8 mai 2018 2 08 /05 /mai /2018 07:15

 

 

On ne présentera pas le mythique personnage crée par Robert Howard dans les années 30, adapté avec plus ou moins de réussite durant les 80 années suivantes dans quasiment tous les domaines, du grand au petit écran, de la BD au jeu vidéo en passant par les jouets, les jeu de rôle et de plateau ou encore le dessin animé.

 

Si le plus célèbre barbare de la littérature revient sur le devant de la scène c’est grâce au scénariste J.D Morvan qui lance une collection de one-shots d’adaptations des aventures de Conan, dont le concept est d’être le plus fidèle possible au matériau d’origine, tout en confiant chaque album à une équipe artistique différente.

 

En fan indécrottable du cimmérien le taulier de chez B.O BD ne pouvait passer à coté et, pour prolonger un peu le plaisir, en a même profité pour relire les autres versions des textes choisis.

Commençons donc par l’un des deux premiers volets de la nouvelle collection :

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LE COLOSSE NOIR / BLACK COLOSSUS

 

 

C'est de qui ? Bruegas et Toulohat pour la nouvelle adaptation, Thomas et Buscema pour celle old school et Truman/Giorello pour la version Dark Horse.

 

 

Sâches Ô Prince... /  Conan le Cimmérien. 1. Le Colosse Noir (et ses différentes adaptations).

 

 

Ca donne Quoi ? L’histoire tout d’abord ; on retrouve un Conan mercenaire en Khoraja, petit royaume coincé entre d’autres plus importants et sujets à annexion sauvage.

La sœur du roi, dirigeante à la place de son frère enlevé a eu une vision lors d’une prière à Mithra, le Barbare sera celui qui sauvera son peuple (et sa personne par la même occasion) d’une invasion imminente menée par un être malfaisant revenu du fond des âges.

 

La partie s’annonce serré pour notre barbare qui, s’il a déjà pas mal vécu, possède toujours cette appréhension ancestrale de la sorcellerie mais goûte pour la première fois au commandement et ce n’est pas pour lui déplaire !

 

 

Le Colosse Noir (2018-Bruegas & Toulohat)

 

Sâches Ô Prince... /  Conan le Cimmérien. 1. Le Colosse Noir (et ses différentes adaptations).

 

A la lecture de leurs précédents opus, eux aussi axés fantasy/aventures, la présence des compères responsables de l’excellent Roy des Ribauds sur ce nouveau projet était une évidence.

 

 Alors que Vincent Brugeas sait tirer la substantifique moelle des mots d’Howard, rendant bien ce mélange de récitatif épique mâtinée d’un soupçon de philosophie de vie (celle de Conan hein, ne cherchez pas du Nietzche là dessous…et encore que…), Ronan Toulhoat livre une copie quasi parfaite avec une introduction intelligente (le mélange de couleur et NetB pour évoquer les différentes époques) proposant ensuite une alternance de scènes de dialogues bien découpées et des passages de combats impressionnants.

 

Sâches Ô Prince... /  Conan le Cimmérien. 1. Le Colosse Noir (et ses différentes adaptations).

 

Seul bémol perso peut être, un choix de coupe de cheveux assez inhabituel pour le héros, mais finalement pas moins seyant que l’inévitable frange à laquelle il a eu droit durant des décennies.

 

 

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Black Colossus (1974-Thomas, Buscema et Alcala)

 

 

Sâches Ô Prince... /  Conan le Cimmérien. 1. Le Colosse Noir (et ses différentes adaptations).

 

1974; Roy Thomas a pris son rythme de croisière depuis une grosse année sur la version comics de Conan.

Après quelques changements de personnel (Windsor Smith, au style magnifique mais pas assez rapide pour tenir les délais, et un galop d’essai sans suite de Jim Starlin), il trouve celui qui va définir le look du cimmérien pour les décennies à venir, Big John Buscema.

