14 mai 2022 6 14 /05 /mai /2022 08:24

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? LA CHUTE DE DANTE

 

 

C'est de qui ? M. Carot

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Torturé par les affres des troubles de la création (et de l’érection ?!) un jeune peintre, Dante, prénom ô combien prémonitoire, fait la connaissance un soir de Judith, une superbe femme qui va devenir sa mécène, sa muse…et sa perte !

 

Rejetant amis et fiancée, notre artiste soudain galvanisé va s’apercevoir, mais trop tard peut être, que Judith n’est pas exactement ce qu’elle prétend.

 

Le mythe de Faust, revu et corrigé par la plume et le crayon de Manolo Carot, qui revient ici à ses premiers amours, la BD érotique, avec cette variation plutôt classique d’une histoire qui ne l’est pas moins, mais rendue piquante par une poignée de scènes fort explicites.

 

L’originalité de ce nouvel album de la collection coquine de chez Glénat réside dans sa partie graphique via le style anguleux et expressif de l’artiste espagnol.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE EXORCIST - REJECTED

 

 

C'est de qui ? L. Schifrin

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si l’un des films d’épouvante les plus connus du genre doit une partie de son succès au Tubular Bells de Mike Oldfields, la partition d’origine avait été confiée à Lalo Schifrin qui s’était fendue d’un travail tout bonnement effrayant.

 

Pourtant une première bande annonce ayant eu des conséquences désastreuses sur l’audience (mais la cause en était plus probablement la suite d’images stroboscopiques choisies par le réal ; je pense que l’on peut dire que les spectateurs des années 70 étaient des petites natures), Friedkin, le réalisateur, mit en cause la musique de Shifrin et, malgré que ce dernier ait écrit du matériel plus conséquent pour le reste du long métrage, verra son travail refusé par Friedkin qui préfèrera utiliser des morceaux de musique préexistants, notamment de la musique sérielle et du Penderecki, pour un résultat certes efficace mais, à mon humble avis, à des années lumières de ce qu’avait proposé Schifrin.

 

Cordes glissées, tapotées et triturées, mises en contrepoint par un piano jouant dans les graves sont le sel de thèmes tout bonnement déstabilisants, où l’atmosphère peut changer drastiquement d’un instant à l’autre.

 

La Chute de Dante n’a été que plus vertigineuse accompagnée par les expérimentations horrifiques de l’un des plus brillants compositeurs de sa génération qui avait coutume de dire que 70% de la réussite d’un film est due à sa B.O…et dire que l’Exorciste aurait pu être encore plus culte !

 

 

 

 

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5 septembre 2021 7 05 /09 /septembre /2021 15:44

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  RHAAL-HAN LE FILS DES AGES DES FILLES PAS FAROUCHES.

 

 

C'est de qui ? H. Mc Cock

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Tabou

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui, dans le même registre d’ailleurs.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Vous l’aurez compris dés le titre de l’album, nous sommes ici en présence d’une parodie légère du Rahan de Chéret…mais pas que.

 

Il faut voir ce one shot plutôt comme un hommage, une lettre d’amour à une série qui a bercé l’enfance de générations de lecteurs dont font partie entre autre votre serviteur et l’auteur de Rhââl-Han.

 

Ainsi les amateurs reconnaîtront certains des récits fondateurs de la série, mais aussi des bons gros clins d’œil à d’autres icones de la BD (Blake et Mortimer, la Famille Pierrafeu) mais pas que puisue l’on croise même notre cher…président !

 

 

Coté intrigue, parce qu’il y en a bel et bien une, le fils de Crado (sic !) croise la route d’une belle femme peu farouche avec qui il copule joyeusement avant de découvrir qu’elle a un rejetton et qu’elle et sa tribu ont été maudits.

 

Dés lors Rh^âl-Han n’aura de cesse, entre deux saillies passionnées, de protéger l’ enfant et sa mère jusqu’au déces de celle ci. Notre héros aux cheveux de feu décidera alors d’aller confier le petit d’homme à une tribu amie (nons sans croiser un homme du futur et quelques dinosaures).

 

Coté graphismes les décors sont aussi détaillés que colorés et les personnages sont volontairement caricaturaux, avec des hommes aux corps musclés et aux tronches démesures et des femmes aux atouts assez dantesques.

 

Un album fun dont les scènes de sexe, relativement sages au final,  ne sont donc clairement pas le seul intérêt.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :CAVEMAN

 

 

C'est de qui ? L. Schifrin

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? La parodie est un genre hautement casse gueule et ne sont pas les frères Zucker ou Wayans qui veut. Ainsi, surfant sur la vague d’une poignée de films préhistoriques pondus par la Hammer, ce long métrage des années 80 n’arrive jamais à décoller malgré la présence de Ringo Starr et de la superbe Barbara Bach au générique.

