14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 09:32
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  NOVEMBER

 

 

C'est de qui ? Fraction & Charretier

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, Charretier comme Fraction.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans ce premier tome –sur 3- de November, nous suivons 3 héroïnes à commencer par Dee, boiteuse borderline qui se voit proposer par un étrange inconnu un job aussi inhabituel que bien payé. Chaque jour elle est censée communiquer un code caché dans le journal via un micro sur son toit, et pour ce faire elle touche des milliers de dollars…jusqu’au jour où le journal du matin ne contient aucun code et que les conséquences se révèlent catastrophiques. Du genre attentat massif !

C’est à ce moment qu’à un autre endroit de la ville une jeune femme découvre un flingue dans une flaque et a la mauvaise idée d’appeler la police et de voir arriver un flic pourri et ses acolytes.

La troisième protagoniste et l’agent qui a pris l’appel et qui, dans le chaos provoqué par les explosions sus-citées, réalise que l’un de ses collègues (le flic également sus-cité) n’est pas net…genre du tout !

 

Voilà, c’est grosso-modo le pitch de ce thriller aux intrigues imbriquées signée par le vétéran Matt Fraction qui tire des ficelles connues mais les entremêle assez pour rendre son scénario accrocheur.

 

L’originalité de cette trilogie réside à mon goût surtout dans le style graphique d’Elsa Charretier, digne héritière des génies que sont Darwyn Cooke et Tim Sale et qui, loin des Star Wars où l’on a pu a croiser chez nous, livre une copie quasi sans fautes avec ce trait cartoony décalé prenant.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE CONVERSATION

 

 

C'est de qui ? D. Shire

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Je dirais que oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si Coppola offre à David Shire son premier film important les mauvaises langues diront que c’est parce qu’ils étaient beaux-frères à l’époque.

Il semblerait cela dit que c’est un peu été un cadeau empoisonné et le compositeur a du rapidement déchanter devant les exigences du réalisateur.

 

En effet la B.O de The Conversation est d’un dépouillement assez marqué, quasiment jouée au piano solo tout du long, avec des motifs à peu de notes, le tout pour ne pas parasiter un film qui fonctionne beaucoup sur le son.

 

Une poignée de pistes se détache néanmoins du lot, celles axées sur le suspense où Shire malmène son instrument en jouant sur l’intensité du jeu, sur les assonances et autres notes tendues que n’aurait as reniées un Penderecki.

 

Les deux hommes ne retravailleront ensemble qu’une seule fois, pour le score d’Apocalypse Now que Coppola décidera au final de ne pas utiliser.

Celui de The Conversation apporte une touche légèrement décalée à ce premier volet de November, entre mystère, tension et ambiance jazzy noire.

 

 

 

 

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12 août 2020 3 12 /08 /août /2020 13:48
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  FAR SOUTH

 

 

C'est de qui ? Santullo & Fernandez

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site?Oui pour le scénariste, et oui aussi pour le dessinateur.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? C’est dans le  troquet crasseux de Montoya, dans un coin perdu d’Amérique du Sud, que se croisent tout ce que le coin comptent de malfrats, d’arnaqueurs, de bandits, de briseurs de grèves et autres syndicalistes véreux, de femme fatale et de tueur légendaire.

Tout ce petit monde valse, déblatère, tue et baise dans un tango morbide.

 

Avec cette anthologie aussi noire que jubilatoire le duo d’artistes sud-américain s’inscrit dans la droite lignée de ses illustres prédécesseurs – voire compatriotes- dans l’esprit comme dans l’identité graphique.

En effet, le ton de ces histoires courtes au vitriol n’est pas sans faire penser à la verve d(un Trillo ou d’un Abuli tandis que l’ombre de Carlos Trillo (dont le dessinateur a été l'élève) plane sur le travail graphique de Fernandez, que ce soit dans la façon de jouer sur les ombres, de cadrer une scène cinématographique en diable, ou de croquer une trogne d’un second couteau. A noter le très bon travail sur le traitement de la trichromie avec des teintes différentes selon les histoires.

 

 

Comme influences, vous l’avouerez, on a fait pire, et si celles ci sont peut être un peu trop présentes elles font néanmoins de ce Far South le meilleur album à ce jour de la collection GrindHouse de chez Glénat.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : PEAKY BLINDERS SEASON 4

 

 

C'est de qui ? A. Genn & M. Slattery

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? non

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? L’excellente série Peaky Blinders qui pourrait par certains aspects être considérée comme une sorte de Parrain version TV, s’est démarquée du lot, entre autre, par un choix d’illustration musicale percutant.

