN.

 

 

C'est de Qui ? J . Renbourn

 

 

La couv'

 

Contes ensorceleurs pour petits...et surtout grands! /  Sortilèges et Méchanteries  Vs.  The Lady and the Unicorn

 

Déjà croisé sur B.O BD?  Deux fois.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne quoi? En marge de Pentangle, le guitariste John Renbourn s’est essayé à l’expérience d’albums solos et, entre autre, à la musique instrumentale. Le répertoire des dits albums se prête plutôt bien aux ambiances de contes comme Yann et Hausman en proposent ici.

 

Ainsi on assiste ici à une rare alchimie entre folk rock (hum, rock vite fait hein !) et musique d’influence médiévale, territoire quasi vierge à l’époque où seuls des gens comme Led Zepelin ou Bert Jansch ont tenté de s’aventurer sans pour autant y mettre vraiment les pieds.

 

Renbourn, a la guitare, est accompagné de deux flûtes et deux violons ainsi, sur certains morceaux, d’un concertina (sorte de mini accordéon). Avec cet ensemble restreint il arrange et adapte quatre pièces instrumentales tirées   d’un manuscrit datant du 14° siècle auxquelles il ajoute des reprises de morceaux folkloriques traditionnels bien plus récents qu’il joue cependant à la façon des morceaux médiévaux. L’ensemble sonne pour le coup aussi unifié qu’original et The Lady and the Unicorn est un album hors du temps et des modes à écouter sans modération surtout quand il s’agit de BD du genre de Sortilèges et Méchanteries.

 

 

 

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Mais, vu que c'est mercredi, voilà pour les plus petit :

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : L’ENFANT FLEUR

 

 

C'est de qui : Domas

 

 

 

Contes ensorceleurs pour petits...et surtout grands! /  Sortilèges et Méchanteries  Vs.  The Lady and the Unicorn

 

Déjà lus sur le site? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Bamboo

 

 

Ca donne Quoi ? Vivant avec ses parents au milieu de la nature, isolée s’il en est, Candice s’ennuie ferme. Elle voudrait bien avoir un copain ou une copine mais c’est pas gagné. Jusqu’au jour où une cigogne, venue manger la part de tarte offerte par la fillette, oublie une graine étrange.

 

Candice va la planter et découvrir, à sa  grande joie, que la fleur qui en sort est affublée d’un visage, de bras et de jambes ! Son vœu est exaucé, mais, quand Nour –c’est le prénom de la fleur- veut venir jouer avec sa nouvelle amie, sa tige l’en empêche !

 

Comment faire ? Heureusement papa est là mais il n’est pas au bout des ses peines ou de ses surprises !

 

Après avoir adapté avec talent quelques uns des titres de la collection « Ma Première BD », Domas (que j’ai souvent –quand je les faisais encore- croisé en festival, nous sommes quasi voisins) s’essaye au récit original dans le registre.

 

Empruntant un peu aux classiques (on pense par exemple au Haricot Magique), il livre une très jolie histoire aux thématiques prisées du genre : l’enfance l’amitié, la famille. Très accessible, joliment illustré, l’Enfant Fleur trouve naturellement sa place dans la collection et a subjugué mon plus jeune (2 ans et des poussières) : signe de réussite s’il en est !

 

 

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Deux chroniques de Fab

 

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 12:15

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : GEIS

 


C'est de qui : A. Deacon

 

 

La Couv':

 

Conte médieval   /  Geis  Vs.  Tintagel

 

Déjà croisé sur le site? Jamais.

 

 

C’est édité chez qui ? Galllimard

 

 

Une planche:

 

Conte médieval   /  Geis  Vs.  Tintagel

 

Ca donne Quoi ? Dans un royaume médiéval une souveraine vient de rendre l’âme et se pressent à son chevet cinquante personnes, appâtées par le concours pour sa succession. La –mauvaise-surprise est de taille quand cette hétéroclite assemblée va découvrir qu’une sorcière s’est joué d’eux et les éparpille à divers endroits du pays en leur intimant d’être de retour avant l’aube s’ils veulent avoir une chance de continuer son petit jeu et, surtout…de rester en vie.

 

Récit de quête et d’initiation (la jeune héroïne n’hésite pas à braver le danger quitte à aider des concurrents pourtant déloyaux), ce premier tome de Geis (trilogie annoncée) avec ses multiples protagonistes loin des clichés héroïques du genre, ne manque ni de rythme ni de charme.

 

Outre une action bien dosée et un scénario empruntant à la fantasy comme aux contes traditionnels, le gros point fort de l’album du londonien Alexis Deacon est sa partie graphique ; tout en peinture aux couleurs savamment choisie dont le style rétro n’est pas sans rappeler une certaine période des œuvres de Gustave Doré (qui, souvenez-vous en, a fait de la BD avant l’heure), ce qui, vous en conviendrez, n’est pas la pire des références !

