5 janvier 2022 3 05 /01 /janvier /2022 09:16

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? L’OR DU TEMPS.

 

 

C'est de qui ?  Rodolphe & Oriol

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Daniel Maghen

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, les deux.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans le Paris de la fin du XIX° siècle  deux amis férus d’Histoire, Théo Lemoine et Hugo de Reuhman, sont confrontés à une série de cambriolages et à la disparition d’un artefact égyptien qui semble avoir eu une bien singulière destinée.

 

Rodolphe se frotte ici au feuilleton populaire fantastique, dans la lignée des Fantômas et autres Belphégor auquel il fait –entre autre – un clin d’œil. Ambiance de Belle Epoque et surnaturel font bon ménage et le scénariste chevronné, sait bien tirer partie des deux. L’enquête de ses deux héros est prenante de bout en bout et utilise à bon escient tous les ingrédients du genre.

 

 

La grande originalité de ce premier tome réside dans sa partie graphique via le trait si atypique d’Oriol, dont nous avions adoré les précédents travaux aux cotés de Zidrou, qui n’est pas sans faire penser ici à celui de Julie Rocheleau sur l’excellent triptyque La Colère de Fantômas (encore !) que nous avions plébiscité en son temps dans ces pages.

 

Les choix de couleurs étonnants et sa vision de la Capitale d’alors font mouche et finisse de faire de cet album une des réussites de cette fin d’année 2021.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE BLACK CAT

 

 

C'est de qui ? H. Roemheld

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Alors qu’il vient de fuir l’Allemagne Nazie, Roemheld, pionnier de l’illustration musicale au cinéma depuis l’époque du muet (et musicien prodige, ça aide !) est embauché par Universal Pictures pour écrire le score de ce face à face de choc entre deux icones du cinéma d’épouvante de l’époque, Bela Lugosi et Boris Karloff.

 

S’il emprunte quelques notes et bouts de thèmes au répertoire classique (à Tchaïkovski pour ne pas le nommer), Roemheld brille néanmoins par son sens de la mélodie et des arrangements, naviguant dans sa partition entre un romantisme suranné riche et des plages de suspense torves qui n’ont rien à envier à certains scores du studio concurrent, la Hammer.

 

Peut être un brin trop old school parfois, cette B.O a néanmoins l’atout d’être assez raccord coté ambiance, période et classe, ce qui est, vous en conviendrez je l’espère, déjà pas mal.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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8 avril 2021 4 08 /04 /avril /2021 08:39
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? ON MARS 3

 

 

C'est de qui ? Runberg et Grun

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Daniel Maghen éditions

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, sur les précédents entre autre.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Rien ne va plus sur la Planète Rouge, l’Homme étant ce qu’il est, destiné à reproduire toujours les mêmes erreurs, voilà que les fanatiques de l’église Syncrétique ont décidé de faire le ménage parmi les impies mais le putsch dérape en bain de sang et les différentes factions en jeu vont avoir du mal à s’en tirer indemne.

Jasmine et Sophie se voient obligé de trouver un terrain d’entente pour essayer de minimiser les dégâts mais le mal est fait.

 

Une conclusion de la trilogie où l’action règne en maître, Runberg livre à Grun de quoi proposer des compositions graphiques assez exceptionnelles si tant est que l’on adhère au style réaliste et détaillé de l’artiste.

 

Le scénario, s’il aligne bien quelques passages obligés du genre, est dynamique et déroulé avec un savoir-faire évident.

De la SF pessimiste (qui a dit visionnaire ?) qui mêle discours éclairé et accablant sur la société et dessin virtuose, les amateurs devraient être comblés.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :WONDER WOMAN

 

 

C'est de qui ? R. Gregson Williams

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Wonder Woman est probablement l’un des longs les plus réussis du DCVerse (comme disent les initiés) même s’il est regrettable que la prod’, frileuse au possible, ait décidé de faire appel à  Ruppert Gregson Williams –qui n’a décidément pas le talent de son frère- pour la B.O.

 

En bon séide de Zimmer qu’il est, le cadet écrit une musique ronflante à souhait qui capitalise sur tous les poncifs établis par Remote Control, des chœurs féminins lyriques aux cordes pseudo passionnées en passant par la contrebasse et le violoncelle en instrument lead de ci de là et, bien entendu, de bons gros coups de cuivres et percus marteau pilon.