 

Parlons en du générique -et du reste de la B.O- d’ailleurs car c’est bien tout ce qu’il y à a sauver ici, et pas qu’un peu puisque c’est le talentueux Lalo Schifrin qui en est responsable. Le compositeur s’en donne à cœur joie en singeant avec humour et ambition les scores de l’Age d’Or hollywoodien auxquels il insuffle une énergie communicative, une petite dose de suspense léchée et, cerise sur un gâteau déjà fort apetissant, des arrangements quasi funkys dont il a le secret et qui ont fait la réussite de scores comme Bullit, Dirty Harry ou encore Enter the Dragon.

 

C’est donc la bonne humeur potache que se termine ce cycle bd érotique de la rentrée !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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17 mars 2021 3 17 /03 /mars /2021 11:38
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  CURTISS HILL

 

 

C'est de qui ? Pau

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Paquet

 

 

Déjà lu sur B.O BD? Oui

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Alors que de l’autre coté de l’océan la guerre menace sur fond de montée des extrémismes, Curtiss Hill le play boy et Rowlf Zeichner son taciturne rival de toujours, s’affrontent sur les circuits de courses automobiles.

 

Entre coups bas et coups d’éclats, derrière le feu des projecteurs nos deux chiens ne sont pas ceux qu’ils veulent bien laisser paraître ; c’est la  reporter Maugène Berk qui va découvrir les vrais visages de ces cabots et tout ce qui gravite autour de leur rivalité !

 

Après nous avoir conquis sur Atlas et Axis, sa saga fantasy animalière, Pau enfonce le clou avec cet hommage aux films américains des années 50 qui mariaient les histoires d’hommes et les grands sentiments.

 

 

Graphiquement l’auteur espagnol a également encore franchi un cap, et son travail est tout simplement génial. Ses personnages anthropomorphes sont très réussis, dans la lignée des grands spécialistes du genre, de Disney à Juanjo Guarnido en passant par Tesuka, Le reste est à l’avenant avec des effets de narration très  dynamiques et des décors fouillés, le tout dans des teintes sépias qui renforcent l’atmosphère old school du scénario.

 

Un one shot qui a du chien !

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE CINCINNATI KID

 

 

C'est de qui ? L. Schifrin

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisé chez nous? Une poignée de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Ce Cincinnati Kid est probablement l’un des plus gros films que le compositeur argentin de Bullit ait eu à écrire, et ça se sent tout au long de sa partition.

 

Si son sens du swing est évidement bien présent ici, Schifrin se fait plus « sage » que sur les B.O de Enter The Dragon ou Dirty Harry, favorisant de arrangements plus classiques, des ambiances variées où la romance est exprimée par des cordes langoureuses, le suspense par des notes de piano accompagnées de cuivres moins funky qu’à l’accoutumée pour un résultat qui se rapproche des classiques que sont L’Homme au bras d’or ou Anatomy of a murder.

 

Si la personnalité du compositeur n’en n’est pas pour autant effacée, loin de là, avec quelques petites fioritures instrumentales et rythmiques de ci de là qui démarquent son score du reste de la production du genre, c’est cet aspect film noir groovy qui m’a fait sélectionner cette B.O pour ce Curtiss Hill est les compositions de Schifrin se sont révélées largement à la hauteur !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 14:30
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  NEW YORK CANNIBALS

 

 

C'est de qui ? Boucq et Charyn

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Le Lombard

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, sur le précédent entre autre. 

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Pavel, le tatoueur russe exilé à New-York, rescapé du goulag, avait, à la fin de Little Tulip, adopté un bébé japonais, Azami.

Deux décennies plus tard cette dernière a bien grandi puisque, adepte du culturisme, la voilà policière bodybuildée à l’extrême. Le revers de la médaille (et de l’utilisation de trop de produits dopants !) est que notre géante et est devenue stérile. Mais un soir, ors d’une course poursuite avec des junkies, elle découvre un bébé qu’elle décide de garder.

Hélas avec l’arrivée de cet enfant, ce sont des figures du passé trouble et pas mal d’embrouilles qui vont trouver Pavel et ses deux protégées.

 

 

Thriller nerveux et teinté de fantastique, New York Cannibals, s’il se présente comme une suite de l’excellent Litle Tulip du même duo aurait aussi pu être une histoire tout à fait indépendante, même si, en effet, une poignée de personnages est commune aux deux histoires.

Boucq et Charyn on fait de la Grosse Pomme un  fruit pourri, et, surtout, l’un des principaux protagonistes de ce récit très sombre où il est question de trafic de sang, de vengeance et de clivage social. New York est ténébreuse, sale, tentaculaire…si le récit se passe dans les années 90 on pense, en suivant la descente aux enfers de Pavel et  Azami, aux rues glauques de Taxi Driver ou encore d’ Un Justicier dans la Ville.

