28 juin 2020 7 28 /06 /juin /2020 10:48
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  L’EXILE

 

 

C'est de qui ? E. Kriek

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Anspach éditions.

 

 

Déjà lu chez nous? Oui

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Après sept longues années d’exil, Hallstein foule à nouveau sa terre natale d’Islande. Mais le souvenir de son crime est toujours présent dans les esprits de ceux qui sont restés et qui ont refaits leurs vies.

Son retour ravive les vieilles rancœurs et pourrait contrecarrer les plans de certains, il va donner lieu à toute une suite Evènements qui vont provoquer une escalade de violence et de vengeance.

 

Âpre et dur comme les contrées où il se déroule, le récit de l’Exilé ne cherche à aucun moment à rendre ses protagonistes plus attachants qu’ils ne devraient l’être, tous si terriblement humains, avec leurs défauts et leurs faiblesses.

A un casting bien  choisi vient s’ajouter une intrigue tragique, digne des classiques du genre où vengeance, trahison et sombres histoires de famille dysfonctionnelles viennent s’entrechoquer dans un maelstrom de sentiments qui n’a d’égal que l’inéluctabilité de son dénouement.

 

 

Pour son premier roman graphique d’envergure en solo, Erik Kriek, loin des images d’Epinal véhiculées par le cinéma les séries télé ou même la Bande dessinée (lecteurs de Thorgal, soyez prévenus !), réussit là un album sans concessions où l’originalité de son trait rend parfaitement l’ambiance terrible de son histoire.

 

L’artiste hollandais nous avait déjà enchantés sur ses adaptations de Lovecraft et de chansons folk avec Dans les Pins, mais ici le background lui donne l’occasion de faire étal de tout son talent.

Son sens de l’utilisation de la trichromie noir/blanc/gris (ou gris bleuté si l’on veut chipoter) parfois parcourue de rouges sanglants, est toute désignée pour l’atmosphère  de cette Islande du X° siècle. Que ce soit dans les paysages blafards et hostiles ou dans les trognes limites caricaturales de ses personnages, son style graphique fait mouche à tout coup.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE KING

 

 

C'est de qui ? N. Britell

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Comme beaucoup de gens de sa génération (et donc de la mienne peu ou prou) Nicholas Britell a une culture musicale ultra variée dans le sens où, né à un carrefour des genres, il a pu toucher du doigt l’évolution et la naissance de pas mal de styles de musique tout en gardant un pied dans ce qui c’était fait avant.

 

Ainsi son sens et son approche de la composition s’en ressentent dans leur fraicheur et leur inventivité.

Plutôt que d’aborder l’adaptation de la pièce de Shakespeare par l’angle purement historique, il va décider d’utiliser des instruments et des techniques actuelles pour rendre une atmosphère ancienne.

 

Le procédé eut être casse gueule, nombre de ses pairs des années 80-90 s’y sont d’ailleurs fourvoyés dans les grandes largeurs. Nous voilà donc avec entre autre une clarinette basse mixée, une guitare folk en guise de luth, une section de cordes imposante et un panel de chœurs lyriques, le tout jouant des mélodies inspirées de pièces médiévales mais aux accents de score d’action.

Un peu de post-prod et se sons inhabituels (du métal tordu par exemple !) et nous voilà avec un score qui ne manque ni d’ampleur ni de qualité et c’est tout à fait ce qu’il fallait à la tragique saga nordique d’Eric Kriek !

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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9 juin 2020 2 09 /06 /juin /2020 14:37
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES 5 TERRES. L’AMOUR D’UN IMBECILE.

 

 

C'est de qui ? Lewelyn et Lereculey

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur les précédents.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Mederion, dernier de la fratrie de tigres nouvellement au pouvoir, avait-il manigancé la mort de ses deux frères aînés afin d’accéder au trône ?

On est à même de se poser la question, tout comme l’Ombre du roi qui voit dans le futur souverain un stratège en devenir.

Néanmoins la priorité vont aux affaires de l’état, et les opposants au futur monarque sont nombreux et fomentent en douce un coup d’état.

