22 mai 2021 6 22 /05 /mai /2021 08:09
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  JYLLAND

 

 

C'est de qui ? De Roover & Klosin

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Anspach

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Sten, fils du roi Magnulv, rentre dans son Jylland natal après une série d’excursions en territoires ennemis dont il ramène un butin pus que conséquent.

 

Après avoir caché le résultat de ses pillages sur une ile secrète il débarque dans son village pour apprendre que son père se meurt et –double peine pour notre « héros »- a décidé d’embrasser cette nouvelle religion venu qui ne prie qu’un seul dieu.

 

Si Sten est un féroce guerrier c’est aussi un stratège roué et, peu enclin à se plier aux volontés de son géniteur, souhaitant faire même d’une pierre deux coups, il va fomenter un plan machiavélique pour récupérer le trône bientôt vacant (et destiné à son ainé) et endiguer la christianisation de son peuple.

 

 

Les vikings, on l’a souvent vu ces dernières années chez nous sont, au même titre que le western, la Première Guerre Mondiale ou encore le post-apocalyptique, une valeur sure, en BD comme ailleurs mais qui, du coup a forcément été fort exploitée.

 

 

Cela étant on est jamais à l’abri d’une bonne surprise et ce premier tome de Jylland en est une. Prenant comme fond la transition religieuse des peuples vikings au christianisme, avec ce que cela engendre de réticences et de conflits, il présente un casting bien campé où le héros est assez détestable, tout en nuances, ce qui le rend d’autant plus intéressant.

 

 

L’intrigue est dense et prometteuse et laisse un goût de « reviens-y » qu’on espère voir rapidement étanché avec la sortie du second tome.

 

Au dessin le polonais Klosin rend une copie plus que satisfaisante avec un trait semi réaliste bien dans la tradition de la bd européenne.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : GOD OF WAR 4

 

 

C'est de qui ? B. McCreary

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Forte de l’engouement de ses épisodes précédents la franchise God Of War est devenue une référence dans le monde des gamers adeptes de ce genre de jeux (on avance dans un monde « open » et on défonce la majeure partie de ce qu’on rencontre).

 

Du coup son quatrième opus se paye le luxe (hum) d’embaucher Bear MCCreary pour écrire la B.O.

Le compositeur visiblement inspiré par le sujet pond un thème principal puissant, porté par un chœur masculin évoluant pas mal dans les registres graves, parfois contrebalancé par des voix féminines plus aériennes.

 

Epique est le premier mot qui vient à l’esprit à l’écoute de cette B.O riche en envolées lyriques et qui n’est pas sans faire penser à certains moments au Conan de Poledouris.

 

Cela étant, pour le petit bémol, on regrettera des passages assez bourrins où les cuivres et les percussions sont malmenées au possible mais auxquels on reconnaitra l’efficacité recherchée.

 

De la musique de fantasy ténébreuse et agressive juste ce qu’il faut très en accord avec ce premier tome de Jylland.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

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19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 09:12
 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  VEI

 

 

C'est de qui ? Elfgren & Johnsson

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Ankama

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dal, un guerrier viking sur un drakkar mal en point commandé par un chef dépassé, sauve de la noyade une jeune créature à moitié femme  nommée Vei qui se révèle être une combattant au service d’un géant, championne dans un tournoi opposant les géants aux dieux d’asgaard.

 

Il va l’accompagner dans son monde et être le témoin –malheureux !- de cette compétition pour laquelle les divins adversaires n’hésitent pas à rivaliser de cruauté, de fureur et de tromperie (du coup, vous vous en seriez douté, oui, Loki est de la partie !).

 

Le duo d’artistes suédois à l’œuvre sur ce one shot massif, dont Ankama a soigné l’édition, revisite les mythes nordiques pourtant déjà fort exploités, en y mettant leur touche perso avec réussite.

 

Si en soi le scénario signé à quatre mains ne révolutionne rien, les amateurs de récits pleins d’action, de combats, de grands sentiments et autres héros bien campés devraient trouver ici leur compte ; les graphismes colorés de Johnsson apportant la touche d’originalité finale qui devrait plaire aussi aux fans de comics et/ou de fantasy avec de jolies trouvailles narratives graphiques.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :CONQUERORS OF THE LIGHT

 

 

C'est de qui ? King Weed

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

Ca donne Quoi ? Nonobstant leur nom de groupe quelque peu régressif et la pochette plutôt moche de cette compil (je trouve que c’est d’ailleurs le point faible de leur discographie) Conquerors of Light de King Weed se pose comme l’une des références de stoner rock énervé en France.

