24 novembre 2025 1 24 /11 /novembre /2025 15:37




 

LA BD:

 


C'est quoi :1949

 


C'est de qui? Weaver



 

La Couv':


 



 

Déjà croisé sur le site? Non



 

C’est édité chez qui? Delcourt



 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Blank est une flic coriace et douée d’autant plus que, quand elle dort, elle a des visions des crimes à venir et peut ainsi tenter de les anticiper.

Pourtant un serial killer continue de lui échapper.

 

Mais elle a aussi des réminiscences d’ autres vies, par exemple celle d’une paysanne dans un pays d’Amérique du Sud ou celle, deux siècles dans le futur, d’une androïde.

 

Mais toutes ces vies ne seraient elle pas liées, et peut-être même liées à sa Némésis?

 

Cyberpunk et Film Noir font bon ménage dans cette mini série menée à un rythme d’enfer qui, si elle ne renouvelle pas le principe du voyage temporel slash multi personnalités, possède quelques atouts scénaristiques que ce soit dans son casting bien campé ou dans le choix du background de l’intrigue principale, fort bien exploité.

 


 

Graphiquement, Dustin Weaver est dans la droite lignée de l’école du comics US des années 80/90, à la croisée des chemins  du  Mike Mignola des débuts, d’Howard Chaykin ou encore du Frank Miller période Ronin.



 

Les parties en 1949 sont dans un noir et blanc aux détails riches et aux personnages anguleux et dynamiques tandis que celles dans le futur sont en couleur avec des décors fourmillants qui ne sont pas également sans faire penser à Moebius parfois.





 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :  MINORITY REPORT

 

 

 

C'est de qui ?  J. Williams




 

La Couv':

 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 

 


 

Ca donne Quoi ? Le vétéran John Williams se fend pour le film futuriste (plutôt réussi) de Spielberg d’une BO de haute tenue, très vivante dans son ensemble et aux thèmes variés et riches. 

Le vieux briscard connaît la musique et sait nous concocter des ambiances fortes en émotions, que ce soit le suspense ou l’action débridée, chaque piste de ce score remplit son office avec les honneurs. Utilisant à très bon escient les instruments de l’orchestre autant que la voix de sa chanteuse, Williams puise dans son savoir faire des gimmicks musicaux qui parlent à l’inconscient collectif et nous emmènent en terrain connu afin de renforcer les sensations qu’expriment ses morceaux.



 

C'est amusant car dans ce score on reconnaît aussi des "tics" propres à Bernard Hermann, comme quoi les grands connaissent bien leurs classiques, mais aussi une grosse "inspiration" de la "symphonie inachevée" de Schubert.



 

Cette BO, qui, écoutée sans savoir de quelle film elle est tirée fait vraiment "film noir", a néanmoins apporté une touche de puissance froide au récit noir et sans temps mort de ce bon comics.

 

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24 novembre 2021 3 24 /11 /novembre /2021 10:19

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? BERGERES GUERRIERES 4

 

 

C'est de qui ? Fléchais & Garnier

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur les tomes précédents.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Recueillis dans un village après avoir été séparés d’une partie de leur compagnie, nos vaillants héros retrouvent le frère de Liam -prisonnier- qui était avec les hommes partis pour la guerre et qui a tenté d’empêcher Tara de se laisser dépasser par le même pouvoir destructeur qui grandit en Sarah.

 

Ils vont découvrir la vérité sur le mal qui ronge le pays et qui a transformé de paisibles animaux en terrifiantes créatures, ils vont également rencontrer le roi et tenter de ramener la paix dans le royaume.

 

 

Ultime tome de cet arc, Bergères Guerrières aura décidément tenu toutes ses promesses et s’impose comme une référence de la BD d’aventures fantasy pour la jeunesse …mais pas que.

 

On appréciera en effet tout le sous texte dans ses thématiques abordées, comme celle de l’acceptation de l’autre, du devoir d’accueillir les populations chassées de leurs foyers par la guerre ou les catastrophes, sujet terriblement d’actualité, voire même -mais là c’est peut être moi qui extrapole- le port du masque en cas de danger (les masques étant bleus ça m’a d’autant plus interpelé).

 

Le style lui aussi assez axé jeunesse d’Amélie Fléchais apporte un décalage intéressant à certaines scènes, comme c’était un peu le cas du Bjorn Le Morphir de Lavachery et Gilbert et fais de cette saga une lecture intergénérationnelle de qualité.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE CASPIAN PRINCE

 

 

C'est de qui ? H.G. Williams

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Souvent.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Quand Disney se lance dans l’adaptation des Chroniques de Narnia, au début des années 2010, l’ambition est de surfer sur la vague de regain d’intérêt du public pour la fantasy grand public initiée par le Seigneur des Anneaux version Peter Jackson.