 

Quatrième adaptation d’un texte d’Howard, Black Colossus est également celle qui a droit au développement le plus conséquent ; sur près de 35 pages le (toujours trop) bavard scénariste paraphrase pas mal le texte d’origine, décrivant parfois inutilement ce qui est explicite dans les superbes cases de Buscema.

 

Dans ces deux versions, les prologues sont similaires, là ou la version 2018 introduit le personnage de Conan, Thomas propose une séquence où la reine Yasmela est hantée par une apparition nocturne de Nathok, puis la visite de la jeune femme à la statue de Mithra qui annonce sa prophétie.

 

Sâches Ô Prince... /  Conan le Cimmérien. 1. Le Colosse Noir (et ses différentes adaptations).

 

Si je cite Alfredo Alcala, l’encreur de Buscema ici, c’est pour insister sur le fait que son travail magnifie le trait du dessinateur comme peu ont réussi à le faire, donnant à la partie graphique une ambiance et un cachet manifestes, avec des effets d’ombres et de matière saisissants. Dans un style ultra réaliste détaillé, dans un noir et blanc parfait, cette histoire est- graphiquement- le haut du panier du Conan de cette époque.

 

 

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Black Colossus (2010- Truman & Giorello)

 

 

Sâches Ô Prince... /  Conan le Cimmérien. 1. Le Colosse Noir (et ses différentes adaptations).

 

 

En 2005 l’éditeur Dark Horse confie à Kurt Busiek la reprise des aventures en BD de Conan, associé à l’atypique Cary Nord au dessin. Le duo propose une vision originale de l’œuvre, mélangeant, comme leurs illustres prédécesseurs ci dessus, les textes « canons » et des histoires personnelles, le tout dans un esprit chronologique.

 

Après deux douzaines de numéros, comme souvent sur des séries au long cours outre Atlantique, le personnel change. C’est Timothy Truman qui reprend le flambeau et écope finalement de Black Colossus.

Dans le soucis de situer Conan dans le temps et d’expliquer pourquoi on le retrouve à Khoraja, Truman dévellope des passages rajoutés au texte de base, notamment sur la vie du cimmérien au sein des mercenaires, sur l’avancée des troupes ennemies, sur la possession de Yasmela…

 

Bref on se retrouve avec une histoire de plus de 150 pages qui, si elle reprend la trame du texte de Howard, brode tellement qu’on a presque l’impression (pas désagréable cependant) de lire quelque chose d’assez différent.

 

Sâches Ô Prince... /  Conan le Cimmérien. 1. Le Colosse Noir (et ses différentes adaptations).

 

 

Coté dessin c’est Tomas Giorello qui assure la partie, plutôt pas mal avec foison de détails et cases très remplies. Si son trait est assuré et expressif, c’est, des 3 versions, celui que j’aime le moins par son coté très comics mainstream (renforcé par la colo un peu pétante de José Villarubia)

 

 


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Nous nous intéresserons dans les jours à venir au second album de la nouvelle collection , signé Alary, afin de confirmer que celle ci s'annonce sous de bonnes auspices!

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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19 janvier 2018 5 19 /01 /janvier /2018 09:07

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : IRA DEI 1

 

 

C'est de qui ? Toulhoat & Brugeas

 

 

La Couv':

 

Colère Divine  / Ira Dei 1  Vs.  Le Dernier des Templiers

 

Déjà lu chez nous? Oui, ensemble même !

 

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud.

 

 

 

Une planche:

 

 

Colère Divine  / Ira Dei 1  Vs.  Le Dernier des Templiers

 

 

Ca donne Quoi ? Le bassin méditerranéen, à l’aube du XI° siècle. La Sicile est le théâtre d’affrontement entre Byzance et l’empire Arabe, au sein d’une troupe bigarrée assiégeant Taormine, débarque Tancrède, un guerrier Normand balafré accompagné d’un prêtre et de sa sœur.

 

Avec sa troupe il va proposer à Harald, chef de la coalition aux ordres de l’Empereur Byzantin, de prendre la ville pour lui à condition que les richesses lui soient cédées.

Mais notre héros et son étrange duo semble avoir d’autres motivations !

