11 octobre 2017
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LA BD:
C'est quoi : CHRONOSQUAD 4.
C'est de qui ? Albertini & Panaccione
La Couv':
Déjà lus sur le site? Oui sur les tomes précédents.
C’est édité chez qui ? Delcourt.
Une planche:
Ca donne Quoi ? Alors que l’avenir des Chronosquads semble définitivement joué, que Bloch apprend de bouleversantes révélations sur ses géniteurs et que Penn remet les choses au point avec un De Vinci aussi obnubilé par sa fille à venir que par le principe même du voyage spatio-temporel, la découverte de l’une des Grosses Têtes capables de discerner les voyageurs temporels au sein des foules va permettre de rapatrier Célèste et, dans le même temps, d’intercepter Silverberg.
Voici donc la fin de cette tétralogie originale et fun, animée s’il en est, avec la résolution plus ou moins complète des diverses pistes ouvertes depuis le début et des passages fort réussis, notamment sur ces doubles pages des enquêtes des diverses époques.
Au rayon des bémols on regrettera une multiplication des intrigues qui peuvent perdre le lecteur de temps à autre et certaines parties graphiques où l’on sent que Panaccione a été peut être un peu pressé par le rythme de sorties de ces quatre volumineux albums.
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? THE TIME MACHINE
C'est de Qui ? R. Garcia
La couv'
Déjà croisé dans le coin? Probable
On peut écouter?
Ca donne Quoi ? Garcia, musicien de jazz avant d’être employé intensivement par les studios de cinéma (souvent sans être même crédité), avait sorti à l’époque un album de musique plus ou moins conceptuel qui sonnait clairement comme une B.O de science fiction avec tous les aspects que cela pouvait impliquer au début des années 60.
C’est cette galette, plus que ses travaux précédents pour le grand écran, qui décide Georges Pal à l’embaucher sur son adaptation du roman de Wells.
Si le compositeur reprend un peu de ses effets électroniques pour les passages où l’on voit la machine et son utilisation, le reste de la B.O est finalement assez classique, avec des thèmes dont l’originalité est d’être écrits pour des cuivres très prononcés (voire même peu nuancés pour certains) agrémentés de percussions plus légère nuancés de temps à autre par des passages romantiques riches.
Le mot d’ordre est à l’action et à l’aventure et le tout sonne comme une bonne vieille musique de film d’antan, ajoutant au décalage du propos de Chronosquad.
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Une Chronique de Fab
11 octobre 2017
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08:33
Pour les petites corsaires
LA BD:
C'est quoi : LILI CROCHETTE. LA NOUNOU VAUDOU.
C'est de qui ? Supiot & Chamblain
La Couv':
Ca donne Quoi ? Attention marins d’eau douce, revoici la pétillante Lili Crochette, prête à tout pour n’en faire qu’à se tête ! Et tant pis si Solange, la pauvre nounou responsable de cet ouragan miniature doit y laisser des plumes…et sa santé.
Malade, la voici remplacée par adepte de magie vaudou (blanche qu’on se rassure) et à maline, maline et demie, Lili a trouvé à qui parler !
Notre pirate en herbe va ainsi pouvoir se venger des trois frangins bons à rien qui ne font rien que l’embêter, et ils vont en être pour leurs frais !
Mes enfants et moi avons retrouvé l’héroïne de Chamblain et Supiot avec grand plaisir que ce soit sur un scénario drôle et panaché, ou sur un dessin jeunesse des plus coloré.
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Pour les futurs amateurs de S.F
LA BD:
C'est quoi : PETIT ROBOT
C'est de qui ? B. Hatke
La Couv':
Déjà lu chez nous? Oui
C’est édité chez qui ? Frimousse
Une planche:
Ca donne Quoi ? Une fillette solitaire qui vit dans une caravane et n’a pas la chance d’aller à l’école, erre dans une nature partagée entre décharge publique et beauté bucolique.
Un carton tombé d’un camion va attirer son attention et révéler un adorable petit robot qui va devenir son compagnon de jeu.
Quand un terrible robot géant vient récupérer son nouvel ami, notre courageuse héroïne va tout faire pour l’en empêcher.
Sous un scénario en apparence anodin, Ben Hatke aborde joliment des thématiques comme la solitude, l’amitié, la différence sociale ou encore l’entraide.
Les jeunes lecteurs, en fonction de leur âge, découvriront ainsi chacun selon leur sensibilité, différentes interprétations de l’histoire entre cette petite fille et son ami androïde.