Pendant ce temps la princesse Astrelia est en cavale, poursuivie par plusieurs individus, les jeunes princes des autres races retenus au château peaufinent leur plan d’évasion et Thys, notre aspirant soldat à l'étrange attitude,  est embauché par Mederion.

 

Si j’étais réticent à aller trop dans le sens des multiples critiques (positives) comparant les 5 Terres à GOT, force est de reconnaître avec ce troisième volet que les point communs sont nombreux sans pour autant que la série BD ne puisse, à aucun moment, être considérée comme une copie anthropomorphe de l’œuvre de Martin (et/ou de son adaptation télévisuelle).

Car les Cinq Terres vont à mon avis au-delà, adoptant ici une pose quasi shakespearienne via un scénario qui courre plusieurs pistes à la fois sans pour autant jamais se perdre en route (pas plus que ses lecteurs d’ailleurs) le tout avec une fluidité et un intérêt qui forcent le respect et n’ont d’égales que la densité de l’histoire.

 

L’Amour d’un imbécile a vu sa sortie quelque peu chamboulée par les évènements du printemps mais cela ne devrait pas nuire à la série vu la qualité ce troisième volet qui fait encore grimper le niveau de l’ensemble.

Car, évidement, comme sur les précédents tomes, la partie graphique n’est pas en reste, loin de là, que ce soit dans le foisonnement de son background ou la précision des faciès de ses protagonistes. Lereculey, bien aidé dans la tâche par l’encreur et le coloriste, assure un niveau haut du panier malgré des sorties fort rapprochées (le quatrième est prévu pour la rentrée).

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :HAMLET

 

 

C'est de qui ? P. Doyle

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui pas mal.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Branagh est un peu le Laurence Olivier de notre époque, après avoir percé sur grand écran avec une adaptation grandiose de Henry V le réalisateur et acteur britannique s’est fait une spécialité des adaptations du Barde que ce soit au cinéma ou sur les planches.

Son Hamlet, transposé au XIX° siècle est la seule version respectant à la lettre le texte d’origine ce qui, à mon sens, a dû pas mal desservir le film qui, de par sa durée de presque 4 heures, a dû décourager plus d’un spectateur potentiel.

Ce sera d’ailleurs un échec assez retentissant au box-office et ce malgré un casting prestigieux et une fidélité n’ayant d’égale que la classe de la mise en scène.

 

Pour la musique c’est le fidèle Patrick Doyle (plus d’une douzaine de collaborations avec Branagh) qui s’y colle.

Son score s’articule autour de trois thèmes dédiés à autant de personnages avec des identités musicales fortes et distinctes. Qu’il écrive pour un quartet de cordes ou un ensemble plus conséquent Doyle applique la même méticulosité dans ses mélodies qu’elles soient discrètes et mélancoliques ou imposantes et majestueuses.

 

Il ne fallait pas moins que ce panel d’ambiances haut de gammes (qui vaudront à Doyle la nomination aux Oscars cette année-là) pour ce troisième tome de haut vol !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 09:58

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LE DRAGON NE DORT JAMAIS

 

 

C'est de qui ? Masek, Babn & Grus

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Déjà croisés sur le site? Jamais

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans la Bohème médiévale un seigneur acariâtre envoie deux de ses manants trouver une nouvelle carrière. Manque de chance les émissaires tombent sur la caverne d’un …dragon !

Mais alors qu’ils rentrent donner l’alarme au village personne ne semble trop incliné à les croire. Exaspéré le seigneur se rend sur place et subit le souffle empoisonné de la créature. Le voilà cloué au lit, à l’agonie. Alors qu’une délégation de villageois part exterminer le dragon, un religieux illuminé et une jeune vierge tentatrice débarquent.

 

Une curiosité tout droit venue de République Tchèque, ce Dragon ne dort jamais manie avec habileté et un humour noir prononcé l’allégorie. Conte folklorique à la base, le récit devient prétexte à écorcher la religion, le phénomène de masse, la lutte des classes et autres ambitions futiles ; en un mot, la bêtise humaine.

