11 octobre 2021 1 11 /10 /octobre /2021 14:25

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? ASTRA SAGA

 

 

C'est de qui ? P.Ogaki

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Déjà lu sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans l’espace infini, dans plusieurs siècles, un chargement d’Or Sacré attise les convoitises des factions en présence qui s’opposent au sein d’alliances et de traitrises.

Une troupe de choc est missionnée pour intercepter l’or convoyé par une flotte massive ; à bord du cargo et dans l’espace bientôt les combats vont faire rage.

 

Début d’une nouvelle série de Space Opéra à grande échelle, Astra Saga, qui mélange habilement SF et éléments des mythes nordiques, brille par un background travaillé et des graphismes à la hauteur de son sujet, mais se révèle exigeante de par la multiplication des protagonistes en présence, un scénario assez bavard et quelques changements de rythme de narration abrupts (le passage du « présent » aux flashbacks sur la jeunesse de certains personnages notamment).

 

Philippe Ogaki livre un premier tome chargé jusqu’à la gueule de scènes spatiales épiques où les affrontements vont bon train qu’il illustre avec maestria (aidé dans la tâche par rien moins que cinq coloristes !) mais perd parfois en route le lecteur, submergé d’informations disséminées tout au long de l’album.

 

Notons qu’une appli de réalité augmentée permet d’avoir des infos sur l’univers d’Astra Saga qui pourra être utile aux amateurs de SF motivés.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :DUNE

 

 

C'est de qui ? H. Zimmer

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Hélas oui !

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? L’adaptation de l’œuvre culte de Herbert par Denis Villeneuve fait couler beaucoup d’encre depuis des mois et, le film étant sur les écrans depuis eu, semble tenir ses promesses.

 

Sa B.O a été confiée à Hans Zimmer avec qui Villeneuve a déjà bossé sur sa suite de Blade Runner et dont il est habitué à l’univers sonore, ayant collaboré sur 3 longs métrages avec Jóhann Jóhannsson, élève de Zimmer décédé en 2018.

 

Si Zimmer s’accroche mordicus à certains de ses tics musicaux (le vrombissement informe en tête), il semble plus inspiré par son sujet que sur, par exemple, ses récentes B.O de super héros.

 

Ici la musique est un complément essentiel de la narration, avec une variété de sonorités et de timbres assez rares chez le compositeur puisque l’on trouve à la fois des instruments classiques et orientaux (l'incontournable duduk mis à toutes les sauces dans les BO ces dernières années), beaucoup d’effets électroniques, mais également des bruits divers et variés, des grognements et chants quasi gutturaux qui apportent une atmosphère hypnotique, virevoltant entre plages planantes et mélopées menaçantes.

 

Je n’irai pas jusqu’à dire qu’Hans Zimer remonte beaucoup dans mon estime avec ce nouveau score mais le travail effectué est notable et la qualité de l’ensemble a bien profité à ce premier tome d’Astra Saga.

 

 

 

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19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 11:18

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  ADVENTUREMAN

 

 

C'est de qui ? Fraction & Dodson

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Dodson oui, Fraction également.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Claire, membre d’une famille compoése exclusivement de filles (et de leur père) a l’habitude de lire les aventures d’Adventureman à Tommy son fils.

Leur dernière lecture en date relate l’homérique combat entre l’équipe du héros et celle de son Némésis, le Baron Bizarre.

Un jour Claire découvre un ouvrage sur Adventureman qui lui était inconnu et qui semble révéler de bien étranges informations !

 

Si Matt Fraction a une solide expérience dans le domaines du comics de super héros, j’ai souvent été moins convaincu par ses incursions sur d’autres genres. Ici il les mélange – les genres- empruntant au steampunk, à l’aventure victorienne, à la chronique familiale et, of course, aux super héros. Et c’est un peu là que le bât blesse, n’est en effet pas Neil Gaiman qui veut et Fraction a beau vouloir raconter beaucoup de choses (bien trop à mon sens d’ailleurs, la lecture s’en trouve sensiblement alourdie) cela n’enrichit pas forcément le scénario.

Commencer par plus de 20 pages de baston entre protagonistes plus hauts en couleurs les uns que les autres n’aide pas non plus à rentrer dans un univers qui semble riche mais est assez nébuleux pour le moment.

 

Au rayon des atouts on évoquera évidement le trait aussi sensuel qu’abouti de Dodson qui charge pas mal ses compositions cela dit et a tendance à rendre toutes ses héroïnes uber-sexys.

 

L’un dans l’autre un titre un peu hybride qui devrait néanmoins plaire aux amateurs de super héros et à ceux –nombreux- du dessinateur.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :WONDER WOMAN 84

 

 

C'est de qui ? H. Zimmer

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Affirmer tout de go qu’Hans Zimmer est le plus grand compositeur de notre époque relève soit du copinage forcé par la rod, soit de la pire mauvaise foi, soit d’un singulier manque de discernement. Au vu du raté du second épisode consacré au personnage de Wonder Woman on comprendra mieux que Patty Jenkins responsable du long métrage comme de l’affirmation ci-dessus, puisse être taxée de la dernière affirmation (mon dieu que ces phrases sont longues et incompréhensibles !)

