27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 15:44
 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  THE GOLDEN AGE

 

 

C'est de qui ? Robinson & Smith

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Urban Comics

 

 

Déjà croisés sur le site? Je dirais que non.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Pas facile de (re)trouver sa place dans cette Amérique post seconde guerre mondiale, quand on est une icone en collants dont les super-pouvoirs, autrefois gages de stratification par le commun des mortels, est devenu quasiment une tare.

C’est ce que disent peu ou prou les membres de la Justice Society of America alors qu’ils peinent à aborder sereinement le cap d’une ère nouvelle.

Entre problèmes psychologiques, de couple, ou encore d’ego nos héros vont néanmoins devoir mettre tout leurs soucis de côté afin de faire face à une menace qui va venir…de l’intérieur !

 

Si l’on pensera inévitablement quelque part à l’œuvre de démystification des super héros par Alan Moore, Watchmen en tête, ne cherchons pas là pour autant une comparaison qui n’a pas lieu d’être.

La minisérie de Robinson et Smith, parue quasi après une décennie celle de Moore et Gibbons mais bien moins médiatisée, si elle aussi évoque des personnages classiques remis au goût du jour (enfin celui des années 90 le cas présent), affublés de névroses et de failles terriblement humaines qui déboulonnent leurs piédestaux, n’a pas la même ambition, et le sous texte et l’aspect méta n’y sont pas autant développés.

 

The Golden Age se veut plus direct, plus terre à terre et récréatif (le cerveau d’Hitler implanté dans un super héros, c’est digne d’une bonne vieille histoire des Contes de la Crypte !) moins référencé, en un mot plus accessible.

 

Cet éclairage sur un groupe phare de chez DC est illustré dans un style qui n’est pas sans rappeler parfois celui du regretté Darwyn Cooke même si moins original à mon goût et la colo n’a pas trop pris de rides contrairement à beaucoup de choses sorties durant cette décennie.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :TRON

 

 

C'est de qui ? W. Carlos

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Pas sur

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Satisfaire au cahier des charges de Disney, même si l’on parle ici d’un film « live » loin des grosses machines animées des studios, tout en gardant sa personnalité musicale propre n’est pas donné à tout le monde. Si pas mal de compositeurs ont passé l’épreuve avec les honneurs d’aucuns s’y sont cassés les dents et les B.O des longs métrages Disney pondus ces dernières années (une décennie au bas mot) sont fort loin des réussites artistiques des rands classiques.

 

Wendy Carlos, déjà à l’œuvre sur le Shinning de Kubrick (tout de même !) prouve qu’elle fait partie de la première catégorie sur la B.O de Tron, film culte s’il en est qui, même s’il a mal vieilli, reste un mètre étalon de la SF.

 

Elle ressort son Moog qu’elle incruste au sein d’un orchestre symphonique, naviguant entre modernité audacieuse (nous sommes en 82) et illustration sonore grand spectacle. Si elle sacrifie au style grand public avec des thèmes héroïques pleins de suspense et d’aventure, les accents futuristes de ses arrangements, les clins d’œil aux musiques de jeux vidéo de l’époque (le _ bit pour ceux à qui ça parle) sont encore très fun à entendre aujourd’hui et, avec le comics du jour, prennent un côté décalé bienvenu qui appuie l’ambiance rétro historique du titre.

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

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23 octobre 2020 5 23 /10 /octobre /2020 15:37

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  BATMAN CREATURE DE LA NUIT

 

 

C'est de qui ? Busiek & J P Leon

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Urban Comics

 

 

Déjà croisés sur le site? Busiek oui, le dessinateur pas sur.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? C’est l’histoire du jeune Bruce Wainwright, fan des comics de Batman qui devient orphelin –et fort riche-suite au meurtre de ses parents en plein Boston en cette année 1968, où, bientôt une sorte de mystérieuse créature de la nuit va se mettre à combattre le crime à sa façon.

Plus le temps passe et plus il semblerait que Bruce et l’étrange justicier aient des liens.

