21 septembre 2021 2 21 /09 /septembre /2021 09:21

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  BETTIE HUNTER 1.

 

 

C'est de qui ? Ducoudray & Lechuga

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, le scénariste come le dessinateur.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Recalée de son diplôme -qu’elle aurait dû avoir haut la main- parce qu’elle est humaine (et encore, comme elle n’hésites pas à le rappeler, elle n’est même pas née sur Terre !), Bettie en est réduite à faire chasseuse de primes intergalactique.

 

Et même si sa connaissance étendue des races extraterrestres est un vrai plus, le métier ne paye pas comme il faut, surtout quand l’appartement qu’elle partage avec son robot est saccagé par un visqueux revanchard.

Du coup le nouveau job que vient lui proposer une jeune humanoïde à la recherche de sa sœur, rétribué à pris d’or, tombe super bien.

 

Sauf que la mission va se révéler plus ardue que prévue, sur fond de trafics de bestioles, guerres inter raciales et autres fantômes du passé !

 

 

Dans la veine de son déjà fort fun  Bots, Aurélien Ducoudray repart dans le futur avec cette parodie de SF grand guignolesque à souhaits où le scénariste se lâche pas mal, bien accompagné par Marc Lechuga que nous avions laissé dans les contrées vikings et que l’on retrouve avec plaisir sur ce space-opéra qui lui permet de montrer une autre facette de son talent avec un trait certes plus délié mais bien adapté à l'atmosphère générale.

 

Un premier tome de diptyque débridé dont la lecture fait du bien en cette rentrée morose !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :SUICIDE SQUAD

 

 

C'est de qui ? S. Price

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Le film qui devait réunir le gratin des méchants de chez DC se révéla vite un échec de plus dans la longue série du passage sur grand écran des personnages de comics, surtout après le succès de Deadpool qui incita la prod de Suicide Squad à un remontage sauvage confié à…une société spécialisée dans les bandes annonces !

 

Bref, intéressons-nous plutôt à la B.O, signée Steven Price, tout juste auréolé d’une pluie de prestigieuses récompenses pour son travail sur Gravity.

Pensée de façon thématique avec des pistes dédiées aux principaux protagonistes du film, elle s’inscrit dans la lignée des scores de super héros, avec passages pleins d’emphase et moments de gloire pyrotechniques, le tout joué par un orchestre symphonique chargé.

 

Si la partition de Price respect donc le cahier des charges du genre elle ne fonctionne pas toujours bien avec le long métrage qui se veut plus léger que prévu (les studios auront retenu la leçon pour les pseudos suites du film, à savoir, Birds of Prey et The Suicide squad, suite déguisée que nous avons évoqué plus tôt ce mois ci) ; l’ensemble créant un décalage parfois indigeste.

 

Décalage qui fonctionne mieux sur le premier tome de Bettie Hunter qui n’a pas la prétention de Suicide Squad et s’apprécie bien mieux d’ailleurs.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 09:14
 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES REINES DE SANG. CATHERINE SFORZA 1

 

 

C'est de qui ? Pecau & Parma

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Déjà croisés sur le site? Pecau oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Si la famille Sforza est surtout connue pour ses « interactions » avec les Borgia, il ne faut pas pour autant minimiser l’importance de cette lignée dans l’histoire de la Renaissance. On peut compter sur Jean Pierre Pécau, scénariste chevronné, amateur autant d’Histoire que d’uchronie pour réparer cet éventuel oubli.

 

Dans l’excellente collection des Reines de Sang – que j’ai un peu délaissé je l’avoue malgré mon enthousiasme pour ses premières séries- il évoque le destin de Catherine Sforza, jeune femme aux idées et aspirations fort en avance sur son temps qui n’hésites pas, dès les premières années de son règne de princesse, à prendre les armes pour défendre une place forte, à braver les convenances et à fomenter des alliances tout en échappant aux manigances et autres tentatives d’assassinats de ses nombreux rivaux.

 

Une série de vulgarisation à la hauteur de ses aînées, et même si j’ai trouvé le trait de Gabriele Parma moins flamboyant que certains de ses prédécesseurs il faut lui reconnaître un vrai talent dans la reconstitution historique.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :OPHELIA

 

 

C'est de qui ? S. Price

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? On peut regretter à l’écoute de la B.O de cette version d’Hamlet qui met en avant le personnage de la pauvre Ophélia (jouée par une jeune Jedi), qu’un quelconque contexte historique n’ait été envisagé si ce n’est par l’usage de l’instrument probablement le plus réhabilité ces dernières années, à savoir le violoncelle.