 

En effet le showrunner en optant pour l’utilisation de morceaux rock de ces dernières décennies pour aller avec une intrigue se déroulant dans l’Angleterre des années 20 a pris le public de court mais il faut reconnaître qu’entendre la crème de l’indé GB, Nick Cave et PJ Harvey en tête sur les exactions du gang de Cilian Murphy est d’une rare délectation.

 

Néanmoins toute création audiovisuelle a aussi besoin d’accompagnement musical plus classique (Tarantino si tu nous lis !) et le duo Genn (qui n’est pas le premier venu ayant collaboré avec Pulp, Elastica ou encore Joe Strummer) et Slattery, déjà responsable de B.O pour Black Mirror, a composé une soixantaine de pistes (bon certaines sont il est vrai fort courtes) pour la quatrième saison de Peaky Blinders (chaque saison a un compositeur différent avec néanmoins une sorte de fil conducteur)

L’esprit rock et rugueux est donc de mise même si il est ici rendu par une instrumentation plus traditionnelle en plus des guitares, batterie et basses, ce qui n’en rend l’impact que plus grand.

La musique prend une dimension plus illustrative et dramatique tout en gardant une originalité et une noirceur manifeste qui donne à Far South une atmosphère un peu plus actuelle que ses influences marquées ne lui confèrent au départ.

 

 

 

 

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26 juillet 2020 7 26 /07 /juillet /2020 09:19

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  THE SPIRIT

 

 

C'est de qui ? W. Eisner

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lu chez B.O BD? Oui

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Après sa pseudo mort, Denny Colt revient dans le monde des vivants et décide de faire régner la justice sous l'identité du Spirit. Affublé d'un masque assorti à un costard bleu, notre héros invincible (ou presque) va prêter mais forte au commissaire Dolan pour traquer le crime sous toutes ses formes.

Au premier abord on serait en droit de se demander ce qui fait dire à autant d’auteurs que aficionados de BD que le Spirit de Will Eisner est un modèle du genre, un incontournable du comics et du medium en général.

Et si certains puristes et autres spécialistes affirmeront que la quintessence d’Eisner sont ses « romans graphiques » à succès, du Contrat avec Dieu en passant par sa Trilogie New Yorkaise ou son Dernier Jour au Vietnam, à la lecture des aventures de son héros masqué (qu’il ne faut cependant pas enfermer dans la catégorie super héros) on réalise vite aussi bien la maestria de l’auteur, sur le fond comme la forme.

 

Commençons par celle-ci. Si les premières années du Spirit montrent un Eisner qui se cherche encore un peu, dans la lignée des héros et autres hard boiled des années 30, avec même des répliques et autres scènes à la limite du racisme (à remettre dans son contexte donc), l’immédiate après-guerre propose des récits plus travaillés, aux trouvailles graphiques innovantes souvent enthousiasmantes, à commencer par les typo et placement des titres qui rivalisent d’inventivité. La narration n’est pas en reste, que ce soit dans les cadrages, les enchainements de cases où les séquences graphiques atypiques.

 

Pour le genre, on oscille entre le Noir classique et le récit pince sans rire aux limites du fantastique dans l’esprit des histoires courtes de Roald Dahl (pas celles pour enfants, vous l’auriez compris).

 

 

Ce « Best of » a la particularité, en une centaine de pages, de couvrir un large pan de la série, ne serait-ce que chronologique. On y retrouve le casting au grand complet, le caractériel Commissaire Dolan, les vénéneuses P’Gell, Sand Saref et Silk Satin, le dangereux Octopus…

Sous couvert d’un humour assez noir et d’intrigues souvent light Eisner place toujours une petite réflexion morale sur divers sujets (enfin sauf peut-être dans les tout premiers récits, et encore) et, même si sceptique au départ (comme votre serviteur) on se laisse subrepticement gagner par le talent de l’auteur et on enchaine les nouvelles avec un réel plaisir de lecteur.

 

Alors c’est vrai, ça a un peu vieilli, ça peut sembler suranné à la lecture mais passer à coté du Spirit serait une erreur dans une culture bédéphilique qui se respecte ! (et après vous pourrez toujours enchaîner sur les œuvres plus honorables d’Eisner pour vous la raconter dans les festivals BD !)

