3 octobre 2025 5 03 /10 /octobre /2025 07:25




 

LA BD:

 


C'est quoi : GREEN WITCH VILLAGE

 


C'est de qui :  Trondheim & Biancarelli



 

La Couv':


 




 

Déjà croisés sur le site? Oui.



 

C’est édité chez qui?  Le Lombard



 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Quand Tabatha revient à elle après s’être évanouie elle ne reconnaît ni son appartement ni ses colocataires, et pour cause le New York de 1959 n’est pas “son” New York car Tabatha …vit normalement en 2025!

 

Faisant contre mauvaise fortune bon coeur notre héroïne voyageuse temporelle va néanmoins vivre cette nouvelle existence qui va se révéler bien vite hautement dangereuse entre espions russes et agents de la CIA, nazis revanchards qui prévoient de faire sauter la Grosse Pomme ou encore, last but not least, agents de cinéma lubriques mais surtout vindicatifs (et le mot est faible!).

 

Le nouveau Trondheim (qui rien que cette année sort au moins 4 albums) est un exercice de style, et ce n’est pas moi qui le dit mais lui et son dessinateur en postface de l’album. 

En effet ce généreux one-shot rend hommage, sur la forme, aux pages du dimanche des journaux américains des années 50, avec des scènes qui “tiennent” en une page (même si évidemment l'ensemble forme une histoire complète).

 

Pour l’histoire, c’est une comédie sans trop de prétention,  avec une petite touche de fantastique, qui permet à Trondheim de placer quelques bonnes piques à la société américaine de l’époque, dont certains travers ont, hélas, la dent dure (machisme, sexisme, corruption, j’en passe et des meilleurs) ainsi qu'une ou deux réflexions politiques comme il lui arrive assez souvent de le faire (nous en parlions dans la chronique du dernier -fort bon par allleurs- Lapinot, début septembre)



 

Franck Biancarelli, avec qui Lewis Trondheim avait déjà collaboré sur Karmela Krimm il y a quelques années, rend une copie plus que convaincante, avec un New York d’époque réaliste- mention spéciale au clin d'œil, très vrai d’ailleurs!, sur les reconstitutions au cinéma d’époques antérieures qui omettent les éléments plus anciens (par exemple un film des années 60 où on ne voit pas de véhicules des années 50 ou 40) -  et des protagonistes très expressif dont un personnage principal qui n‘est pas sans faire penser à Audrey Hepburn.

 

Le dessinateur a su garder le meilleur de ses maîtres à penser américains - Alex Toth en tête- tout en se forgeant un style très personnel. 



 

Si Green Witch Village ne se classera peut être pas parmi les meilleurs opus de son scénariste, il a sa place parmi ceux de son dessinateur!







 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LE RENARD S'ÉVADE À 3 HEURE



 

C'est de qui ? Burt Bacharach et Piero Piccioni




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.



 

On peut écouter ?

 

 


 

Ca donne Quoi ? L’acteur mythique De Sica a réalisé une poignée de longs métrages avec plus ou moins de réussite, cette parodie de films de gangsters doublée d’une critique acerbe sur le monde du cinéma de l’époque (on y retrouve d’ailleurs une poignée de stars jouant des caméos) fait plutôt partie des bonnes surprises même si elle a bien vieillie.

 

 

 

Procédé plutôt courant à l’époque, After the Fox, production internationale, a deux B.O distinctes. Pour la sortie du film en Italie (et dans le reste de l’Europe) c’est Pierro Piccioni qui écrit la musique du film alors que Burt Bacharach compose celle de la version destinée aux States.

 

 

 

C’est cette dernière que j’ai choisie pour accompagner What’s New Pussycat ? (qui, soi dit en passant, n’a aucun rapport avec le film de 1965 si ce n’est que ce sont tous deux des comédies romantiques) c’est pour l’atmosphère fun  et jazzy que Bacharach, qui a déjà derrière lui plus d’une décennie de tubes écrits pour des pointures de la chanson, a su insuffler dans ce qui est l’une de ses premières B.O pour le grand écran (après… What’s New Pussycat ? tiens donc !).

