LA BD:
C'est quoi : FALSTAFF
C'est de qui? Boisserie, Goho & Merlet
La Couv':
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Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste et la coloriste.
C’est publié chez qui? Delcourt.
Une planche:
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Ca donne Quoi ? Falstaff est un personnage récurrent chez Shakespeare - enfin récurrent, il faut le dire vite puisqu’il apparaît en fait dans 3 des pièces du Barde- mais assez marquant pour que Pierre Boisserie et Goho , comme Orson Welles en son temps, décident qu’il méritait bien un album.
Leur héros de papier est un opportuniste truculent et bon vivant, détrousseur de cadavres et cireur de pompes qui, au milieu des intrigues de cour et autres manigances familiales entre Henry IV, sa progéniture et l’entrelacs de nobles et adversaires qui gravitent autour du trône, tire son épingle du jeu des trônes avec malice.
Le projet est ambitieux et, scénaristiquement comme graphiquement, on sent que les auteurs aiment leur sujet et l’ont travaillé.
Boisserie, dont ce n’est pas la première incursion dans la BD historique, narre bien les rouages du pouvoir et des alliances dans cette Angleterre des XIV° et XV siècles à laquelle Goho, dont c’est par contre le premier galop dans le monde de la BD après une riche carrière dans l’animation, donne vie avec force détail dans un style semi réaliste dont on appréciera autant l’expressivité des protagonistes que la fureur des combats.
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Pour contraster un peu cet enthousiasme, on pourra reprocher une certaine surabondance de dialogues très littéraires qui nuisent un peu à mon sens à la fluidité de la lecture, et, sur certains passages, un léger déséquilibre entre comique et tragédie historique.
Ce généreux one shot, s’il n’est pas la grande réussite que j’espérais, est néanmoins une lecture originale, distrayante et de qualité.
LA MUSIQUE:
C'est quoi : SANS PEUR ET SANS REPROCHE
C'est de qui? Y De Bujadaoux
La Couv':
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Déjà entendu chez B.O BD? Non
On peut écouter ?
Ça donne Quoi ? S’il a commencé sa carrière en fanfare (enfin façon de parler, il ne faisait pas de trombone ni de grosse caisse!) avec les Misérables de Robert Hossein, -qu’il co compose avec Michel Magne, son mentor- Yves de Bujadoux a ensuite écrit des choses bien plus confidentielles.
Il a notamment collaboré avec Gérard Jugnot quand celui- ci passe derrière la caméra, ce qui a été le cas sur cette comédie médiévale très moyenne.
On sent dans son écriture que De Bujadoux a été l’élève de pointures comme Boulez ou Petitgirard dans la façon dont il utilise les harmonies notamment.
Il utilise à bon escient aussi bien les codes de la comédie que les arrangements médiévaux, mélangeant instruments d’époque et contemporains pour une partition enlevée et bon enfant qui colle bien à l’atmosphère du Falstaff de Boisserie et Goho.
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