5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 09:41
 

 

       

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  OLWEN , FILLE D‘ARTHUR

 

 

C'est de qui ?  Annabel & Legrand

 

 

La Couv':

 

Une fille sans peur et sans reproches  /  Olwen fille d'Arthur  Vs.  The Giant Of Metropolis

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste.

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Une planche:

 

Une fille sans peur et sans reproches  /  Olwen fille d'Arthur  Vs.  The Giant Of Metropolis

 

Ca donne Quoi ? La surprise est de taille pour la jeune Olwen, garçon manqué douée au maniement des armes, le jour où Gauvain vient la chercher pour la ramener à Camelot où son père, qui n’est autre que le roi Arthur, souhaite qu’elle vive à ses côtés.

 

Mais si le suzerain comptait faire une dame de cour de sa progéniture il se met le doigt dans l’œil ; la jeune fille entend en effet bien devenir la première femme chevalier et n’hésites pas à partir en quête pour prouver sa valeur.

Son aventure la conduit dans la Forêt Périlleuse où elle risque de devenir le jouet de forces plus grandes qu’elle.

 

Je considère, peut-être à tort me diront les puristes si toutefois il y en a parmi les lecteurs de B.O BD, que, en ce qui concerne la légende Arthurienne, il n’y a pas à proprement parler de récit « canon ».

 

Si l’on peut envisager la Morte d’Arthur de Mallory ou les œuvres de Chrétien de Troyes comme des classiques de la littérature se rapportant à la Table Ronde, les versions sont multiples et, si l’on omet certaines libertés extravagantes voire surréalistes (le  King Arthur ridicule de Ritchie, les délirants Sacré Graal des Monty Pythons et Kaamelot d’Astier, le féministes Brumes d’Avalon de Zimmer Bradley, …) les réinterprétations différent souvent assez largement sans pour autant que cela nuise aux récits proposés.

 

Olwen Fille d’Arthur s’inscrit dans cette relecture inspirée, avec ce personnage aussi bien écrit que crédible (après tout pourquoi le Roi Arthur n’aurait-il pas eu une fille d’une aventure sentimentale) et cette quête initiatique qui respecte fort bien les codes du genre.

 

Un premier tome réussi porté par un très bon trait réaliste qui s’inscrit dans la lignée de la fantasy franco belge avec une colo originale et une narration graphique parfois audacieuse.

 

Une jolie réussite dans un créneau pourtant –donc- beaucoup exploité.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE GIANT OF METROPOLIS

 

 

C'est de qui ? A. Trovajoli

 

 

La Couv':

 

Une fille sans peur et sans reproches  /  Olwen fille d'Arthur  Vs.  The Giant Of Metropolis

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Comme nombre de ses compatriotes compositeurs de l’époque, Armando Travajoli a une activité des plus soutenue en cette période fertile pour le cinéma bis transalpin.

Rien que sur cette année 1961 il écrit pas moins de 7 scores, dont 3 pour des péplums et assimilés.

 

La B.O de ce Géant de Métropolis résonne d’accords issus du  répertoire classique habilement contrebalancés par des phrasés de violons et hautbois mystérieux et quelques effets sonores au xylophone et au thérémine.

 

L’aventure est le maître mot de la partition de l’italien, tout comme de ce premier tome d’Olwen ; et si parfois un peu old school ses accents originaux sont bien en phase avec la partie de l’album se déroulant dans la Forêt Périlleuse.

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

 

 

 

Repost0
4 mars 2019 1 04 /03 /mars /2019 15:46

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  REVOLUTION. LIBERTE.

 

 

C'est de qui ? Locard & Grouazel

 

 

La Couv':

 

L'Histoire qui se répète  /  Révolution  Vs.  La Nuit de Varennes

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Actes Sud/L'An 2

 

 

Une planche:

 

L'Histoire qui se répète  /  Révolution  Vs.  La Nuit de Varennes

 

Ca donne Quoi ? Évoquer la Révolution Française telle qu'elle a été vécue et perçue par le peuple, via des destins d'inconnus, de petites gens et autres idéalistes ou opportunistes, résonne étrangement d'actualité en 2019, alors que la France est en proie à un certain marasme face à une classe dirigeante détachée des problèmes du commun des mortels.

 

En ce début d'année 1789 aussi on « sonde » les desiderata et attentes des français via des États Généraux chaotiques où chacun essaye de tirer son épingle du jeu.

Pendant ce temps la capitale est victime de manifestations désordonnées et parfois sanglantes.

 

Dans cet album impressionnant sur le fond comme la forme -outre une documentation historique et visuelle évidente, les deux auteurs dessinent à quatre mains en alternance- sur plus de 300 pages on suit les destins croisés de grandes figures de l'époque mais également d'inconnus, témoins imaginaires privilégiés de l'Histoire en marche.

 

Abel, Louise ou Virgile côtoient ainsi Marat, Lafayette, Louis XVI... la Bastille tombe avec les privilèges, la Déclaration des Droits de l'Homme voit le jour... En mêlant petite et grande Histoire, Locard et Grouazel livrent un ouvrage hors norme qui, loin de tout didactisme, apporte une nouvelle lumière sur une période ô combien importante encore aujourd'hui !

