26 décembre 2021 7 26 /12 /décembre /2021 20:02

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? MONSTERS

 

 

C'est de qui ? B.W. Smith

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Un sergent recruteur pour l’US Army reçoit Bobby Bailey un jeune homme paumé, borgne et semble t-ils pas en possession de tout ses moyens.

Ayant reçu des instructions d’un de ses supérieurs, le militaire envoie le garçon suivre un programme secret qui s’avère être une expérience sur le développement de super soldat hérité d’un projet scientifique nazi. Mais tout tourne rapidement vite au pire.

 

Le sergent va avoir des remords et tenter de savoir ce qu’il est arrivé à Billy, déclenchant ainsi une tempête qui va lui couter son poste et sa tranquillité. Et le lecteur de découvrir le tragique passé de Bailey, son lien avec le militaire et les raisons qui ont fait ce qu’il est devenu.

 

 

Monsters est un récit choral antéchronologique aussi maîtrisé que prenant qui remonte le cours d’évènements dramatiques de l’Amérique des années 60, hésitant entre flower power et émeutes raciales jusqu’à l’Allemagne à la fin de la seconde guerre mondiale et sa gerbante fuite des cerveaux orchestrée par les autorités américaines.

 

En parallèle de l’Histoire avec un grand H on suit celle d’une famille ravagée par le cours des événements, et, surtout, des conséquences des actes de chacun des protagonistes.

 

 

Passant quasi sans transitions d’une partie de l’histoire à l’autre avec un fil rouge parfois ténu mais d’autant plus glaçant, Windsor Smith, qui a peaufiné son scénario pendant trois décennies, alterne les ambiances et les atmosphères avec un talent de conteur né.

 

Son chef d’œuvre (car c’en est un, n’en doutez pas ; le sien en tout cas, selon la définition) emprunte les sentiers du thriller politique, du mélodrame, du roman historique, et, last but not least, du surnaturel avec une aisance rare faisant passer son lecteur par tout le spectre des émotions, de la peur à la compassion en passant par la haine et le dégout.

 

Et puis il y a la partie graphique bien entendu, au diapason de la maestria du scénario.

Je dois vous avouer que, plus jeune j’ai eu beaucoup de mal à apprécier le trait de BWS. Il faut dire que je l’ai découvert sur Conan, alors que je ne jurais que par  la version de Buscema, plus animale et réaliste.

C’est via son Wolverine que j’ai enfin adhéré au dessin si raffiné et détaillé de l’artiste.

 

Sur Monsters tout est en noir et blanc, avec un travail sur les ombrages et les lumières souvent époustouflant, le coup de crayon et l’encrage sont un exemple de réussite du mariage entre les techniques des illustrateurs d’antan et celles des maîtres du NetB en comics.

 

Probablement le bouquin le plus marquant de cette année pour votre serviteur !

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :UN CRIME DANS LA TETE

 

 

C'est de qui ? D. Amram

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Coup de poker pour Frankeinheimer que le choix de David Amram, alors quasi inconnu des studios de cinéma pour mettre en musique ce thriller politico-militaire sous haute tension (qui sera d’ailleurs boycotté par le bloc soviétique à sa sortie).

 

Le réal a eu vent du travail d’Amram par son épouse, amatrice de théâtre qui a assisté à des représentations pour lesquelles le compositeur a écrit de la musique de scène. C’est l’activité principale même s’il fait un peu de B.O pour le petit et le grand écran. De son propre aveu, même si tout ceci est lucratif et un bon terrain d’apprentissage, sa passion penche plutôt vers l’écriture de pièce classique.

 

Néanmoins le choix est validé par Sinatra, star et producteur du film, et il va s’avérer payant, en accord avec son réal’ Amram opte pour une approche à la fois symphonique et jazzy, raccord avec l’époque, sans pour autant sacrifier au suspense et au drame.

Ainsi le thème du film, contrepoint à trois voix, est d’une beauté rare tout comme celui du personnage principal, qui évoque toute la psychologie du scénario.