 

Conte médieval   /  Geis  Vs.  Tintagel

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? TINTAGEL

 

 

C'est de Qui ? A. Bax

 

 

La couv'

 

Conte médieval   /  Geis  Vs.  Tintagel

 

Déjà entendu sur B.O BD? Je ne pense pas.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Inspiré à son auteur par une visite au château du même nom, en Cornouailles, le poème symphonique Tintagel – poème tout court au départ- est une célébration de la légende arthurienne associée au lieu tout autant qu’une évocation passionnée de la géographie de l’endroit.

 

Bax, via des thèmes imposants joués notamment par les cuivres a essayé d’être le plus expressif et descriptif possible, quitte parfois à manquer un peu de subtilité, et livre une œuvre aussi épique que cinématique qui, en étant probablement sa pièce la plus connue a du inspirer plus d’un auteur de B.O de fantasy et de films historiques durant le siècle dernier.

 

Si parfois un peu trop héroïque pour l’ambiance de Geiss, Tintagel, de par ses cotés mélodramatiques où ferveur et mélancolie font bon ménage, a été un accompagnement

 

 

 

 

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Une chronique de Fab

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 09:55

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : LES CENT NUITS DE HERO

 


C'est de qui : I. Greenberg

 

 

La Couv':

 

 

les 99 et une nuits  /  Les Cent Nuits de Hero  Vs.  Sur le Borysthène

 

Déjà croisé sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman.

 

 

Une planche:

 

les 99 et une nuits  /  Les Cent Nuits de Hero  Vs.  Sur le Borysthène

 

Ca donne Quoi ? Après l’étonnante Encyclopédie des débuts de la Terre il y a deux ans, déjà chez Casterman, ce début d’année voit paraître chez nous le nouvel opus d’Isabel Greenberg qui continue sur sa lancée de réappropriation/adaptations de contes et légendes et autres mythes fondateurs.

 

Ici, comme le laisse sous entendre le titre, c’est de l’histoire de Shérazade dont elle s’inspire en la situant dans des contrées plus septentrionales. Cherry, épouse chaste et digne est l’enjeu d’un obscène pari, son butor de mari a mis sa vertu dans la balance en pariant à son ami, non moins vil, que 100 nuits ne suffiraient pas pour venir à boût de la virginité de la jeune femme.

 

Heureusement cette dernière a pour alliée Héro, amante secrète et conteuse hors pair, petite fille de la lune par dessus le marché, qui, par ses récits hautement addictifs, va envouter le triste sire nuit après nuit.

 

Récits imbriqués telles des matriochkas reptiliennes, quitte parfois à égarer son lecteur, les histoires des Cent nuits de Héro  sont un panégyrique épatant de la condition féminine à travers les siècles, de l’importance des contes et des récits et de leur transmission et, plus largement, de la liberté et de l’amour. Isabel Greenberg, dans son style graphique si particulier au trait simple mais expressif dans une bichromie bien pensée,  sait égrener ses histoires en mélangeant fond et forme et passe encore un cap dans son art.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? SUR LE BORYSTHENE

 

 

C'est de Qui ? S. Prokoviev

 

 

La couv'

 

 

les 99 et une nuits  /  Les Cent Nuits de Hero  Vs.  Sur le Borysthène

 

Déjà entendu chez nous?  Pas mal de fois oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Ce ballet de Prokoviev, probablement l’un des moins connu, narre l’histoire d’un soldat russe démobilisé après la Première Guerre Mondiale qui, rentrant chez lui, réalise que l’amour qu’il portait à sa promise s’est amoindri et que, tombé amoureux d’une autre, il va devoir à nouveau partir pour pouvoir l’épouser.

 

Après la mort de Sergei Diaghilev, qui avait rendu célèbre les précédents ballets de Prokoviev, c’est sur commande du Théâtre de l’Opéra parisien quil compose Sur le Borysthène. Outre son titre français (le nom russe de la rivière Dnieper ayant été jugé imprononçable par nos compatriotes de l’époque), l’œuvre regorge de motifs et arrangements foncièrement européens, c’est d’ailleurs, à mon avis, l’œuvre la moins caractéristique du compositeur russe.

 

Elle n’en reste pas moins d’une beauté manifeste et les thématiques chères à Prokoviev se retrouvent de ci de là, que ce soit dans Betrothal et ses oppositions d’ambiances aux accents épiques ou dans l’épilogue qui marie avec réussite les deux principaux thèmes du ballet.

 

En substance on retrouvera pas mal d’influences de Roméo et Juliette, qu’il écrira quelques années plus tard, revenu sous le joug stalinien.

Avec son caractère métissé, son mélange de légèreté et de gravité et son sujet parfaitement maîtrisé, j’ai souvent trouvé ce ballet t très en phase avec les Cent nuits de Héro.