 

Rien de bien folichon donc, l’héroïsme grand spectacle à son apogée avec quelques moments d’émotion cheap aux harmonies téléphonées mais, forcément, efficaces.

 

Cela étant c’est d’action vitaminée et calibrée que nous avions besoin sur ce troisième volet de On Mars et c’est chose faite avec la partition de Wonder Woman premier du nom (oubliez le second, il est fort mauvais, mais on l’a déjà évoqué par ici d’ailleurs).

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 09:04
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? LES RIVIERES DU PASSE. LA VOLEUSE.

 

 

C'est de qui ? Corboz et Desberg

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Daniel Maghen

 

 

Déjà lus sur le site? Oui, le dessinateur comme le scénariste.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Une jeune monte en l’air est chargée par un collectionneur peu recommandable de voler un collier égyptien à une mystérieuse femme escortée par deux acolytes. Sauf que l’on découvre que le trio en question débarque d’un Paris médiéval, accessoirement  assiégé par des créatures infernales.

Notre héroïne va y débouler et, avant de comprendre ce qui lui arrive, être mêlée à un affrontement aux ramifications remontant jusqu’à l’Egypte Antique et au culte d’Aton.

 

C’est toujours avec un immense plaisir qu’on retrouve Yannick Corboz chez B.O BD, celui qui avait magnifié l’Assassin qu’elle mérite de Lupano a fait évoluer son style graphique vers quelque chose de plus délié, de plus instinctif, sans pour autant perdre de sa superbe. Les décors sont riches, les visages sont soignés, on décèle  même parfois un certain cousinage avec le trait de François Boucq.

 

 

De son coté, Desberg, si toujours un peu trop loquace à mon goût, propose une intrigue captivante quoique dense, avec cette sorte de voyage spatio-temporelle dans un Paris alternatif de fantasy, digne des meilleures réussites du genre. Coté casting c’est aussi un sans-faute que ce soit chez les « bons » comme chez les « méchants ».

 

Si l’on peut faire confiance au scénariste pour trousser son histoire, on se dit déjà que l’univers est assez riche pour proposer probablement plus que les deux tomes prévus.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :ANGES ET DEMONS

 

 

C'est de qui ? H. Zimmer

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà croisé chez nous? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Prenant à contrepied les amateurs de sa B.O du précédent film, l’adaptation du Da Vinci Code, Hans Zimmer joue ici à la fois la carte de l’action à tendance gothique et de l’autocitation old school.

 

Foin de subtilité donc ici (en même temps on parle d’Hans « rouleau compresseur » Zimmer n’est-ce pas !) mais des pistes où la rythmique est souvent aussi soutenue que les ostinatos furieux des cordes, où les chœurs quasi hystériques tentent de singer Carmina Burana version accélérée. Les amateurs  spécialistes du compositeur (si, il paraît qu’il y en a ), reconnaîtront de ci de là des idées déjà utilisées dans ses précédents opus, de Backdraft à The Ring en passant par Hannibal.

 

Si ce score pourrait presque traumatiser un auditeur non préparé, le lecteur de ce premier volet des Rivières du Passé, riche de nombreuses scènes d’action, l’appréciera (mais juste le temps de sa lecture, faut pas abuser non plus !)

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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18 novembre 2020 3 18 /11 /novembre /2020 14:44
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? MANARA , CREPAX, SERPIERI. BANDE DESSINEE & ILLUSTRATION. CATALOGUE D’EXPOSITION.

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Daniel Maghen

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, tous.

 

 

Des planches:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Etrange époque oblige, demain, à cette heure-ci, vous aurez la possibilité de participer à une vente aux enchères en ligne de planches et illustrations de grands maîtres du 9° Art avec notamment toute une série dédiée à l’érotisme avec des œuvres des maîtres transalpins du genre à savoir l’incontournable Milo Manara, le vintage Guido Crepax et l’éclectique Serpieri.

 

Les éditions Daniel Maghen proposent également les catalogues des ventes. Celui consacré aux artistes italiens et fort beau, avec des annotations des planches et illustrations, où l’on retrouve, pour Manara, des titres phares comme Le Déclic ou Le parfum de l’Invisible mais aussi ses collaborations avec le grand Hugo Pratt – l’été indien et El Gaucho- ainsi que quelques couvertures.

Pour Crepax un extrait de son adaptation d’Histoire d’O entre autre et chez Serpieri c’est bien entendu Druuna qui est à l’honneur.

