10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 17:39

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : BUZZELLI. ŒUVRES 1

 

 

C'est de qui ? G. Buzzelli

 

 

La Couv':

 

Maestro Guido! / Buzzelli. Oeuvres 1  Vs.  Where Is Everybody?

 

 

Déjà lu sur B.O BD? Oui

 

 

 

C’est édité chez qui ? Les Cahiers Dessinés

 

 

 

Une planche:

 

 

Maestro Guido! / Buzzelli. Oeuvres 1  Vs.  Where Is Everybody?

 

 

Ca donne Quoi ? Pour moi Buzzelli c’est une véritable  Madeleine de Proust.

En effet, mes premiers souvenirs du trait de l’artiste italien remontent à ma tendre enfance quand, vers mes cinq ans je dévorais l’anthologie L’Histoire du Far-West en BD, édité par Larousse, que m’achetait mon père et où se bousculaient les grands noms de la bande dessinée transalpine.

 

Puis quelques années après sur Nevada Hill où là encore j’étais émerveillé par le réalisme saisissant de son dessin.

Je l’ai ensuite perdu de vue jusqu’à il y a une paire d’années quand je suis tombé sur un Tex hors série où il revenait aux cow-boys avec toujours autant de réussite.

 

Mais Buzzelli, ce n’est pas que l’Ouest Américain, loin de là !

Les éditions des Cahiers Dessinés rendent hommage au maestro injustement méconnu en publiant sous la forme de gros volumes soignés, l’intégrale de son œuvre.

 

Les quatre histoires réunies dans ce premier volet, nous permettent enfin d’apprécier à sa juste valeur tout le talent de Buzzelli. Dans des récits d’anticipation comme Le Labyrinthe et son univers post-apocalyptique, ou Zil Zelub et ses manipulations génétiques surréalistes, l’ombre du fascisme (que l’auteur a subi de plein fouet) plane sans cesse, tout comme des réflexions sur l’homme, la société et le libre arbitre.

 

Maestro Guido! / Buzzelli. Oeuvres 1  Vs.  Where Is Everybody?

 

Dans les deux suivants sont tout aussi décalés, Buzzelli n’hésites pas à se mettre en scène, en profitant pour évoquer la religion, le péché ou encore l’inspiration dans des mises en abymes réjouissantes.

 

L’ensemble confirme que l’artiste n’avait pas son pareil pour marier avec autant de réussite le fond et la forme.

 

Dans un noir et blanc aussi expressif qu’inspiré (certaines compositions de planches, celles évoquant les cauchemars par exemple, sont magistrales), Buzzelli, qui pourtant comme nous l’apprend une préface extensive, considérait la BD comme un gagne pain, lui préférant la peinture – ce qui était également le cas d’autres grands artistes du medium, Hal Foster en tête- prouve son aisance et son inventivité de raconteur d’histoires.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? WHERE IS EVERYBODY

 

 

C'est de Qui ?  B. Herrmann

 

 

La couv' 

 

Maestro Guido! / Buzzelli. Oeuvres 1  Vs.  Where Is Everybody?

 

 

Déjà entendu chez nous? Oui souvent.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Avant d’être le collaborateur attitré d’Alfred Hitchcock et l’un des compositeurs les plus talentueux de sa génération, Bernard Herrmann avait été à bonne école avec la série d’anthologie Twilight Zone.

 

Chargé, avec d’autres appelés également à briller ensuite, Jerry Goldsmith par exemple, de mettre en musique certains épisodes des premières saisons, Herrmann profitera de la grande liberté laissée par la production pour expérimenter certains aspects de son écriture qui deviendront ensuite sa marque de fabrique.

 

L’utilisation de peu d’instruments solistes, parfois opposés à un ensemble plus conséquent, les montées de cordes en écho, les tensions sourdes crescendos, les thématiques à quelques notes… tout un attirail qui rend les « B.O » de Twilight Zone aussi efficaces que réussies même si peu écoutables en dehors de ce pour quoi elles ont été écrites.