La bd étant quasi muette, le tour de force narratif est d’autant plus remarquable, le dessin rond et très axé jeunesse de Hatke, que nous avions déjà pu apprécier sur Personne n’aime les gobelins, finit de faire de Petit Robot une belle réussite de BD pour tous âges.
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Des chroniques de Fab
19 septembre 2017
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LA BD:
C'est quoi : HARMONY 3. AGO
C'est de qui ? M. Reynes
La Couv':
Ca donne Quoi ? Les hommes de Richards et Steinman ont retrouvé la trace d’Harmony, mais sans savoir que les pouvoirs de cette dernière se sont grandement développés depuis qu’elle s’est échappée du complexe militaire. Complexe où elle décide de retourner de son plein gré, et ce afin de sauver ses deux amis encore retenus sur place.
Même avec l’aide de William et de Mahopmaa l’évasion va s’avérer compliquée surtout qu’un nouveau joueur des plus puissants fait son entrée dans la partie.
Si Harmony est considérée comme de la BD « Franco-Belge » (oui, regardez dans les « tags » tout en bas de la chronique), la filiation avec l’univers comics est évidente, de par un dessin virtuose à la colo très réussie, une narration dynamique et bien pensée et, surtout, dans les thématiques abordées : de jeunes êtres différents face à des adultes hostiles qui convoitent leur pouvoir à des fins peu recommandables, qui ne sont pas sans évoquer par exemple les X-Men de Marvel.
Mathieu Reynes conclue une première trilogie de haut vol, pleine de pistes à explorer, qui devrait rencontrer le succès qu’elle mérite et donner lieu à d’intéressants développements.
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? HARMONY 3
C'est de Qui ? T. Kubler
La couv'
Déjà entendu chez nous? Oui sur les tomes précédents aussi.
On peut écouter?
Ca donne Quoi ? Je vais être honnête avec vous, au départ j’avais choisi le score de The Dark Knight pour accompagner la conclusion de cette trilogie ; plus par facilité qu’autre chose, en effet pour écouter la B.O dédiée de Thomas Kubler il fallait que j’allume le Mac tout en lisant la BD.
Bien vite pourtant j’ai changé mon fusil d’épaule ; en effet outre le fait que je n’aime pas trop la pyrotechnie du boss de Remote Control, la moindre des choses était tout de même d’apprécier à sa juste valeur un travail que je savais de qualité vu le résultat sur les deux premiers volets.
Avec ce troisième opus, Kubler se place dans la lignée de gens comme John Powell ou Henry Jackman, compositeurs capables de produire des B.O calibrées grand spectacle sans pour autant se départir d’une certaine sensibilité.
Le dosage très juste entre ambiances feutrées mais à la tension sous jacente et passages plus emportés dédiés à l’action pure ; le tout écrit pour un large panel d’instruments fait de cette nouvelle B.O d’Harmony une œuvre digne des standards hollywoodiens.
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Une Chronique de Fab
11 septembre 2017
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07:41
LA BD:
C'est quoi ? INFINTY 8. LE JOUR DE L’APOCALYPSE.
C'est de qui ? Mourier, Trondheim et De Felici.
La Couv':
Déjà croisé dans le coin? Oui pour Trondheim
C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres
Un visuel:
Ca donne Quoi ? Cinquième reboot pour l’Infinty 8 et voilà qu’arrivent…les zombies !
On le sait, les morts vivants ont la côte depuis quelques années, ne serait-ce que dans les succès TV actuels, de l’adaptation du comics The Walking Dead aux Marcheurs Blancs de Game Of Thrones, ou dans pléthore de publications franco-belges, difficile d’échapper à des créatures en putréfaction souvent agressives.
Davy Mourier trouvait que ça allait manquer à l’univers d’Infinty 8 et s’est donc dévoué pour en placer dans son scénar…et il a pas lésiné sur le nombre.
On sait les bestioles friandes de chair humaine (et plus si affinités !) et la nécropole qui bloque la course du vaisseau est un vivier quasi inépuisable, Ann Ninunta ne sait bientôt plus où donner de la tête entre sa fille à aller chercher à la crèche avant qu’elle ne finisse en zombie, les avances d’un beau lieutenant et, of course, les hordes de morts vivants qui pullulent dans l’Infinty 8 comme au dehors.
On en apprend enfin un peu plus sur la nécropole dans ce cinquième volet, plus enlevé que les précédents, avec un retour en force du fun et toujours de l’action quasi non-stop.