 

 

 

Arrangements impeccables que ne renierait pas un John Barry d’humeur mutine, private jokes classes et orchestre parfaitement exploité, on pense parfois à ce que Nino Rota a écrit pour Fellini ou au Morriconne des débuts (avant la période western spaghettis) ; du très bon donc pour cette sorcière spatio-temporelle.

 

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1 septembre 2025 1 01 /09 /septembre /2025 13:52




 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LES AVENTURES DE LAPINOT. LE CHAPEAU MAUDIT.

 


C'est de qui :  L. Trondheim



 

La Couv':


 




 

Déjà croisé sur le site? Oui, souvent.



 

C’est édité chez qui?  Dargaud



 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Quelle idée d’aller traîner dans des ruines pour observer une éclipse de lune?! Surtout qu’en plus de Lapinot et sa joyeuse bande de potes, d’autres gens ont eu la même.

Et si à des rôlistes déguisés et des motards rebelles, vous rajoutez un esprit ancien revanchard appelé Oiseau de Mauvaise augure, qui se manifeste au travers d’un chapeau faisant se réaliser les prédictions; vous imaginez que la nuit va être plus que mouvementée!



 

La sortie d’un nouveau Lapinot, ça ne rajeunit personne mais c’est souvent une bonne nouvelle. Après avoir fait mourir son héros aux grandes oreilles et l’avoir ressuscité dans des one shots se déroulant en marge de la série mère (sa parodie d’Asterix est une lecture que je ne saurais trop vous recommander d’ailleurs!), Lewis Trondheim  revient chez Dargaud pour cette aventure déjantée et fort drôle où les dialogues font souvent mouche et les péripéties pullulent.

 

Comme ça lui arrive souvent, même si c’est plus ou moins marqué, l’auteur place également au passage quelques messages sur le pouvoir, les fake news, la tolérance et le racisme, toujours malheureusement forts d’actualité.

 

La rentrée BD démarre fort!






 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : EDDINGTON



 

C'est de qui ? D. Pemberton & B. Krlic




 

La Couv':

 



 

Déjà entendus chez B.O BD? Oui, les 2.



 

On peut écouter ?

 


 

Ca donne Quoi ? Si le réal de Eddington et Bobby Krlic avaient fait une belle réussite commune sur Midsommar, pour Eddington, elle n’est, à mon avis, que du côté du compositeur touche à tout, épaulé ici par rien moins que Daniel Pemberton.



 

Le long métrage de Aster, malgré son casting de haut vol, est en effet long et emprunté, volontairement grotesque, arty à souhait, bref ce qui sur le papier faisait très envie se révèle une purge à regarder jusqu’au bout.



 

Heureusement la partition à 4 mains est bien plus intéressante, les compositeurs apportant chacun ses influences et sa personnalité: Krlic le côté anxiogène et métallique, Pemberton la variété des genres et des rythmiques.

 

On se retrouve avec une B.O hybride mais qui ne fait pas pour autant trop décousue et décalée juste ce qu’il faut pour le retour de Lapinot.


 

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31 octobre 2023 2 31 /10 /octobre /2023 08:44

 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? CHASSÉ CROISÉ AU VAL DORE



 

C'est de qui ? Trondheim & Garcia Sanchez



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Dupuis

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui pour le scénariste



 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ?Il s’en passe des choses au Val Doré! On peut en effet y croiser pêle mêle un président de la République qui se faisait une fausse idée de son job qui consiste en fait à tabasser des monstres qui envahissent notre planète, une jumelle piquée par un serpent qui va hanter sa famille sans succès, un petit garçon qui aurait préféré un chien plutôt qu’un chat mais qui va découvrir que les chiens finalement ça peut être féroce, même si, et on a gardé le meilleur pour la fin, le canidé en question s’emballe pour sauver sa maîtresse…la soeur du fantôme.

 

Ouf! Je crois que l’on vient de battre le record de longueur de phrase pour une chronique! Mais rassurez-vous, toutes ces histoires, si elles sont bel et bien interconnectées, se lisent en fait séparément dans 4 petits albums carrés rangés dans un joli étui.