 

 

Véritable leçon de forme au service du fond, la partie graphique est superbe, composée de beaucoup de  grandes cases et planches à l’aquarelle qui illustrent aussi bien les paysages médiévaux, le terrible dragon et les trognes pas possibles des protagonistes !

 

Une belle découverte !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :TRUE HISTORY OF THE KELLY GANG

 

 

C'est de qui ? J. Kurzel

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Quasiment toute sa discographie oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? On ne change pas une équipe qui gagne. La fratrie Kurzel tient à confirmer le vieil adage avec cette nouvelle collaboration sur un western australien, version habitée du parcours chaotique des frères Kelly.

 

On tiquera peut être sur l’obsession de Jed Kurzel pour le violoncelle, leitmotiv des scores qu’il a écrit pour son frère. En effet si une fois encore l’instrument, utilisé à contre emploi, trafiqué, torturé…amène une couleur particulière à la partition et une ambiance originale (surtout pour le genre), certaines parties ont tendance à beaucoup rappeler les B.O de Macbeth voire d’Assassin Creed.

 

Cependant, les effets de reverb’ et de distorsion, le renfort d’une formation réduite de cordes et d’éléments folkloriques réarrangés créent une atmosphère en contrepoint frappant avec les images du film et, contre toute attente mais avec un résultat enthousiasmant, au très beau livre du trio slave.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 07:56
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  SNOW, GLASS, APPLES

 

 

C'est de qui ? Neil Gaiman & Coleen Doran

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisés sur le site? Pas mal de fois oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Neil Gaiman, auteur multi récompensé à la carrière aussi riche que marquante, dans le domaine du comics comme de la littérature fantastique, n’a pas son pareil pour s’approprier et réinventer les contes et histoires traditionnels.

 

Les plus anglophones de nos lecteurs auront déduit qu’avec un tel titre il ne pouvait s’agir ici que de son adaptation, ô combien personnelle du conte popularisé par les frères Grimm puis, surtout (hélas) par Disney.

 

Gaiman opte pour le parti pris original et payant de faire de la belle-mère la victime de l’histoire (et non pas la « gentille » attention), transformant la pauvre héroïne de base, Blanche Neige donc, en vampire avide –et incestueuse même !- dont il va bien falloir se débarrasser !

Et l’intervention d’un jeune prince nécrophile ne va pas aider à la tache !

 

 

Si ce résumé peut vous faire hausser un sourcil et emmètre un « what the fuck » compréhensible, dites-vous que le gore de l’histoire est aussi bien tempéré que traduit par une partie graphique somptueuse que l’on doit à l’artiste américaine Coleen Doran qui s’inspire de l’Art Nouveau, du Symbolisme et des œuvres de l’Irlandais Harry Clarke pour proposer des pleines pages aux compositions spectaculaires, gothiques à souhaits et chatoyantes de couleur.

 

Hormis quelques pages de cases et bulles, ce petit album envoûtant pourrait s’apparenter à un livre illustré plus qu’à un comics lambda mais peu importe les classifications, quand le vin est bon, il faut le boire (même s’il a un goût de sang !).

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :MALEFICENT MISTRESS OF EVIL

 

 

C'est de qui ? G. Zanelli

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Probable

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? La paresse intellectuelle n’a décidément pas de limite à Hollywood et tout particulièrement chez Disney qui, dés qu’un film marche un peu, s’empresse d’enclencher une voire plusieurs suites.

 

C’est le cas pour la version « live » de La Belle au Bois Dormant, retitré à l’époque Maleficent histoire de mettre plutôt en avant le personnage Bad Ass de l’histoire, interprété par l’ex madame Brad Pitt, dont les joues n’en finissent plus de se creuser.

 

Rebelote donc avec cette fois çi l’arrivée d’une autre antiquité en la personne de Michelle Pfeifer –dont le plastique de Catwoman est décidément fort lointaine- encore plus méchante que Jolie (Angelina/Maléfique pour ceux qui n’auraient pas suivi).

 

Passons sur l’intérêt éventuel du…scénario (hum !) et intéressons-nous à la B.O.

