15 avril 2022 5 15 /04 /avril /2022 18:54

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? PIGALLE, 1950

 

 

C'est de qui ? Christin & Arroyo

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis.

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, les 2.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Fraichement débarqué de sa montagne, Antoine découvre la capitale et son progrès avec émerveillement.

 

Très vite il va être amené à travailler pour un caïd, patron d’un club de strip-tease à la mode et va se retrouver bien malgré lui mêlé à des affaires louches de vendetta et autres trafics.

 

Si Antoine prend goût à cette vie de luxe et de danger, il n’en n’avait pas mesuré les risques et les conséquences.

 

 

A 80 ans passés Pierre Christin semble toujours avoir l'envie d'écrire puisque le scénariste nous propose ici un polar hommage aux vieux films français des années 50.

 

L'’intrigue est donc fort classique mais elle est superbement illustrée par un Jean Michel Arroyo loin des avions de Buck Danny, qui, dans un style réaliste tout au lavis, en niveaux de gris, livre une copie sans fautes.

 

Il fait revivre sous ses pinceaux un Paris convainquant et brosse une galerie de personnages bien campés

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :MELODIE EN SOUS SOL

 

 

C'est de qui ? M. Magne

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une aire de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Après l’avoir mis face à Belmondo, Verneuil oppose le patriarche Gabin à l’autre figure montante du cinéma : Alain Delon.

 

Tourné dans la continuité les deux longs sont pourtant aux opposés coté ambiance. Arrêtons-nous seulement sur Mélodie en sous-sol qui est un film de casse pur jus, nerveux et stylisé et pour lequel Magne, alors débutant dans le milieu, s’inspire de ce qui se fait Outre Atlantique à savoir l’opposition entre les codes de la musique de film noir, toute en tension et en thèmes insidieux et un jazz langoureux à cheval entre le big band et le style cool que Miles Davis est en train de populariser.

 

Le cocktail marche à merveille et fait beaucoup pour la réussite du film.

Epoque, genre et atmosphères, vous vous doutez du coup qu’avec Pigalle 1950 cette B.O est aussi un régal !

 

 

 

 

---------------

 

 

 

 

Repost0
11 avril 2022 1 11 /04 /avril /2022 17:50

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? FRNCK 8. L’EXODE.

 

 

C'est de qui ? Bocquet et Cossu.

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis.

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble et séparément.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Encore un chapitre d’aller-retours dans le temps avec ce nouvel épisode puisque l’on retrouve  Anoukis dans les années 70, qui sauve de la faillite un duo d’informaticien marginaux à qui elle va confier le smartphone de Frnck, leur permettant par là même de révolutionner (enfin pas tout de suite non plus !) la science.

 

Quand, une paire de décennies plus tard, ils arrivent à leur fins, Anoukis part rejoindre Fransisco dans la préhistoire et à nouveau chamboule la réalité en ouvrant les yeux à certains de nos héros sur les évènements et leur passé.

 

 

Ce huitième tome de Frnck se sera fait attendre mais les retrouvailles ne sont que plus réjouissantes tant, une fois encore, la série confirme qu’elle se positionne comme un déjà-classique à la fois dans la BD jeunesse-ado, d’humour, d’aventure voire même de SF, tant son concept de voyages spatio-temporels est maitrisé, ses répliques et situations souvent désopilantes, son casting impeccable et son rythme détonnant.

 

 

Ajoutez à cela le trait cartoony hybride semi réaliste de Cossu qui se bonifie avec le temps, avec un super travail sur les couleurs de Guillo et vous obtenez un sans fautes.

 

Le haut du panier de la BD franco-belge si vous voulez mon avis d’amateur éclairé.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LA DESSE DE FEU.

 

 

C'est de qui ? James Bernard

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Une décennie avant cette énième adaptation du roman de HR Haggard James Bernard faisait des débuts remarqués à la Hammer avec le score de Quatermass où, malgré un orchestre réduit, il innovait déjà des parties de cordes surprenantes (qui ne seront pas sans influencer, quelques années après, Bernard Herrmann chez Hitchcock) et devenait par la même l’un des compositeurs attitrés du studio et une future référence de la B.O de film fantastique.

 

 

Après avoir laissé son empreinte sur les franchises Dracula et Frankenstein, en 65, il compose donc la musique de She, la plus grosse production de la Hammer, avec Ursula Andres en bikini de peau de bête dans une préhistoire fantasmée.

 

Il y prouve qu’il peut tout à fait produire une musique riche en aventure et en romance, aux accents orientaux marqués mais loin d’être téléphonés et d’une variété indéniable.