 

Je sais ce que vous vous dites, ce pitch ressemble fort à une resucée du Batman classique et vous avez raison sauf que c’est bien entendu tout aussi intentionnel que conceptuel. En effet Kurt Busiek s’était déjà amusé à réinventer la mythologie de l’Homme d’Acier dans Superman : Secret Identity et se frotte cette fois ci à l’autre grande figure du panthéon DC Comics : le Dark Knight himself.

 

Bon, il faut avouer que cette longue minisérie, accouchée dans la douleur à l’époque de sa sortie en V.O, fait tout de même plus exercice de style que son illustre modèle. Sorti des clins d’œil et autres rappels à l’œuvre originale (Alfred, Gordon et Robin sont de la partie même s’ils sont quelque peu transformés, les personnalités du Bruce de Busiek et de Bruce Wayne sont quasi identiques,…) le scénario tente l’originalité via une paire d’incursions fantastiques intéressantes (Bruce voit par les yeux de la créature sans pour autant être cette dernière, il a eu un frère jumeau mort-né qui serait, semble-t-il, réincarné dans le justicier…) mais peine a n’être qu’une variation de son modèle).

 

 

La partie graphique elle aussi rend hommage à quelques pointures avec un style lorgnant clairement vers le Year One de Mazzucchelli mais aussi au DK de Miller. Néanmoins John Paul Leon a aussi su poser sa patte sur le Batman et, dans les décors comme les cadrages, les personnages comme les bastons, fait preuve d’un certain brio.

Créature de la Nuit est une alternative du mythe qui aurait bien pu fonctionner mais qui n’est hélas que peu souvent à la hauteur de ses ambitions, dommage.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :DAREDEVIL

 

 

C'est de qui ? G. Revell

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui très surement.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Raté assez monumental (exception faite de Jennifer Gardner en Elektra !) la version cinéma de Daredevil enterra, tout du moins sur grand écran, l’espoir de voir un film rendant hommage au super héros aveugle.

 

Plutôt que de lister les multiples erreurs du film concentrons-nous sur sa B.O qui, si pas exempte de défaut, a du moins mieux su tirer son épingle du jeu.

Graeme Revell a été missionné pour insuffler de l’humain dans le super héros avec pour consignes principales d’éviter le grand spectacle et les thématiques trop prononcées. On peut dire que le compositeur a rempli sa mission, un poil trop bien même vu que dans l’ensemble le score manque un peu de personnalité.

 

Sur des accents rocks électro prononcés (ce qui fait qu’elle a mal vieilli aujourd’hui) la partition joue la carte de la noirceur avec beaucoup de passages dans les graves. Hormis les quelques instruments estampillés rock donc (guitare, basse et percussions), les cordes et le piano solo sont beaucoup utilisés avec une bonne dose d’effets en post prod.

 

Si l’on zappera sciemment une ou deux pistes trop ancrées dans leur époque, le reste de la galette fera une musique assez tragique pour aller avec cet ersatz étrange du Batman.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 12:57
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  JOKER. FINI DE RIRE.

 

 

C'est de qui ? De Matteis et Dixon aux scénars ; Staton et Nolan aux dessins

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Urban Comics

 

 

Déjà croisés sur le site? Certains oui.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Urban continue sur sa lancée de réédition/ exhumation d’histoires opposant Batman à son plus célèbre Némésis.

Fini de Rire, écrit par De Matteis, nous présente un Joker psychopathe au possible qui, après une hécatombe de cadavres et l’enlèvement d’une femme politique est soudain redevenu normal et lutte désespérément contre sa part d’ombre tandis que Bruce, laissé pour mort, est recueilli par une jeune docteur dans un petit village et goute lui aussi à une vie sans masque (c’est de saison !). Mais chassez le naturel…

 

Dans la lignée de récits emblématiques, cette histoire emprunte entre autre au Dark Knight de Miller - le procédé des écrans de tv en guise de cases - mais sait aussi se rendre originale avec des polices et des couleurs différentes selon le narrateur (même si la voix off est à mon goût un peu trop fournie) et un parallèle des psychologies intéressant.

