27 octobre 2025 1 27 /10 /octobre /2025 16:17




 

LA BD:

 


C'est quoi : LUCKY LUKE. DAKOTA 1880.

 


C'est de qui :  Apollo & Brüno



 

La Couv':


 



 

Déjà croisés sur le site? Oui.



 

C’est édité chez qui? Dargaud



 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? C’est un jeune Lucky Luke que l’on retrouve ici, et s'il tire déjà plus vite que son ombre (et est du coup interdit de participation à pas mal de  concours de tirs d’ailleurs!) Il n'en n’est qu’au début de ses aventures.

 

Luke est convoyeur de diligence et va croiser le chemin de différents personnages, qu’ils soient célèbres - Annie Oakley, presque aussi bonne tireuse que Luke, Louis Riel le séditieux canadien- ou non, et qui sont tous à leur façon des figures emblématiques de l'Ouest Américain: Esclave affranchis, indiens, chercheurs d’or, prostituées…



 

Dans la lignée des Lucky Luke repris par de célèbres artistes de la BD, le tandem Appollo/Brüno, déjà complices sur de fort bonnes choses - T’zée, Commando Colonial- rend hommage au plus célèbre cow-boy de la BD franco belge.

En sept histoires courtes (procédé déjà employé par les papas du cow boy dans un titre éponyme), ils évoquent les laissés pour compte de la Conquête de l’Ouest, au travers des témoignages d’ un narrateur afro américain  fils d’esclave, qui fait un bout de chemin avec Lucky Luke (et dont les auteurs s’amusent même à inventer une origine réelle dans un document d’”époque”!).

 


 

Si c’est un retour - gagnant- au western pour Brüno (après la série Junk, et, pour les fans du dessinateur, Wanted, paru il y a plus de 25 ans!) qui sait mettre son style si personnel épuré et expressif au service du personnage,  avec, entre autres, un travail sur la couleur qui force le respect, pour Appollo c’est une première et le scénariste, fidèle à ses habitudes, met en avant les minorités et les “misfits” leur donnant le beau rôle.



 

Mon cadet, avec qui j’ai lu ce Dakota 1880, me dit au bout d’un moment « ce n’est pas vraiment un Lucky Luke ». Alors certes, Luke n’hésite pas à être violent, on ne voit pas Jolly Jumper, les Dalton ou Rantanplan et l’humour qu’on peut trouver dans les aventures classiques n’est pas de mise ici.



 

Mais, comme dans des reprises décalées style Jolly Jumper ne Répond Plus ou Lucky Luke se recycle (et ne mentionnons même pas les Choco-Boys !) les deux auteurs y sont allés de leur vision du mythe (des mythes même) en se faisant visiblement (et visuellement !) plaisir et livrent une version que les amateurs de western ne pourront que valider (les fans hardcore des Morris/Goscinny peut être un peu moins et encore !).



 

On notera avec plaisir les nombreux clins d’œil, qu’ils soient dans les dialogues : « J’aurais dû rester en Arizona » dit Lucky Luke, en référence à la toute première aventure citée ci-dessus , ou dans les graphismes comme dans la scène du concours de tir où le lonesome cow-boy prend des poses acrobatiques tirées des pages de garde des albums classiques.



 

Un hommage réussi et original sur le fond comme sur la forme.






 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : THE PROPOSITION



 

C'est de qui ? Cave & Ellis




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 

 


 

Ca donne Quoi ? Première d’une longue et fructueuse musique de film écrite par le duo derrière les Bad Seeds de Nick Cave, The Proposition, tout en étant clairement illustrative, n’en reste pas moins intimement marquée de la personnalité musicale de ses deux auteurs.

 

Vu que l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, le scénario de The Proposition a été écrit par Nick Cave himself. Sorte de western vaguement biblique traitant de vengeance et de trahison (pas forcement dans cet ordre), à l’ambiance aride, le film est magnifié par son score, essentiellement instrumental et acoustique, parcouru de guitares et de percussions torturées, sur lesquels les violons de Ellis tantôt plaintifs tantôt grinçants, finissent de donner une aura assez unique.

 

Multi récompensée, cette B.O aussi contemplative qu’hypnotique fait une compagne fort intéressante à ce Dakota 1880

 

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3 avril 2025 4 03 /04 /avril /2025 14:36





 

LA BD:





 

C'est quoi ? ELECTRIC MILES




 

C'est de qui ? Nury & Brüno



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Glénat




 

Déjà croisés sur le site? Oui



 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ?  S’il a connu son “âge d’or” en tant qu’auteur de récits pulps W H Arbogast n’est plus que l’ombre de lui-même et vivote dans sa caravane essayant de joindre les 2 bits avec sa maigre pension.