 

Le succès sera évidement moindre, le matériau étant destiné à un public plus jeune et les qualités du premier film étant assez éloignée de celles du barbu néozélandais.

 

Pour la suite, le Prince Caspian, la prod est déjà plus rodée et, non des moindres, Harry Gregson Williams, qui avait eu des difficultés à trouver un angle d’attaque satisfaisant sur le précédent opus, lorgne ici du coté du travail d’Howard Shore pour la trilogie de Tolkien.

De sa partition d’origine il garde les thèmes majeurs et les fait évoluer vers une dimension plus épique, à l’image de dernier morceau du premier volet, abandonnant quasiment tout l’électronique pour un tout acoustique bienvenu.

 

On appréciera les chœurs qui vont crescendo, le violon électrique qui sait se faire discret quand nécessaire, la rythmique marquée de certaines pistes ou encore les cuivres triomphants sur d’autres.

L’unité qui faisait quelque peu défaut au premier score est bien plus marquée ici et si Williams recycle de ci de là des phrases on lui pardonnera cette paresse au vu de la qualité certaine de son écriture ici.

 

Peut être un peu enthousiaste parfois pour cette conclusion des Bergères Guerrières, la B.O de ce second Narnia l’accompagne souvent avec brio, notamment pour les scènes avec les animaux géants.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

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19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 14:26
 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  MOONSHADOW

 

 

C'est de qui ? De Matteis, Muth, Williams, Pratt…

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Akiléos

 

 

Déjà croisés sur le site? Certains oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Lors d’un flashback aux dimensions cosmiques, un narrateur au crépuscule de sa vie nous narre sa vie, né d’une mère toujours sur le fil de la folie et d’un père entité extraterrestre, il a voyagé aux côtés d’un compagnon poilu ivrogne et obsédé.

En quête continuelle d’une figure tutélaire qui prendrait la place d’un géniteur absent et d’une mère dans son propre monde, Moon à la manière d’un Petit Prince S.F, va vivre un parcours initiatique riche et bariolé.

 

Moonshadow est une œuvre foisonnante, que l’on pourrait qualifier parfois d’exigeante même, même si les références dont elle se nourrit sont loin, à l’inverse d’un Alan Moore sur ses derniers opus par exemple, d’handicaper le lecteur qui ne les connaitrait pas (il faut aussi reconnaître qu’elles sont moins pointues voire obscures que celles du vieux Barbu de Nothampton).

 

 

Si, dans l’absolu, la notion de « définitive » me gêne un peu, il faut reconnaître qu’il y a peu de chances que Moonshadow ait droit à l’avenir à une édition aussi soignée que celle proposée par Akiléos ici.

L’ouvrage est massif, la reliure et la qualité du papier assez remarquable, permettant d’apprécier à leur juste valeur les planches à la peinture directe de Muth (et des autres artistes présents sur la série) et comporte une poignée de bonus très intéressants.

 

Conte sans époque destiné à l’enfant qui sommeille en chacun de nous, cette œuvre définitivement à part, marie le fond et la forme avec une réussite indéniable et procurera au lecteur qui se laissera happer par sa poésie baroque de longues heures de lecture et de rêverie.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE LIFE OF EARTH

 

 

C'est de qui ? R. Blair Oliphant

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Pas évident de trouver une B.O à la (dé)mesure de l’épopée onirico-space-opera de De Matteis. Après quelques tentatives peu concluantes, c’est sur la musique de ce documentaire que j’ai jeté mon dévolu.

 

Si on en rencontre assez peu chez nous, on sait pourtant que bon nombre de partitions écrites pour le genre permettent de faire de belles découvertes selon les sujets abordés. Ici c’est de la naissance et de l’évolution de notre Planète Bleue qu’il s’agit, ce qui a permis au compositeur Richard Blair Oliphant - déjà bien rodé aux documentaires dans des domaines aussi variés que les missions spatiales, les élections ou encore le dinosaures et les…sirènes – d’écrire des thèmes qui naviguent entre l’héroïque bon enfant d’un James Newton Howard, l’émotion d’un James Horner en passant par l’épique à la John Williams, le tout avec un sens inné du spectacle, de la mélodie catchy et de l’efficacité mélodique.

 

Alors certes la plupart des pistes sonnent assez conventionnelles, mais la qualité est au rendez-vous tout comme l’invitation au voyage et à la rêverie grandeur nature, ce qui en fait un compagnon agréable à Moonshadow !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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7 septembre 2019 6 07 /09 /septembre /2019 16:46

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LOUISE PETITBOUCHON. JAZZ, GOUPILLONS ET MACCHABÉES.

