11 avril 2022 1 11 /04 /avril /2022 17:50

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? FRNCK 8. L’EXODE.

 

 

C'est de qui ? Bocquet et Cossu.

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis.

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble et séparément.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Encore un chapitre d’aller-retours dans le temps avec ce nouvel épisode puisque l’on retrouve  Anoukis dans les années 70, qui sauve de la faillite un duo d’informaticien marginaux à qui elle va confier le smartphone de Frnck, leur permettant par là même de révolutionner (enfin pas tout de suite non plus !) la science.

 

Quand, une paire de décennies plus tard, ils arrivent à leur fins, Anoukis part rejoindre Fransisco dans la préhistoire et à nouveau chamboule la réalité en ouvrant les yeux à certains de nos héros sur les évènements et leur passé.

 

 

Ce huitième tome de Frnck se sera fait attendre mais les retrouvailles ne sont que plus réjouissantes tant, une fois encore, la série confirme qu’elle se positionne comme un déjà-classique à la fois dans la BD jeunesse-ado, d’humour, d’aventure voire même de SF, tant son concept de voyages spatio-temporels est maitrisé, ses répliques et situations souvent désopilantes, son casting impeccable et son rythme détonnant.

 

 

Ajoutez à cela le trait cartoony hybride semi réaliste de Cossu qui se bonifie avec le temps, avec un super travail sur les couleurs de Guillo et vous obtenez un sans fautes.

 

Le haut du panier de la BD franco-belge si vous voulez mon avis d’amateur éclairé.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LA DESSE DE FEU.

 

 

C'est de qui ? James Bernard

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Une décennie avant cette énième adaptation du roman de HR Haggard James Bernard faisait des débuts remarqués à la Hammer avec le score de Quatermass où, malgré un orchestre réduit, il innovait déjà des parties de cordes surprenantes (qui ne seront pas sans influencer, quelques années après, Bernard Herrmann chez Hitchcock) et devenait par la même l’un des compositeurs attitrés du studio et une future référence de la B.O de film fantastique.

 

 

Après avoir laissé son empreinte sur les franchises Dracula et Frankenstein, en 65, il compose donc la musique de She, la plus grosse production de la Hammer, avec Ursula Andres en bikini de peau de bête dans une préhistoire fantasmée.

 

Il y prouve qu’il peut tout à fait produire une musique riche en aventure et en romance, aux accents orientaux marqués mais loin d’être téléphonés et d’une variété indéniable.

On appréciera son utilisation des instruments à vent, corps qu’l a peu eu l’occasion d’exploiter pour le grand écran, mais aussi – budget aidant- d’instruments auquel il n’a jamais fait appel, comme la harpe par exemple.

 

Parfois un peu décalé avec les scènes dans les années 70, le score de She est par contre surrané et décalé juste ce qu’il faut avec ce nouvel épisode de Frnck.

 

 

 

 

 

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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 10:45

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? GOLDORAK

 

 

C'est de qui ? Dorison, Bajram, Cossu Sentenac, Guillo.

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisés sur le site? Tous je dirais.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Partons du postulat que vous ne connaissez pas le dessin animé des années 70/80, ce qui est tout à fait plausible si vous êtes de la génération après la mienne, et j’ose espérer que, dans le lectorat de B.O BD il n’y  pas que des quadras/quinquas !

 

 

Goldorak raconte donc la destinée d’Actarus, un prince extraterrestre (mais qui a tout les attributs d’un être humain, en tout cas de l’extérieur) qui atterrit sur Terre à bord de Goldorak son robot géant, après la destruction de sa planète par des envahisseurs venus de Véga ...qui eux par contre ont de sales tronches reptiliennes (ce sont les méchants après tout).

 

Il va être accueilli par un scientifique qui en fait son fils, se faire des amis, retrouver sa petite sœur et botter le train aux forces du grand Stratéguerre et de Minos, les dirigeants des forces de Véga ayant jeté leur dévolu sur la Terre.