 

Quand il croise la route d’un jeune agent littéraire un peu trop enthousiaste, s’il est d’abord réticent, Arbogast voit bientôt une occasion en or de mettre en marche, tel un messie des temps modernes, la psychologie: un plan démentiel  de domination des masses grâce à ses écrits.



 

Fabien Nury, Brüno: pour bon nombre de lecteurs de BD franco-belge (votre serviteur y compris) il n’y a pas besoin d’en dire plus, c’est un gage de qualité!

 

Electric Miles est né il y a une quinzaine d’années dans les cerveaux de ses deux papas qui se sont mis à travailler dessus il y a 7 ans.

 

Ils ont mis là dedans beaucoup de choses qu’ils aiment et partagent: le fantastique, le pulp, le cinéma B voire Z…tout en les mélangeant avec le métier et le talent qu’on leur connaît.

 


 

Il en ressort un premier tome étonnant, hypnotique, qui déroule quelques fils rouges prometteurs: réalité parallèle, difficulté d’un auteur à écrire, rapport aux religions et croyances,  cynisme du business du cinéma … 

 

Mise en abyme et influences communes réinterprétées avec originalité sont le sel du scénario de Nury, pour lequel Brüno, son complice de Tyler Cross (entre autres), propose une mise en image toujours aussi atypique et à la hauteur des ambitions du récit.



 

Si ce premier tome peut décontenancer par son côté mise en  place de ce maelstrom d’idées et d’images, il donne clairement envie de lire la suite!





 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi ? A BEAUTIFUL DAY



 

C'est de qui ? J. Greenwood




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 




 

Ca donne Quoi ? Autre œuvre noire et particulière, le thriller You were never really here part quant à lui d’un scénar lambda mais souffre d’un traitement jusqu’au boutiste.

 

 

 

A l’image de la B.O, signée par le génial guitariste de Radiohead qui retrouve là à la fois la flamboyance de There will be blood et l’expérimentalisme de Body Song.

 

 

 

Partition hallucinée passant d’un formalisme noir glaçant à des expériences sonores à cheval entre sérialisme et improvisation, l’ensemble, malgré une diversité déroutante, fait preuve d’une unité rare et diablement prenante.

 

 

 

Grennwood torture ses instruments, tape dans les mains, désaccorde sa guitare,  soigne sa post prod, lèche ses arrangements et propose au final une musique aussi barrée et déprimante que le film qu’elle illustre.

 

 

 

Un bel effort d’un artiste toujours passionnant qui a apporté une belle dimension à ce premier volet d’Electric Miles.




 

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30 mai 2022 1 30 /05 /mai /2022 07:32

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? T’ZEE

 

 

C'est de qui ? Appollo & Brüno

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, les deux, ensemble même.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans un pays d’Afrique Centrale, le dirigeant, T’Zee, un dictateur mégalo et cruel comme le continent en a, hélas, trop connu, vient d’être arrêté, laissant place au chaos.

 

Dans son palais et dernier bastion, Bobbi sa -trop- jeune femme accompagnée de sa suite d’un côté, et, de l’autre, Hippolyte, son fils, plus attiré par les études et la culture que par la politique, flanqué de deux amis, cherchent comment se sortir de cette situation catastrophique.

 

Entre les deux jeunes gens, opposés depuis des années, un amour impossible se révèle, mais probablement bien trop tard, surtout, que, plus grand que sa légende, T’Zée revient dans son palace, bien décidé à ne pas partir sans un dernier sursaut.

 

 

Prenant comme sujet les multiples dictatures africaines, le Zaïre et Mobutu en tête, Appolo, familier de l’Histoire de son pays, écrit avec T’zée  une fiction qui mixe avec brio la tragédie grecque (intéressante construction en 5 actes, quoiqu’un brin déséquilibrée parfois), le vaudou, le catch, et la géopolitique, influences affirmées et assumées.

 

On pense aussi, bien sur, au Cœur des Ténèbres de Conrad et, si la romance entre les deux jeunes gens est finalement un peu mise de côté au profit des évènements, plus grands que les hommes il faut dire, le mélange des genres fonctionne à merveille.