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE TWO JAKES

 

 

C'est de qui ? Van Dyke Parks

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? S’il est surtout connu dans le domaine du pop/rock américain des années 60 à…2000, ayant collaboré avec des artistes aussi prestigieux que les Beach Boys, Zappa ou encore U2, il serait dommage de ne pas s’arrêter un instant sur la discographie cinéma de Van Dyke Parks.

 

C’est d’ailleurs ce qui a du parler à Jack Nicholson quand il parvient enfin –après pas mal d’années en stand-by – à mettre en chantier cette suite de Chinatown. Il a eu du nez (les connaisseurs du film d’origine apprécieront la blague) puisque la B.O de The Two Jakes est la seule chose qui puisse éventuellement rivaliser avec le film d’origine. En effet cette suite peine à convaincre dans quasiment tous les domaines et sera un échec au box office, condamnant par la même un troisième épisode écrit qui ne verra jamais le jour.

 

Mais revenons à la musique. Parks n’essaie pas de singer les compositions de Goldsmith, et c’est tout à son honneur tant l’exercice se serait révélé casse-gueule. Il opte plutôt pour des mélodies riches et variées, qui oscillent entre le jazz big band classe et des thèmes plus modestes mais à l’orchestration originale avec même la présence d’instruments inattendus qui apportent une belle touche d’originalité à une partition soignée qui fait la part belle au Noir d’antan et aux arrangements plus modernes.

 

Un score somme toute solide qui, à quelques exceptions près coté anachronisme, est assez racé et mélodieux pour faire une bande son de choix à ce best of du Spirit.

 

 

 

 

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 12:28

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  JUSTICE LEAGUE/BLACK HAMMER

 

 

C'est de qui ? Lemire & Walsh

 

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Urban

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si j’ai lu une poignée de leurs grands classiques et ai assez de culture super héroïque pour connaître une grande partie du casting, je ne lis que fort peu de DC, essentiellement des one-shot et quasi rien de ce qui concerne la Justice League et ses membres (si ce n’est batounet de temps à autre et j’en ressors souvent déçu). Ce n’est donc que le nom de Lemire et de sa série à succès du moment qui m’a amené à lire ce crossover entre la Ligue et les protagonistes de Black Hammer.

 

Partant d’un postulat un brin capillotracté où un mystérieux personnage intervertit les héros dans le monde de l’équipe d’en face, Lemire – qui a aussi écrit pour DC sur de la grosse franchise- propose des idées sympas mais qui manquent un peu de développement pour vraiment convaincre.

 

Gail qui ne veut plus retourner à la ferme car elle a pu enfin se libérer de son corps de fillette, Clarke qui apprécie le calme d’une vie rurale, Bruce lui, cherche par tous les moyens à retourner sur Terre 2, les super héros restants de la Ligue questionnent l’équipe de Black Hammer dans des échanges souvent drôles… le tout entrecoupé d’une poignée de bastons avec des insectes géants d’un coté et les troupes de Starro de l’autre…

 

Bref heureusement que Lemire a un savoir-faire manifeste coté écriture et psychologie des personnages et que Michael Walsh a un coup de crayon original qui respecte le canon de la série mère (Black Hammer) tout en proposant des choses très convaincantes dans son interprétation des lieux et des héros parce que sous de prometteuses auspices cette minisérie se révèle un peu anecdotique et n’est pas à la hauteur de celle dont elle ne reste qu’un spin-off récréatif.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : SOLO : A STAR WARS STORY

 

 

C'est de qui ? J. Powell

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Je dois vous avouer d’emblée que j’ai décroché des Star Wars depuis l’épisode 2, je ne suis donc pas à même de juger quoique ce soit coté continuité, fidélité et autre scénarios des diverses suites et spin-offs sortis depuis (5 au bas mot dirais-je ?)

Néanmoins j’ai suivi de loin les diverses B.O pondues pour les épisodes réalisés ces dernières années et si ça ronronne pas mal de ce coté-là, celui de Solo –film consacré au personnage du même nom- se démarque un peu du lot. On peut remercier John Powell pour le coup, qui, trop heureux de collaborer avec Williams, régale son auditoire.

 

Les deux thèmes principaux sont écrits par Williams, clairement dans une certaine tradition, mais les variations et adaptations que leur impose Powell leur donne une fraicheur et un impact appuyés. On retrouve dans Solo ce qui a fait la réussite des grandes œuvres de Powell, de X-men à Dragons : de l’action énergique mais pas bourrine, avec des cuivres utilisés sans le coté fanfare de William, des parties de percussions inhabituelles et autrement plus présente que sur le reste de la franchise et des cordes variées, des violons aux violoncelles, dans des tessitures intéressantes.

