12 juin 2025 4 12 /06 /juin /2025 16:04




 

LA BD:





 

C'est quoi ? LA TRILOGIE BERLINOISE 2. LA PÂLE FIGURE.




 

C'est de qui ? Warzala & Boisserie



 

La Couv':

 



 

Déjà croisés sur le site? Oui.



 

C’est édité chez qui? Les Arènes




 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Bernie Gunther avait quitté la police berlinoise déçu de la tournure que prenaient les choses pour s’installer comme détective privé avec son ami Bruno Stahlecker.

 

Alors qu’il est embauché par une riche veuve dont on fait chanter le fils homosexuel, voilà qu’une sombre affaire de meurtres en série sur des jeunes allemandes  va l’obliger à reprendre du service avec …enfin c’est surtout l’ultimatum posé par Heydrich, ame damnée d’Himmler, qui menace de lui retirer port d’arme et licence.



 

Rapidement, alors que le maître chanteur est retrouvé “suicidé” et que Bruno est assassiné, Bernie réalise que l’affaire des jeunes filles pourrait être en lien avec les persécutions des juifs.

 



 

Le contexte historico-politique du 3° reich est, on le sait, du pain béni pour y situer un bon thriller.

 

En littérature des gens comme Volker Kutscher, Fabiano Massimi, Laurent Binet ou encore Jean Christophe Grangé, y ont largement puisé leur inspiration et en ont tiré des romans aboutis. Mais l’une des oeuvres les plus intéressantes dans ce domaine reste surement la Trilogie Berlinoise de Phillip Kerr.



 

Presque 4 ans après leur adaptation très réussie du premier tome, Boisserie et Warzala nous livrent, toujours aux Arènes, celle de La Pâle Figure, le second volet.

 

Comme sur le précédent, le rythme du scénario, qui colle bien au matériau d’origine, est soutenu et, si ce n’est là encore quelques patronymes germaniques à bien retenir pour ne pas s’égarer dans l’intrigue, la lecture est aussi plaisante qu’accrcocheuse.

 

Coté graphisme, le choix de la ligne claire que j’avais trouvé plutôt “payant” sur le premier tome, m’a ici un peu moins convaincu au vu de la tension de l’histoire et de sa gravité, tout comme des profils des différents protagonistes, le bal des ordures nazies en tête.

 

Néanmoins le soin apporté à la reconstitution historique et à la narration sont toujours au top et, comme sur le précédent, l’édition est toujours aussi classe.



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi ? LES BAS FONDS DE FRISCO




 

C'est de qui ? A. Newman




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.



 

On peut écouter ? 

 




 

Ca donne Quoi ? En une petite décennie Jules Dassin (papa de Joe...mais pas de Jack ni d'Averell...ok désolé je reprends) a prouvé à Hollywood qu’il pouvait pondre de solides petits films, de série B certes mais dans des genres divers et variés.

 

 

 

Du coup ce sont souvent des compositeurs chevronnés qui mettent en musique ses réalisations, c’est d’ailleurs le cas sur ce film noir honnête pour lequel Alfred Newman, pourvoyeur de scores de qualité dont certains lui ont valu nomination et statuette aux Oscars, livre une partition sans fausses notes (oui, je sais c’est facile) où le suspense est exprimé avec une belle efficacité que ce soit dans les choix rythmiques comme mélodiques (via une belle utilisation des cuivres entre autres).

 

 

 

Si cette B.O n’est pas inoubliable et a même du mal à rivaliser avec certaines à venir qui définiront le genre, elle a néanmoins les atouts nécessaires à en faire une musique d’accompagnement tout à fait convenable pour ce second tome de la Trilogie Berlinoise.

 

 


 

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9 décembre 2021 4 09 /12 /décembre /2021 14:12

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? LA TRILOGIE BERLINOISE. L’ETE DE CRISTAL.

 

 

C'est de qui ? Boisserie & Warzala

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Les Arènes.

 

 

Déjà croisés sur le site? Le scénariste oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Alors que la capitale allemande se prépare à accueillir les Jeux Olympiques de 36 (et, accessoirement, à se prendre un beau camouflet de la part de Jesse Owens), Bernard Gunther, ancien policier qui a quitté l’uniforme dégoutté par l’influence grandissante des national socialistes, s’est reconverti en détective privé.

 

Un puissant industriel l’engage pour découvrir ce qui est arrivé à sa fille et son gendre, morts carbonisés dans leur lit, ainsi qu’aux diamants dérobés dans leur coffre-fort.

 

Notre privé cynique va vite se perdre dans un imbroglio où nazis et mafieux se trient dans les pattes et n’hésitent pas à jouer qui des poings qui du Mauser.

 

 

Féru d’histoire, Pierre Boisserie s’attaque ici au best seller de Phillip Kerr, dont le héros, selon la description de son papa, est l’équivalent du Marlowe de Chandler mais dans l’Europe des années 30/40.

 

Le background historique est évidement riche et fort propice au mélange des genres. D’ailleurs, j’ai eu récemment l’occasion de lire un « vrai » livre, lors d’un voyage à l’étranger (ces deux faits étant quasiment aussi rares l’un que l’autre pour votre serviteur !), l’Ange de Munich, autre best seller mais plus récent, qui lui aussi prend la montée du III° reich comme toile de fond.

 

La tension historico-politique ne fait qu’ajouter au suspense de l’intrigue, même si, dans le cas de ce premier tome de la Trilogie Berlinoise, la multiplication des protagonistes aux noms à consonances germaniques, m’a un peu perdu à un moment donné, jusqu’à ce que le héros récapitule les faits à son employeur.

 

La partie graphique, dans une ligne claire aussi classique que réussie, amène une distanciation intéressante et originale à cette adaptation qui aurait été peut-être plus passe partout avec un trait réaliste.

 

Les amateurs de polar historique en auront pour leur argent avec ce petit pavé auquel les Arènes ont apporté un soin tout particulier avec un dos toilé du meilleur effet.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LA MORT AUX TROUSSES

 

 

C'est de qui ? B. Herrmann

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Cinquième collaboration entre l’un des duos réal/compositeur les plus marquants du 7° Art, la Mort aux Trousses, si peut être pas la plus marquante des œuvres de son auteur, reste un modèle du genre.

 

 

Le générique donne le ton sur un rythme soutenu et hypnotique que l’on retrouve plus ou moins modifié tout au long du score.

 

Amateur d’expérimentations sonores, Herrmann enchaine les motifs musicaux inhabituels, évoquant le suspense via les vents (dont le hautbois et des flutes dans les aigus) tandis que l’action est laissée aux cuivres et aux cordes sur des roulements de batterie dignes d’un Prokoviev.

 

De beaux changements d’atmosphère mais toujours amenés subtilement font l’originalité d’une partition qui, à contrario d’opus futurs du compositeur, aurait sinon manqué d’une certaine musicalité, préférant l’illustration sonore à la mélodie.

 

 

On est néanmoins sur le haut du panier du genre et l’ensemble BD/B.O fait souvent monter la tension à son paroxysme.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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