On appréciera son utilisation des instruments à vent, corps qu’l a peu eu l’occasion d’exploiter pour le grand écran, mais aussi – budget aidant- d’instruments auquel il n’a jamais fait appel, comme la harpe par exemple.

 

Parfois un peu décalé avec les scènes dans les années 70, le score de She est par contre surrané et décalé juste ce qu’il faut avec ce nouvel épisode de Frnck.

 

 

 

 

 

---------------

 

 

Repost0
7 mars 2022 1 07 /03 /mars /2022 13:46

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? DON BOSCO. AMI DES JEUNES

 

 

C'est de qui ? Jijé

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Jean Bosco, né dans une famille de paysans pauvres du nors de l’Italie va rapidement se découvrir une vocation pour la religion et l’entraide, grâce à ses qualités humaines et intellectuelles le jeune garçon parvient à étudier et va devenir un guide pour des douzaines de jeunes garçons et filles laissés pour compte qu’il va ramener dans la droit chemin par les voies impénétrables de dieu.

 

On parle clairement de BD historique à plus d’un titre avec Don Bosco, série de strips sur un religieux italien, dessinés par un Jijé encore jeune dont le potentiel s’étale au fur et à mesure des mésaventures de son héros.

 

BD à tendance ouvertement populaire (pour ne pas dire propagandiste tant la religion y est montrée sous un jour radieux), Don Bosco connût en effet en son temps un succès certains et fût même un déclencheur de carrières !

 

Jigé redessinera d’ailleurs l’intégralité de ses planches moins d’une décennie plus tard.

 

80 ans après sa première parution les éditions Dupuis nous proposent une belle édition en noir et blanc, en grand format à l’italienne sous fourreau, de cette œuvre certes aujourd'hui surannée mais que les amateurs de Jijé seront ravis de (re)découvrir.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : LE RETOUR DE DON CAMILLO

 

 

C'est de qui ? A. Cicognini

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si c’est la série des Don Camillo (que, enfant, j’ai vue et revue en famille toujours avec le même plaisir !) qui a probablement fait le plus connaître Cicognini, le compositeur italien avait néanmoins travaillé avec quelques pointures auparavant.

 

On sent, à l’écoute des thèmes qu’il a écrit pour les films de Duvivier, qu’outre un réel sens de la mélodie, Cicognini maitrisait l’illustration musicale appliquée au cinéma à merveille.

 

Que ce soit la marche de Peponne ou le thème associé à Don Camillo, repris et développés à loisir sur ce « retour », on apprécie l’écoute de cette galette avec un plaisir non dissimulé.

 

Peut être un brin enjoué parfois avec Don Bosco, l’aspect old school des deux média se complètent fort bien.

 

 

 

 

---------------

Repost0
28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 15:13

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? UN ENNEMI DU PEUPLE

 

 

C'est de qui ? J. Rey

 

 

La Couv':

 

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis

 

 

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Sur une petite ile le maire local a fait construire une station thermale qui draine des centaines de touristes.

 

Bénéfique pour l’économie et le développement du lieu, le complexe aquatique  révèle néanmoins un problème majeur, l’eau draine des microbes dangereux pour la santé des baigneurs.

 

Le médecin de l’ile, frère du maire avec qui il ne s’entend pas du tout, va tenter d’alerter les autorités et la population sur le danger.

 

 

Quasiment 140 ans après sa création, le texte d’Ibsen adapté ici par Javi Rey de façon fort originale, frappe par ses thématiques toujours cruellement d’actualité avec notre époque.

 

Le pouvoir de l’argent, la corruption, l’apât du gain et le profit au détriment de la santé et de l’écologie, la manipulation de masse et, last but not least, le sort des lanceurs d’alertes, cassandre honnis par un certain establishment qui sait se mettre le peuple dans la poche quand ça l’arrange.

 

Un mot sur le graphisme tout de même, une sorte de ligne claire couplée à un style qui oscille entre la caricature et la BD jeunesse, une narration qui utilise à bon escient les travellings, l’alterna ce entre gros plans et plans d’ensemble ;  le tout mis en couleur de façon fort originale avec des choix de teintes souvent flashys intéressants.

 

Si le propos et les personnages peuvent paraître un brin manichéen le propos n’en n’est pas moins fort, et en ces périodes d’élection, cet Ennemi du peuple se révèle une lecture hautement recommandée !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :A BEAUTIFUL MIND

 

 

C'est de qui ? J. Horner

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? James Horner retrouve ici Ron Howard pour une B.O qui lui vaudra – à raison à mon sens- une nomination aux Oscars.