 

 

D’autres artistes, dans des genres autre que l’érotisme sont aussi représentés dans cette vente dont Meyer ou encore le papa de Thorgal, Rosinsky dont la couv’ originale du Grand Pouvoir du Chninkel vous coutera tout de même… le prix  d’une Porsche !

 

Et sinon vous pourrez donc apprécier toutes ces œuvres dans les 3 catalogues commercialisés par l’éditeur.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :KOBZAREVA DUMA

 

 

C'est de qui ? Shapoval Sextet

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Jamais.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si Miles Davis a arrêté les tournées l’année précédente pour des raisons de santé (non pas la drogue, c’était avant !) ne nous leurrons pas c’est bien lui qui a défriché le jazz rock et initié cette fusion furieuse et fiévreuse de deux genres que pourtant, sur le papier, beaucoup –trop- de choses opposaient.

 

Mais en 1976 en Ukraine le mélange fait des étincelles et enfièvre le festival de jazz aux sons psyché rock des accords de guitare électrique, de trompette ou encore d’orgues de ce sextet quasi inconnu du grand public dont le live vient d’être exhumé.

 

Une fois passée l’intro un peu perchée, ce live est une plongée dans une expérience sonore groovy et enivrante pendant laquelle l’auditeur raffiné appréciera à leur juste valeur les chefs d’œuvres de l’érotisme du 9° Art italien !

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 09:53
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  TOMAHAWK

 

 

C'est de qui ? P. Prugne

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Daniel Maghen

 

 

Déjà lu sur B.O BD? Oui, sur les précédents opus.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Milieu du XVIII° siècle, les européens, non contents de se déchirer sur leur continent, s’affrontent également aux Amériques où Français et Anglais, aidés des différentes  tribus qu’ils ont acquis à leur cause,  enchainent les raids sur les forts qui pullulent le long de la côte est.

Jean Malavoy, trappeur concubin d’une indienne, est sur la piste d’un formidable grizzly qui a tué sa mère. Sa soif de vengeance va lui faire découvrir une réalité bien différente de ce à quoi il s’attendait.

 

Tomahawk c’est un peu la rencontre entre l’Ours de Jean Jacques Annaud et Le dernier des Mohicans de Fenimore Cooper (et un tantinet du Pacte des Loups, vous comprendrez à la lecture !). Au travers de ce récit de traque, de cet affrontement entre l’homme et l’animal, Patrick Prugne, toujours aussi inspiré par cette période historique, livre une réflexion sur la folie des hommes, l’anéantissement de la vie sauvage au profit du progrès et de la civilisation, l’évangélisation souvent forcée des peuples amérindiens et le crépuscule d’un peuple emporté par le conflit cupide des puissance de la vieille Europe.

 

 

A la sauvagerie des affrontements qui parcourent l’histoire, l’artiste oppose la beauté bucolique de ses paysages, son bestiaire plus vivant que nature, le tout dans des aquarelles resplendissantes dignes des grands illustrateurs de l’époque.

Cinquième (et peut être dernier ?) tome de la superbe série sur les indiens de Patrick Prugne chez Daniel Maghen, Tomahawk, parfaite somme du fond et de la forme et de l’insertion d’une petite histoire dans la Grande, est probablement mon préféré.

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE TRUE STORY OF JESSE JAMES

 

 

C'est de qui ? L. Harline

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisé chez nous? Une paire de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Avec plus de deux décennies au compteur dans le métier, une paire de westerns et, surtout, des dizaines de scores pour Disney (dont Blanche Neige et Pinocchio), Leigh Harline n’est pas le premier venu à Hollywood, loin s’en faut, quand on lui propose de mettre en musique cette nouvelle vision de la vie du « Brigand Bien Aimé » réalisé par Nicholas Ray, auréolé de son succès pour La Fureur de Vivre.

 

Harline et Nicholas Ray ont travaillé ensemble sur They Live By night et on sent que les deux hommes s’entendent –professionnellement et artistiquement parlant- plutôt bien. Harline, en compositeur et arrangeur chevronné, livre une partition certes classique mais soignée, qui contient à la fois le romantisme nécessaire à la version un peu glamourisée du bandit mais aussi la violence et la tension des nombreuses scènes plus typiques du genre.

 

De par sa variété et sa richesse, et l’ampleur des émotions véhiculées, notamment par les sections de cordes et de cuivres, ce score, bien qu’un peu old school, s’est révèlé très en adéquation avec Tomahawk.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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