 

 

Pour mettre en image son histoire sauvage il retrouve Brüno, son collaborateur sur Commando Colonial entre autres, qui met toute sa science des cadrages cinématographiques et de la narration au cordeau, le tout dans son style graphique inimitable, magnifié par les couleurs de la toujours talentueuse Laurence Croix, donnant vie avec force à cette évocation fictionnelle mais ô combien ancrée dans une réalité immuable.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :MISSISSPI BURNING

 

 

C'est de qui ? T.Jones

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? S’il y a bien une expression qui peut décrire la filmographie de Trevor Jones c’est « en dent de scie ».

En effet, le compositeur d’origine sud-africaine a, au milieu de séries B voire Z, une grosse poignée de pépites musicales qui font partie de modèles du genre (quel qu’il soit).

Citons au hasard Excalibur, Angel Heart, Le Dernier des Mohicans, ou encore Dark City.

 

Mississippi Burning est sa seconde collaboration avec Alan Parker, après le très sombre Angel Heart, et Jones y reprend certaines des bonnes idées de ce précédent score : nappes synthétiques menaçantes rythmées par une batterie électronique syncopée, solo déchirant de saxo très jazzy et, underscoring incisif.

 

Il piochera encore une fois, peut être par facilité, dans ce registre pour le thriller pseudo-érotique Sea Of Love l’année suivante, mais avec moins de réussite.

 

L’ambiance générale oscillant entre mélancolie noire, suspense et tragédie de la B.O de Mississippi Burning est de fort bon ton avec ce brulot africain sauce grecque !

 

 

 

 

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19 juin 2020 5 19 /06 /juin /2020 08:08

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  L’HOMME QUI TUA CHRIS KYLE

 

 

C'est de qui ? Nury et Brüno

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble même.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Le regretté David Bowie affirmait il y a déjà 15 ans qu’il avait peur des américains. Le présent lui a évidemment donné raison (remarquez c’était déjà clairement le cas à l’époque aussi) et l’escalade n’est probablement pas terminée.

Le nouvel album en commun du duo magique Nury et Brüno vient enfoncer un peu plus le clou en relatant, avec un soucis du détail qui touche au documentaire, l’assassinat de Chris Kyle, ex soldat américain reconverti dans la protection, sniper au tableau de chasse qui fait froid dans le dos, érigé en figure légendaire par une société américaine qui glorifie les armes au point d’en avoir fait le second point de sa constitution.

 

L’histoire de Kyle a marqué les esprits américains et a même traversé les océans via un biopic tourné par Cint Eastwood, réalisateur aux affinités républicaines affichées (qui a entre autre soutenu publiquement l’actuel président des Etats Unis) parfois taxé tour à tour de fasciste ou de réactionnaire mais dont l’humanisme pointe cependant souvent tout au long de sa filmographie.

Ce sont d’ailleurs des citations tirées de films d’Eastwood qui ponctuent le récit de L’Homme qui tua Chris Kyle, lui-même emprunté à un classique du western (et qui, pour l’anecdote, m’a fait m’intéresser au livre au départ).

 

 

Chris Kyle donc, est un personnage aux multiples facettes, américain jusqu’au bout des revolvers, n’exprimant par exemple aucun remords sur ses nombreuses victimes, et ayant été même jusqu’à se rendre à la Nouvelle Orléans dévastée par l’ouragan Katarina où il aurait abattu des pillards (sans pour autant être inquiété par la suite par la justice américaine).

A l’autre extrémité du prisme, Eddie Ray Youth est lui aussi un ex-soldat mais qui n’a jamais connu les combats, qui a été traumatisé par une mission de ramassage de cadavres en Haiti et qui, souffrant d’un PTSD, trouve refuge dans l’alcool, la drogue et l’isolement.

Sa mère demandera à Kyle d’aider Youth à s’en sortir, idée qui se révélera fatale pour le héros américain.

 

Nury décortique les faits, présentant l’histoire sous toutes ses facettes en pointant souvent du doigt l’absurdité du mode de pensée américain, le jusqu’au-boutisme de certains des protagonistes, le cirque médiatique et les excès qui entoureront l’affaire. S’il ne prend pas réellement partie, on sent qu’il tente néanmoins de montrer l’assassin comme un être démuni, dépassé par les événements, incapable de faire face à l’échec de son existence ; le revers de la médaille dorée de Chris Kyle, le cauchemar américain.

 

Brüno quant à lui s’il ne se départit bien évidement pas de tout ce qui fait le charme de son trait, tend ici vers quelque chose de plus réaliste, de bien moins décalé et expressif que sur ses précédentes œuvres.