 

On le retrouve en effet  là où on ne l’attend pas forcément et pourtant dans ce qu’il fait quasiment de mieux : loin des blockbusters et des thrillers habituels, avec une musique cérébrale voire conceptuelle (le compositeur évoquait d’ailleurs l’idée d’un kaléidoscope musical pour sa partition), avec de belles parties chantées et des thèmes au piano solo aussi émouvants que captivants, le tout heureusement peu complété par l’électronique dont le compositeur a abusé la décennie précédente.

 

S’il reprend quelques idées de certains de ses scores précédents, Horner écrit ici une B.O qui évoque les tourments mentaux que rencontrent le personnage du film, des pistes qui jouent sur la psychologie et le psychisme des personnages, et qui, sur l’adaptation de Javi Rey appuient bien sur les dilemmes moraux et la diabolisation du personnage principal, victime de son honnêteté.

 

 

 

 

---------------

 

 

 

 

Repost0
21 février 2022 1 21 /02 /février /2022 15:04

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? THE RED RAT IN HOLLYWOOD

 

 

C'est de qui ? O. Yamamoto

 

 

La Couv' du tome actuel:

 

 

C’est édité chez qui ? Véga/Dupuis

 

 

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? C’est un euphémisme d’affirmer que la politique américaine a de tout temps été compliquée pour ne pas dire malsaine, mais, si l’on excepte peut être la récente période Trump, le paroxysme a probablement été l’époque de la Guerre Froide avec, entre autres choses, les tensions avec l’URSS, les émeutes civiles ou encore les liens aussi étroits que louches entre le clan Kennedy et la Mafia.

 

A Hollywood aussi ces années ont été marquées par de sinistres évènements puisque sévissait la Chasse aux sorcières, initiée par Mc Carthy, qui mis au bans des studios tout ce que l’usine à rêves comptait de sympathisants communistes, souvent balancés par leurs « amis » d’autrefois.

 

Voici ce que narre la série The Red Rat in Hollywood, manga documenté qui oscille entre déboires historico-politiques et renaissances cinématographiques, avec, dans ce pénultième épisode, le retour en grâce de Dalton Trumbo via la sortie du Spartacus de Kirk Douglas où le nom du scénariste blacklisté réapparait enfin au générique de ce qui deviendra un film majeur du cinéma américain et qui va ouvrir la porte à de nombreux longs métrages aux thématiques marquantes.

 

Du coté  de la politique c’est l’accession à la présidence de JFK, en partie grâce aux votes des noirs américains satisfaits de l’implication de Kennedy dans la libération de Martin Luther King. Le jeune et idéaliste président aura d’emblée fort à faire entre un FBI corrompu et hostile et la catastrophe de la Baie des Cochons.

 

Un tome au scénario prenant et fourni et au dessin semi réaliste qui évite les écueils du manga caricatural…par contre, si, au vu de la couverture très « suggestive » (oui c’est bien le fessier de Marylin Monroe !), vous vous attendez à des scènes légères, vous en serez pour vos frais !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :DA 5 BLOODS

 

 

C'est de qui ? T. Blanchard

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une poignée de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Autant je respecte le concept de fidélité d’un réal à son compositeur, autant je ne peux m’empêcher de penser que certains films de Spike Lee auraient été plus efficaces avec une B.O écrite par quelqu’un d’autre que Terrence Blanchard.

 

Si le musicien et compositeur a une carrière dans le jazz qui impose le respect, je trouve souvent ses scores soit passe-partout soit trop dans l’underscoring.

Certes les mélodies sont léchées, les arrangements propres et les thèmes accrocheurs mais, à l’image de ce  Da 5 Bloods -qui lui a même valu une nomination aux Oscars, perdue au profit d’un dessin animé par… Trent Reznor et Atticus Ross !-rien ne sort vraiment coté émotion.

 

Les instruments font le job, l’idée de départ est exécutée avec talent, mais rien qui accroche l’oreille de l’auditeur, tout attentif qu’il soit.

 

Pourtant -et c’est pour cela que je l’ai choisi, et non par masochisme- Blanchard sait rendre une époque ou une atmosphère avec le métier d’un artisan appliqué et ses partitions, si pas renversantes, savent se coller à certaines histoires avec réussite ; ce qui est le cas ici d’ailleurs, ce Red Rat partageant les qualités (et les défauts) des films de Lee et de leurs B.O, à savoir une évocation classe d’évènements qu’ils se gardent bien souvent de s’approprier (ce qui, dans le cas de Spike Lee, est tout de même un comble !)

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Repost0
bobd - dans manga Dupuis Vega

Présentation

  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
  • Contact

Rechercher

Tags