1 septembre 2026 2 01 /09 /septembre /2026 09:34

 

LA BD:

 


C'est quoi : JEZEBEL



 

C'est de qui? Eon



 

La Couv':


 





 

Déjà croisé sur le site? Oui.





 

C’est publié chez qui? Tabou BD






 

Une planche: 


 


 

Ca donne Quoi ? C’est la douche froide pour le compagnon  de Jezebel quand il découvre la lettre d’adieu de cette dernière. Elle lui annonce le quitter car elle est, depuis son adolescence, sous l’emprise d’un homme, amant de sa propre mère, qui lui a fait découvrir le sexe et avec qui elle a entretenu des relations de soumission poussées.



 

C’est le récit de cette relation aussi toxique que torride qui va être révélée au lecteur dans un long flash back jusqu'au dénouement aussi surprenant que déroutant.



 

Eon, qui assure ici scénario et dessin, s’aventure avec réussite dans le domaine de la “dark romance” genre épineux s’il en est et à réserver à un public averti…bon en même temps vous me direz vu le cycle thématique en cours on se doutait que l’album proposé n’est pas à mettre entre toutes les maison, loin s’en faut.



 

Si donc assez dure, l’histoire est assez prenante, évidemment parcourue de scènes explicites, et le dessin réaliste d’Eon, qui était pour mémoire, le seul intérêt de la récente reprise de Druuna de Serpieri, est très réussi.





 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : IL SEGRETTO



 

 

C'est de qui? E. Morricone



 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 


 




 

Ça donne Quoi ? En 1974, année de la sortie du Secret, Ennio Morricone est dans la décennie pendant laquelle son activité est à la fois  la plus foisonnante et la plus diversifiée. C’est en effet la période durant laquelle il va bosser sur énormément de séries B voire Z, surtout en Italie, pour lesquelles il aura soit carte blanche soit une liberté de composer qui va lui permettre d’expérimenter à volonté.



 

Si, pour ce drame psychologique réalisé par Robert Enrico, il reste un peu plus sobre, il n’en propose pas moins des thèmes aux structures inhabituelles, qui déstabilisent l’auditeur sur les scènes  où la tension est de mise; utilisant par exemple des assonances ou des arythmies. Tout juste ce qu’il fallait pour rajouter à l’atmosphère trouble de ce Jezebel.

 

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29 août 2026 6 29 /08 /août /2026 21:00





 

LA BD:

 


C'est quoi : HONEY TRAP



 

C'est de qui? Mazzotti



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Tabou BD





 

Déjà croisé sur le site? Oui





 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ?  Honey Trap est une organisation qui regroupe trois jeunes femmes accortes et un videur de boite, photographe à ses heures.

A côté de leurs occupations habituelles, le quatuor s’est spécialisé dans les preuves accablantes contre les époux infidèles. Leur clientèle est en général richissime ce qui leur permet de toucher un pactole à chaque affaire.

 

Mais le jour où ils acceptent de piéger Volkov, un mafieux russe fort dangereux, ils rentrent dans la cour des grands sans y avoir été préparés, et leur destin va drastiquement s’assombrir.



 

Sur un pitch convenu mais efficace, Micel, dont c’est la première BD en France,  embarque son lecteur dans une histoire de cul et d’espionnage rythmée, pleine de scènes de sexe fort crues où il décline quasiment toute la panoplie du genre (sex toys, lesbianisme, scènes de groupe, et j’en passe).

Au moins les amateurs ne pourront pas dire qu’ils sont volés sur la marchandise.



 

Si ses héroïnes de Stefano Martinelli sont fort bien dotées par la nature et n’ont pas froid aux yeux (ni ailleurs), et si son trait a bien évolué depuis que nous l’avions croisé sur B.O BD il y a quelques années, j’ai trouvé les visages parfois “figés” et les décors un peu photoshoppé, après je suis un brin allergique au photoréalisme en BD, même si la la colo tempère un peu ce sentiment.