 

Dans l’Avocat du Diable, Batman (et Robin accessoirement) cherche à innocenter le Joker d’une vague de crimes dont il n’est pas responsable être qui lui ont valu une condamnation à mort. L’image du justicier droit comme la justice allant jusqu’à sauver l’un des pires meurtries de Gotham est ici intelligemment abordée.

 

 

Coté dessin, pour les deux arcs proposés, on est dans le classique des années 90, dire que ça a bien vieilli serait cavalier mais c’est surtout au niveau des couleurs que la partie graphique pourra rebuter le lecteur d’aujourd’hui.

 

Sans être un incontournable du niveau des histoires iconiques de la chauve-souris ce Joker là, avec son étude de la psychologie des deux adversaires, son idée de rédemption impossible, restent agréables à (re)découvrir.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :DARKMAN

 

 

C'est de qui ? D. Elfman

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu par ici?Oui assez fréquemment.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Dans la droite lignée des scores des Batman pour Tim Burton – au point que certains passages semblent provenir de chutes de studios, c’est dire- Danny Elfman reste, pour celui de ce film de  Sam Raimi, dans un registre qui lui va bien. Le film – assez dispensable il faut l’admettre- parle d’un super héros inventé pour l’occasion, guidé par la vengeance et sujet à de violentes crises de rage

 

A la croisée des chemins des deux grandes directions de la carrière du compositeur, à savoir le  gothico-décalé et le travail de commande, Darkman, si plein de bonnes choses, notamment dans son usage des différentes percussions de l’orchestre ou encore dans ses thèmes de cordes riches et variés, reste la partition la plus prévisible de son auteur avec une quantité non négligeable d’éléments d’autres œuvres comme les chœurs enfantins, qui dénotent un peu ici.

 

Pour l’afficionado du travail d’Elfman, Darkman est dispensable, pour le néophyte qui a envie de découvrir l’artiste, ou celui qui cherche la bande son adéquat aux deux récits proposés dans Joker. Fini de Rire, ce score fera parfaitement l'affaire.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

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18 août 2020 2 18 /08 /août /2020 08:09
 

 

 
 

 

Fan de comics débutants ou amateurs éclairés désireux de compléter votre collection, réjouissez-vous !

 

Si vous étiez passé à coté de l’opération, sachez qu’Urban propose cet été dix titres marquants de son catalogue DC comics.

Aux côtés de récits marquants – le Batman : Silence de Loeb et Jim Lee – d’autres devenus « canons » - La Cour des Hiboux de Snyder (sur lequel on reviendra probablement)- voire originaux  -le Red Son de Millar – certains sont plus ciblés - Harley Quinn- voire surfant sur l’actu – Wonder Woman Année 1 par Greg Rucka (tout de même !) – bref il y en a pour tous les goûts.

 

Chaque volume est passé en couv’ souple (oui, je sais !) mais du coup est à moins de 5 euros, ce qui, pour les paginations proposées et la qualité de la plupart des titres, est une bonne occase de (re) découvrir ces comics.

 

Voilà ce que l’on disait de Batman White Knight, également proposé dans la collectionà l’époque de sa sortie :

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  BATMAN : WHITE KNIGHT

 

 

C'est de qui ? Snyder.

 

 

La  Couv':

 

Avec le macaron qui ne le fait pas du tout mais bon...le beurre, l'argent du beurre, tout ça tout ça...

 

C’est édité chez qui ? Urban Comics

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Après une énième et particulièrement destructrice baston, Batman passe le Joker à tabac avant de lui faire avaler une poignée de pilules qui, rapidement, vont annihiler la personnalité psychotique du bonhomme et faire ressortir l’homme derrière le sourire : Jack Napier.

 

Ce dernier –et premier surpris- va alors décider de « sauver » Gotham de sa pire menace : Batman.

Et si les moyens employés sont peu catholiques, force est de reconnaître que, du GCPD aux bas-fonds, en passant par Nightwing et Batgirl, toute la ville semble pencher du côté de l’ex Némésis de l’Homme Chauve-Souris.

Mais, of course, le Chevalier Noir n’a pas dit son dernier mot.