 

Peut-être un peu long parfois, ce docu-BD touche néanmoins sa cible en plein dans le mille, critique acerbe et éclairée d’une société gangrenée et victime de ses propres démons.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : HORS DE CONTROLE

 

 

C'est de qui ? H. Shore

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Pour le projet de base c’est le –trop rare- compositeur John Corigliano qui est en charge de la musique, mais après pas mal de remous avec au programme notamment un changement de ton et plusieurs scènes retournées, Edge of Darkness n’a  plus grand-chose à voir avec ce sur quoi Corigliano a travaillé plus d’un an auparavant.

 

Ce dernier est passé sur un autre projet est n’est pas plus disponible que ce qu’il est intéressé par la direction qu’a pris le

Shore est probablement l’un des compositeurs les plus influents de sa génération, celui qui a donné une identité musicale imparable à l’adaptation du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson, celui qui a rendu les films de Cronenberg aussi prenants via des scores taillés dans le diamant.

 

Il s’y connaît en thriller puisqu’on lui doit entre autre celui de Seven, d’Eastern Promises, etc… . Ici, série B oblige, il tire des ficelles assez attendues, alternant la tension sourde via des motifs épurés et l’action massive à grands coups d’explosions de cuivres et de crescendos de violons à la limite de l’hystérie (le tout n’étant d’ailleurs pas sans faire penser à certains thèmes de la trilogie de Tolkien)

B.O symphonique s’il en est, le nombre fait la force ici et l’ambiance est lourde tout du long. Ce qui, vous l’auriez compris est fort le cas également sur la BD de Nury et Brüno.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

 

 

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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 08:40
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  TYLER CROSS. MIAMI

 

 

C'est de qui ? Nury et Brüno

 

 

La Couv':

 

Deux truands à Miami  /  Tyler Cross. Miami  Vs.  The French Connection

 

Déjà lus chez nous? Oui, ensemble et séparément

 

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

 

Une planche:

 

 

Deux truands à Miami  /  Tyler Cross. Miami  Vs.  The French Connection

 

 

Ca donne Quoi ? Quand Tyler échappe de peu à un guet-apens, il comprend que son avocat l’a balancé ; pour sauver sa peau, ce dernier rencarde Tyler sur un plan supposé juteux dans l’immobilier qui va s’avérer encore pire que prévu.

Mais à Miami come ailleurs, les truands n’ont pas d’honneurs, les flics sont sur les dents et les cadavres s’amoncellent autour d’un Tyler froid comme la lame d’un rasoir et mortel comme une balle de magnum.

 

C’est avec un plaisir intact que l'on retrouve le héros de Nury et Brüno qui continuent dans la veine Noir/Hard Boiled avec ce troisième tome encore plus réussi à mon goût. Le Miami de Nury n’est pas celui clinquant et surfait des clips de hip-hop et des séries TV; si on a bien –un peu- la plage et les jolies filles, ici c’est surtout gangsters torves, plans foireux et autres morts violentes qui font le sel d’une histoire bien sombre où la voix off fait autant d’étincelles que les déflagrations des armes à feu.

 

Le dessin n’est pas en reste, Brüno, lui aussi grand amateur de ciné de genre,  ciselant tel un orfèvre du médium ses protagonistes taillés à la serpe, ses bimbos pulpeuses le tout sur  jeux d’ombres, contrastes et autres à-plats toujours aussi efficaces.

 

Une série déjà classique - que dis-je, incontournable! - dans le genre !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE FRENCH CONNECTION

 

 

C'est de qui ? Don Ellis

 

 

La Couv':

 

Deux truands à Miami  /  Tyler Cross. Miami  Vs.  The French Connection

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Probable

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Réussite critique et publique qui lancera la carrière de son réal (Friedkin) et de ses deux principaux interprètes), The French Connection, début des seventies oblige, voit sa B.O très polar mâtinée de jazz voire de funk.

 

Don Ellis, multi instrumentiste, compositeur et arrangeur, n’aimait rien moins qu’à expérimenter sur les rythmiques, les arrangements et la post-prod de ses compositions ; avant de se lancer dans une carrière réussie (mais courte) pour le grand écran, il tourna pas mal avec le groupe qui interprète la musique de The French Connection.

Entre deux pistes riches en tensions, musicales comme évocatives, nous avons droit à un jazz tantôt endiablé, tantôt dissonant,  un groove prenant qui n’a pas grand chose à envier aux travaux de Lalo Schifrin ou Jerry Fielding.

 

A noter que les pistes de Ellis seront réarrangées et déplacées par le réal pour mieux coller aux séquences du film, à la lecture de ce nouveau tome de Tyler Cross il faudra également de temps à autre zapper telle ou telle piste, un peu trop enthousiastes, mais le reste c’est du velours !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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