20 août 2025 3 20 /08 /août /2025 09:09


 

LA BD:

 


C'est quoi : WATERSHIP DOWN

 


C'est de qui Adams, Sutphin & Sturm
 

 

 

La Couv':


 




 

Déjà croisés sur le site? Non



 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Mea culpa, je me suis fait la réflexion, en ouvrant ce Watership Down que l’éditeur Monsieur Toussaint Louverture avait tendance à récupérer des oeuvres anglo-saxonnes peu ou pas connues de par chez nous et de les proposer dans des versions plus que soignées (et c’est un euphémisme!) afin de nous faire penser qu’à la fois c'étaient des chefs d'œuvres à (re)découvrir mais qu’aussi nos étagères n’en seraient que plus belles.

 

Bon, dans le second cas leur coup est réussi tant on est obligé d’apprécier le soin apporté à l’édition de pas mal d’ouvrages de leurs catalogues, mais sur le premier je suis plus réservé.



 

En effet je n’ai pas accroché à la série  Blackwater, pas plus qu’au gentil polar The Westing Game ni au roman ado Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle, côté comics je n’ai pas réussi à aller au bout ni de MIND MGMT ni de Moi ce que J’aime et ce malgré les évidentes qualités des deux oeuvres.



 

C’est donc un peu à reculons que je me suis lancé dans ce magnifique album, adaptation d’un classique de la littérature jeunesse dont les héros sont des lapins.

 

Si au début c’est vrai cette histoire de lapins qui décident de quitter leur clan pour découvrir de nouveaux horizons et faire l’expérience de la liberté pourrait faire  redouter le conte simpliste.

Que nenni! Rapidement, on est pris dans cette aventure qui mêle la parabole sur la vie en société, l’apologie de l’entraide et du courage, le récit initiatique, j’en passe et des meilleurs.

 

Les histoires anthropomorphes, quand elles sont bien pensées, fonctionnent à merveille et on peut classer Watership Down dans les grandes réussites du genre.

 


 

Évidemment, la version dessinée par Joe Sutphin a grandement aidé à mon adhésion, les graphismes semi réalistes de ce spécialiste de l’illustration jeunesse sont  de toute beauté.

Au bucolisme immersif de ses paysages viennent s’ajouter le charisme de ses protagonistes et tout le panel d’émotions qu’il est capable de faire exprimer à un bestiaire superbement croqué.

 

Une de mes plus agréables lectures de cet été et un magnifique livre qui m’a redonné foi en l’éditeur.



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : THE SECRET OF N.I.M.H



 

C'est de qui ? Goldsmith




 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 




 

Ca donne Quoi ? Après deux décennies à animer certains des plus gros longs métrages de chez Disney, Don Bluth claque la porte des studios avec son projet rejeté sous le bras ; au vu du résultat de Brisby et le secret de N.I.M.H, on se dit que le film n’a rien à envier à ses comparses estampillés Disney.

 

 

 

Pour la musique, le réal va embaucher rien moins que Jerry Goldsmith qui, malgré une filmo aussi riche que diversifiée, ne s’est jamais frotté au monde de l’animation (il y reviendra d’ailleurs, chez Disney, pour Mulan).

 

 

 

Le compositeur, friand de nouveaux défis, envisage Brisby comme un film live plutôt qu’un dessin animé même s’il est vrai qu’il sacrifie quelque peu aux codes du genre. Ainsi l’influence est plus à aller chercher du côté des grands de l'âge d’or hollywoodien, voire de leur prédécesseurs classiques avec notamment une richesse des textures et une maturité des thèmes qui feront école dans l’animation par la suite.

 

 

 

Si c’est une année chargée pour le compositeur (4 B.O dont Rambo 1 et Poltergeist) il n’en bâcle pas pour autant le travail et se fend d’une partition lyrique et variée qui est un modèle du genre.

 

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7 avril 2025 1 07 /04 /avril /2025 06:59

 

LA BD:




 

C'est quoi ? ROI DES FAUVES


 

C'est de qui ? Chauvel et Guinebaud


 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Delcourt


 

Déjà croisés sur le site? Ensemble et séparément.


 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Dans un monde médieval fantastique, trois amis, une jeune femme et deux jeunes hommes, sont arrêtés par les forces du Jarl après avoir agressé le fils de ce dernier et son serviteur qui les avait pris en flagrant délit de braconnage.

 

Si c’est la volonté de nourrir les habitants de leur village qui les avait poussé à transgresser la loi, nos héros n’en sont pas moins coupables mais plutôt que de les exécuter le jarl, sur le conseil de son fils laissé estropié, les condamne à devenir des berserkirs, croisement douloureux entre hommes et bêtes.


 

Abandonnés dans une forêt après avoir subi le rite de transformation, les trois amis vont tenter de lutter à la fois contre l’inexorable métamorphose qui les guette mais aussi contre les créatures qui les menacent.


 

On retrouve le duo gagnant de Robilar sur un tout autre projet avec l’adaptation du  roman jeunesse à succès de Aurélie Wellenstein. 

