28 septembre 2026 1 28 /09 /septembre /2026 08:11




 

LA BD:

 


C'est quoi : UN JOUR, J'ÉCRIRAI MON NOM



 

C'est de qui?  C. C. Fabre



 

La Couv':


 



 

Déjà croisé sur le site? Non.





 

C’est publié chez qui? Dargaud






 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Imaginez n’être personne…ou plutôt non, imaginez être quelqu’un, mais quelqu’un que vous ne connaissez pas et que, chaque matin vous vous retrouviez dans le corps, la vie, le logement… d’une autre personne.



 

C’est le quotidien du héros de cette histoire qui, si elle joue avec des codes déjà abordés ailleurs (on pourrait penser à un Jour sans Fin au cinéma ou au manga All you need is kill) y ajoute une dimension supplémentaire passionnante, à savoir la question de l’identité, de la place de chacun dans la société et le monde qui nous entoure.

 

Clément C Fabre, après une poignée de collaborations diverses, un premier album en solo qui abordait déjà l’introspection et les origines familiales, et un détour par la BD jeunesse, s'attaque ici  à l’adaptation d’ une nouvelle d’un énigmatique auteur australien qu’il s’approprie avec brio.



 

Jouant sur les répétitions de cadrage, sur les “mouvements de caméra” (on sent le passé dans le cinéma de l’auteur) et, ce qui est probablement l’idée la plus astucieuse, sur les différences de colorisation selon l’époque du récit -qui se déroule sur une journée -en couleurs - ponctuée de dizaines de flashbacks -en bichromie de bleus-  Clément C. Fabre livre là un travail impeccable, un bel exemple de ce que doit être une adaptation réussie.

 

Un jour j’écrirai mon nom allie le fond et la forme et est une des lectures marquantes de cet automne!




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LE VOILE DES ILLUSIONS



 

 

C'est de qui? A. Desplat



 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 


 


 

Ça donne Quoi ? Fidèle à son habitude, Alexandre Desplats compose ici un score complexe et riche, dans un style symphonique simple mais des plus évocateur.

 

Sur cette adaptation de Somerset Maugham, histoire d’amour et d’adultère poignante, le compositeur français fait étal – à bon escient- de ses qualités d’écriture (notamment ici pour le piano solo) qui rapprochent sa musique de certaines pièces classiques contemporaines.  



 

Des thèmes délicats et lyriques aux textures parfois quasi hypnotiques qui évoquent toute la tragédie de l’intrigue de The Painted Veil sans jamais tomber dans le pathos.

 

Une mélancolie poignante qui fait un bel écho à ce héros perdu dans ses multiples vies.

 

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25 septembre 2026 5 25 /09 /septembre /2026 13:46




 

LA BD:

 


C'est quoi : BLACK ORION



 

C'est de qui?  B. Seelig



 

La Couv':



 




 

Déjà croisé sur le site? Non.





 

C’est publié chez qui? Morgen






 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Allez je vais être sympa, je vais vous résumer l’intrigue de Black Orion parce que si vous vous lancez dedans sans parachute il y a des risques de chute libre!

 

En gros une race extraterrestre a décidé de rayer les humains de la Terre vu la façon dont ils la dégrade à la vitesse Grand V, à moins qu’un de leur représentant ne vienne prouver qu’ils sont encore dignes d’être rachetés.

 

C’est donc sous la forme surréaliste d’un Freddie Mercury au look de gangster sud américain qu’une créature de l’espace vient chercher l’élu sur Terre, mais toute une flopée de créatures extra terrestres toutes aussi dangereuses et horribles les unes que les autres vont tenter de l’en empêcher.

 

Et tout ça est raconté... à l’envers!

 

C'est à dire que Bruno Seelig, auteur brésilien dont c’est la première incursion dans la BD française, présente son récit de façon complètement déjantée  par une suite de flashbacks explosifs. Probable que si Christopher Nolan s'essayait au 9° Art, le résultat ressemblerait à Black Orion!



 

Ajoutez à cela un trait clairement axé comics, aux couleurs flashys et au bestiaire surprenant - on pense aux travaux super-héroïques indés de David Rubin par exemple- et vous obtenez un one shot survolté qui secoue bien son lecteur.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : MALL



 

 

C'est de qui? Linkin Park



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 


 


 

Ça donne Quoi ? Vu que c’est le dj des Linkin Park qui a réalisé le long métrage, pas étonnant que ses petits camarades du group de néo métal en constante évolution soient venus donner un coup de main pour la B.O. 



 

Les fans du combo ne seront clairement pas dépaysés, c’est bien simple, on dirait des instrumentaux de Linkin Park sur 99% de la galette (et pas que puisqu’il y a des morceaux chantés). Après, sujet aidant (une collection de marginaux tous plus barges les uns que les autres qui gravitent autour de la spirale infernale d’un ado paumé) le style oscille entre de l’électro rock et du métal un peu plus burné et – à moins d’être allergique à LP- se laisse écouter.