 

La série sera déclinée en trois tomes qui réservent probablement de bien vilaines surprises à ses protagonistes!   




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : THE CURRENT WAR



 

 

C'est de qui?  D. Bensi



 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Non




 

On peut écouter ?

 

 

 


 

Ça donne Quoi ? Il n’y a bien que les américains pour aller tourner des biopics improbables et tenter d’en faire des blockbusters.

Des créateurs de la Nike Air en passant par des lutteuses féminines, un entraîneur de baseball ou un champion de ping-pong, les ricains raffolent des histoires de winners et autres self made men/women.

 

Bon là il s’agit d’une fiction sur l’opposition entre Edison et Tesla respectivement joués par Benedict Crumberbacht et Nicolas Hoult qui, pour l’anecdote, ont tous deux, interprétés des super héros et d’autres personnalités plus ou moins célèbres à l’écran d’ailleurs.

 

La B.O est signée Danny Bensi qui, bizarrement, fait sonner ce film historique comme un thriller. 

Le compositeur a une carrière variée, entre petit et grand écran, ratissant large coté genres.

Ici il écrit une partition où il mélange éléments classiques et électroniques, avec des rythmiques parfois très syncopées et un suspense quasi constant.

 

La touche historique est jouée par des violons aux parties intéressantes à défaut d’être fort originales.



 

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27 août 2026 4 27 /08 /août /2026 09:04




 

LA BD:

 


C'est quoi : LES AVENTURES DE LAPINOT. ART TOTAL.



 

C'est de qui? L. Trondheim



 

La Couv':



 




 

Déjà croisé sur le site? Oui

 

 

C'est édité chez qui? Dargaud





 

Une planche: 


 


 

Ca donne Quoi ? Dans un futur aussi lointain l'hypothétique, Richard et Lapinot quittent leur mégapole sur la Terre pour effectuer un rapprochement avec d’autres habitants du cosmos. Leur mission consiste également à assister une artiste conceptuelle qui espère pouvoir composer une oeuvre unique, graal artistique s’il en est car parmi les milliards de civilisations existantes il s’avère qu’aucune peinture, morceau de musique, film ou écrit, n’existe pas déjà sous de multiples formes et variations.



 

Leur arrivée sur la planète Sensesma, dont la population vit dans une cité monde à l’intérieur de la planète, va complètement dépayser les 3 terriens. Mais bien vite Lapinot et Richard vont découvrir que l’artiste qu’ils accompagnent est prête à tous les sacrifices pour arriver à ses fins, même ceux des autres…de sacrifices!



 

Changement radical de décor pour ces nouvelles aventures de Lapinot et retour à la SF pour Trondheim, une décennie après Infinity 8, avec un mélange de réflexion à la fois sur l’art jusqu’au boutiste et  le destin de l’humanité.



 

L’histoire va à cent à l’heure avec rebondissements en veux tu en voilà dans des décors de space opera psychés que l’auteur pare d’un feu d’artifice de couleurs.

 

On pourra tiquer cependant sur une poignée de répliques un brin redondantes de la part de Richard -même s’il est vrai que c’est un peu son rôle de “lourd de service” - et un twist de scénario un peu facile qui font que j’ai bien plus apprécié le précédent volet mais les ingrédients des Aventures de Lapinot sont bel et bien présents dans ce nouvel opus galactico-loufoque.







 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : OBEX



 

 

C'est de qui? J. Dibb



 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 




 

Ça donne Quoi ? Prenez un fan de David Lynch première époque (pour ceux qui savent: Eraserhead), amateur de jeux vidéos vintage (Pour ceux qui savent: Amstrad CPC) et probablement également fan de John Wick, et donnez lui une poignée de dollars (mais sans Sergio Leone).

 

Le résultat est ce Obex, sorte de fan film de genre en noir et blanc où un nerd, fan de son chien, va tomber dans l’addicition à un jeu en 8bit où le chien en question va disparaître, lançant son maître dans une aventure hors du reel.