 

 

Atypique s’il en est la B.O du Crime dans la tête reflète tout autant une histoire sordide comme l’époque dans laquelle elle se déroule, tout comme le magistral Monsters de B.W. Smith.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab


 

 

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12 février 2021 5 12 /02 /février /2021 10:27
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  FOLKLORDS

 

 

C'est de qui ? Kindt & Smith

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt comics

 

 

Déjà croisés chez B.O BD? Oui, le scénariste souvent, le dessinateur un peu moins

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Ansel est un peu à part parmi son peuple, en effet, dans son monde médiéval fantastique c’est le seul à être habillé différemment et à inventer de drôles d’objets aussi anachroniques qu’inutiles. Il faut dire que le jeune garçon est assailli de rêves où il voit un univers complètement différent du sien et dont il s’inspire dans sa vie de tous les jours.

Quand il faut choisir la quête initiatique que tout adolescent doit accomplir il décide d’aller rencontrer les Maîtres Peuples, êtres mythiques dont la seule évocation remplit d’effroi son peuple.

 

Dans son périple, accompagné par son meilleur ami sur qui il commence à se demander s’il peut compter, notre héros va faire d’étranges rencontres, trouver certaines réponses à ses questions et découvrir que les dirigeants du royaume cachent de biens sombres secrets 

 

Je ne sais pas si Folklords aura la même longévité et le même succès que Fables – à laquelle le compare l’éditeur- mais ce qui est sûr c’est que la série part sur de fort bonnes bases dans le genre détournement/réappropriation de contes et opposition entre un monde de fantasy et notre monde actuel.

 

Les personnages sont bien campés et l’intrigue possède assez d’atouts pour happer le lecteur réceptif à ce genre de mélange. Matt Kindt se révèle aussi bon ici que ce qu’il a pu l’être sur ses thrillers tendus, ou ses variations super héroïques.

 

Il a une fois encore la bonne idée de confier la partie artistique à Matt Smith, plutôt spécialisé dans le créneau fantasy et consorts, dont le style rond et cartoony confère également  à Folklords une parenté avec la série de Bill Willingham tout en lui donnant une identité graphique propre.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE WITCHES

 

 

C'est de qui ? A. Silvestri

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu sur le site? Oui, souvent.

 

 

On peut écouter ?

 

Ca donne Quoi ? Rendez-vous raté pour Robert Zemeckis, réalisateur de certaines des comédies les plus réussies du siècle dernier (La Mort vous va si bien, Qui veut la peau de Roger Rabbit ?,…) avec ce remake du film des années 90, inspiré d’une nouvelle de Roald Dahl, qui aligne les défauts et est loin de porter la patte de son créateur.

 

Pour Alan Silvestri, lui aussi artiste phare des 80’s et 90’s mais qui a passé la dernière décennie à mettre en musique des grosses machines, c’est par contre un bon cru. Le réalisateur et lui ont une carrière commune qui en impose et le compositeur, s’il ne sort pas de sa zone de confort, s’applique à rendre une copie sans fausses notes ; loin de singer un Danny Elfman (qu’on aurait très bien vu sur un tel projet) il allie l’orchestration grandiose de ses scores précédents et un esprit gothique fun digne des meilleures comédies grinçantes.

 

Si la B.O est donc placée sous le signe de l’action, du suspense et de l’humour (ingrédients tout aussi présents dans ce premier tome de Folklords), l’émotion fait quelques apparitions et l’un dans ‘autre, même si les cuivres de Silvestri ont tendance à sonner fort, on est sur du bon boulot d’artisan connaisseur, loin des « faiseurs » actuels.

 

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 15:44
 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  THE GOLDEN AGE

 

 

C'est de qui ? Robinson & Smith

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Urban Comics

 

 

Déjà croisés sur le site? Je dirais que non.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Pas facile de (re)trouver sa place dans cette Amérique post seconde guerre mondiale, quand on est une icone en collants dont les super-pouvoirs, autrefois gages de stratification par le commun des mortels, est devenu quasiment une tare.

C’est ce que disent peu ou prou les membres de la Justice Society of America alors qu’ils peinent à aborder sereinement le cap d’une ère nouvelle.