Aux crayons, l’italien Lorenzo De Felici propose un trait axé comics un rien old school qui n’est parfois pas sans faire penser au style délicieux de Stéphane Fert, qui m’a bien plus emballé que les précédents et m’a clairement réconcilié avec la série concept.
LA MUSIQUE:
C'est quoi : NOT OF THIS EARTH
C'est de qui ? R.Stein
La Couv':
Déjà entendu chez B.O BD? Pas mal de fois oui.
On peut écouter ?
Ca donne Quoi ? A l’époque bénie où Roger Corman réalisait et/ou produisait des séries B de genre, la plupart du temps complètement fauchées, qui l’obligeaient à combler le manque de moyens par un débordement d’imagination ; c’est fort souvent au stakhanoviste Ronald Stein qui, dans la lignée de ses congénères italiens de l’époque, écrivait de deux à trois B.O par an en moyenne, que revenait la tâche de mettre tout ça en musique.
Là aussi le besoin d’imagination et une certaine « qualité étaient de mises vu qu’il fallait parfois pallier la pauvreté de l’image par une musique des plus suggestives.
Le fantastique était l’un des domaines de prédilection de Stein qui, dans la mesure des moyens financiers alloués, avait peu ou prou les mains libres et en profitait au mieux. Entre les percussions omniprésentes dont les schémas allaient être copiées lors des trois décennies suivantes et l’incursion du clavecin, Not of this earth, avec son histoire d’extra terrestre venu chercher du sang humain pour sauver sa race, a la particularité d’avoir les sons de l’orchestre étouffés sur certaines pistes avant que les cordes se déchainent, prenant l’auditeur par surprise.
De la bonne petite B.O à l’ancienne bien délirante sur un tome d’Infinity 8 qui ne l’est pas moins !
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Une Chronique de Fab
3 septembre 2017
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LA BD:
C'est quoi : ON MARS
C'est de qui ? S . Runberg & Grun
La Couv':
Ca donne Quoi ? Suite à une bavure qui a couté la vie à la fille d’un politique haut placé, Jasmine Stenford, femme flic, est envoyée en prison sur Mars dont les humains ont enfin réussi à commencer l’exploitation en vue de la coloniser.
Là elle va vite se rendre compte que la vie des prisonniers en travaux forcés ne tient qu’à un fil. Fil qui peut être renforcé semble t-il si l’on adhère à un culte nouveau des plus louches.
Hasard amusant des congés d’été j’ai découvert quasi en même temps le premier tome de On Mars du duo Runberg-grun et le dernier épisode (en date je présume) de la franchise Alien, par Scott lui-même ; qui se passent tous deux à la même « époque ».
Si le second est une franche déception à bien des niveaux et un bel exemple de comment tirer une balle dans le pied d’une série déjà dangereusement vacillante, le premier, s’il ne fait pas preuve de la plus grande originalité dans ses ingrédients, se défend plutôt pas mal dans un genre pourtant très exploité grâce à une narration solide (on sent le scénariste chevronné) et un dessin réaliste précis et détaillé très réussi.
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? PANDORUM
C'est de Qui ? M.Britsch
La couv'
Déjà entendu chez nous? Non
On peut écouter?
Ca donne Quoi ? Huis-clos angoissant par excellence, le vaisseau perdu dans l’espace infini infesté par de vilaines bestioles est limite devenu un poncif du genre tellement il a été exploité dans le genre. Mais pour un Alien (tiens, encore !) ou un Pitch Black, combien de ratés, comme ce Pandorum ?
Premier film en anglais pour le réal teuton Christian Alvart qui a emmené à bord (du vaisseau) son collaborateur au pupitre, Michael Britsch.
Ce dernier déploie une batterie de sons électroniques et autres percussions marteau piqueur sur une grosse partie de la B.O (tant et si bien qu’il a fallu parfois « sélectionner » les pistes lors de la lecture du tome 1 d’On Mars, moins bourrin que la musique de Britsch) et, quand il fait appel à de vrais instruments les dissonances et autres envolées pyrotechniques ne tempèrent pas vraiment le propos.
On apprécie du coup les rares moments plus calmes, avec des passages vocaux intéressants et dune utilisation originale des cordes.
On reconnaîtra au composteur allemand la réussite dans l’installation d’une atmosphère des plus oppressantes (qui a dit fatigante ?) même s’il aurait probablement fallu choisir quelque chose de moins extrême pour bien accompagner notre lecture du jour.
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Une Chronique de Fab