 

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24 septembre 2026 4 24 /09 /septembre /2026 12:04





 

LA BD:

 


C'est quoi : LE PROBLEME A TROIS CORPS



 

C'est de qui?  Qing Song Wu & Three-Body Universe



 

La Couv':



 




 

Déjà croisé sur le site? Non.





 

C’est publié chez qui? Glénat






 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Un conglomérat scientifique dont les membres se suicident, un flic infiltré qui réalise qu’il a peut être mis les pieds dans quelque chose qui le dépasse, un jeu vidéo en réalité virtuel bien trop réel et inquiétant et, last but not least, un peuple extra terrestre qui prévoit d’envahir la Terre… Le Problème à Trois corps, de Liu Cixin, c’est tout ça à la fois et même plus encore.



 

Ce classique de SF qui nous vient de Chine a vingt ans cette année, s’il a connu un succès international, et probablement plus encore après l’adaptation tv récente chez Netflix, je dirais que c’est une histoire qui plait tout de même principalement aux fans du genre, que les digressions et développement futuristes ne gênent nullement.



 

La version de Qing Song Wu & Three-Body Universe est la seconde tentative dans le 9° art après un autre manga, fort peu convaincant  à mon sens d’un point de vue graphique (que j’ai trouvé trop “webtoon”).

Le scénariste garde la trame principale mais propose tout de même un récitatif assez fourni qui nuit parfois un peu à mon sens à la lecture de l'ensemble.



 

Le dessin quant à lui, dans un style réaliste certes manga mais dépouillé des tics du genre, est à la hauteur du récit et immerge tout à fait le lecteur dans l’anticipation du scénario comme dans sa paranoïa latente.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : TERMINATOR 2



 

 

C'est de qui? B. Fiedel



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 





 

Ça donne Quoi ? On peut faire un parallèle intéressant entre Alien et Terminator, dont les premiers volets étaient relativement (bon très relativement je vous l’avoue) du cinéma de genre limite série B/indé et dont les suites boxaient déjà plutôt dans la catégorie blockbusters.

 

Si, dans le cas du méchant extra terrestre, la prod a voulu un compositeur plus bourrin pour coller au film, remplaçant le grand Jerry Goldsmith par le moins subtil James Horner, pour le droïde revenu du futur c’est Brad Fiedel qui rempile derrière le pupitre.



 

C’est Cameron, le réal’, qui choisit le compositeur, contre l’avis des financiers, et décide avec Fiedel que si les synthé -omniprésents sur la bande son du premier- seront toujours de la partie, il y aura également des parties jouées par un orchestre classique pour donner à la fois plus d’ampleur et d’humanité au film.



 

Le résultat est assez efficace, avec des choses fort intéressantes comme l’utilisation de mélodies atonales, de samples de sons organiques retravaillés en post prod mais au final, avec les images, on a parfois du mal à apprécier l'effort.



 

Du coup, en lisant ce premier volet du Problème à trois corps, les fans de SF pourront redécouvrir cette B.O datée mais efficace.

 

 

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bobd - dans SF Glénat Manga
23 septembre 2026 3 23 /09 /septembre /2026 13:54

 

Nous venons d'apprendre avec tristesse la disparition de Rodolphe, un des scénaristes majeurs de sa  génération dans la BD Franco-Belge qui était aussi l'un des "parrains" de B.O BD.

 

Il nous avait accordé un entretien "BD et musique" pour la chronique de la Porte de Brazennac que nous repropostons ici:

 

 

 

 

Commençons par un classique :

 

-        Tes Cinq Cd de chevet ?

 

En fait j’écoute peu de CD. Presque uniquement des vinyls (des objets infiniment plus beaux dotés d’un son plus chaud). Mais il faut préciser que j’en ai environ 11.000 et que ca continue à croitre. Choisir 5 disques ? Difficile…

Un album de Buddy Holly, un autre de Gene Vincent (« Blue Jean Bop »), un Billy Fury, un Beatles (« Revolver ») et un Stones (« Aftermath ») ? Que du récent comme vous pouvez le constater !

 

 

 

    Et tes Cinq Albums de Bd ?

 

 

Là encore donnons dans la modernité : « Les 7 Boules de Cristal », « La Marque Jaune », « Spirou et les Héritiers », « La Voiture Immergée » (Gil Jourdan »), « Le Reveil de Toar » (« Tif et Tondu »)

 

 

 

Les influences et les goûts :

 

-        Une musique de film qui t’a marqué, que tu affectionnes particulièrement (indépendamment du film) ?

 

La bande son du Casanova de Fellini

 

  Qui sont tes maîtres à penser en BD, ceux qui t’ont donné envie d’en faire, quelles sont tes influences ?

 

En matière de bande dessinée, Hergé, Franquin, Tillieux, Jacobs, et plus prés de nous mes amis disparus Jacques Lob et Jean-Claude Forest.

