18 octobre 2021 1 18 /10 /octobre /2021 09:50

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? RECKLESS

 

 

C'est de qui ? Brubaker & Phillips

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt comics

 

 

Déjà croisés sur le site? Très souvent.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Ethan Reckless est un « fixer », un mec à qui on fait appel quand on a un problème que les moyens légaux ne peuvent pas résoudre.

 

Mais avant ça, notre bonhomme a eu une autre vie, une où il était amoureux de la sœur du chef du groupuscule d’activistes pseudos pacifistes, qu’il avait infiltré pour le compte du FBI, qui ont finit par se faire sauter avec une de leurs bombes artisanales, emportant par la même une partie de la gueule d’Ethan et de ses souvenirs.

 

Alors quand son ex amour de jeunesse se repointe en lui demandant de l’aide dans une histoire louche de part d’argent d’un braquage qui a mal tourné Ethan sent bien que c’est un plan foireux, mais ça ne l’empêche pas d’y plonger tête la première.

 

Le nouveau cru du duo Brubaker /Phillips (décidément fort actif ces derniers temps)  ne déçoit pas, fidèle à son lot de has been, de destins brisés, de scènes chocs et autres retournements de situation, le tout sur fond de fracture sociale américaine bien exploitée.

 

Les amateurs de l’œuvre des auteurs ne seront pas perdus, Ethan Reckless s’inscrivant dans la droite lignée des anti-héros qui peuplent quasiment toutes leurs précédentes séries. On pense aussi évidemment au roman noir classique avec cette voix off constante et un peu aussi au film You were never really here dans lequel Joaquin Phoenix campait un personnage quelque peu similaire.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LUTHER

 

 

C'est de qui ? P. Englishby

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Possible

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Il y a plus d’une décennie, alors qu’il avait explosé dans la cultissime The Wire, celui qui ne sera probablement donc jamais James Bond illuminait de son talent Luther une série policière britiish plutôt réussie (dont j’ai découvert il y a peu que la chaine poubelle TF1 a d’ailleurs eu la figure de tenter un remake, risible s’il en est).

 

Coté atmosphère on est dans le glauque limite oppressant et la B.O alterne des morceaux d’artistes connus (Massive Attack, Marylin Manson) et un score composé par Paul Englishby, auteur de quelques galettes intéressantes dans son pays.

 

Voguant entre un suspense haletant où les cordes sont diablement malmenées et des plages plus mélancoliques portées par des voix éthérées et un piano solo, la partition d’Englishby fait la part belle aux ambiances, flirtant continuellement avec l’underscoring assez minimaliste.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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27 août 2021 5 27 /08 /août /2021 07:53

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  UN ETE CRUEL

 

 

C'est de qui ? Brubaker & Phillips

 

 

La Couv':

 

C’est édité chez qui ? Delcourt comics

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui très souvent.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? J’ai eu la « malchance » de découvrir Criminal, la série phare de Brubaker et Phillips, alors que je terminais une énième lecture des Sin City de Miller. Et à l’époque j’avais jugé que cette dernière était bien supérieure à Criminal et j’ai gardé ce préjugé pendant quelques années.

 

Force est de reconnaître que je me méprenais, les deux séries, si elles sont chacune à leurs manières ancrées dans une tradition du Noir Américain, ont leurs qualités (et leurs défauts) propres, partagent certes des points communs (la voix-off omniprésente, les loosers magnifiques, les femmes fatales…), mais restent deux oeuvres aussi différentes que magistrales.

 

Ce huitième tome de la série qui vient de paraître en VF (même s’il est présenté comme un hors-série, il s’agit bien, selon les propres dires de Brubaker en fin de bouquin, d’un tome de l’arc principal) revient sur la façon dont est mort Teeg Lawless, l’un des protagonistes principaux de l’histoire, et sur ce qui a forgé le caractère orageux de son rejeton et des potes de ce dernier. Le tout via le récit imbriqué de destinées qui s’entrechoquent sur fond de casse d’envergure.

 

Au scénar comme au dessin les habitués de Criminal ne seront pas déçus, l’univers de la série est toujours aussi poisseux et désespéré, avec son casting de has been attachants dans leur tragédie, croqués de façon viscérale par un Phillips toujours au top.

 

 

Petit bémol sur la colo du fiston, qui m’avait déjà fait tiquer sur le tout récent Pulp et qui, je trouve, est un peu excessive sur certaines cases ; mais rien qui gâche le plaisir de ce gros TPB que les amateurs ne reposeront pas avant de l’avoir terminé.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE BIG SLEEP

 

 

C'est de qui ? J. Fielding

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Après plus d’une décennie a avoir collaboré avec les grands noms du cinéma américain, et pu, sur les longs métrages de Peckimpah surtout, expérimenter dans divers domaines (adaptation de musique classique, sonorités folkloriques et autres free jazz avant-gardiste) Jerry Fielding est mandaté pour écrire la musique du remake du Grand Sommeil avec Mitchum en lieu et place de Bogart.