 

Ils délaissent quelque peu les atmosphères planantes heavy à la Kyuss pour des riffs rentre dedans aux grosses guitares saturées et rythmiques métronomiques qui déboitent.

Depuis les saignées de gens comme Hans Zimmer et – surtout –Tyler Bates, le metal s’est fait une place au forceps dans le paysage de la B.O de film et de séries TV ; le rock de King Weed sur un récit de fantasy comme Vei, avec ses combats gores et nombreux et ses protagonistes plus grands que nature, instaure une ambiance de ragnarok bienvenue même si manquant parfois –convenons-en- de subtilité.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 13:32

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  O VERLAINE

 

 

C'est de qui ? Thirault & Deloye

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Steinkis

 

 

Déjà croisés sur le site?Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Conruty, un jeune homme de campagne transcendé par la lecture d’un recueil de poème de Verlaine monte à la capitale pour rencontrer son idole.

A 51 ans le poète en fait quinze de plus, perclus de maux, alcoolique au dernier degré, rosse et misogyne.

 

Si ses vers lui rapportent quelque renommée et autres espèces sonnantes il n’a cure de la première et dépense les secondes comme si elles lui brulaient les doigts.

 

Brulant la vie par les deux bouts, entourés d’une petite poignée de fidèles, dont notre campagnard transi, Verlaine vit ses derniers mois.

 

 

Thirault adapte un Teulé où l’on n’a pas encore l’humour noir et l’inspiration enflammée de ce qui reste à mes yeux ses œuvres les plus réussies (Charly 9, Je, François Villon) mais parvient à garder ce qui fait le sel de la bio irrévérencieuse d’un poète qui ne méritait pas mieux, un sentiment d’admiration teinté de dégout.

 

J’aurai aimé qu’il appuie un peu plus sur le fil rouge des morts violentes qui entourent le déclin de Verlaine mais passons.

 

Au dessin le trait semi réaliste de Deloye, influencé par la BD Jeunesse classique, rend bien l’ambiance glauque de ce Paris d’époque, en grande partie grâce à la colorisation de Marie Galopin.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : LE PAPILLON

 

 

C'est de qui ? Offenbach

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Quelques fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? S’il est surtout connu pour ses opéras et opérettes comiques, Offenbach étaient également un compositeur hors pair quand il s’agissait d’autres genres, comme le prouve sa première incursion dans le ballet.

 

Le Papillon, pantomime au livret à dominante fantastique et féérique – domaines chers à l’artiste- marie à merveille les ambiances alternant des passages aériens pleins de gaieté – dont une valse « molle » des plus agréables-  et des moments plus solennels voire tragiques avec une utilisation assez magistrale du corps des cuivres et des cymbales.

 

Ce sont pourtant les cordes qui sont particulièrement à la fête ici, avec notamment une harpe discrète mais qui sait se rendre indispensable et le pas de deux est un modèle du genre.

 

 

Hoffenbach, qui affectionnait particulièrement cette pièce, probablement déçu de sa courte existence sur scène, reprendra des morceaux de sa partition qu’il réutilisera dans d’autres œuvres à venir dont ses célèbres Contes d’Hoffman et Orphée aux enfers.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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25 avril 2021 7 25 /04 /avril /2021 14:55

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES ARCANES DE LA MAISON FLEURY

 

 

C'est de qui ? Di Caro

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Tabou BD

 

 

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans la maison –close- Fleury, on ne monnaye pas que les charmes de ses accortes pensionnaires ; trafics divers, chantage et même réalisations de photos osées pour cartes postales coquines en direction de riches obsédés, sont les autres mamelles (hum !) des revenus du lieu où le gotha du Londres se retrouve.

 

Mais en cette fin de XIX° siècle, alors que l’ombre de Jack The Ripper plane encore sur la capitale britannique, une nouvelle vague d’assassinats gores de femmes débute.

Malgré la diligence de la police et une piste émanant de la maison Fleury, l’enquête piétine.