 

 

C'est de qui ? Dupelley et Albert

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Le Long Bec

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur le premier volet.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Revoilà notre inspectrice de choc pour deux enquêtes. Si la première, sur un crime dans un club de jazz, est un peu expéditive et plus matière à bons jeux de mots que vraiment prenante, la seconde, elle aussi pleine d’humour et de réparties qui font mouche, a plus de matière.

Louise y part à la recherche d’une paire de gants religieux qui vont se révéler être la clé d’une énigme vieille de plusieurs siècles, carte au trésor convoitée par la pègre.

Ce second volet confirme le bien que laissait présager le premier et fait de Louise Petitbouchon une série qui rend hommage autant aux classiques de la ligne claire qu’aux films noirs français d’après guerre (on a même droit à un cameo de Lino Ventura!)

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE KILLERS

 

 

C'est de qui ? J. Williams

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? A mon humble avis d'afficionado ces Tueurs là ne valent pas ceux de Siodmak, de vingt piges son aîné, pas plus que la partition de John « Star Wars » Williams, n'a la force d'évocation de celle de Rosza.

 

Néanmoins, ne me faîtes pas dire ce que je n'ai pas dit, le score de Williams, qui s'inscrit dans la tradition jazzy du film noir, popularisée par des B.O comme Man with the golden Arm (Bernstein) ou Anatomy of a Murder (Ellington) est une réussite du genre avec ses cuivres endiablés, des rythmiques aux percussions dignes d'une partition de Mancini et ses passages en underscoring pleins d'un suspense chaloupé typique du Noir.

 

Pour l'un de ses premiers efforts pour le grand écran, la superstar de la discipline rendait un hommage appuyé à ses glorieux ainés tout en laissant entr'apercevoir ce qui allait faire de lui un incontournable de la musique de film.

 

Une très bonne cuvée pour ce second volet de Louise Petitbouchon !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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10 juin 2019 1 10 /06 /juin /2019 16:12
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LA FILLE DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE. PARIS 1867.

 

 

C'est de qui ? Willem & Marini

 

 

La Couv':

 

Julie, 12 ans plus tard  /  La Fille de l'exposition universelle. Paris 1867  Vs.  Complot de Famille

 

Déjà lus chez B.O BD? Oui, ensemble même.

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle.

 

 

Une planche:

 

Julie, 12 ans plus tard  /  La Fille de l'exposition universelle. Paris 1867  Vs.  Complot de Famille

 

Ca donne Quoi ? Revoilà Julie Petitclou, douze ans de plus au compteur que la dernière fois où nous l’avons croisé, déjà à Paris.

En cette nouvelle année d’Exposition Universelle, sa roulotte de voyante ne désemplit pas même si beaucoup de ces clients sont surtout des …prétendants.

Parmi eux cependant semble se cacher quelqu’un qui en veut aux têtes couronnées attendues dans la capitale, parmi lesquelles le Tsar de Russie, invité par Napoléon 3.

 

Notre héroïne, aussi futée que jolie, parviendra t-elle, comme avec l’Empereur, a déjouer le complot ? Est elle prête à payer le lourd tribut qui l’attend, elle et sa famille ?

 

Le scénario de ce second épisode de La Fille de l’exposition Universelle confirme toute la sympathie du premier, la petite et la grande Histoire se mêlant avec réussite et permettant à Etienne Willem de réaliser à nouveau de belles planches d’un Paris haussmannien très détaillé.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :COMPLOT DE FAMILLE

 

 

C'est de qui ? J. Williams

 

 

La Couv':

 

Julie, 12 ans plus tard  /  La Fille de l'exposition universelle. Paris 1867  Vs.  Complot de Famille

 

Déjà croisé dans le coin? Of Course !

 

 

On peut écouter ?

 

Ca donne Quoi ? John Williams, malgré sa notoriété grandissante (bien aidée par l’Oscar pour Jaws premier du nom), semble être dans ses petits souliers sur le score de ce qui sera le dernier film d’Alfred Hitchcock.

Plutôt que du au fait qu’il succède à des pointures comme Bernard Herrmann, compositeur attitré du réal’ jusqu’à leur brouille sur le Rideau Déchiré, mettons ceci sur le fait qu’Hitchcock, même amoindri par la maladie, reste un maniaque sur tout ce qui touche à ses films, B.O y comprise.

Si Complot de Famille a tout de la comédie noire, la musique de Williams semble s’être surtout attardée sur la partie comédie, avec des thèmes légers et entrainants, joués par les hautbois et les bassons, en renfort du clavecin, pour un effet inattendu et réussi.

Williams reprendra d’ailleurs certaines idées développées ici pour de futures compositions.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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