 

Ceux qui ont vu les moyens métrages inspirés par les écrits de Lovecraft et tournés à la manière des films muets auront une idée du concept même si, dans le cas présent, on sent moins de réussite.



 

La musique par contre, si elle  joue elle aussi la carte du rétro, fait plutôt penser à une B.O des années 80, faite avec guère plus de moyens, assez atmosphérique, qui qui oscille entre les scores films d’angoisse cheap et ceux de jeux type Zelda sur la première Game Boy.

 

Le cocktail est assez (d)étonnant et en tout cas souvent à la hauteur du délire SF du dernier Lapinot auquel il ajoute encore un niveau de décalage loufoque

 

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24 août 2026 1 24 /08 /août /2026 15:10





 

LA BD:

 


C'est quoi : AMERICAN PARANO. BURN HOLLYWOOD BURN



 

C'est de qui? Bourhis & Varela



 

La Couv':


 




 

Déjà croisés sur le site? Oui

 

 

C'est édité chez qui? Dupuis




 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Ses précédentes enquêtes entre San Francisco et New York ont vacciné Kim de la police et nous la retrouvons serveuse dans un dinner mais c’était sans compter sur l'opiniâtreté du FBI qui veut l’infiltrer dans les fraternités universitaires proches des Black Panthers.

 

Pourtant, si elle accepte de remettre le couvert c’est parce que sa collègue de boulot, qui fréquente des hippies sous la houlette d’un gourou pas net, meurt d’une overdose.

 

Kim va rentrer dans la secte menée par Charles Wilcocx, illuminé frustré au passé trouble dont les fidèles sont prêts à tout pour leur guide spirituel.

 

Quatrième tome de la série de Bourhis et Varela sur la culture américaine des 60’s avec une variation sur le cas Charles Manson, remis au goût du jour il y a une paire d’années par la photocopieuse humaine Quentin Tarantino dans son Il était une fois Hollywood.

 

Bourhis ficelle une fois de plus bien son enquête au sein d’un background maîtrisé et le trait si particulier de Varela bien rehaussé par des couleurs parfois très psychédéliques apporte une bonne dose d’originalité au sujet.



 

Seul point que je trouve étrange c’est l’emploi de certains noms de personnalités connues et d’autres sous des patronymes fictifs (Zappa, Morrison ou, donc, Manson par exemple). Mais rien qui ne vienne entacher la qualité de cette nouvelle enquête!








 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : MIO CARO ASSASSINO



 

C'est de qui? E. Morricone 



 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 




 

Ça donne Quoi ?  Stakhanoviste de l’écriture, Morricone pouvait produire jusqu’à plus de 20 B.O dans une année, au plus fort de sa carrière, dans les années 70.

 

C’est du début de cette décennie que date ce Cher Assassin, que l’on doit au réal de Mon nom est Personne sur lequel Morricone signait déjà la musique. Unique giallo de son réal’, ce thriller brille par son suspense, la tension constante de son déroulement et la crudité de certaines scènes.

 

 

 

Qualités (hum !?) que l’on eut également appliquer à la partition du compositeur qui commence déjà a expérimenter sur ses scores dans l’esprit jazz fusion que des gens comme Miles Davis affectionnent, avec un saxo radicalement free jazz et des parties de percussions jouées en même temps à la batterie et au vibraphone.

 

 

 

Les scores dit « expérimentaux » de Morricone sont loin d’être parmi ses plus connus et c’est fort dommage car ils se révèlent tous aussi intéressants et efficaces. Ici l’ambiance flirte avec l’irréel, la peur de l’inconnu ou encore l’angoisse névrosée.

 

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20 août 2026 4 20 /08 /août /2026 09:29





 

LA BD:

 


C'est quoi : LES 5 TERRES TOMES 14 à 17



 

C'est de qui? Lewelyn & Lereculey 



 

Des Couv':

 






 

Déjà croisés sur le site? Oui






 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Les ours semblaient avoir réussi leur tour de force en prenant d’assaut Angléon mais entre la fuite d’une grande partie des soldats lions survivants, leur reine qui reste introuvable et, surtout, la révolte des loups en Arnor qui ont tué la fille du roi ursidé et enlevé sn benjamin, la victoire est plus qu’amère.