 

Si cette version de 78, n’est pas à la hauteur de son modèle (reconnaissons que l’intrigue du roman d’origine est assez brumeuse par moment) et que la transposition dans le Londres des 70’s n’amène rien à l’histoire, bien au contraire, la musique de Fielding est par contre une belle réussite du genre.

 

Bien plus sobre que sur pas mal de ses précédentes partitions, le compositeur écrit des thèmes à la croisée des styles d’un Lalo Schifrin et d’un John Barry, moins groovy cependant, avec une place importante réservée au suspense et à l’underscoring via des plages de piano, de cordes ou encore de vents qui opèrent quelques savantes montées en puissance quand l’intrigue le demande, appuyés par des rythmiques savantes.

 

Classique dans l’esprit, le score de The Big Sleep sait évoquer beaucoup sans trop en faire et son atmosphère pleine de tension est très raccord avec ce nouveau Criminal.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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23 juin 2021 3 23 /06 /juin /2021 08:36
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  PULP

 

 

C'est de qui ? Brubaker & Phillips

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Déjà croisés sur le site? Fort souvent.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Max Winter, ancien hors la loi de l’Ouest américain, écrit des récits de cow-boys  pour un magazine cheap, mais le public – selon son éditeur-  se lasse du genre et sa paye baisse à vue d’œil.

 

Soucieux d’assurer à sa compagne un avenir à peu près décent Max va renouer avec son passé et repasser du mauvais côté de la loi ; mais à l’âge de la retraite, avec un palpitant qui vous joue des tours, l’affaire se révèle vite plus que risquée, surtout quand on s’associe avec les mauvaises personnes !

 

 

Le duo mythique qui a détrôné Frank Miller et son Sin City du must have du noir en comics (faute surtout à l’arrêt de la dite série cela étant) revient en proposant le portrait d’un outlaw vieillissant à deux périodes de son existence et qui rempile plus ou moins à contre cœur dans une société qui a évoluée sans lui.

 

 

Le personnage principal est –comme souvent avec Brubaker- bien écrit, sorte de perdant magnifique à mi-chemin entre le cow boy joué par Kirk Douglas dans Seuls sont les indomptés et la ribambelle de retraités durs à cuire qu’Eastwood s’évertue à camper depuis trois décennies.

 

L’intrigue tient le lecteur en haleine et le trait de Phillips, qui se bonifie avec l’âge, est toujours aussi bien adapté au genre (même si je dois avouer que le choix de colo pour les scènes de flashback m’a paru parfois un peu trop informatisé).

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE BIG BANG

 

 

C'est de qui ? Johnny Marr

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Après une carrière dans la pop avec les légendaires Smiths, aux cotés de Morrissey, Johnny Marr, guitariste dont le style a influencé toute une génération de gratteux britanniques, se frotte à la B.O de films entre deux collaborations prestigieuses.

 

The Big Bang est en fait le seul long dont il est vraiment écrit toute la musique ; polar décalé de série B plutôt décrié à sa sortie malgré quelques atouts manifestes (gageons que c’est le jeu des comparaisons avec d’autres longs du même acabit qui l’a plombé), le film se veut une sort d’hommage aux films de détectives de l’age d’or avec une énorme dose d’auto dérision et d’éléments perturbateurs.

 

Le trop étant l’ennemi du bien, le métrage s’en ressent et passe à côté du film culte ; mais penchons-nous plutôt sur son score.

 

Marr privilégie les ambiances groovys sombres en mélangeant les techniques : instrumentation classique, nappes de claviers, arrangements post prod… dans un esprit néo noir qui n’est pas sans faire penser à la B.O du Sin City (encore !?) de Rodriguez (co écrite par le réal, Graeme Revell et, surtout, John Debney).

 

On est donc dans l’atmosphérique mystérieux, avec quelques envolées plus mélodiques où des instruments rock s’invitent à la fête avec une certaine réussite.

L’ensemble a, reconnaissons-le sans peine, mal vieilli, mais fait toujours son petit effet, surtout quand il est écouté en lisant un nouveau Brubaker/Phillips !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab


 

 

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 09:58
 
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? JOKER L’HOMME QUI RIT

 

 

C'est de qui ? Brubaker, Rucka, Larke, Mahnke.

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Urban comics

 

 

Déjà croisés sur le site? Certains oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Un désaxé grimé en clown aux cheveux verts, au visage couvert de  blanc et au complet mauve s’en prend aux riches de Gotham City en les empoisonnant. Contre ce nouvel adversaire aussi retors que psychopathe, le capitaine Gordon, peu apprécié de sa hiérarchie, et Batman, le justicier nocturne, vont devoir associer leurs efforts.

 

Alors que l’emblématique méchant de chez DC comics est sous les projecteurs, avec la sortie imminente du long métrage avec Joaquin Phoenix dans le rôle-titre, Urban Comics propose une sélection de titres phares de sa mythologie.

 

Au scénario de L’Homme qui Rit (qui, hormis le faciès du Joker n’a aucun rapport avec l’œuvre de Victor Hugo), Ed Brubaker, grand spécialiste du Noir s’il en est, propose une nouvelle « origine » à l’éternel ennemi du Dark Knight sous la forme d’un polar qui tire les ficelles des classiques du genre, voix off omniprésente en tête.