 

Tout ça en 74 épisodes de 20 minutes chacun dont votre serviteur a du voir une bonne partie et possédait nombre de jouets dérivés.

Si je n’ai pas un souvenir précis de l’histoire en entier (j’avais 6/7 ans à l’époque il faut dire) je me souviens en tout cas avoir été impressionné par les bad guys, que ce soit les golgoths ou les soldats de Véga et leurs masque façon KKK funky.

 

Aujourd’hui, un quintet d’auteurs franco belges parmi ce que le medium compte de pointures, sort, après 5 années de gestation forcenée, la suite des aventures de l’icône qui lança, chez nous du moins, la mode des mangas et des mechas.

 

L’action se passe 10 ans après la fin de la série TV, Actarus a été capturé par l’armée qui veut le faire avouer où il a caché son robot géant et ce afin de contrer une nouvelle invasion des survivants de Véga.

Enfermé dans un mutisme forcené, il faudra l’intervention de ses anciens compagnons devenus entre autre magnat des affaires, docteur ou encore…vendeuse de sandwichs, pour le faire revenir à la raison et décider d’affronter ses anciens Némésis.

 

Mais finalement, la paix et l’harmonie ne seraient-elles pas plus enviables que des milliers de morts dans les deux camps et des destructions massives aux dégâts collatéraux colossaux (c’est évidemment une question rhétorique n’est-ce-pas !) ? Après il y a toujours un judas pour chercher à tout faire capoter mais à la fin ce sont les gentils qui gagnent toujours, ne vous inquiétez pas.

 

 

Ecrit à 4 mains et dessiné à 6 ( !) ce Goldorak des temps nouveaux respire l’hommage de fans qui ont choisi de donner un traitement assez actuel à leur reprise qui prend du coup des airs de blockbusters des années 2020, à grands renforts de spectacle pyrotechnique et d’immeubles qui s’éffondrent.

 

Le traitement graphique résolument actuel, signé Bajram, Sentenac et Cossu est réussi, que ce soit dans la reprise des robots géants, des personnages emblématiques de la série tv ou encore des ennemis, les décors sont fouillés et le découpage est d’une efficacité assez redoutable (si l’on excepte une paire de petites ellipses narratives).

 

Si la réalisation a été partagée (à l’instar d’un Lastman) on reconnaît bien le coup de crayon de Cossu pour les gentils (mon fils de 7 ans m’a d’ailleurs dit : « les personnages ressemblent à ceux de Franckk).

 

Au scénar Bajram et Dorison livrent une histoire classique qui respecte l’esprit de l’œuvre de Go Nagai tout en se l’appropriant, avec de ci de là des clins d’œil aux fans et une science manifeste du stroytelling.

 

J’aurais éventuellement un petit bémol sur le choix de certaines teintes et couleurs, parfois très « actuelles », qui atténuent un peu l’effet Madeleine de Proust mais pas de là à gâcher la lecture, loin s’en faut.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : FANTASTIC FOUR : RISE OF THE SILVER SURFER

 

 

C'est de qui ? J. Ottman

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une paire de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Pour ce qui restera probablement le rendez vous le plus raté entre un personnage de comics iconique et le grand écran, cette suite des 4 Fantastiques où apparait le Silver Surfer voit de nouveau son score écrit par John Ottman, malgré les critiques justifiées de son travail sur le précédent opus.

 

Le reproche principal fait au compositeur vient surtout de l’aspect assez lambda de ses thèmes, pourtant nombreux (chacun des Fantastiques en a un, tout comme le Surfer, déjà plus réussi), dont la diversité  ne rend pas sa partition plus originale pour autant.

 

Si l’inspiration semble une fois encore faire défaut à Ottman l’efficacité est elle au rendez-vous avec une utilisation des chœurs et des cuivres certes attendue mais assez imposante pour rendre le tout spectaculaire (et ce malgré beaucoup de pistes d’underscoring).

