24 septembre 2026 4 24 /09 /septembre /2026 12:04





 

LA BD:

 


C'est quoi : LE PROBLEME A TROIS CORPS



 

C'est de qui?  Qing Song Wu & Three-Body Universe



 

La Couv':



 




 

Déjà croisé sur le site? Non.





 

C’est publié chez qui? Glénat






 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Un conglomérat scientifique dont les membres se suicident, un flic infiltré qui réalise qu’il a peut être mis les pieds dans quelque chose qui le dépasse, un jeu vidéo en réalité virtuel bien trop réel et inquiétant et, last but not least, un peuple extra terrestre qui prévoit d’envahir la Terre… Le Problème à Trois corps, de Liu Cixin, c’est tout ça à la fois et même plus encore.



 

Ce classique de SF qui nous vient de Chine a vingt ans cette année, s’il a connu un succès international, et probablement plus encore après l’adaptation tv récente chez Netflix, je dirais que c’est une histoire qui plait tout de même principalement aux fans du genre, que les digressions et développement futuristes ne gênent nullement.



 

La version de Qing Song Wu & Three-Body Universe est la seconde tentative dans le 9° art après un autre manga, fort peu convaincant  à mon sens d’un point de vue graphique (que j’ai trouvé trop “webtoon”).

Le scénariste garde la trame principale mais propose tout de même un récitatif assez fourni qui nuit parfois un peu à mon sens à la lecture de l'ensemble.



 

Le dessin quant à lui, dans un style réaliste certes manga mais dépouillé des tics du genre, est à la hauteur du récit et immerge tout à fait le lecteur dans l’anticipation du scénario comme dans sa paranoïa latente.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : TERMINATOR 2



 

 

C'est de qui? B. Fiedel



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 





 

Ça donne Quoi ? On peut faire un parallèle intéressant entre Alien et Terminator, dont les premiers volets étaient relativement (bon très relativement je vous l’avoue) du cinéma de genre limite série B/indé et dont les suites boxaient déjà plutôt dans la catégorie blockbusters.

 

Si, dans le cas du méchant extra terrestre, la prod a voulu un compositeur plus bourrin pour coller au film, remplaçant le grand Jerry Goldsmith par le moins subtil James Horner, pour le droïde revenu du futur c’est Brad Fiedel qui rempile derrière le pupitre.



 

C’est Cameron, le réal’, qui choisit le compositeur, contre l’avis des financiers, et décide avec Fiedel que si les synthé -omniprésents sur la bande son du premier- seront toujours de la partie, il y aura également des parties jouées par un orchestre classique pour donner à la fois plus d’ampleur et d’humanité au film.



 

Le résultat est assez efficace, avec des choses fort intéressantes comme l’utilisation de mélodies atonales, de samples de sons organiques retravaillés en post prod mais au final, avec les images, on a parfois du mal à apprécier l'effort.



 

Du coup, en lisant ce premier volet du Problème à trois corps, les fans de SF pourront redécouvrir cette B.O datée mais efficace.

 

 

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bobd - dans SF Glénat Manga
23 septembre 2026 3 23 /09 /septembre /2026 13:54

 

Nous venons d'apprendre avec tristesse la disparition de Rodolphe, un des scénaristes majeurs de sa  génération dans la BD Franco-Belge qui était aussi l'un des "parrains" de B.O BD.

 

Il nous avait accordé un entretien "BD et musique" pour la chronique de la Porte de Brazennac que nous repropostons ici:

 

 

 

 

Commençons par un classique :

 

-        Tes Cinq Cd de chevet ?

 

En fait j’écoute peu de CD. Presque uniquement des vinyls (des objets infiniment plus beaux dotés d’un son plus chaud). Mais il faut préciser que j’en ai environ 11.000 et que ca continue à croitre. Choisir 5 disques ? Difficile…

Un album de Buddy Holly, un autre de Gene Vincent (« Blue Jean Bop »), un Billy Fury, un Beatles (« Revolver ») et un Stones (« Aftermath ») ? Que du récent comme vous pouvez le constater !

 

 

 

    Et tes Cinq Albums de Bd ?

 

 

Là encore donnons dans la modernité : « Les 7 Boules de Cristal », « La Marque Jaune », « Spirou et les Héritiers », « La Voiture Immergée » (Gil Jourdan »), « Le Reveil de Toar » (« Tif et Tondu »)

 

 

 

Les influences et les goûts :

 

-        Une musique de film qui t’a marqué, que tu affectionnes particulièrement (indépendamment du film) ?

 

La bande son du Casanova de Fellini

 

  Qui sont tes maîtres à penser en BD, ceux qui t’ont donné envie d’en faire, quelles sont tes influences ?

 

En matière de bande dessinée, Hergé, Franquin, Tillieux, Jacobs, et plus prés de nous mes amis disparus Jacques Lob et Jean-Claude Forest.

 

 

 

En matière littéraire, principalement les surréalistes et certains romanciers anglais comme Dickens, Stevenson, Wilde, Conan Doyle, Thackeray, Chesterton, Maugham, Vaughn , Du Maurier etc

 

 

Ton travail :

 

-        Ecoutes tu de la musique quand tu écris/dessine, et plutôt quoi ?