 

J’aurais aimé que, comme dans Little Tulip, le tatouage soit plus au centre de l’intrigue mais cela n’enlève rien à la force de la nouvelle collaboration de deux grands auteurs de la BD qui prouvent, s’il y avait eu besoin, qu’ils sont toujours aussi bons dans leurs domaines !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :DIRTY HARRY

 

 

C'est de qui ? L. Schifrin

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Après Mannix et Bullit, toutes deux chargées en coolitude jazzy mêlée à des thèmes plus axés polar, Lalo Schifrin s’attaque à Dirty Harry, l’une des franchises qui, malgré ses cotés tendancieux, allait finir de faire la gloire d’Eastwood (et sa réputation de réac aussi certes).

 

Si le groove imparable et racé des compositions de l’argentin semblent atténuer la violence du film et de son propos, il n’en n’est rien !

En effet, la richesse de leurs tessitures et le mélange entre score classique et funk-rock en fait aussi et surtout une bande son toute en tension, très variée, que les riffs de basse et de guitare, les chœurs éthérés oppressants, les dissonances pour personifier la folie du tueur et, last but not least, les rythmiques syncopées imparables, finissent de rendre aussi originale qu’efficace.

 

Indissociable de la réussite du film, la B.O de Dirty Harry se révèle aussi très en phase avec ce New York Cannibals.

 

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 10:06

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LE DERNIER ATLAS 2.

 

 

C'est de qui ? Vehlman, De Bonneval, Tanquerelle, Blanchard et Croix

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis

 

 

Déjà lus sur B.O BD? Oui ? Sur Le tome 1 entre autre.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Souvenez-vous, en plein désert algérien une étrange et gigantesque entité est apparu, provoquant maints phénomènes surprenants.

Dans le même temps, à des milliers de kilomètres, Ismael, un truand à la petite semaine est envoyé par son big boss en Inde pour démanteler un robot géant afin d’y récupérer  des éléments radioactifs pour le compte de terroristes. Sauf qu’entre temps notre inhabituel héros s’est senti investi de la mission de contrer la créature apparue dans les sables (et surnommée Umo) l’apparentant à une future catastrophe planétaire.

 

C’est cette croisade folle que nous suivons dans cette suite fort en action et en émotion du Dernier Atlas, avec, en parallèle, les destins de tout ceux qui gravitent autour des protagonistes et dieux sait qu’ils sont nombreux…tout comme les dommages collatéreaux !

 

N’y allons pas par quatre chemins ce second volet est un véritable page-turner, une de mes meilleures lectures de 2020 pour l’instant (ouais, d’accord, certains diront que ce n’est pas difficile). Avec un sens du mélange de genre qui frôle la perfection le duo de scénaristes livre un scénario trépidant, où aucun des personnages, second couteaux y compris, ne serait là que pour faire de la figuration et où le background imaginé tient la route comme rarement en uchronie.

 

 

Ils sont bien aidés dans leur tâche par un excellent boulot de Tanquerelle qui s’en donne semble-t-il à cœur joie sur les design de Blanchard. Cerise sur le gâteau, le tout est impeccablement mis en couleur par Laurence Croix elle aussi en grande forme.

 

Allez, s’il fallait un petit bémol je dirais que certains passage dans la seconde moitié du livre ralentissent peut être un peu l’intrigue au moment où elle en a le moins besoin (notamment des développements peut être trop poussés du background en question) mais rien qui vienne gâcher le plaisir de cette lecture aussi originale que divertissante.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :WHEN TIME RAN OUT

 

 

C'est de qui ? Lalo Schifrin

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisé chez nous? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si Lalo Schifrin, l’homme qui affirmait que 70% de la réussite d’un film reposait sur sa musique, est surtout connu pour ses scores emprunts de jazz et de funk des années 60/70 de Bullit à Dirty Harry en passant par Enter the dragon, il a également écrit une foultitude d’autres B.O, souvent moins marquée.

 

C’est le cas de ce film catastrophe à gros budget, flop au box office à l’époque, qui raconte l’éruption dévastatrice d’un volcan sur fond d’histoire d’amour.

 

Moins marquée donc, puisque sans fioritures de genre extérieur à la musique illustrative, mais non dénuée de qualité. A commencer par la présence d’un hautbois, discret mais apportant la touche d’originalité, qui vient contrebalancer des parties de cordes tendues qui ne sont pas sans rappeler ce que l’Argentin a fait dans le domaine du thriller. Les cordes sont d’ailleurs le groupe principal utilisé ici, les cuivres ne venant que ponctuellement leur prêter main forte.

 

Pour le reste, à une ou deux exceptions romantiques prêt, on ne cherchera pas de thématiques marquées, voire même de mélodie se détachant particulièrement du lot, Schifrin ayant préféré privilégier les atmosphères.

De ce côté mission accomplie, la B.O se révèle prenante sans jamais tomber dans le sensationnalisme.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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