 

 

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Une chronique de Fab

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 12:45

 

Renouons avec notre classique du Mercredi Jeunesse, surtout qu’à l’approche des fêtes de fin d’année, vous pourrez même piocher de belles idées dans ce florilège de nouveautés!

 

 

 

Pour les plus jeunes:

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : BANDITS.

 


C'est de qui : Vincent Wagner

 

 

La Couv' :

 

Lisez Jeunesse!

 

C’est édité chez qui ? Les Editions du Long Bec.

 

 

Déjà lus chez B.O BD? Oui souvent.

 

 

Une planche:

 

Lisez Jeunesse!

 

 

Ca donne Quoi ? Vincent Wagner nous revient avec un de ses petits bijoux d’albums jeunesse muets, tout en ombres chinoises (qui ne sont pas sans faire penser parfois au travail d’orfèvre de Lotte Reiniger) aux fonds par contre toujours très colorés.

 

Après les hommes des cavernes, les pirates ou encore les sorcières, ce nouvel opus a pour thèmes les bandits et l’on en retrouve aussi bien « de grands chemins » que des « Manchots » mais aussi au grand cœur et même des hauts comme trois pommes.

 

Que ce soit ce garçon qui n’hésite pas à creuser un tunnel qui traverse (littéralement!) la Terre pour venir en aide à un autre, ce petit américain qui avec un comparse indien, vont attraper un voleur terrible, ou encore ce jeune pirate farceur, les trois récits proposé par Wagner ici sont tous aussi attachants les uns que les autres et toujours aussi agréables à « lire » en famille, mes deux enfants sont d’ailleurs des fans avertis !

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

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Pour les plus grands:

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : DANS LA FORET SOMBRE ET MYSTERIEUSE.

 


C'est de qui : Winschluss

 

 

La Couv' :

 

Lisez Jeunesse!

 

C’est édité chez qui ? Gallimard

 

 

Déjà lus chez B.O BD? Non.

 

 

Une planche:

 

Lisez Jeunesse!

 

Ca donne Quoi ? La couverture de cet ouvrage est plutôt trompeuse. Titre poétique et à rallonge, dessin chargé et charmant d'un jeune garçon perdu dans une forêt touffue et flamboyante, tout laisse croire que Gallimard a publié un conte pour nos têtes blondes.

 

Pourtant un détail discret interpelle l'oeil avisé du lecteur : l'auteur s'appelle Winshluss. Oui celui des oeuvres trash cultes des Requins Marteaux qui nous délivre ici une relecture sous acide d'Alice au pays des Merveilles et même de Mon Voisin Totoro dont le pitch de départ est identique (une métaphore de la nature et d'un être cher malade).

 

Angelo doit rejoindre, en famille, sa grand-mère souffrante. Oublié sur une aire de repos, le jeune garçon doit traverser une forêt pleine de surprises !

 

Découpant son récit en autant de chapitres, Winshluss se régale et nous régale par des rencontres aussi improbables que croustillantes... Entre des fourmis kamikazes, un écureuil se prenant pour un oiseau ou un ogre banquier, les surprises sont nombreuses et les éclats de rire au rendez-vous.

L’auteur réussit, grâce à son trait dynamique si particulier, à mettre en place un bestiaire inédit et parfois effrayant dans un rythme quasi parfait.

 

Il prouve avec maestria qu'il peut s'adapter à tous les publics et à tous les récits sans perdre pour autant le mordant féroce de ses précédentes créations. Encore un sans fautes très fréquentable dont on aurait aimé encore quelques pages de plus tant les 160 pages proposées ici filent à vive allure.

 

 

 

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Une chronique de Jet

 

 

 

 

Pour les amateurs de contes :

 

 

LA BD:

 

 

C'est quoi : AYAK ET BORIS

 

 

C'est de qui ? Van der Steen & Legendre

 

 

La Couv':

 

Lisez Jeunesse!

 

Déja croisé sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Kramiek

 

 

Une planche:

 

Lisez Jeunesse!

 

Ca donne Quoi ? Renouant avec la tradition des contes intemporels, les auteurs d'Ayak et Boris proposent deux histoires où ils s'amusent d'éléments connus auxquels ils donnent une saveur toute nouvelle.


Ainsi dans le récit-titre, AYAK, une jeune fille qui vit avec un savant farfelu fait par mégarde sortir un génie d'une théière et doit choisir un vœu. Entre innocence de l'enfance et pseudo bon sens des adultes le choix est cornélien mais Ayak saura trouver une solution épatante.


Dans la seconde histoire il est également question d'innocence candide puisque face à un talentueux peintre blasé et en manque d'inspiration c'est bel et bien du regard de l'enfance que jaillit l'étincelle.


Une version quelque peu actualisée du Pierre et le Loup de Prokoviev vient conclure un album dont l'une des grandes qualités est la partie graphique. Elle emprunte au meilleur du genre jeunesse grâce à  un trait fin et stylisé et son rendu crayon de couleur avec un jeu constant de changement sur ces dernières très original.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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