 

Alors que le Roy des Ribauds s’est achevé en apothéose l’an passée, le duo derrière cette excellente série passe dans la « cour des grands » en rejoignant l’écurie Dargaud pour un nouveau récit médiéval mais à une échelle autrement plus vaste.

 

On retrouve néanmoins ce qui avait fait le sel de leur précédente collaboration : des personnages haut en couleur (et fort en gueule !), des intrigues de tous les cotés, des combats sanglants, des luttes de pouvoir… bref on ne s’ennuie pas une seconde dans ce premier volume de Ira Dei.

 

Ronan Toulhoat trouve là un bac à sable également plus vaste, lui permettant de s’amuser avec des perspectives et des plans plus larges parfois assez époustouflants, de proposer une colo moins sombre (en même temps le soleil de Sicile brille un peu plus que celui de Paris !) ; s’il gagne en profondeur narrative et en lisibilité sur certaines séquences, j’ai trouvé qu’il avait aussi un peu moins cherché à détailler des visages dés que ceux ci sont lointains ; choix artistique ? Temps de bouclage plus court ? Nouvelle technique ?

Peu importe me direz-vous, c’est un détail qui ne nuit en rien à la qualité de l’album, dont la suite (et fin, provisoire en tout cas, en cas de succès ce sont plsieurs cycles qui sont prévus) promet d’être corsée !

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? LE DERNIER DES TEMPLIERS

 

 

C'est de Qui ?  A. Orvarsson

 

 

La couv' 

 

 

Colère Divine  / Ira Dei 1  Vs.  Le Dernier des Templiers

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Année des films d’aventure historique pour le compositeur islandais puisque avant de mettre en musique la virée de légionnaires romains chargé de récupérer leur emblème en territoire sauvage (ou un truc du genre), c’est aux pérégrinations de deux templiers missionnés pour escorter une supposée sorcière dans un pays ravagé par la peste qu’il s’attaque.

 

Le film, il faut bien le reconnaître n’est qu’un navet de plus dans la longue liste de ceux qui parsèment la filmographie de Nicolas Cage, la B.O au départ se défend plutôt pas mal, avec des thématiques action-aventure simples mais efficace où l’influence de Remote Control, d’où sort Orvarsson, ne se fait pas trop envahissante.

Le compositeur a un sens de la mélodie intéressante et une personnalité qui commence déjà à se détacher de la masse, il parvient ici à ne jamais être ennuyeux.

 

Cependant les projections tests ayant été décevantes (et comment en aurait-il pu être autrement !), des scènes furent retournées, le montage changé et le compositeur aura du écrire d’autres pistes, certaines des originales passant à la trappe.

L’unité de l’ensemble en pâtira rudement, laissant place à une musique bien plus lambda qu’à l’origine.

 

Heureusement, les studios n’ayant pas jugés bon de modifier les dates de sorties de la galette, on peut écouter la version originale du boulot d’Orvarsson, et, pourquoi pas, sur ce premier volet d’Ira Dei où elle ne démérite pas.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 07:17

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : LE ROY DES RIBAUDS LIVRE 3

 

 

C'est de qui ? Toulhoat & Brugeas

 

 

La Couv':

 

Le Roy Maudit  /  Le Roy des Ribauds Livre 3  Vs.  Spartacus Legends

 

Déjà croisés sur B.O BD? Oui sur les précédents livres.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Akiléos

 

 

 

Une planche:

 

 

Le Roy Maudit  /  Le Roy des Ribauds Livre 3  Vs.  Spartacus Legends

 

 

Ca donne Quoi ? L’heure des règlements de comptes à sonné dans les bas fonds du Paris de Phillipe Auguste, alors que le Roy des Ribauds, prèt à tout pour reprendre sa place dans le cœur du souverain et à la tête des confréries, prépare sa vengeance contre le Rouennais et sa troupe sanguinaire, de son coté, Saïf, poussé par les femmes fortes de la cour du Grand Coësre, se voit déjà roi des souterrains.