 

Néanmoins, sur l’étrangeté manifeste des premières BD de Buzzelli, partageant une même ambiance d’improvisation artistique et de défrichage culturel, ces deux medias ne pouvaient que s’entendre, et c’est le cas de le dire !

Pour plus de variété, on n’hésitera évidement pas à tester d’autres scores d’épisodes un pour chacun des quatre récits proposés ici.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

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20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 06:08

 

 

 

En ce jour particulier (puisque c’est l’anniversaire de votre serviteur) la chronique de la pièce maitresse d’une collection de pourtant plus de 3000 ouvrages. Un livre à la hauteur du chef d’œuvre du medium qu’il compile.

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : HAL FOSTER’S PRINCE VALIANT  FANTAGRAPHICS STUDIO EDITION

 

 

C'est de qui ? Hal Foster

 

 

La Couv':

 

Grand artiste, grande oeuvre, grand bouquin, grand jour!

 

Déjà croisé chez nous? Pas mal de fois.

 

 

Des planches:

 

 

Grand artiste, grande oeuvre, grand bouquin, grand jour!

 

 

Ca donne Quoi ? Il y a une poignée d’années de ça je suis tombé littéralement en adoration devant la saga historique de Hal Foster, Prince Valiant.

 

Publiée sans interruption depuis 1937, avec plus de 4000 pages à son actif (à raison d’une par dimanche depuis 80 ans) la série a été assurée par son créateur jusqu’à 1971. Modèle pour de prestigieux auteurs dont Frank Frazetta, Jack Kirby, Joe Kubert, Gil Kane, Wally Wood et j’en passe le strip de Foster se déroule à l ‘époque arthurienne, vers le V° siècle même si, de temps à autre l’auteur se permet des libertés avec la réalité historique, allant même jusqu’à inclure des passages fantastiques dignes des grandes œuvres de la fantasy.

 

Avec la particularité de privilégier une narration sans phylactères, qui peut rebuter au début le lecteur de BD traditionelle, Prince Valiant se révèle vite un trésor d’inventivité narrative, d’humour, d’aventure épique et de romance bon ton.

 

La partie artistique est superbe, avec un souci du détail tout bonnement hallucinant parfois et des personnages diablement expressifs.

 

Grand artiste, grande oeuvre, grand bouquin, grand jour!

 

 

Fantagraphics a, depuis quelques années, entrepris la bénéfique réimpression de l’ensemble des strips et va publier d’ici peu le 16° volet (couvrant les années 1967-1968). Après deux ans d’attente fébrile, cet automne nous avons enfin pu voir paraître une Studio Edition de Prince Valiant, compilée par Brian Kane, sommité en la matière (et éditeur de la réimpression) qui propose dans un format gigantesque (on parle d’un bouquin de 60 cm sur 44, de plus de 160 pages et pesant son bon poids) d’admirer une sélection chronologique de certaines des plus belles planches d’Hal Foster.

 

Me faisant un cadeau d’anniversaire en avance (bon de deux mois certes !) j’ai réussi à trouver un exemplaire sur la toile, chez Books Etc…, et à un prix défiant toute concurrence (presque 80$ moins cher que chez l’éditeur). Si je reconnais que c’est un investissement certain, je ne le regrette pas une seule seconde, tant le livre est magnifique avec sa couverture ciselée et son papier de qualité (pour info il est déjà en rupture de stock) promettant de longues heures de lecture émerveillée…en famille !

 

Grand artiste, grande oeuvre, grand bouquin, grand jour!

 

 

Au rayon des bémols on regrettera l’absence d’annotations en bas de pages, qui auraient pu s’avérer pertinentes quand à leur origine, leur particularité, leur spécificité au sein de la saga et, forcément, un certain manque de continuité séquentielle.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 08:52

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : WILL. MIRAGES.