 

 

Trondheim se charge des scénarios, alternant la comédie douce amère et le burlesque décalé et laisse le soin à Sergio Garcia Sanchez de mettre tout ceci en images, avec, pour chaque récit, une approche graphique différente.

 

L’ensemble est très agréable à lire, même si un brin inégal et forme un concept amusant qui plaira autant aux petits qu’aux grands.

 

 

Si on peut attaquer ça dans n’importe quel ordre, mon cadet et moi avons une nette préférence pour l’histoire du chien, très fine et fun, que nous vous conseillons de garder pour la fin du coup!







 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :THE SCIENCE OF SLEEP



 

C'est de qui ? Bernard



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non



 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Michel Gondry est clairement un cinéaste à part dans le paysage audiovisuel international. Si ses clips sont souvent des bijoux (ne serait-ce que certains de ceux qu'il a réalisés pour Bjork) sur ses longs métrages sa vision fonctionne à mon avis moins bien.

 

 

Néanmoins le décalage constant de ses réalisations appelle un accompagnement musical adéquat. Pour La Science des rêves Gondry fait appel à Jean Michel Bernard, instrumentiste compositeur a la carrière florissante dans le jazz comme dans le show-bizz, qui va lui écrire une partition chamarrée voire baroque où les instruments à cordes accompagnent le piano et la guitare en soliste passant d'un underscoring atmosphérique old school à un rock énervé, samplant des morceaux connus sur lesquels se superposent divers sons organiques et extraits sonores du film.

 

 

Un patchwork audacieux qui vaudra à son auteur quelques récompenses et une reconnaissance internationale et donnera une identité marquée au film, tout comme elle a apporté une couche supplémentaire d'originalité à ce Chassé Croisé 




 

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11 avril 2023 2 11 /04 /avril /2023 09:13

 

LA BD:





 

C'est quoi ? DONJON MONSTERS. UN HÉRITAGE TROMPEUR.



 

C'est de qui ? Gatignol, Sfar et Trondheim



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, tous.



 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ?Les albums Donjon Monsters s’intéressent à des personnages en particulier de l’univers de la série mère (enfin des autres séries toutes confondues devrait-on dire).

Ce mois d’avril en voit paraître deux simultanément dont celui ci qui met en avant Papsukal, un croisement entre un chat et un canard, accessoirement  fils d’Herbert et, un peu moins accessoirement possédé par l’esprit d’un sorcier qui veut contrôler son corps.

 

Notre malheureux héros va chercher l’aide d’une ancienne sorcière qui a fait vœu de ne plus poser un pied au sol et qui déteste Pilozzi (le sorcier).

Mais pour vaincre ce dernier elle n’hésite pas à s’attaquer au coeur même du problème: le corps de Papsukal.



 

Bon, penser que l’on peut lire -et apprécier à sa juste valeur- ce 17éme tome de la série Monsters sans être un aficionado/connaisseur du background du reste des séries de Sfar et Trondheim, est une erreur.

 

Si les péripéties qui tombent sur le coin du bec du personnage principal sont parfois fun, le scénario est alourdi par un récitatif trop présent (mais qui tente de pallier à l’éventuelle méconnaissance du “lore” citée plus haut) et l’on a un peu de mal à s’attacher à un anti-héros dont on ne sait finalement pas grand chose.

 

Reste (et ce n’est pas rien cela dit) que c’est un plaisir de retrouver Bertrand Gatignol après l’excellent tétralogie des Ogres Dieux, de voir que l’artiste a su se glisser dans le cahier des charges visuel de Donjon sans pour autant perdre ce qui fait le sel et l’originalité de son trait.

 

Il apporte à cet Héritage Trompeur une ambiance gothique fantasy solide qui aide à apprécier la lecture de l’album. 







 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :MASTERS OF THE UNIVERSE



 

C'est de qui ? B. Conti



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Pas sur.



 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Tout frais sorti de son rôle de grand méchant russe opposé à Rocky dans le 4° film de la saga, Dolph Lundgren écope du rôle de He-Man dans l’adaptation des Maîtres de l’Univers sur grand écran.