Si, à de très rares moments, on pourra tiquer sur des thèmes un peu trop guillerets pour le mash-up Justice League/Black Hammer, cette B.O dans son ensemble a tous les atouts pour aller avec ce one-shot super héroïque.

 

 

 

 

 

 

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17 juillet 2020 5 17 /07 /juillet /2020 12:41

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  BETES DE SOMME. SURVEILLANCE DE QUARTIER.

 

 

C'est de qui ? Dorkin, Thompson , Mignola, Dewey & Dyer

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt Comics

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui au moins pour Mignola.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? C’est au travers du « crossover » entre Hellboy et l’équipe canine (et féline !) de Sommers Hill que j’ai découvert Beast Of Burden il y a maintenant une décennie. Tout de suite l’atmosphère si particulière du titre m’a branché, mélange intelligent de récit fantastique assez classique mais avec des animaux du quotidien comme héros.

Aujourd’hui ce mini récit ouvre le second tome de la version française de Bêtes de Somme où l’on retrouve notre société secrète animale aux prises avec des moutons zombies, une sorcière revancharde réincarnée, des golems ou encore des rats gigantesques.

Qu’ils fassent équipe avec Hellboy, une famille de chasseurs de monstres ou qu’ils soient seuls, nos chiens et chats aussi disparates que complémentaires parviennent toujours à sortir les pates du pétrin tout en protégeant leur quartier des menaces occultes (et avec humour !) 

 

Si les histoires courtes – comme c’est le cas à mon avis sur pas mal de séries comics, Hellboy ou The Goon en tête- sont parfois anecdotiques à cause justement de leur brièveté, dès qu’une certaine continuité entre en jeu les scénarios s’épaississent pour le meilleur. C’est d’ailleurs assez flagrant sur les récits plus longs en seconde partie de recueil.

 

Le style graphique de Jill Thompson est fantastique, ave ce côté illustration pour livres d’enfant d’antan, tout à l’aquarelle (après crayonné), avec des décors aussi somptueux que ce que ses protagonistes animaliers sont justes coté expressions tout en restant réalistes.

 

On appréciera la présence d’une paire de guest stars, Mignola en tête, dont les participations se fondent parfaitement dans l’univers imaginé par Thomson et Dorkin.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :CRYSTAL LAKE MEMORIES

 

 

C'est de qui ? H. Manfredini

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une paire de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? S’il y a bien une série de films qui a marqué le genre horreur c’est la saga des Vendredi 13. Pour ceux à qui ça ne parle pas il s’agit au départ des exactions d’un homme affublé d’un masque de hockeyeur dans un camp de vacances au milieu des bois. Ah et l’homme en question est un tueur en série. Ah oui, aussi : il est mort noyé étant enfant et revient hanter les inconscient qui s’aventurent sur le lieu du drame.

 

Tout ceci décliné jusqu’à déraison sur une douzaine de films où Jason (c’est son petit nom !) croisera entre autre le Freddy des Griffes de la Nuit (autre franchise culte du genre), ira faire un tour à New York et même…dans l’espace !

Harry Manfredini, si abonné à mettre en musique des sagas d’épouvante allant de la série B à Z (sans passer par le reste de l’alphabet), et responsable de la quasi-totalité des scores des Vendredi 13 (quand il n’était pas disponible la plupart du temps la prod s’est contenté d’utiliser ses précédents travaux en le collant au petit bonheur), n’est pourtant pas un tâcheron loin s’en faut.

 

Inspiré par des figures de roue du classique, de Stravinski à Penderecki, le bonhomme sait mettre à profit ses influences et son écriture s’en ressent. S’il sacrifie aux codes du genre c’est pour mieux les dévoyer avec des scores qui oscillent entre grands moments de frayeur à base de cordes virulentes et passages plus sournois où les instruments se font menaçants.

 

C’est cet esprit, à grande échelle et panaché de passages plus mélodique, que l’on retrouve dans la bande son de Crystal Lake Memories, second documentaire sur le phénomène Friday The 13th, qui décortique aussi bien les longs métrages que les produits dérivés, du comics à la série TV.

Manfredini y reprend quelques thèmes des films mais produit aussi des musiques plus illustratives, bande son de fond des passages d’interviews ou de montage scénarisés. Un vivier de pistes aux ambiances diverses dans lequel l’auditeur n’aura que l’embarras du choix pour écouter avec ce second volume de Bêtes de Somme.

 

 

 

 

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