 

 

C'est de qui ? Vincent Odin

 

 

La Couv':

 

 

Dans la Hotte de B.O BD!  N°3. Will. Mirages.

 

Déjà lu chez nous? Oui

 

 

 

C’est édité chez qui ? Daniel Maghen

 

 

 

Des planches:

 

 

Dans la Hotte de B.O BD!  N°3. Will. Mirages.
Dans la Hotte de B.O BD!  N°3. Will. Mirages.

 

Ca donne Quoi ? Daniel Maghen gâte les esthètes connaisseurs de la bande dessinée en cette fin d’année en proposant une nouvelle superbe «Biographie en Images » (la cinquième) consacrée à Will, l’un des grands de la franco-belge.

 

Donnant la priorité aux images sur les textes (bien que le volume en comporte tout de même pas mal, et des plus intéressants) Mirages balaye le large spectre de la carrière du célèbre dessinateur de Tif et Tondu, de sa jeunesse et son initiation auprès de Jigé (avec une belle anecdote reprise en page de BD d’ailleurs !), en passant bien entendu par le morceau de choix de la série du duo de héros suscités, pour évoquer ensuite avec forces extraits,  des choses plus personnelles et adultes (bien que Will n’aimait pas le terme) où il peut expérimenter la couleur directe, lui qui était un amoureux de peinture.

 

Dans la Hotte de B.O BD!  N°3. Will. Mirages.
Dans la Hotte de B.O BD!  N°3. Will. Mirages.

 

 

 

D’ailleurs, sur le tard, Will, comme d’autres dans la profession, avant et après lui, et non des moindres (Hal Foster, le papa de Prince Valiant, Rosinsky, celui de Thorgal) retournera à ses amours de jeunesse, les femmes sur papier, et la peinture sur toile  expliquant à qui voulait l’entendre que la bande dessinée ne lui avait jamais vraiment semblé être une occupation artistique sérieuse et qu’il préférait, et de loin, la toile et le pinceau.

 

 

Dans la Hotte de B.O BD!  N°3. Will. Mirages.

 

Une biographie imposante et impressionnante, à l’image de son sujet; un cadeau classe à s'offrir ou se faire offrir.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 11:42

 

Le seul blog de la planète à proposer un accompagnement musical à la lecture de bandes dessinées de toutes sortes fête aujourd’hui ses six années d’existence.

 

6 ans de chroniques quasi quotidiennes au succès florissant, et à la  fréquentation soutenue.

 

Merci donc aux collaborateurs du site, aux lecteurs assidus et, évidemment, à tout ceux, dans la chaine du livre, qui font que la BD continue à nous passionner.

 

Pour l’occasion, une chronique inhabituelle puisqu’il s’agit non pas d’une BD mais d’un ouvrage sur un auteur majeur du médium, j’ai nommé :

 

 

 

 

LE LIVRE

 

 

 

 

C'est Quoi ? BIG JOHN BUSCEMA

 

 

C'est de Qui ?  F. Florez

 

 

La couv' 


 

 

Big John pour Big Day!  /  Big John Buscema

 

 

C’est édité par? Urban

 

 

Un extrait?

 

Big John pour Big Day!  /  Big John Buscema

 

Ca donne Quoi ? Ma première rencontre, dans les années 80, avec le personnage qui allait squatter le haut de mon panthéon durant des décennies, j’ai nommé Conan le Barbare, le héros de Robert Howard, fût sous les traits que lui a prêté le dessinateur John Buscema, dans une série de comics écrite par Roy Thomas et publiée chez Marvel.

 

Ensuite, via les Strange que m’achetait mon père, j’ai retrouvé certains de mes super héros favoris (Wolverine, les Vengeurs, le Silver Surfer) sous le crayon affuté du même Buscema, avec toujours la même virtuosité dans le trait, la même sauvagerie dans les poses et une dynamique narrative des plus efficaces.