L’un des élèves les moins doués de chez Remote Control, Geoff Zanelli, pour lequel j’ai beau chercher je ne vois pas de faits de gloire dans la filmographie, a la lourde tâche de succéder à James Newton Howard.

 

Heureusement (pour lui, pour nous) Zanelli, spécialiste des pistes additionnelles pour ses petits camarades sbires de Zimmer, est très fort dans le domaine du mimétisme. Ainsi sous couvert d’unité thématique et autre continuité musicale, le compositeur reprend une bonne grosse partie du matériel du premier film, retravaillant un thème ici, arrangeant (souvent en moins bien !) une mélodie ailleurs.

Les cuivres sont un peu plus appuyés, l’action plus tonitruante, les chœurs plus hystériques… bref, du score de fantasy calibré et rentre dedans mais dont l’aspect grand guignol a justement eu un effet des plus inespérés sur la relecture gore de Blanche Neige par Gaiman et Doran (heureusement que la lecture est tout de même assez brève par contre).

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 07:51
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  CAPUCIN

 

 

C'est de qui ? F. Dupré Latour

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisée sur le site? Oui, une fois.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Capucin vit une enfance dorée à la cour du roi Arthur jusqu’au jour où Gauvain, son père, se fait trancher le bras par un chevalier effrayant.

Ce dernier est en fait le demi frère du roi qui fomente un coup d’étât afin de s’emparer du royaume. Pour ce faire il enlève des dizaines d’enfants qu’il dresse à devenir de sanglants guerriers. Capucin fait partie du lot mais compte bien profiter de sa situation pour se venger.

 

Pour l’un de ses tout premiers pas dans le monde de la BD franco-belge, Florence Dupré Latour proposait là une histoire plutôt réussie, où l’on sentait déjà l’influence du jeu de rôle (dont elle nous reparlera quelques années plus tard dans le loufoque Cigish).

Empruntant à la littérature jeunesse (le style graphique et les couleurs flashys par exemple), à la chanson de geste et, last but not least, à l’humour noir, Capucin brocarde allègrement le tout que ce soit dans son ton résolument cynique, dans sa vision revigorante du mythe arthurien (il est plus que rare que le roi Arthur soit présenté sous un si mauvais jour qu’ici !) ou encore dans ses excès réjouissants.

 

Une trilogie qui avait fort bien trouvé sa place dans la collection Bayou aux cotés par exemple du Heavy Metal de Sècheresse, du Varulf de Bonneval et Piette, ou encore de Mémoires d’un Guerrier (ouvrages avec lesquels il partage pas mal de thématiques), mais aussi du Klezmer de Sfar et leur cousinage graphique évident.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :MONONOKE

 

 

C'est de qui ? J. Hisaishi

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Quelques fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si Princesse Mononoke est un peu la somme des thématiques abordées par Miyazaki au fil des années, le film via un succès mérité dans le monde entier, va faire découvrir un auteur complet et une œuvre mature loin des niaiseries disneyennes habituelles, alliant avec maestria le fond et la forme.

 

Collaborateur de longue date du réalisateur, Joe Hisaishi reprend ici lui aussi des recettes qui ont fait son succès, notamment celles de Nausicaa, mais leur ajoute une dimension épique empruntée aux grands compositeurs occidentaux de l’époque, de Goldsmith à Horner.

Pourtant la grande force d’Hisaishi réside dans le fait de ne jamais perdre sa personnalité artistique et ce qui fait l’originalité et la force de ses compositions. Ainsi le grand orchestre philarmonique et les voix, si forts présents sur pas mal de pistes, sont toujours contrebalancés par des éléments de musique folkloriques qui rendent le score de Princesse Mononoke bien plus abouti à mon sens que, pour comparer un dessin animé de la même époque, le Mulan des studios Disney.

 

Si le choix de cette B.O foncièrement héroïque par moments peut paraître un peu over the top pour Capucin, ce sont il est vrai surtout ses éléments les plus sombres qui marchent clairement bien sur le parcours initiatique de cet enfant anti-héros.

Le reste de la musique cependant produit souvent un décalage burlesque amusant à la lecture de la trilogie.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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