 

Une fin de cycle en apothéose, où les scènes d’action dignes d’un film hollywoodien (mais un bon hein, pas le King Arthur de Ritchie par exemple –private joke, on y reviendra !) et les manigances à faire pâlir d’envie un G. R.R. Martin rivalisent sans cesse.

 

Coté narration graphique et dessin là aussi c’est assez bluffant de constater une vraie évolution au fil des albums du talent de Ronan Toulhoat. Un trait anguleux, nerveux et dynamique, des trouvailles de mises en page inventives et des couleurs et effets d’ombrage qui renforcent l’ambiance qui terminent de faire du Roy des Ribauds une réussite sans conteste.

(Allez, un petit bémol tout de même, j’ai trouvé le « chapitrage » un peu trop haché, avec des parties parfois trop courtes, mais c’est un détail)

 

Un mix aussi inventif que réussi entre les Roi Maudits et Assassin’s Creed ; le pari n’était pas forcément gagné au départ, il est admirablement rempli !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? SPARTACUS LEGENDS

 

 

C'est de Qui ?  J. Lo Duca

 

 

La couv' 

 

 

Le Roy Maudit  /  Le Roy des Ribauds Livre 3  Vs.  Spartacus Legends

 

 

Déjà entendu chez nous? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Depuis quelques temps, je croise de plus en plus de « conseils » ou d’annotations dans les notes et avant-propos des albums concernant un éventuel accompagnement musical à la lecture du dit-album.

De là à dire que les auteurs me coupent l’herbe sous le pied, ou me mâchent le travail c’est selon, il n’y a qu’un pas que je ne saurais franchir. Je préfère à penser que le concept de lecture en musique se développe quelque peu, sans pour autant m’attribuer en quoique ce soit ce fait (encore que, je me souviens d’une note fort sympathique à l’attention de votre serviteur par Patrice Buendia dans Les Enragés du Normandie Niemen qui conseillait des ambiances musicales à sa série…).

 

Alors par contre, pas de bol que ce soit Wardruna (sur, entre autre, le premier tome du Roy des Ribauds d’ailleurs !) ou la (très réussie) B.O du (très mauvais quoi qu’en dise Toulhoat ^^) King Arthur de Guy Ritchie, tout ceci a déjà été utilisé chez nous.

 

  Une qui était passée sous mon radar par contre de B.O, c’est celle du jeu vidéo éphémère dérivé de la série TV Spartacus et sobrement intitulé Legends.

 

Joseph LoDuca, composeur hautement mésestimé malgré (ou à cause remarquez) son boulot plus qu’intéressant sur divers séries de genre (Xéna, Hercules,…) et quelques longs métrages pas dégeu (Le Pacte des Loups, Saint-Ange), quasiment tous entendus dans le coin d’ailleurs, s’est également fendu de la musique de ce jeu de baston qui surfe honteusement sur la réussite de la série TV.

 

Il reprend peu ou prou les même recettes que sur les 3 saisons et demi, avec un peu moins de moyen (et hélas parfois ça s’entend) : thèmes épiques, mélange d’orchestration classique et de sonorités et instrument métal (guitares saturées, batteries qui avoinent)…moins subtil que ses grands frères (et pour cause, ici tout est dédié aux combats de gladiateurs), le score de ce jeu vidéo fait néanmoins bon effet sur la conclusion du Roy des Ribauds, riche également en sang versé et violentes batailles.

 

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Une Chronique de Fab

 

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 17:18

 

 

 

Retrouvez, après la chronique musicale, une interview du scénariste du Roy des Ribauds.

 

 

LA BD:

 

 

C'est quoi : LE ROY DES RIBAUDS. TOME 2.

 

 

C'est de qui ? Toulhoat, Brugeas

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lus chez nous Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Akileos

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Tempête sur l’échiquier pour Phillipe Auguste, tiraillé par son ennemi de toujours, Richard Cœur de Lion, relâché par l’ancien allié du roi. Son fidèle serviteur de l’ombre, notre balafré héros, est là pour lui sauver la mise mais pendant ce temps, dans son dos, ses rivaux envieux et de nouveaux venus sapent son  autorité et attaquent ses gens. Alors que le plus dur des coups lui tombe dessus, il va devoir faire un choix d’alliance difficile, quitte à y laisser des plumes.