 

Exit donc Gregson Williams, auteur du score du premier Wonder Woman, pour laisser la place à son mentor, le bulldozer musical responsable de tant de grosses productions formatées de ses dernières années.

 

On zappera sciemment les premiers  morceaux de la B.O, typée tribaux (allez savoir pourquoi) à grands coups de chœurs féminins scandés et de percussions endiablés, pour se rabattre sur le reste de la partition de Zimmer qui, comme à l’accoutumée, ne fait pas dans la dentelle, loin s’en faut, à grand renforts de cuivres vrombissant et autres cordes endiablées digne d’une cérémonie d’ouverture des J.O.

 

Un peu de bonne humeur, de l’émotion de ci de là,  une dose de suspense lambda et de l’action à revendre sont les ambiances que l’on retrouve ici et qui sont de fait compatibles avec le premier volet d’Adventureman.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

 

 

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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 09:04
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? LES RIVIERES DU PASSE. LA VOLEUSE.

 

 

C'est de qui ? Corboz et Desberg

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Daniel Maghen

 

 

Déjà lus sur le site? Oui, le dessinateur comme le scénariste.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Une jeune monte en l’air est chargée par un collectionneur peu recommandable de voler un collier égyptien à une mystérieuse femme escortée par deux acolytes. Sauf que l’on découvre que le trio en question débarque d’un Paris médiéval, accessoirement  assiégé par des créatures infernales.

Notre héroïne va y débouler et, avant de comprendre ce qui lui arrive, être mêlée à un affrontement aux ramifications remontant jusqu’à l’Egypte Antique et au culte d’Aton.

 

C’est toujours avec un immense plaisir qu’on retrouve Yannick Corboz chez B.O BD, celui qui avait magnifié l’Assassin qu’elle mérite de Lupano a fait évoluer son style graphique vers quelque chose de plus délié, de plus instinctif, sans pour autant perdre de sa superbe. Les décors sont riches, les visages sont soignés, on décèle  même parfois un certain cousinage avec le trait de François Boucq.

 

 

De son coté, Desberg, si toujours un peu trop loquace à mon goût, propose une intrigue captivante quoique dense, avec cette sorte de voyage spatio-temporelle dans un Paris alternatif de fantasy, digne des meilleures réussites du genre. Coté casting c’est aussi un sans-faute que ce soit chez les « bons » comme chez les « méchants ».

 

Si l’on peut faire confiance au scénariste pour trousser son histoire, on se dit déjà que l’univers est assez riche pour proposer probablement plus que les deux tomes prévus.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :ANGES ET DEMONS

 

 

C'est de qui ? H. Zimmer

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà croisé chez nous? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Prenant à contrepied les amateurs de sa B.O du précédent film, l’adaptation du Da Vinci Code, Hans Zimmer joue ici à la fois la carte de l’action à tendance gothique et de l’autocitation old school.

 

Foin de subtilité donc ici (en même temps on parle d’Hans « rouleau compresseur » Zimmer n’est-ce pas !) mais des pistes où la rythmique est souvent aussi soutenue que les ostinatos furieux des cordes, où les chœurs quasi hystériques tentent de singer Carmina Burana version accélérée. Les amateurs  spécialistes du compositeur (si, il paraît qu’il y en a ), reconnaîtront de ci de là des idées déjà utilisées dans ses précédents opus, de Backdraft à The Ring en passant par Hannibal.

 

Si ce score pourrait presque traumatiser un auditeur non préparé, le lecteur de ce premier volet des Rivières du Passé, riche de nombreuses scènes d’action, l’appréciera (mais juste le temps de sa lecture, faut pas abuser non plus !)

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 08:06
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  CARBONE ET SILICIUM

 

 

C'est de qui ? M. Bablet

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Ankama

 

 

Déjà lu sur le site? Oui quasiment toute sa prod.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Un des leitmotiv des récits de SF de ces dernières décennies, au grand écran, en littérature comme en BD, c’est la prise de contrôle par les I.A de l’humanité, généralement avec perte et fracas.

Mathieu Bablet, auteur complet original et inspiré, poursuit ici sur les thématiques qui ont fait la réussite du très beau Shangri-La, à savoir, la folle course en avant de l’humanité directement vers sa perte, la peur de la différence, l’appréhension (aux deux sens du terme !) du futur… Le tout via le prisme d’un couple de robots qui, chacun à sa façon, refuse l’emprise de leurs créateurs.

 

Pourtant pas de révolte armée ou de rébellion sanglante ici, non, loin de là même. Une émancipation pacifique mais radicale : nos droïdes, malgré leurs apparences, sont finalement terriblement humains.

Silicium veut découvrir le monde, il parvient à tromper la surveillance des humains et s’enfuit parcourir le globe, retrouvant Carbone à intervalles plus ou moins réguliers, au fur et à mesure de leur histoire. Cette dernière trouve l’échappatoire via la connexion au réseau global, vivant des millions d’expériences et de vies au fur et à mesure de ses pérégrinations digitales.