Entre problèmes psychologiques, de couple, ou encore d’ego nos héros vont néanmoins devoir mettre tout leurs soucis de côté afin de faire face à une menace qui va venir…de l’intérieur !

 

Si l’on pensera inévitablement quelque part à l’œuvre de démystification des super héros par Alan Moore, Watchmen en tête, ne cherchons pas là pour autant une comparaison qui n’a pas lieu d’être.

La minisérie de Robinson et Smith, parue quasi après une décennie celle de Moore et Gibbons mais bien moins médiatisée, si elle aussi évoque des personnages classiques remis au goût du jour (enfin celui des années 90 le cas présent), affublés de névroses et de failles terriblement humaines qui déboulonnent leurs piédestaux, n’a pas la même ambition, et le sous texte et l’aspect méta n’y sont pas autant développés.

 

The Golden Age se veut plus direct, plus terre à terre et récréatif (le cerveau d’Hitler implanté dans un super héros, c’est digne d’une bonne vieille histoire des Contes de la Crypte !) moins référencé, en un mot plus accessible.

 

Cet éclairage sur un groupe phare de chez DC est illustré dans un style qui n’est pas sans rappeler parfois celui du regretté Darwyn Cooke même si moins original à mon goût et la colo n’a pas trop pris de rides contrairement à beaucoup de choses sorties durant cette décennie.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :TRON

 

 

C'est de qui ? W. Carlos

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Pas sur

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Satisfaire au cahier des charges de Disney, même si l’on parle ici d’un film « live » loin des grosses machines animées des studios, tout en gardant sa personnalité musicale propre n’est pas donné à tout le monde. Si pas mal de compositeurs ont passé l’épreuve avec les honneurs d’aucuns s’y sont cassés les dents et les B.O des longs métrages Disney pondus ces dernières années (une décennie au bas mot) sont fort loin des réussites artistiques des rands classiques.

 

Wendy Carlos, déjà à l’œuvre sur le Shinning de Kubrick (tout de même !) prouve qu’elle fait partie de la première catégorie sur la B.O de Tron, film culte s’il en est qui, même s’il a mal vieilli, reste un mètre étalon de la SF.

 

Elle ressort son Moog qu’elle incruste au sein d’un orchestre symphonique, naviguant entre modernité audacieuse (nous sommes en 82) et illustration sonore grand spectacle. Si elle sacrifie au style grand public avec des thèmes héroïques pleins de suspense et d’aventure, les accents futuristes de ses arrangements, les clins d’œil aux musiques de jeux vidéo de l’époque (le _ bit pour ceux à qui ça parle) sont encore très fun à entendre aujourd’hui et, avec le comics du jour, prennent un côté décalé bienvenu qui appuie l’ambiance rétro historique du titre.

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 09:21

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  SHAZAM CONTRE LA SOCIETE DES MONSTRES

 

 

C'est de qui ? J. Smith

 

 

La Couv':

 

Un super héros remis au goût du jour!  /  Shazam contre la société des monstres  Vs.  Robot Monster

 

Déjà lu sur le site? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Urban comics

 

 

Une planche:

 

Un super héros remis au goût du jour!  /  Shazam contre la société des monstres  Vs.  Robot Monster

 

 

Ca donne Quoi ? Si Shazam vient de voir sa cote remonter en flèche grâce à la version cinéma, c’est un super héros qui ne date pas d’hier puisque sa première apparition date de 1940, à l’époque où on l’appelait encore Captain Marvel (ce n’est que récemment que cette appellation a été abandonnée pour éviter la confusion avec le personnage de chez Marvel qui, lui aussi, vient d’être adapté sur grand écran, ah ! les coïncidences ! bon bref continuons).

 

Pourtant comme me le faisait remarquer avec justesse ma fille ou les jeunes avec qui je suis allé voir le film en question (Shazam, pas Captain Marvel) le personnage reste très peu connu en dehors du cercle des spécialistes du genre (qui ne lisent pas forcement ces aventures pour autant).

 

C’est donc via la version de Jeff Smith – génial auteur de Bone et de RASL- que j’ai découvert les origines du personnage avec cette mini série parue il y a une douzaine d’années et éditée aujourd’hui en VF chez Urban.