 

Ayant débuté sous la coupe du grand Jack Kirby (dont il recopiait pas mal le style au départ), aux cotés d’autres légendes comme John Romita, Gil Kane, ou encore Gene Colan, et avec des maîtres à penser aux noms aussi glorieux qu’ Hal Foster (papa de Prince Valiant, juste la meilleure série au monde) ou Milton Canif, John Buscema marquera d’une patte indélébile le monde du comics, en donnant de pas mal de ses icônes des versions quasi définitives et en inspirant toute une génération d’artistes à venir.

 

Big John pour Big Day!  /  Big John Buscema

 

 

 

Ce mois ci Urban sort un de ces énormes omnibus dont ils ont le secret, grande taille, grosse pagination, qui rend enfin un hommage digne de ce nom au dessinateur.

 

Rédigé par l’un de plus éminents spécialistes du bonhomme, riche d’une iconographie soignée (mention spéciale aux reproductions pleines pages de planches d’époque, façon Artist edition !), c’est un témoignage prenant sur l’histoire du médium et un régal pour les yeux de fans de comics old school !

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 08:05

 

 

Bon, si vous vous retrouvez avec une écharpe ou un service à thé pour noël vous viendrez pas vous plaindre, ce sera pas faute de ne pas vous avoir conseillé de beaux bouquins!

 

La preuve par deux (de plus!):

 

 

 

L'ALBUM:

 

 


C'est quoi : LES FEES DE COTTINGLEY

 


C'est de qui : S. Perez & S. De La Villefromoit

 

 

La Couv':

 

 

Dans la hotte de B.O BD, Episode 3.

 

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Une planche:

 

Dans la hotte de B.O BD, Episode 3.

 

Ca donne Quoi ? Au tout début du XX° siècle Sir Athur Conan Doyle, plus connu pour être le papa de Sherlock Holmes, se passionne pour une série de clichés où deux jeunes filles apparaissent entourées de fées, lançant par la même un phénomène d’une ampleur démesurée.

 

Canular, preuve de l’existence de créatures surnaturelles ? On apprendra presque un siècle plus tard que ce n’était qu’une mise en scène. Sébastien Perez s’est emparé du fait divers et en a tiré le récit imaginaire de l’une des deux fillettes que Sophie de La Villefromoit illustre de fort belle manière en allant puiser dans divers imageries du gothique au romantique lui donnant une personnalité aussi attirante qu’originale.

 

Un superbe livre illustré  qui remet en lumière une histoire surprenante !

 

 

 

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L'ALBUM:

 

 

C'est Quoi ? ALICE DE L’AUTRE COTE DU MIROIR

 

 

C'est de Qui ? B. Lacombe

 

 

La couv'

 

Dans la hotte de B.O BD, Episode 3.

 

Déjà croisé sur B.O BD?  Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Une planche :

 

Dans la hotte de B.O BD, Episode 3.

 

Ca donne quoi? Il y a de cela quasiment un an jour pour jour nous vous chroniquions la superbe version d’Alice aux pays des Merveilles de Benjamin Lacombe, voici que ce noël voit débouler la suite de notre héroïne …de l’autre coté du miroir.

 

Toujours dans une atmosphère faussement ingénue mais subrepticement baignée de souffre, l’auteur avec son style graphique aux confluent de ses recommandables influences (on pense à James Jean, à Tim Burton, mais aussi aux illustrateurs du début du siècle dernier, et j’en passe), continue l’exploration de sa vision du texte indémodable de Lewis Carroll, en proposant des jeux sur le fond et la forme encore plus aboutis et adéquats que pour le volume précédent.

 

Une relecture aussi admirable que virtuose qui redonne à cette Alice autant de sens que d’intérêt et qui sera une occasion en or pour le faire découvrir aux chères têtes blondes qui n’auraient pas encore la chance de la connaître.

 

 

 

 

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Deux chroniques de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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