 

 

 

En matière littéraire, principalement les surréalistes et certains romanciers anglais comme Dickens, Stevenson, Wilde, Conan Doyle, Thackeray, Chesterton, Maugham, Vaughn , Du Maurier etc

 

 

Ton travail :

 

-        Ecoutes tu de la musique quand tu écris/dessine, et plutôt quoi ?

 

Non. Silence absolu.

 

 

-        Ce sur quoi tu travaille actuellement, tes prochains projets (si tu as la liberté de les évoquer bien sur) ?

 

Je viens tout juste de terminer un petit album sur Johnny Cash que mon ami Max Cabanes va mettre en images (Ed.BD.Jazz) et de commencer le second volet de la nouvelle série « Robert Sax », un thriller situé à Bruxelles dans les années 50, dessiné par Louis Alloing (« La Marque Jacobs ») et édité chez Delcourt. Après quoi je me mettrais au troisième tome de « Memphis » (avec Bertrand Marshall/ Ed.Glénat) puis au second volet du « Baron Fou » une toute nouvelle création dessinée par Michel Faure et publiée chez Glénat, dont la première partie sortira à la rentrée. Et puis cet été, pour me reposer, je travaillerais sur le second roman que j’ai en train…

 

 

 

Et si…

 

-        …en lieu et place de la Bande Dessinée tu avais fait de la musique tu aurais été qui, tu aurais joué quoi ?

 

Déjà, je signale que faute de savoir (bien) jouer et faire de la (bonne) musique , j’écris des livres sur , autour ou avec elle : des bouquins un peu encyclopédique comme mon ROCK’n’ROLL VINYL (chez Stephan Bachés) ou CHRONIQUE DES ANNEES ROCK’N’ROLL (Ed.Chroniques) , mes petits albums chez BD JAZZ (sur Blind Lemon Jefferson, Hank Williams, les Zazous, Buddy Holly) ou tout récemment le roman PETITS FANTOMES (Ed.Michalon) qui revisite l’Angleterre et la scène musicale des années 50 et 60…

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bobd
22 septembre 2026 2 22 /09 /septembre /2026 08:49




 

LA BD:

 


C'est quoi : APRES ARTHUR



 

C'est de qui? Legrand et Sierra



 

La Couv':



 




 

Déjà croisés sur le site? Oui.





 

C’est publié chez qui? Le Lombard






 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Le royaume d’Arthur et des chevaliers de la Table Ronde vit son crépuscule, alors que le souverain et son fils bâtard viennent de s’entretuer à la bataille de Camlann.

 

Avant de rendre son dernier souffle Arthur ordonne à Bedwyr, l’un des derniers de ses chevaliers, de jeter Excalibur dans le lac des dames d’Avalon, mais ce dernier ne peut s’y résoudre.

Malheureusement pour lui, l'épée légendaire va tomber entre de mauvaises mains puisque c’est l’un des fils cachés de Mordred, et donc petit fils d’Arthur, qui usurpe le trône, s’alliant avec les saxons et détruisant la Table Ronde.




 

Difficile de proposer quelque chose de neuf sur la légende arthurienne tant le filon a été exploité tous médias confondus: Olivier Legrand, co-scénariste des excellents Quatre de Baker Street, l’a bien compris et a décidé de s'intéresser plutôt à ce qui advient après la mort du Roi Arthur.

 

Alors les esprits chafouins ou les plus spécialistes de la légende du Graal (sachant en plus qu’il y en a plusieurs versions dites “canon”) tiqueront peut être sur deux rois aspects du scénario, mais force est de reconnaître que Legrand arrive plutôt bien à faire “du neuf avec du vieux”.

 

La partie graphique est intéressante aussi, à plus d’un titre, car si les décors et costumes, fort détaillés, s’inscrivent dans un classicisme semi réaliste assez typique de la fantasy franco-belge, les visages et expressions des protagonistes sont clairement typés mangas.

 

Certains lecteurs pourront en être gênés mais, là encore, la démarche artistique est louable car cette trilogie pourra s’adresser autant au lecteur de bd classique qu’aux amateurs de seinen fantasy.   

 

 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : GOD OF WAR



 

 

C'est de qui? B. Mc creary



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 


 




 

Ça donne Quoi ? Pour le quatrième opus de la série vidéoludique à succès c’est Bear MCCreary pour écrire la B.O.

 

Le compositeur, visiblement inspiré par le sujet, pond un thème principal puissant, porté par un chœur masculin évoluant pas mal dans les registres graves, parfois contrebalancé par des voix féminines plus aériennes.

 

 

Epique est le premier mot qui vient à l’esprit à l’écoute de cette B.O riche en envolées lyriques et qui n’est pas sans faire penser à certains moments au Conan de Poledouris.

 

 

Cela étant, pour le petit bémol, on regrettera des passages assez bourrins où les cuivres et les percussions sont malmenées au possible mais auxquels on reconnaitra l’efficacité recherchée.

 

 

De la musique de fantasy ténébreuse et agressive juste ce qu’il faut très en accord avec ce premier tome de Après Arthur.

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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