Si les ingrédients de l’intrigue sont plutôt classiques: injustice des puissants, pouvoir mystérieux, battle royale, … le métier de David Chauvel fait que la version BD se lit plutôt bien.


 

De son côté Sylvain Guinebaud fait étal de tout son talent pour rendre à la fois les décors de cet univers fantasy, l’expressivité exacerbée de ses protagonistes et l’originalité de son bestiaire savamment distillé.


 

La suite (et fin)du diptyque est prévue à l’automne.




 

 

LA MUSIQUE:




 

C'est quoi : LES EVADES DE LA PLANETE DES SINGES


 

C'est de qui ?  J. Goldsmith



 

La Couv':

 


 

Déjà entendu chez B.O BD


 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Sur le premier volet de la franchise des adaptations du roman de Pierre Boule, Jerry Goldsmith avait clairement marqué le monde de la B.O avec une partition aussi inventive qu’efficace où son sens de l’écriture n’avait d’égale que ses expérimentations inédites.

 

Après avoir fait l’impasse sur le second film –retenu par le tournage de Patton- le compositeur revient à la série sur ce troisième épisode, clairement en deçà niveau filmique mais sur lequel Goldsmith livre encore un matériau impeccable.

 

 

 

Reprenant une poignée de thématiques de sa B.O précédente, il rajoute une batterie de percussions variées et une section d’instruments jazzys à son cocktail. Le résultat est certes plus ancré dans son époque avec des pistes que n’auraient pas reniées un Lalo Schifrin par exemple et le mélange entre musique d’action et groove trippant fait des étincelles.

 

 

Ce sont ces passages un peu anachroniques que l’on zappera à la lecture de ce premier volet du Roi Fauve mais le reste est des plus efficace.

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19 juin 2024 3 19 /06 /juin /2024 08:37

 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? KAMASUTRA. DE CHAIR ET DE SANG




 

C'est de qui ? Mennon & Zuccheri




 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Daniel Maghen 



 

Déjà croisés sur le site? Oui pour la dessinatrice.




 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ?  Un peu comme dans les Mille et Une Nuit qui voyait le sultan Shahriar faire mettre à mort ses épouses de la veille, au 2° siècle après J.C Bhairavi, la Reine Écarlate, tue ses amants après une nuit de plaisir.

Jusqu’au jour où l’un de ses jeunes prisonniers attire son regard et qu’elle en fait sa nouvelle future victime.

 

Mais Basvaraj, c’est son nom, a la chance de faire la connaissance d’un vieillard, prisonnier lui aussi, qui n’est autre que l’auteur d’un traité sur le plaisir de l’amour: le Kamasutra.

 

Grâce à la science de son codétenu notre jeune héros va s’attirer les faveurs de l’insatiable reine et accomplir la vengeance de toutes les victimes de Bhairavi.

 


 

C’est la première incursion dans le paysage de la BD franco-belge pour le scénariste indien Sudeep Menon qui, malgré son sujet et son titre, évite l'écueil du voyeurisme gratuit en proposant une histoire originale à plus d’un titre surtout sous nos latitudes avec cette fable indienne sensuelle et pleine de rebondissements où le trait réaliste de l’artiste transalpine Laura Zucchheri magnifie aussi bien les corps voluptueux de ses protagonistes que les décors foisonnants des jungles et palais indiens.



 

Un album qui bénéficie en plus d’une belle édition comme d’habitude chez Daniel Maghen, mettant bien en valeur ses qualités graphiques (et pas que).



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :L’ILE DES ADIEUX



 

C'est de qui ? Goldmsith

 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 


 

Ca donne Quoi ?  Si ce score ne fait pas partie des plus connus de son auteur, loin s'en faut, il comporte néanmoins tout ce qui a fait la réussite des grandes partitions de Goldsmith.

 

Ce dernier avait déjà collaboré une poignée de fois avec le réalisateur de Islands in the stream, notamment pour le très bon Planet of the Apes, probablement l'un des dix meilleurs travaux de Goldsmith, et , à l'écoute de cette nouvelle coopération on peut clairement affirmer que les deux hommes étaient fait pour travailler ensemble.

 

Goldsmith ouvre le bal avec un thème principal joué aux cuivres, décliné à plusieurs reprises ensuite dans la B.O ; puis, entre underscoring et envolées dramatiques, panache sa musique avec des rythmiques enjouées, des cordes qui montent souvent dans les aigus et accélèrent la cadence avant d'être rejoint par le reste de l'orchestre.

 

Rarement le compositeur a marié avec autant de réussite les ambiances, insufflant dans un score dédié à l'aventure et aux grands sentiments, une vraie bouffée d'émotions diverses qui apporte une richesse et une originalité aux différentes mélodies.

 

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11 mai 2022 3 11 /05 /mai /2022 09:25

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi ? CROSSOVER

 

 

C'est de qui ? Cates & Shaw

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Urban

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Dans un univers semblable au notre, une sorte de portail est apparu au milieu de Denver d’où sont sortis tous les super héros et créatures maléfiques de la création.

 

Enfermés dans un dôme qui les coupe de la population humaine, ils passent leur temps à s’affronter.