 

Bon, si vous avez un sentiment de déjà-vu, peut-être est-ce dû au fait que ce bon vieux Joker, redevenu sain d’esprit pour un temps, semble être frappé du syndrome de Lex Luthor, qui, de loin en loin, fait valoir le fait que Superman est une menace pour l’humanité et prend le rôle du héros.

 

Après peut être que ça n’a pas été fait dans le batmanverse, je ne lis du super héros que de loin en loin donc ne pourrait pas l’affirmer ; mais Murphy, qui une fois encore excelle coté dessin, propose ici un scénar qui, s’il tient la route, ne fait pas dans la folle originalité et aligne un peu de fan service.

 

 

 

 

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 12:28

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  JUSTICE LEAGUE/BLACK HAMMER

 

 

C'est de qui ? Lemire & Walsh

 

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Urban

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si j’ai lu une poignée de leurs grands classiques et ai assez de culture super héroïque pour connaître une grande partie du casting, je ne lis que fort peu de DC, essentiellement des one-shot et quasi rien de ce qui concerne la Justice League et ses membres (si ce n’est batounet de temps à autre et j’en ressors souvent déçu). Ce n’est donc que le nom de Lemire et de sa série à succès du moment qui m’a amené à lire ce crossover entre la Ligue et les protagonistes de Black Hammer.

 

Partant d’un postulat un brin capillotracté où un mystérieux personnage intervertit les héros dans le monde de l’équipe d’en face, Lemire – qui a aussi écrit pour DC sur de la grosse franchise- propose des idées sympas mais qui manquent un peu de développement pour vraiment convaincre.

 

Gail qui ne veut plus retourner à la ferme car elle a pu enfin se libérer de son corps de fillette, Clarke qui apprécie le calme d’une vie rurale, Bruce lui, cherche par tous les moyens à retourner sur Terre 2, les super héros restants de la Ligue questionnent l’équipe de Black Hammer dans des échanges souvent drôles… le tout entrecoupé d’une poignée de bastons avec des insectes géants d’un coté et les troupes de Starro de l’autre…

 

Bref heureusement que Lemire a un savoir-faire manifeste coté écriture et psychologie des personnages et que Michael Walsh a un coup de crayon original qui respecte le canon de la série mère (Black Hammer) tout en proposant des choses très convaincantes dans son interprétation des lieux et des héros parce que sous de prometteuses auspices cette minisérie se révèle un peu anecdotique et n’est pas à la hauteur de celle dont elle ne reste qu’un spin-off récréatif.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : SOLO : A STAR WARS STORY

 

 

C'est de qui ? J. Powell

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Je dois vous avouer d’emblée que j’ai décroché des Star Wars depuis l’épisode 2, je ne suis donc pas à même de juger quoique ce soit coté continuité, fidélité et autre scénarios des diverses suites et spin-offs sortis depuis (5 au bas mot dirais-je ?)

Néanmoins j’ai suivi de loin les diverses B.O pondues pour les épisodes réalisés ces dernières années et si ça ronronne pas mal de ce coté-là, celui de Solo –film consacré au personnage du même nom- se démarque un peu du lot. On peut remercier John Powell pour le coup, qui, trop heureux de collaborer avec Williams, régale son auditoire.

 

Les deux thèmes principaux sont écrits par Williams, clairement dans une certaine tradition, mais les variations et adaptations que leur impose Powell leur donne une fraicheur et un impact appuyés. On retrouve dans Solo ce qui a fait la réussite des grandes œuvres de Powell, de X-men à Dragons : de l’action énergique mais pas bourrine, avec des cuivres utilisés sans le coté fanfare de William, des parties de percussions inhabituelles et autrement plus présente que sur le reste de la franchise et des cordes variées, des violons aux violoncelles, dans des tessitures intéressantes.

Si, à de très rares moments, on pourra tiquer sur des thèmes un peu trop guillerets pour le mash-up Justice League/Black Hammer, cette B.O dans son ensemble a tous les atouts pour aller avec ce one-shot super héroïque.

 

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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