 

Revenons tout de même un instant sur une partie graphique très « à l'ancienne » (impression renforcée par les belles couleurs pastels), qui fourmille de détails et propose une galerie de trognes plus marquantes les unes que les autres (mention spéciale au vil journaliste opportuniste à qui les auteurs ont donné la tête de Zemmour!)

 

L'Histoire qui se répète  /  Révolution  Vs.  La Nuit de Varennes

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LA NUIT DE VARENNES

 

 

C'est de qui ? A. Trovajoli

 

 

La Couv':

 

L'Histoire qui se répète  /  Révolution  Vs.  La Nuit de Varennes

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? En près de soixante ans de carrière, Trovajoli aura abordé quasiment tous les genres, des pires séries Z -péplums et épouvante en tête- aux comédies « à l'italienne », accrochant à son palmarès des noms aussi prestigieux que Vittorio De Sica, Dino Risi ou encore, comme c'est le cas ici : Ettore Scola.

 

Pour l'un de ses seuls films en costumes, Scola voit grand avec une reconstitution historique soignée, un casting international haut de gamme (Barrault, Keitel, Brialy, Mastroianni,...), des dialogues qui font mouche et une musique au diapason.

 

Trovajoli va puiser dans sa formation classique, visiblement heureux de pouvoir écrire une partition où l'orchestre est mis à contribution, sans pour autant se départir de la gaieté et la légèreté classe qui ont fait le succès de ses précédents scores.

 

En plus d'une couleur résolument XVIII° siècle, la musique du compositeur italien fait la part belle aux thèmes lyriques avec envolées de cordes et de vents réjouissants.

 

Une B.O clairement raccord avec le très bon premier volet de Révolution !

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

Repost0
23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 10:03

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : UNDERTAKER. L’OGRE DE SUTTER CAMP.

 


C'est de qui Meyer, Dorison & Delaby.

 

 

La Couv':

 

Panorama du western  /  Undertaker 3  Vs.  Lond Days Of Vengeance

 

Déjà lu sur le site ? Oui, sur les tomes précédents.

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Une planche :

 

Panorama du western  /  Undertaker 3  Vs.  Lond Days Of Vengeance

 

Ça donne Quoi ? Notre croquemort se retrouve bien malgré lui flanqué de deux associées dont il se serait bien passé ! Surtout avec la réapparition dans son existence de cet ancien colonel de la guerre de Sécession qui reconnaît en notre héros un ancien subalterne avec qui il a eu à faire à un dangereux chirurgien/savant fou.

 

Alors que Jonas pensait ce dernier mort et enterré, il s’avère qu’il est bien vivant et continue, sous couvert de docteur ambulant, ses sombres expérimentations.

 

Voilà notre quatuor sur la piste d’un ennemi des plus coriaces et tout le monde va y laisser plus que des plumes.

 

On reconnaît bien dans ce nouveau scénario de traque la patte de Xavier Dorison qui déroule son savoir-faire via des scènes chocs (parfois un brin too much) et des dialogues percutants, tout en explorant les thématiques qui lui sont chères (Revanche, rédemption, dualité...)

 

Ralph Meyer continue à livrer un travail d’orfèvre, avec des cadrages et une mise en page soignés, bien mis en valeur par les couleurs de Caroline Delaby, le trio d’auteurs étant en passe de faire de la série Undertaker un futur classique du genre…classique à tout les sens du terme cela dit, mais ce n’est pas pour nous déplaire.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? LONG DAYS OF VENGEANCE

 

 

C'est de Qui ? A. Trovajoli

 

 

La couv'

 

Panorama du western  /  Undertaker 3  Vs.  Lond Days Of Vengeance

 

Déjà croisé chez B.O BD? A quelques reprises oui.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? C’est peu dire qu’Ennio Morricone a posé les pierres angulaires du score de western spaghetti pour les décennies à venir quand sortent, entre 1964 et 1966 les trois films composant la Trilogie des dollars.

 

Même le vétéran Armando Trovajoli, quand il sera amené à mettre en musique le seul film du genre de sa discographie, fera des emprunts flagrants aux travaux de son compatriote.

 

Cela étant, réduire la B.O de Long days of vengenace à un ersatz de Morricone serait à mon sens une erreur.

 

Si en effet les rythmiques galopantes, les guitares et cuivres solistes sont bien de la partie, d’autres pistes sont bien moins typées et font la part belle à des arrangements moins formatés, où suspense et émotion sont les dominantes thématiques. La photocopieuse humaine Tarantino ne s’y trompera d’ailleurs pas en incluant une partie de la musique de Trovajoli à son sanglant Kill Bill, premier du nom.

 

Un score peu connu, élaboré et varié dont les ambiances soignées sont un régal avec cette aventure de l’Undertaker.

 

 

 

 

---------------------

 

 

Une Chronique  de Fab

Repost0

Présentation

  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
  • Contact

Rechercher

Tags