 

Cela étant on peut reconnaître à Steven Price d’avoir su retranscrire toute la mélancolie puis la tragédie de l’histoire via des mélodies aux arrangements et variations parfois intéressants où les flutes et les voix se posent plutôt bien.

 

Probable qu’un autre de ses pairs aurait plus subtilement et efficacement troussé la chose mais en l’état, et en tant que bande son de ce nouveau diptyque des Reines de Sang, la B.O d’Ophélia reste agréable à écouter même si loin d’être inoubliable.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab


 

 

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16 janvier 2020 4 16 /01 /janvier /2020 14:08

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES METAMORPHOSES 1858 TOME 3.

 

 

C'est de qui ? Durand & Ferret

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur les précédents.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Trahi par leur supposé ami, Stanislas se retrouve sujet forcé d'expériences douloureuses tandis que Joseph le recherche frénétiquement dans une sorte d’hôpital désaffecté où il va découvrir une partie de l'explication de l'existence des créatures mi hommes mi machines qui ont failli leur coûter la vie.

 

La machination s'avère de plus grande envergure que prévue et nos deux frères de lait vont avoir a faire à forte partie.

 

Une conclusion riche en émotions fortes pour ce triptyque steampunk horrifique au style graphique hybride, lorgnant vers le manga, des plus efficace.

 

Une ambiance tendue et originale, une action menée tambour battant et un univers riche, pour leur première série le duo d'auteurs de Métamorphoses 1858 confirme qu'ils ont les atouts pour percer dans le milieu ; c'est en tout cas ce qu'on leur souhaite !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :DRACULA

 

 

C'est de qui ? David Arnold & Michael Price

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui, ensemble même.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Le duo derrière l'adaptation ambitieuse et réussie de Sherlock Holmes dans le présent remet le couvert en se frottant au classique des classiques de la littérature gothique, le Dracula de Bram Stoker !

Si la réussite est peut être un peu moins au rendez vous à mon goût, Gatiss et Moffat ayant choisi de rendre plutôt hommage aux classiques de la Hammer voire du Giallo qu'au roman d'origine, la B.O est de son coté intéressante.

 

C'est également un duo qui est aux commandes, et qui a aussi sévi sur Sherlock, sauf que là Arnold et Price poussent le vice jusqu'à créer des instruments à partir d'objets relatifs à la mini série : un cercueil devient un instrument de percussions, des cris de nourrissons sont arrangés comme une mélodie (hum!) ; le tout bien entendu renforcé par une section de cordes fournie qui n'hésitent pas à jouer dans le registre des aigus.

 

Beaucoup de pistes, à l'image du gore de l'adaptation, faisant dans le grandiloquent, l'atmosphère générale s'en ressent, penchant souvent dans l'outrancier mais sur cette fin de série c'est de bon ton !

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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8 juin 2019 6 08 /06 /juin /2019 08:40

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES MENTORS.

 

 

C'est de qui ? Zidrou et Porcel

 

 

La Couv':

 

Terreur post natale  /  Les Mentors  Vs.  American Assassin

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble même.

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Une planche:

 

Terreur post natale  /  Les Mentors  Vs.  American Assassin

 

Ca donne Quoi ? Alors qu'elle est en train d'accoucher Ana voit débarquer un groupe d'hommes armés et masqués qui enlèvent son enfant.

Profondément traumatisé, la jeune femme n'a de cesse, durant les 20 années suivantes, de traquer la moindre information sur les rapts de nouveaux nés, croyant fermement à une conspiration.

 

Elle fait la rencontre de Joy, ex entraîneuse en cavale poursuivie par un mac aussi rancunier que violent.

Si Joy dans un premier temps cherche juste à profiter d'Ana les deux paumées vont bientôt se rapprocher surtout quand elles vont découvrir que les délires d'Ana n'en sont peut être pas.

 

Jamais où on l'attend Zidrou retrouve son dessinateur des très bons Folies Bergères et Bouffon pour un récit à haute tension aux personnages certes un peu caricaturaux mais à l'action et au suspense soutenu.

 

Porcel de son coté livre une partie graphique loin des deux albums cités plus haut, plus axée comics, aux couleurs vives, qui sert bien son propos.

 

Un premier tome fort divertissant mais qui m'a moins marqué que les précédentes collaborations du duo d'auteurs.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :AMERICAN ASSASSIN

 

 

C'est de qui ? S. Price

 

 

La Couv':

 

Terreur post natale  /  Les Mentors  Vs.  American Assassin

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Même quand il travaille sur un projet calibré et lambda comme ce American Assassin, Steven Price, lauréat d'un Oscar pour la B.O de Gravity 3 ans plus tôt, n'hésites pas, tant qu'on lui en laisse l'opportunité, à s'investir complètement.