 

Que ce soit les pistes dédiées aux apparitions de Galactus où celles où le Surfer affronte ses ennemis (en gros : tout le monde une bonne partie du film), l’action est au rendez-vous tout comme dans le Goldorak sauce 2021 à qui ce score de super héros va plutôt bien.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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28 décembre 2020 1 28 /12 /décembre /2020 08:14
 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  FRNCK

 

 

C'est de qui ? Cossu et Bocquet.

 

 

Des Couv':

 

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, le scénariste comme le dessinateur!

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Franck est un ado qui a grandi à l’orphelinat sans connaître ses parents, sachant juste qu’ils sont morts dans un accident. Après une énième « adoption » qui capoté, notre héros décide de se faire la malle et, conseillé par le jardinier de l’orphelinat, se rend dans une grotte où il va hélas tomber dans un lac souterrain qui l’entraîne…dans la préhistoire ! Sans réseau, sans supermarché, sans savon et sans …voyelles ! Franck a bien du mal à se faire à son nouvel environnement, entouré d’une tribu aussi disparate que délirante, il va devoir faire face pèle mêle à des cannibales, des dinos avant l’heure, des lapins hypnotiques, et j’en passe.

 

Mais contre toute attente, Franck va réaliser qu’il n’est pas le seul à avoir été victime de la boucle spatio-temporelle et les révélations et rebondissements vont venir encore enrichir un quotidien déjà chargé !

 

J’avais lu le premier tome de Frnck à l’occasion d’une fête de la BD et avais trouvé ça sympa mais pas révolutionnaire, le principe du héros se retrouvant dans un environnement anachronique n’étant pas neuf.

Pourtant, mes deux gamins ayant beaucoup accroché et ayant demandé les tomes suivants au fur et à mesure de leur parution, je me suis décidé, alors que le 7° volet s’est retrouvé au pied du sapin, à me lancer dans la série.

 

 

Et bien c’est peu dire que j’ai bien fait ! Certes le postulat de base est assez classique mais Olivier Bocquet - scénariste touche à tout s'il en est!- trouve tellement de façon d’en tirer parti que la lecture en est continuellement réjouissante. Le premier cycle de 4 albums se conclue par un cliffhanger de haut vol que j’avoue ne pas avoir vu venir, et le second cycle, si toujours sous le signe de l’humour, multiplie les pistes scénaristiques avec un certain brio, rendant l’intrigue plus ambitieuse.

 

Résolument multi-générationnelle, Frnck bénéficie également du graphisme riche de Brice Cossu, certes axé jeunesse ici, avec des influences manga marquées, mais très soigné, aux décors fournis et colorés et aux protagonistes attachants.

 

Pour parfaire ce tableau, on appréciera le rythme de parution soutenu qui fait que l’on a droit à quasiment deux tomes par an depuis les débuts et ce sans aucune baisse de qualité, non, décidément, la préhistoire c’est peut être nul mais surement pas Frnck !

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :JUMANJI WELCOME TO THE JUNGLE

 

 

C'est de qui ? H. Jackman

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Habitué des blockbusters tous genres confondus, du film de super héros  au thriller musclé en passant par la comédie de haut vol, Henry Jackman se retrouve avec la lourde tâche de succéder à James Horner, responsable de la B.O du Jumanji d’origine et décédé depuis.

 

Si le remake hollywoodien n’a pas la fraicheur de son modèle on peut cependant avouer que le score sauve les meubles, le compositeur ayant le sens de l’illustration musicale balisée mais efficace.

 

Jackman utilise ici une opposition intéressante entre les ambiances du monde réel, avec pas mal d’instrumentation acoustique pour évoquer un entourage plus calme, et celles du monde du jeu, où l’action se taille la part du lion à grands coups notamment de cuivres vrombissant et autres percussions tribales du meilleur effet sur certaines parties de Franck.

Rien de très original donc mais un travail d’artisan appliqué qui remplit tout à fait son office et qui, en alternance avec d’autres œuvres du même acabit, fait une B.O très en phase avec ces deux premiers cycles de la série de Bocquet et Cossu.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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