 

Et je dois dire que le Shazam sauce Smith m’a beaucoup plus plu que l’adaptation bubble gum lourdingue et longuette made in Hollywwod.

 

Outre le graphisme rond aux accents jeunesse délicieux de l’artiste, on appréciera une certaine candeur avec parfois un second degré savamment distillé, des personnages attachants dignes des cartoons d’antan et un hommage sincère et accrocheur aux comics de l’âge d’or.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :ROBOT MONSTER

 

 

C'est de qui ? E. Bernstein

 

 

La Couv':

 

Un super héros remis au goût du jour!  /  Shazam contre la société des monstres  Vs.  Robot Monster

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? C'est un Elmer Bernstein encore débutant qui signe la B.O de ce film de sf de série Z assez navrant, tourné pour un budget dérisoire en une poignée de jours.

 

Pourtant le compositeur trouve là un terrain de jeu propre à expérimenter toutes sortes de choses qu'il développera par la suite dans des projets bien plus ambitieux.

Le thème principal, par exemple, effrayant à souhait et enrichi d'un piano en rythmique des plus solennel, est typique de ce que le genre développera ensuite.

 

On sent le bagage de Bernstein dans son utilisation des solis face au reste de l'orchestre et des ajouts inattendus (clochettes, cuivres) voire dans le mélange des

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 16:50

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : HATE

 

 

C'est de qui ? A. Smith

 

 

La Couv':

 

Pourquoi tant de Haine?  /  Hate  Vs.  A Night on Bald Mountain

 

 

Déjà lu chez nous? Non

 

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

 

Une planche:

 

 

Pourquoi tant de Haine?  /  Hate  Vs.  A Night on Bald Mountain

 

 

 

Ca donne Quoi ? Dans un univers sauvage baroque, des tribus hybrides et violentes se préparent à une guerre sans merci. Au sein de ce chaos un être difforme, habité par la vision d’une créature divine, va dérober un parchemin convoité et devenir la cible et l’enjeu de puissances qui, vous l’auriez deviné, le dépassent largement.

 

D’ Artuhr Rackham à Simon Bisley en passant par Frazetta et Giger, les références picturales et la filiation d’Adrian Smith sont évidentes - coté cinéma on pense au 300 de Snyder et au LOTR de Jackson- A grand coups de planches baroques dans un noir et blanc torturé et orgiaque, il déroule un récit plein de bruit et de fureur, trop peut être d’ailleurs, et il est dommage, surtout au vu d’une des séquences finales, où l’on sort un peu du fracas des armes et des cranes, que Smith n’ait pas un peu plus placé de « respirations » dans son magma fantasy.

 

Si Hate, Chroniques de la haine est visuellement assez enthousiasmant (et encore certaines cases sont soit trop petites, soit trop chargées pour être vraiment appréciées), sa narration volontairement chiche en dialogues et aux plans parfois figés n’est pas des plus fluides, dommage l’album  avait un vrai potentiel malgré sa trame plutôt classique.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? A NIGHT ON BALD MOUNTAIN

 

 

C'est de Qui ?  Mussorgsky

 

 

La couv' 

 

 

Pourquoi tant de Haine?  /  Hate  Vs.  A Night on Bald Mountain

 

 

Déjà entendu sur B.O BD? Probable

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Evoquant les légendes russes d’une réunion de sorcières en haut d’une montagne pelée, bientôt rejointes par Satan himself, la Nuit sur le Mont Chauve a été rendue célèbre par la version animée de Disney dans la scène finale de  Fantasia.

 

Peu louée par son créateur, prétendument conclue par Rimsky-Korsakov, ami de Moussorgsky, ce poème symphonique, œuvre magistrale pour orchestre, met en avant la puissance d’évocation des cuivres et des percussions, sur lesquels les phrases aux hautbois et basson font merveille.

 

Si peut être pas assez fantasy pour Hate, on ne pourra que reconnaître qu’à l’exception de sa conclusion, cette Nuit possède assez de qualités narratives et illustratives pour apporter un vrai plus à la lecture du roman graphique halluciné d’Adrian Smith.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

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