 

Le récit est sombre à souhait et présente une alternative intéressante même si loin des canons du genre. Coté graphismes on sent encore une certaine influence des années 90, au niveau des couleurs notamment, sans pour autant que cela soit dérangeant

 

Urban Comics a eu la bonne idée d’ajouter un long arc de l’excellente série Gotham Central à la suite de l’Homme qui Rit, scénarisée également par Brubaker avec son collègue Greg Rucka en coscénariste. Gotham Central (dont l’intégralité est également publiée par Urban) est un petit bijou dans la catégorie mariage de genres que je ne peux que vous conseiller de découvrir si ce n’est pas déjà fait,  c’est un peu comme lire un mélange entre du comics de super héros adulte et The Wire.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : GOTHAM SEASON 5

 

 

C'est de qui ?

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Après 5 saisons en dent de scie mais avec de forts bons moments (même si souvent complètement hors chronologie/canon) la série TV Gotham, qui s’est achevée il y a peu, a tenu ses promesses.

 

S’intéressant aux débuts de Gordon au sein du GCPD et à la jeunesse de Bruce Wayne, les scénarios ont mis l’accent sur le côté « série policière avec des super héros dedans », c’est également l’angle qu’a choisi David Russo, responsable du score sur l’ensemble de la série.

 

Après un thème principal aux accents héroïques marqués, plus ou moins réutilisé de ci de là dans cette ultime saison, il met l’emphase à la foi sur les ambiances tragiques et sur le futur de l’histoire (l’avènement du Batman).

 

Les cuivres sont évidemment le corps d’instrument le plus présent, qu’ils soient en sourdine pour  créer une atmosphère menaçante ou survoltés pour un effet plus épique.

 

Une B.O au final plus nuancée et intéressante que beaucoup de ses grandes sœurs du grand écran et qui va aussi bien sur l’Homme Qui Rit que sur Gotham Central.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 08:01

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  MES HEROS ONT TOUJOURS ETE DES JUNKIES

 

 

C'est de qui ? Brubaker & Phillips

 

 

La Couv':

 

Les modèles qu'on se choisit  /  Mes héros ont toujours été des junkies  Vs.  Men with Sticks

 

 

Déjà lus sur B.O BD ? Plein de fois.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt Comics

 

 

Une planche:

 

Les modèles qu'on se choisit  /  Mes héros ont toujours été des junkies  Vs.  Men with Sticks

 

Ca donne Quoi ? Les deux compères, après des séries diverses et variées, le plus souvent très réussies quel que soit le genre abordé, reviennent à leurs premiers amours avec cette récréation sur leur œuvre phare : Criminal.

 

On y suit une jeune femme accro à la came...et aux camés. Romantique au passé et aux intentions pas nettes, elle va dévergonder un des pensionnaires de son centre de désintox et nos deux tourtereaux junkies vont partir en cavale dans une virée rythmée par la drogue, l'alcool, le sexe et les squats dans des maisons vides.

 

Outre quelques stars citées de ci de là (les « junkies » du titre) ce récit court m'a beaucoup fait penser au très sympathique Drugstore Cowboy de Gus van Sant, avec qui il partage pas mal de points communs.

 

Coté graphisme la nouveauté vient du changement de coloriste habituel, le nouveau ayant opté pour une approche beaucoup moins sombre qu'à l'accoutumée qui rajoute à l'ambiance déjantée/défoncée du titre.

 

En espérant que ce soit annonciateur d'un futur chapitre de la série.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :MEN WITH STICKS

 

 

C'est de qui ? J. Lurie

 

 

La Couv':

 

Les modèles qu'on se choisit  /  Mes héros ont toujours été des junkies  Vs.  Men with Sticks

 

Déjà entendu chez B.O BD? Je dirais que oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? La bande son du film cité plus haut, signée Goldenthal, fait très free jazz mais est un peu trop joyeuse pour vraiment aller avec cet intermède de Criminal, du coup, restant dans ce -vaste- genre, j'ai fait le tour des quelques artistes que j'apprécie et dont j'arrive à écouter les œuvres sans changer trop vite.

 

Ayant fait pas mal de fois appel aux disques de John Zorn, c'est vers un autre John que je me suis tourné, le saxophoniste compositeur cher à Jim Jarmusch (puisque les plus cinéphiles de mes lecteurs l'auront vu dans Stranger than paradise ou encore l'excellent Down by Law) ,

 

Si on a l'habitude de l'entendre avec son groupe les Lounge Lizzard, ici c'est en solo qu'on le retrouve, mais pas vraiment en fait puisqu'il a accouché d'un album concept accompagné de deux batteurs percussionnistes.

 

Si, à l'instar d'un Zorn ou d'un Steve Coleman, Lurie est un improvisateur aux bases de jazz intéressantes, force est de reconnaître qu'ici le concept est un peu trop étiré pour emporter l'adhésion et à l'écoute seul ce Men With Sticks est vite redondant.

 

Néanmoins, notre comics du jour étant relativement court, ces errances de saxo sur des parties rythmiques aussi hypnotiques qu’entêtantes lui font une bande son aussi originale que décalée.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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