 

Non. Silence absolu.

 

 

-        Ce sur quoi tu travaille actuellement, tes prochains projets (si tu as la liberté de les évoquer bien sur) ?

 

Je viens tout juste de terminer un petit album sur Johnny Cash que mon ami Max Cabanes va mettre en images (Ed.BD.Jazz) et de commencer le second volet de la nouvelle série « Robert Sax », un thriller situé à Bruxelles dans les années 50, dessiné par Louis Alloing (« La Marque Jacobs ») et édité chez Delcourt. Après quoi je me mettrais au troisième tome de « Memphis » (avec Bertrand Marshall/ Ed.Glénat) puis au second volet du « Baron Fou » une toute nouvelle création dessinée par Michel Faure et publiée chez Glénat, dont la première partie sortira à la rentrée. Et puis cet été, pour me reposer, je travaillerais sur le second roman que j’ai en train…

 

 

 

Et si…

 

-        …en lieu et place de la Bande Dessinée tu avais fait de la musique tu aurais été qui, tu aurais joué quoi ?

 

Déjà, je signale que faute de savoir (bien) jouer et faire de la (bonne) musique , j’écris des livres sur , autour ou avec elle : des bouquins un peu encyclopédique comme mon ROCK’n’ROLL VINYL (chez Stephan Bachés) ou CHRONIQUE DES ANNEES ROCK’N’ROLL (Ed.Chroniques) , mes petits albums chez BD JAZZ (sur Blind Lemon Jefferson, Hank Williams, les Zazous, Buddy Holly) ou tout récemment le roman PETITS FANTOMES (Ed.Michalon) qui revisite l’Angleterre et la scène musicale des années 50 et 60…

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bobd
22 septembre 2026 2 22 /09 /septembre /2026 08:49




 

LA BD:

 


C'est quoi : APRES ARTHUR



 

C'est de qui? Legrand et Sierra



 

La Couv':



 




 

Déjà croisés sur le site? Oui.





 

C’est publié chez qui? Le Lombard






 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Le royaume d’Arthur et des chevaliers de la Table Ronde vit son crépuscule, alors que le souverain et son fils bâtard viennent de s’entretuer à la bataille de Camlann.

 

Avant de rendre son dernier souffle Arthur ordonne à Bedwyr, l’un des derniers de ses chevaliers, de jeter Excalibur dans le lac des dames d’Avalon, mais ce dernier ne peut s’y résoudre.

Malheureusement pour lui, l'épée légendaire va tomber entre de mauvaises mains puisque c’est l’un des fils cachés de Mordred, et donc petit fils d’Arthur, qui usurpe le trône, s’alliant avec les saxons et détruisant la Table Ronde.




 

Difficile de proposer quelque chose de neuf sur la légende arthurienne tant le filon a été exploité tous médias confondus: Olivier Legrand, co-scénariste des excellents Quatre de Baker Street, l’a bien compris et a décidé de s'intéresser plutôt à ce qui advient après la mort du Roi Arthur.

 

Alors les esprits chafouins ou les plus spécialistes de la légende du Graal (sachant en plus qu’il y en a plusieurs versions dites “canon”) tiqueront peut être sur deux rois aspects du scénario, mais force est de reconnaître que Legrand arrive plutôt bien à faire “du neuf avec du vieux”.

 

La partie graphique est intéressante aussi, à plus d’un titre, car si les décors et costumes, fort détaillés, s’inscrivent dans un classicisme semi réaliste assez typique de la fantasy franco-belge, les visages et expressions des protagonistes sont clairement typés mangas.

 

Certains lecteurs pourront en être gênés mais, là encore, la démarche artistique est louable car cette trilogie pourra s’adresser autant au lecteur de bd classique qu’aux amateurs de seinen fantasy.   

 

 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : GOD OF WAR



 

 

C'est de qui? B. Mc creary



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 


 




 

Ça donne Quoi ? Pour le quatrième opus de la série vidéoludique à succès c’est Bear MCCreary pour écrire la B.O.

 

Le compositeur, visiblement inspiré par le sujet, pond un thème principal puissant, porté par un chœur masculin évoluant pas mal dans les registres graves, parfois contrebalancé par des voix féminines plus aériennes.

 

 

Epique est le premier mot qui vient à l’esprit à l’écoute de cette B.O riche en envolées lyriques et qui n’est pas sans faire penser à certains moments au Conan de Poledouris.

 

 

Cela étant, pour le petit bémol, on regrettera des passages assez bourrins où les cuivres et les percussions sont malmenées au possible mais auxquels on reconnaitra l’efficacité recherchée.

 

 

De la musique de fantasy ténébreuse et agressive juste ce qu’il faut très en accord avec ce premier tome de Après Arthur.