 

Après un premier tome qui mêlait avec bonheur  l’Histoire et la légende, remaniée par le duo d’auteurs, cette suite se concentre plus sur les affrontements et autres coups bas entre les factions en place, et notamment celles des bas fonds parisiens. Graphiquement c’est toujours aussi puissant et nerveux et la différence de colo (dûe à l’arrivée providentielle de J. Corgié) si elle donne une ambiance moins marquée que dans le tome 1 a aussi le mérite de rendre certains passages plus lisibles.

 

Tenez, question à 100 euros (facile pour ceux qui ont lu la postface du premier volet) : quel est le point commun entre la genèse de Game Of Thrones et celle du Roy des Ribauds ?  Et bien toutes deux ont été inspirées par l’excellente saga des Rois Maudits de Maurice Druon. Et en effet dans la série de Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat on retrouve ces incessantes intrigues politiques, ces complots menés dans l’ombre, cette noirceur réjouissante des manigances…même si, dans ce nouveau tome, on sent aussi d’autres influences, de Frank Miller (la scène de l’orgie chez le beau père de Trsitan fait quelques clins d’œil à 300) au monde du métal (le Roi des Mendiants à physiquement un petit coté Rob Zombie). Un sacré condensé qui donne un résultat hautement recommandable, et qui se défend bien dans pas mal de catégories.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

C'est Quoi ? ANCESTRAL SERBIA

 

 

C'est de Qui ?   Naakhum & Senmuth

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu par ici ? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? C’est en cherchant des groupes proches de Wadruna (les norvégiens notamment présents sur la B.O de la série Vikings que l’on a entendu ici sur…le tome 1 du Roy des Ribauds ou encore sur un des derniers Thorgal) que je suis tombé sur Naakhum, concept dû à un artiste espagnol multitâche, musique métallo ambiante aux fortes influences folkloriques (ici d’Europe du Nord et de l’Est).

Si le résultat est moins original et efficace que les albums du groupe sus-cité, il faut reconnaître que Naakhum se défend bien sur le créneau. Sur cette collaboration avec le soviétique  Senmuth, autre individu à tout faire œuvrant plus ou moins dans le même délire, les deux artistes explorent le folklore serbe pour livrer leur interprétation du patrimoine musical du coin, le mâtinant de couleurs vikings bien sombres.

Une ambiance aussi lugubre et puissante que ce second volet des mésaventures de notre Roy des Ribauds.

 

 

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Bonjour  Vincent et merci d’avoir accepté de te prêter au jeu du questionnaire croisé B.O/BD.

 

 

Commençons par un classique :

 

Tes Cinq Cd de chevet ?

 

Question extrêmement difficile !! Je dois séparer mes « madeleines de Proust », que je n’écoute des fois quasiment plus, des découvertes plus récentes….

Korn avec « Issues » et Marylin Manson avec « Holywood » m’ont accompagné durant une très grande partie de mon adolescence. Tout comme Rammstein (« Mutter » ou « Reise, Reise »), que j’écoute encore régulièrement par contre. Noir Désir avec « Tostaky » me revient très souvent dans les oreilles.

Aujourd’hui, je suis volontiers un peu plus électro, avec des groupes comme M83… et je peux citer aussi l’album « The way » de Zack Hemsey, découvert récemment, mais qui tourne presque  en boucle ! Cependant, tout ceci n’est vraiment qu’une goutte d’eau dans l’ensemble des choses que j’écoute…

 

 

 

 

 

Et tes Albums de Bd ?

 

 

Humm, je vois qu’on aime les questions aux réponses simples !! Je vais plutôt m’attacher à des découvertes très récentes, plutôt que d’écumer les classiques…

La trilogie « La colère de Fantômas » de Bocquet et Rocheleau m’a beaucoup plus, de même que la réécriture de « Choc » par Colman et Maltaite. Moins récent, la série « Locke & Key » de Joe Hill et Rodriguez m’a scotché, de même que le manga « Poison City » de Tetsuya avec sa thématique très effrayante sur la censure.