 

Ici, embauché alors que le film est au banc de montage, Price compose de son coté plusieurs thèmes et les fait ensuite parvenir au réal' sans pour autant donner d'informations sur les scènes.

Les deux hommes collaborent ensuite étroitement au développement des pistes et idées du compositeur.

 

Si le genre même et les influences de Price (Zimmeriennes en diable) ne font pas de American Assassin un score inoubliable, loin s'en faut, l'écriture du britannique reste intéressante et les ambiances sont efficaces surtout sur un thriller de la trempe des Mentors.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 07:40

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : DENSITY

 

 

C'est de qui ? Trondheim, Stan & Vince.

 

 

La Couv':

 

Synchronicity (mais sans Police)  /  Density  Vs.  Gravity

 

 

Déjà croisés sur B.O BD? Oui, pour Trondheim et Vince.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt Comics

 

 

 

Une planche:

 

 

Synchronicity (mais sans Police)  /  Density  Vs.  Gravity

 

Ca donne Quoi ? Il est clair qu’innover dans le genre super-héros/super pouvoir aujourd’hui est un sacré challenge. Trondheim, qui s’est frotté au pulp/comics ces derniers mois avec la série concept Infinty 8 chez Rue de Sèvres, se fait cette fois ci plaisir en écrivant pour les 4 mains de Stan et Vince  l’histoire d’une jeune française en road trip aux States à qui un extra-terrestre, soucieux que la Terre ne sois pas détruite par une race ennemie (pour des motivations hautement altruistes !) va octroyer la faculté de changer la densité de son corps.

 

Bon, pour le super pouvoir, c’est fait, même si les spécialistes de mecs en collants me trouveront probablement une paire de persos capables de faire la même chose  (là de tête je pense à Kitty Pride de chez les X-Men qui fait peu ou prou la même chose mais passons), passons à la période d’initiation/apprentissage du-dit pouvoir. Elle prend le reste de l’album, avec des passages obligés en clin d’oeils sympas et un humour pince sans-rire bienvenu sans lequel Density aurait été bien lambda.

 

Coté graphismes, je suis un grand fan de Vince (je vous conseille de parcourir ce qu’il poste sur les réseaux sociaux) qui m’avait vendu du rêve avec Esmera.

Je suis un peu moins amateur de son boulot en duo avec Stan même si, sur ce premier tome, leur boulot est aussi accrocheur que fun (on aurait bien aimé une petite pointe d’érotisme soft comme Vince en a le secret mais je présume que d’une ce n’était pas le propos et de deux ça aurait réduit le public visé, sans parler du fait qu'on se serait alors presque cru dans du Manara grande époque!).

 

Attendons la suite pour voir si la joyeuse équipe créatrice part dans un délire déjà pas mal amorcé.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? GRAVITY

 

 

C'est de Qui ?  

 

 

La couv' 

 

Synchronicity (mais sans Police)  /  Density  Vs.  Gravity

 

 

Déjà entendu chez nous? Au moins une fois je crois.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? N’y allons pas par quatre chemins, Gravity m’a royalement emmerdé. Je crois même que j’ai du m’endormir pendant le ventre mou (euphémisme ?!) du film tellement c’était peu passionnant.

 

Seul Steven Price a su me tenir éveillé, sporadiquement, grâce à sa B.O, bien plus aboutie qu’un film qui peut autant impressionner par la qualité de ses effets spéciaux que par l’aspect soporifique de son scénario.

 

Déjà dans Children of Men, Cuaron faisait un usage particulier de l’illustration musicale. Ici, alors que Price n’était au départ pas supposé composer expressément une musique, la collaboration avec le réal d’origine mexicaine s’est avéré tellement productive que ça a finit par être le cas.

 

Avec des directives loin des canons hollywoodiens (pas de gros orchestres vrombissant, pas de rythmiques outrageusement percussives, …), Price a enregistré ses morceaux avec des groupes restreints d’instruments afin de facilement mixer et traiter électroniquement chaque piste ensuite. Essentiellement axé sur le personnage joué par Bullock, à l’affut de ses sensations et sentiments tout au long de son calvaire spatial, avec tout de même quelques passages de haut vol (c’est le cas de le dire), le score de Price, si peut être pas aussi excellent que la critique l’a affirmé à l’époque, est néanmoins très abouti et bien décalé sur le premier tome de Density.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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