 

Film plutôt raté (en même temps tirer un scénario d’une ligne de jouets paraissait risqué sur le papier, mais déjà à l’époque rien n'arrêtait Hollywood!) le long métrage bénéficiera cependant d’une B.O signée Bill Conti qui lorgne honteusement vers celles de Conan de Poledouris, leur empruntant des orchestrations ambitieuses, un esprit aventureux et épique affirmé et des choix rythmiques et symphoniques virevoltants.

 

Peu de moment de répit dans la partition de Conti mais, au vu de la teneur du scénario du 17° donjon monsters force ce n’est pas très dérangeant bien au contraire.





 

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21 septembre 2022 3 21 /09 /septembre /2022 06:55

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? SUPERINO

 

 

C'est de qui ? Trondheim et Keramidas.

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, les deux.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Milliardaire le jour et super-héros la nuit (ou quand le monde a besoin de lui mais il trouve que c’est moins commode de se changer dans sa voiture, même si c’est une Rolls), Superino défend la ville de New Napoli contre les criminels de tout poils.

 

Un peu trop bien même du coup la prison de la ville est pleine à craquer et voilà que notre justicier est obligé de ramener chez lui sa dernière capture, une voleuse (masquée of course) de bijoux (et plus si affinités) qui va se révéler une alliée inattendue dans la lutte de notre super-héros contre un méchant d’un autre gabarit que les petites frappes habituelles.

 

 

Lewis Trondheim aime la BD. Je me souviens d’un des derniers festivals du 9° Art d’Aix En Provence où l’auteur, pas prévu au programme, était venu s’asseoir dans un coin faisant rapidement la joie des amateurs l’ayant reconnu (comprenez « chasseurs de dédicaces avides »).

 

Scénariste et dessinateur qui aime à changer de genre il revient ici au super-héros décalé – après Density- en compagnie de son compère Nicolas Keramidas avec qui il a déjà signé deux hommages forts funs aux Disney d’antan.

 

 

Déterrant  Superino, un personnage de fumetto des années d’après guerre, qui avait failli s’exporter en France avant que la Mafia fasse en sorte qu’il disparaisse de la circulation (si, si !), ils en font une sorte de Batman/Bruce Wayne déjanté flanqués de sa maman en guise d’Alfred et d’une pseudo-catwoman comme acolyte temporaire.

 

 

Bien entendu sous la plume et le crayon des deux compères le super-héros est gaffeur et un brin benêt et ses armes dignes d’un Inspecteur Gadget manquent parfois d’efficacité.

Rajoutez un peu d’humour pipi-caca et un dessin dans la lignée des Disney cités cu dessus, hommage aux comics d’antan que les couleurs de Brigitte Finkdaly rendent encore plus drôle.

 

 

Pour l’anecdote, l’album est tout d’abord paru en version petit format à détacher dans Spirou magazine où mon cadet l’a découvert et, ayant beaucoup aimé, m’a conseillé de tenter la lecture, conseil que j’ai bien fait de suivre !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE INCREDIBLES 2

 

 

C'est de qui ? M. Giacchino

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? On peut quasiment dire que le premier volet des Indestructibles a mis le pied à l’étrier à Giacchino coté grand écran, juste avant que son compère d’Alias, J.J Abrams, lui confie successivement les B.O des blockbusters Mission Impossible 3 et Star Trek, faisant du compositeur un des noms majeurs de l’industrie.

 

Plus d’une décennie plus tard et avec une flopée de grosses machines à son actif autant dans le film de super héros ( Docteur Strange, Spiderman) la SF (La Planète des Singes, Rogue One) que l’animation (Zootopie, Cars 2), Giacchino retrouve la famille Parr pour une suite fort attendue des Indestructibles.

Tout comme le film, comparativement au premier volet, la musique est d’emblée plus punchy avec des cuivres survoltées à mi-chemin des James Bons de John Barry et des génériques de séries TV des années 60.

 

 

Friand d’humour- jusque dans les titres des pistes- le compositeur glisse force clins d’œil et autres effets de styles amusants tout au long d’une partition virevoltante dont l’action est clairement le maître mot.

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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