Enfin, grand fan de cette période historique, le manga « Ad Astra » de Michachi Kagano comble mes attentes à chaque parution !!!

 

 

 

 

Les influences et les goûts :

 

Une musique de film qui t’a marqué, que tu affectionnes particulièrement (indépendamment du film) ?

 

 

La B.O de Braveheart fut l’une des premières à me scotcher, j’avais dix ans. Puis Gladiator est arrivée ensuite. Aujourd’hui, j’en écoute énormément, mais si je devais en retenir une, ce serait celle de Tron Legacy, par les Daft Punk… une B.O que j’ai beaucoup écouté, mais dont je n’ai jamais vu le film !!! 

 

 

 

 

 

Qui sont tes maîtres à penser en BD, ceux qui t’ont donné envie d’en faire, quelles sont tes influences ?

 

Je n’ai pas particulièrement de maître à penser en BD. J’ai beaucoup d’auteur que j’affectionne, mais aucun ne m’a « pousser » à en écrire. À vrai dire, avant de connaître Ronan, j’écrivais un roman. J’ai toujours voulu raconter des histoires, peu importe leur forme. C’est ma rencontre avec Ronan qui m’a fait venir à la BD. Ensuite, j’ai puisé mes influences un peu partout, en BD, au cinéma, etc.

 

 

 

Ton travail :

 

 

Ecoutes tu de la musique quand tu écris/dessine, et plutôt quoi ?

 

 

J’écoute systématiquement quelque chose lorsque j’écris et la plupart du temps, ce sont des musiques de films, de séries ou encore de jeux vidéo. Dans le cas contraire, il faut que ça chante anglais, ou allemand… enfin pas en français en fait. Aucun anti-chauvinisme là-dedans, les paroles ne doivent simplement pas interférer avec mon écriture. Et si je peux « oublier » facilement l’anglais, j’ai plus de difficultés avec le français… donc je réserve Noir Désir, les Cowboys Fringants, etc pour quand je n’écris pas.

Bien entendu, le type de musique et les albums changent suivant les projets ou les scènes !!

 

 

 

 

Morceau que, d'après les confidences du dessinateur, le duo a pas mal écouté durant la conception de l'album

 

 

 

 

Ce sur quoi tu travaille actuellement, tes prochains projets (si tu as la liberté de les évoquer bien sur) ?

 

 

Mis à part le troisième tome du Roy des Ribauds, pour l’instant je travaille exclusivement à des projets « top secret »….

 

 

Et si…

 

…en lieu et place de la Bande Dessinée tu avais fait de la musique tu aurais été qui, tu aurais joué quoi ?

 

 

Alors là !! Pour moi, faire de la musique, c’est de la pure science-fiction !! Le solfège révèle pour moi de la sorcellerie et un grave manque de coordination avec mes doigts font de moi un piètre musicien… mais bon, à choisir, je serais le batteur de Metallica, qui fait toujours des tronches de malade en concert !

 

 

Ce sur quoi tu travaille actuellement, tes prochains projets (si tu as la liberté de les évoquer bien sur) ?

 

 

Mis à part le troisième tome du Roy des Ribauds, pour l’instant je travaille exclusivement à des projets « top secret »….

 

 

Et si…

 

…en lieu et place de la Bande Dessinée tu avais fait de la musique tu aurais été qui, tu aurais joué quoi ?

 

Alors là !! Pour moi, faire de la musique, c’est de la pure science-fiction !! Le solfège révèle pour moi de la sorcellerie et un grave manque de coordination avec mes doigts font de moi un piètre musicien… mais bon, à choisir, je serais le batteur de Metallica, qui fait toujours des tronches de malade en concert !

 

 

Encore un grand merci pour tes réponses, et au plaisir de te retrouver dans les pages de Bandes Originales Pour Bandes Dessinées !

 

 

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Une Chronique et une interview par Fab 

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