 

Si l’album d’hier était un classique de la BD X, à savoir avec un scénario prétexte fourni à l’inverse des poitrines de ses protagonistes, ici, comme c’était le cas pour Inguinis ou encore Achille, nous avons droit à un vrai scénario savamment pimenté de scènes de sexe explicites juste ce qu’il faut.

 

Le trait semi réaliste de l’auteur italien, avec ses décors fournis en détails, ses  personnages aux visages caricaturaux et ses héroïnes aux plastiques gourmandes, apporte un plus à ce premier volet de la trilogie.

 

Si l’on regrettera peut être juste des dialogues parfois un peu bavards, on ne pourra qu’apprécier de lire de la bd de genre qui offre en même temps un bon divertissement.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE FRANKENSTEIN CHRONICLES S.1

 

 

C'est de qui ? R. Goulla & H. Escott

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?  Un lien Soundcloud

 

 

 

Ca donne Quoi ? L’horreur victorienne a la côte depuis…pfiouu deux siècles facile ! Du coup le filon est exploité plus ou moins continuellement depuis, se résumant  fort souvent hélas aux déclinaisons des figures emblématiques du genre.

The Frankenstein Chronicles, vous l’aurez compris, s’inspire au départ vaguement du roman éponyme de Mary Shelley pour glisser vers la série d’enquête fantastique d’époque.

 

Sa B.O, écrite à quatre mains par deux compositeurs ayant surtout œuvré dans le docu, la série TV et une paire de films indés, joue la carte de l’underscore avec piano lead aux notes éparses sur un fond musical sourd et menaçant.

Cette économie de moyens (aux deux sens du terme probablement) s’avère néanmoins payante sur un genre qui a plutôt l’habitude de la démesure grandiloquente. Ici la tension règne quasiment tout du long avec une paire de pistes plus mélancoliques et, tout de même quelques passages plus enlevés où un orgue spectral s’invite notamment à la fête.

 

Le choix de cette B.O a renforcé l’aspect scénar travaillé de ce premier tome et n’en a rendu la lecture que meilleure.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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24 avril 2021 6 24 /04 /avril /2021 16:24
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  UNE JOURNEE BIEN REMPLIE

 

 

C'est de qui ? J. San Miguel

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Tabou

 

 

Déjà lu sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Déçue du manque de performance sexuelle de son mec, Clara retrouve un ancien camarade de classe qui a bien changé et qui va satisfaire ses appétits puis, plus tard, tenter avec elle une nouvelle expérience avec Kaori sa copine transsexuelle.

 

De son coté Rachel, une plantureuse rouquine découvre les joies du threesome en compagnie de son coiffeur et du frère jumeau de celui ci.

 

Le trio infernal finira même par découvrir qui est le pervers voyeur qui le mate d’en face, et quelle surprise ça va être !

 

Bon vous l’aurez deviné, ce n’est pas pour le scénario que les lecteurs de cette Journée aussi bien remplie que les sous vêtements de ses héroïnes apprécieront l’album mais pour ses nombreuses scènes X explicites fort bien rendues par le trait réaliste de l’espagnol Sanmiguel.

 

La petite pointe d’humour qui saupoudre l’histoire n’est pas désagréable cela dit et les amateurs (de Bd érotique hein pas d’humour) apprécieront Une Journée bien remplie à sa juste valeur.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :HIP SOCIETY

 

 

C'est de qui ? Hipcut

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez nous? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Un artiste grec chez B.O BD c’est assez rare pour être noté.

Avec des influences qui passent par des choses aussi intéressantes et variées le néo-noir, le Wu Tang Clan le trip hop ou encore le jazz, Hipcut crée une tapisserie musicale à bases de samples, effets et autres scratches old school.

 

Son premier album, signé chez Melting Records, vivier d’artistes passionnants, pourrait tout à fait composer la bande son d’un polar intemporel aux ambiances lounges et suaves, comme si Angelo Badalamenti et Barry Adamson- artisans du son des longs de David Lynch, réécrivaient la musique d’un vieux James Bond, le tout avec une pincé de trip-hop très 90’s qui fait du bien.

 

Hip Society amène une atmosphère décalée à ce arce que le sexe et le groove font évidemment bon ménage

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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