 

Une jeune orpheline, employée dans une boutique de comics, accompagnée de son vieil ami et –ancien-patron, découvrent une fillette super héros qui est sortie du dôme. Avec l’aide d’autre encapés, ils vont tenter de la ramener et, accessoirement, de découvrir ce qui est arrivé aux parents de notre héroine.

 

 

Chassez le naturel… l’idée de départ est amusante, avec cette voix off qui brise le quatrième mur, mais rapidement entre clins d’œil à répétition et volonté de faire trop « méta », le récit retombe dans un scénario super-héroïque à grand spectacle, piochant de çi de là des idées et demandant, pour être pleinement apprécié, des références que seuls les fans hardcore de comics possèdent (Cates fait surtout référence à ses propres travaux, et un peu à ceux d’imminents collègues, avec quelques apparitions de personnages de seconde zone – Hit Girl, Savage Dragon,…- les super héros les plus connus n’étant probablement pas libres vous apercevrez un bras de spider-man par là, un masque de Batman par ici…)

 

Les graphismes sont à l’avenant, détaillés et dynamiques, avec quelques bonnes trouvailles (grâce au travail de la colo notamment).

Ils donnent bien corps à cette débauche pyrotechniques et convaincront les amateurs du genre.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :DAMANTION ALLEY

 

 

C'est de qui ? J. Goldsmith

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Plein de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Comme beaucoup de ses pairs de l’époque, Jerry Goldsmith a, dans les années 70, une activité créatrice à la hauteur de son talent.

 

Boulimique insatiable il lui arrive de dépasser les 10 B.O par an, la plupart du temps sans jamais sacrifier à la qualité. J’en veux pour preuve cette série Z fauchée dont les effets spéciaux semblent dater de la décennie précédente et au scénario ras les pâquerettes pour laquelle le compositeur explore plus avant encore les expérimentations sonores et rythmiques qui ont fait le succès -entre autre- de la Planète des Singes.

 

On retrouve ici son sens de l’action et de la musique de guerre, les motifs sont courts, percutants, l’ambiance est anxiogène au possible sur plus des deux tiers de la partition avec des cuivres et des cordes rivalisant d’originalité autant que d’ardeur.

 

Une pépite cachée qui  fait le plus grand bien à ce premier volet de Crossover.

 

 

 

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11 juillet 2021 7 11 /07 /juillet /2021 07:30
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  NAUTILIUS

 

 

C'est de qui ? M. Mariolle et G. Grabowski

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? L’Inde coloniale à la fin du XIX° siècle, impliqué à tort dans l’attaque terroriste d’un paquebot qui a couté la vie à nombre de passagers, Kimball O’Hara, agent des services secrets britanniques, va parcourir la moitié du globe avec une policière revancharde au train, à la recherche du capitaine Némo –prisonnier d’une forteresse imprenable- et de son légendaire Nautilus afin d’aller repêcher au fond des mers les preuves de son innocence.

 

Le pitch est ici volontairement évoqué dans une longue phrase interminable pour essayer de rendre le rythme effréné de ce récit d’aventure qui pioche à la fois dans le 20 000 Lieues sous les mers de Jules Verne et le Kim de Ruyard Kipling, deux auteurs majeurs du roman de genre.

 

Mariolle en tire un scénario qui fait –donc- la part belle à l’action et au suspense, un récit de traque dans des décors sauvages ponctué d’une séquence de prison bien tendue le tout emmené par un héros énigmatique et charismatique.

L’auteur remet avec métier au goût du jour l’ambiance des  œuvres fondatrices dont il s’inspire.

 

 

Aux dessins, pour son premier album, Grabowski rend une copie plus que satisfaisante, ses backgrounds sont riches et la dynamique de sa narration est manifeste.

 

L’influence de Montaigne- professeur du dessinateur- est bien présente mais sans pour autant être trop marquée, son style graphique est tout à fait adapté à ce genre de récits d’aventure qui va à 100 à l’heure.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE MUMMY

 

 

C'est de qui ? J. Goldsmith

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Souvent oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Malgré une expérience de travail  qu’il trouva particulièrement désagréable et sa piètre opinion sur le film fini, on peut faire confiance à Jerry Goldsmith pour donner toujours le meilleur de lui-même.

 

Dès le générique on retrouve quasiment toutes les thématiques que le compositeur va développer dans une partition fortement tournée vers l’action qu’il évoque à grand renforts de percussions et de cuivres qui partent fréquemment dans des scherzos endiablés.

 

Le tout est bien évidement teinté d’une atmosphère orientalisante bien rendue via l’utilisation inattendue d’un bouzuoki - instrument à cordes d’origine…grecque - que Goldsmith a déjà employé sur le score du 13° Guerrier.

 

Si dans l’ensemble La Momie est une suite quasi ininterrompue de morceaux de bravoure où les cordes ne sont vraiment à la fête que sur les –très- rares passages d’unerscoring, et du coup va bien avec ce premier tome du Nautilius, ça reste indubitablement l’un des 5 meilleurs efforts de son auteur dans une décennie qui en compta beaucoup.

 

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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