 

 

Beaucoup d’aspects de cet album aussi hors du commun que captivant font un écho douloureux à l’évolution que nous sommes en train de vivre : surpopulation, inconscience de l’humain face à la catastrophe écologique, alternative néo-bab’ à l’uber captalisme… et si quelques dialogues sont peut-être un peu maladroits, le propos général est édifiant et réaliste.

 

Bablet est un artiste qui sait mettre la forme au service du fond, et inversement. Ses trouvailles graphiques, notamment pour personnifier les avatars de ses robots, l’utilisation d’images en « négatifs » et, évidemment, son trait hybride fouillé, à la fois anguleux et précis, est un vecteur idéal pour cette parabole de l’humanité et de son avenir ô combien incertain.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :DUNKIRK

 

 

C'est de qui ? H. Zimmer

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Pas mal de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si vous venez depuis un moment chez B.O BD vous devez vous dire que je suis maso. En effet, alors que je considère Hans Zimmer comme l’une des pires choses qui soit arrivé à la musique de film ces dernières décennies, de loin en loin, j’écoutes (et vous propose) un de ses travaux en accompagnement musical de mes lectures.

 

Je n’ai pas vu Dunkirk, n’étant as un afficionado des films de guerre, mais en est entendu pas mal de bien. Je me suis donc penché sur son score, écrit par le boss de Remote Control où l’on retrouve, en plus des tics du compositeur que sont les bourdonnements de drones et autres cliquetis stressants, le procédé appelé gamme de Sheppard et qui, pour faire simple, est une superposition de suites de gammes à des hauteurs différentes, superposées en boucles infinies qui donnent une fausse impression de montée en puissance continue.

Ce n’est pas une nouveauté, loin s’en faut, puisque les Pink Floyd par exemple l’avait utilisée dans les années 70.

 

Couplé aux ambiances sourdes et menaçantes électroniques du reste de la B.O, ce choix se révèle payant même si un brin redondant et parfois un brin synthétique.

De par des choix faits en étroite concertation avec le réal, la partition métronomique millimétrée et omniprésente de Zimmer s’avère aussi anxiogène qu’hypnotique et si elle manque peut-être un peu de mélancolie parfois pour coller parfaitement à Carbone et Silicium elle en fait un contrepoint

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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4 janvier 2020 6 04 /01 /janvier /2020 14:19

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES ENQUETES DE LORD HAROLD 1

 

 

C'est de qui ? Fourquemin et Charlot

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Le jeune Harold Alaister, noble anglais de son état, s’ennuie dans sa luxueuse demeure du Londres victorien ; faisant fi de l’étiquette et des convenances, le voici qui s’enrôle dans la police au sein du pire quartier de la capitale.

 

Son idéalisme candide va devoir composer avec la corruption de ses pairs, la faune londonienne et la mainmise de trois jeunes femmes portant toutes une mystérieuse bague. Qu’à cela ne tienne, notre Alaister va contre vents et marées élucider sa première affaire, résolvant deux crimes d’un coup !

 

Coté scénario on est sur des ficelles classiques – la recrue ingénue parachutée dans un environnement hostile, la complot en intrigue secondaire, le majordome dévoué, etc…- mais le tout est plutôt bien ficelé et se lit avec plaisir en proposant un chapitre auto-conclusif qui se conclue cependant sur un petit clifhanger.

 

Un premier tome plutôt agréable donc pour cette série à mi chemin entre le polar victorien et la comédie fine, aspect d’ailleurs appuyé par le trait rond de Fourquemin quelque peu contrebalancé par les teintes choisies qui rendent bien l’atmosphère historique et sociale du background.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : A GAME OF SHADOWS

 

 

C'est de qui ? H. Zimmer

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? La surprenante vison de Sherlock Holmes par Guy « Snatch » Ritchie fait partie de la poignée de bons films du réal' et a, vraisemblablement inspirée le compositeur Hans Zimmer puisque il livre là ses deux scores les plus atypiques : comprendre loin des gros riffs de guitares saturéesn des rythmiques marteau pilon et autres sons de drones grondant.

 

Ici, probablement dans un soucis de véracité historico-géographique (quoique) ou de respect envers l'excellente B.O de la série TV anglaise des années 80, Zimmer a remplacé son attirail habituel par un ensemble d'instruments aux couleurs gitanes d'Europe de l'Est, avec force violons, flute, cymbalon et autre accordéons.

Les thèmes du premier opus sont plus ou moins retrouvés de ci de là dans cette suite, avec toujours cette ambiance survoltée et décalée même si on retrouve plus souvent ici des pistes un peu plus traditionnelles du style du compositeur (et de son sbire Lorne Bafle, également responsable d'une partie de la B.O), à savoir rentre dedans et plus efficaces que subtiles.

 

Une galette qui renforce le coté humoristique de ce premier tome des enquêtes de Lord Harold avec une petite touche originale.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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