 

Mauvais perdant, le souverain des ours décide d’attaquer sur tous les fronts mais va vite réaliser que les différentes factions envoyées à droite et à gauche vont avoir du mal à remplir leurs missions, que même dans ses propres rangs, voire sa propre famille, on peut avoir de mauvaises surprises et que poursuivre ses ambitions peut parfois amener à…la chute! 



 

Je m’étais arrêté au tome 13 des 5 Terres l'année dernière, avait acheté les suivants mais sans reprendre la saga.



 

C’est chose faite en cette période de calme etival et, alors que la série vient de dépasser la moitié de la tomaison prévue (le 17ème volet -sur 30- vient de paraître, avant-dernier du cycle des Ours) force est à nouveau de constater que l’intrigue ne faiblit pas, que les rebondissements sont toujours aussi nombreux, les cliffhangers surprenants, le casting efficaces, la narration accrocheuse… et, last but not least, la partie graphique sans anicroches que ce soit aux dessins, aux layouts ou à la couleur.



 

Bref, ce déjà classique de la BD animalière slash fantasy, qui se défend comme un lion (oui facile) dans les 2 catégories, ne montre aucun signe de faiblesse sur la durée, alors pourtant que les scénaristes mettent la barre haute en proposant de multiples pistes scénaristiques, un background étoffé (voir les notes de fins d’albums) et pléthore de personnages (allez, peut être un peu trop sur ce cyle ci mais bon on leur pardonne).



 

Je vous avoue qu’à un moment j’ai pensé que ça allait s'essouffler ou du moins que j’allais me lasser (ça fait tout de même déjà 7 ans que la série a débuté!) et je suis ravi de voir qu’il n’en n’est rien!



 

Prochain tome en octobre, dernier du cycle avant le prochain, et entre temps la sortie d’un second spin-off centré sur l’un des singes du cycle précédent… faut suivre!







 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : THE RINGS OF POWER SEASON 1



 

 

C'est de qui? B. McReary



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 


 




 

Ça donne Quoi ?  Oeuvre pour les puristes? Vulgarisation pour un large public? Trahison du matériau d'origine?...La série amazon inspirée du Seigneur des Anneaux (et qui se déroule longtemps avant les aventures de la Communauté)  a partagé les fans, faute entre autre a des droits partiels sur les récits de Tolkien (la chaîne télé n’a par exemple pas la possibilité d’exploiter le Silmarillion).

 

Je me garderai d'émettre un avis tranché, n'ayant pas été plus loin que le premier épisode qui, malgré d'évidentes qualités, m’a profondément ennuyé. 

 

Coté musique, Howard Shore a écrit le thème principal mais n’était pas disponible (ou n'avait pas trop envie aussi peut être) de s’atteler à plusieurs années de boulot si thématique). C’est donc Bear Mcreary qui a atterri sur le projet, véritable pain béni pour lui d’ailleurs. 

 

 

Dire que le compositeur, qui oeuvre généralement dans l’action bodybuildée, la SF pompière et le thriller, surprend ici agréablement son auditoire est un euphémisme.

 

McReary a effectivement écrit quasiment 10 heures de musique, dont à peu près 1 heure pour chacun des épisodes, plus d’une quinzaine de thèmes associés à certains des protagonistes de la série avec chacun des spécificités selon la race du personnage concerné.



 

Si, soyons francs, nous ne sommes évidemment pas au niveau du petit chef d’oeuvre d’Howard Shore pour la trilogie cinématographique de Peter Jackson, force est de reconnaître que McReary n’a pas à pâlir d’une comparaison avec, pour citer un autre mastodonte de la fantasy télévisuelle, le score de Game Of Thrones de Ramin Djawadi.

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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