 

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17 septembre 2026 4 17 /09 /septembre /2026 15:59




 

LA BD:

 


C'est quoi : LA FEMME AU PORTRAIT



 

C'est de qui? Tellop & Lapone



 

La Couv':



 




 

Déjà croiséS sur le site? Oui pour Lapone





 

C’est publié chez qui? Dargaud






 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Hollywood pendant l'Âge d’Or du cinéma, le tournage du nouveau long métrage d’Ernst Spieler est interrompu suite au vol d’un tableau essentiel au film.

 

En marge de l’enquête officielle, les studios font appel à une détective privée, ex starlette du cinéma, qui se fait dorénavant appeler Miss X dont le franc parler ne laisse pas indifférent. Elle et Spieler vont faire équipe, un peu contre mauvaise fortune bon coeur, et découvrir que l’auteur du tableau volé a disparu.



 

Tellop est un fin connaisseur de son sujet et ça se sent à chaque page! 

Pour un amateur de cinéma comme votre serviteur, cette comédie policière ultra référencée en forme d’hommage à certains grands classiques du genre, est une véritable friandise, surtout quand c’est Antonio Lapone, dans son style entre illustration à l’ancienne et art déco, qui met en images!



 

Les aficionados sourieront aux nombreux clins d’oeils et caméos, de la Créature du Marais à Robert Mitchum en passant par le réalisateur du scénario qui est un alter égo du grand Fritz Lang.



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : L’INCONNU DU GANG DES JEUX



 

 

C'est de qui? Dunning



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? 




 

On peut écouter ?  

 



 





 

Ça donne Quoi ? Pour cette musique de comédie romantique des années 60 George Duning emprunte à la fois aux codes de la B.O de film noir et de film d’animation de l’époque, avec notamment une utilisation intensive du xylophone, de la présence de percussions diverses et variées et de ponctuation de cuivres que l’on s’attendrait plutôt à trouver sur un Tex Avery que dans un film live.

 

 

 

Ce score fait des merveilles avec sa bonne humeur communicative, ses thèmes enlevés et son orchestration riche et met l’emphase sur l’aspect humoristique du one shot de Tello et Lapone.

 

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15 septembre 2026 2 15 /09 /septembre /2026 14:00




 

LA BD:

 


C'est quoi : HYSTERIA



 

C'est de qui? E. Holleville



 

La Couv':



 




 

Déjà croisée sur le site? Non





 

C’est publié chez qui? Glénat






 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Garance et Caroline, la trentaine, sont deux amies qui font du cinéma fantastique amateur. Quand Garance plaque son mec, qui l’a bien cherché soit dit en passant, elle se retrouve à la rue et va devoir, après avoir squatté un temps chez Caro, retourner dans le manoir familial.



 

La bâtisse aussi originale que lugubre, avec son style art-déco suranné,  est habité par la tante et la grand mère de Garance. Bientôt le reste de la grande famille  de la jeune femme, uniquement composée de femmes dont les prénoms commencer par un G, débarque au manoir pour célébrer la naissance de la petite dernière. Tous sont des gens qui ont “réussi” et ont de confortables situations. Forcément célibataire et sans enfants, Garance détonne un peu.



 

Mais la jeune femme va réaliser que ses proches, sous couvert de réunion familliale, suivent des rites biens étranges…

 

Dans son nouvel opus Elizabeth Holleville, si elle fait de nouveau dans la BD de genre, s’attaque ici au fantastique dérangeant, avec un fond tout au service de la forme.

En effet via son scénario qui puise aussi bien dans les classiques du cinéma d’avant guerre (on pense à Tourneur, Franju,...), dans le giallo italien, Argento en tête, ou encore dans les univers décalé à la  David Lynch, elle aborde des thèmes comme le poids de la famille, celui des conventions sociales, de la pression sur les femmes, le tout avec force symbolisme.



 

Quatre ans après Immonde, que nous avions d’ailleurs chroniqué (et apprécié!) ici, Elisabeth Holleville propose ici clairement un des albums à lire de cette rentrée BD.



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : SUSPIRIA



 

 

C'est de qui? Goblin



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 


 

Ça donne Quoi ? Vous le savez si vous venez souvent dans le coin, j’aime bien quand un auteur me “mâche le travail”! C’est le cas ici puisque, dans une interview, Elisabeth Holleville conseille l’écoute du Suspiria, l'album probablement le plus célèbre du groupe de rock progressif italien Goblin à qui la collaboration avec le maître du Giallo -Dario Argento pour les moins cinéphiles de nos lecteurs- apportera autant en popularité que le reste de sa carrière.

 

 

 

Suspiria c'est un peu la rencontre improbable et pourtant si évidente des Pink Floyd époque Meedle et de James Bernard, le tout parsemée d'électronique synthétique typique des années 80 ; de percussions pré enregistrées pleines d'écho et autres cris féminins transformés ; des sonorités aujourd'hui complètement surannées mais à l’efficacité redoutable.

 

 

 

Une musique aussi surprenante que stressante, voire glaçante par moments, qui fait effectivement une formidable B.O à la folie latente et aux cauchemars de l’héroïne de Hystéria.

 

 

 

Le remake de Suspiria sorti en 2018 a été mis en musique par le chanteur des Radiohead, Thom Yorke mais honte à moi je n’y ai toujours pas jeté une oreille!

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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